[Magie]L'enchantement

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[Magie]L'enchantement

Message par Gemstone le Ven 1 Mar - 21:01

//Même histoire que pour à peu près tous les articles, ce qui est dit ici est rediscutable. Mais je m'éclate à détailler un petit système que j'avais impro en chatbox y'a un bail, ^^ //

Introduction

L'enchantement, par définition, consiste à introduire une ou plusieurs propriétés magiques dans un objet. D'une manière générale, cela s'effectue en deux étapes : l'imprégnation de la magie dans l'objet de l'enchantement, puis de l'amplification par ajout de catalyseurs de sorts.

Limites

La première limitation majeure, est qu'il est rigoureusement impossible de mettre deux enchantements dans un objet. Ce qui est possible en revanche c'est d'utiliser un enchantement composé, ayant des effets similaires à l'hypothétique addition de plusieurs enchantements tout en restant unique, mais étant très puissant et difficile à mettre en oeuvre. Il est également possible de surenchanter un objet, c'est à dire de retravailler son enchantement.

La seconde limitation majeure, est qu'aucun enchantement est infini. Ils ont tous une durée de vie, après avoir trop étés utilisés ils s'usent et finissent par se vider totalement. Après quoi, l'objet est désenchanté, et peut être renchanté. Il est important de concevoir des enchantements dont les effets secondaires provoqués par l'usure sont limités. Une épée de feu brûlant son propriétaire est un exemple courant. Le surenchantement dans sa forme la plus basique sert à réparer ce genre de chose, et à rallonger la durée de vie de l'enchantement.

Une limitation mineure s'imposant en pratique, est qu'il est quasi-impossible d'enchanter un objet à plusieurs pour en augmenter la puissance. Les différences de conception de l'enchantement au sein de plusieurs mages, aussi minimes soient-elles, tentent de poser plusieurs enchantements dans le même objet. Ce qui est impossible. A moins d'obtenir une osmose parfaite entre les esprits des enchanteurs.

Préparation

On peut enchanter quasiment n'importe quel type de matière. La difficulté varie en fonction de l'objet et de l'enchantement. La quantité de mana à dépenser est proportionnelle au carré de la puissance de l'enchantement, comprenez-là que multiplier la puissance de l'enchantement par 2, c'est multiplier le mana nécessaire lors de l'enchantement par 4. La nature de l'objet quand à elle influe de manière beaucoup plus irrégulière, créant des effets secondaires. La matière utilisée reste encore quelque chose d'assez prévisible dans son influance, pouvant plus ou moins facilement stocker du mana, mais les liens affectifs brouillent énormément la précision à ce niveau-là. Par liens affectifs, il faut entendre tous les sentiments et les volontés forts liés à cet objet ; pourquoi il a été fabriqué, comment a-t-il été utilisé, quelle importance on lui a attaché, etc... C'est pourquoi, il est préférable d'enchanter des gemmes, qui sont bien moins influancées par ces liens, puis de les sertir dans l'objet que l'on veut, afin d'obtenir un enchantement indirect.

La conception d'enchantement est une science, divisant ses savants en deux écoles majeures. La première est adepte de la théorie pure, refuse l'expérimentation jugée trop dangereuse. Elle crée des enchantements sûrs, de bonne qualité, très fiables mais assez classiques. La seconde est bien plus empirique. Elle ne rejette pas foncièrement la théorie, mais la meilleure façon pour eux de faire est encore d'essayer. Ses enchantements sont bien plus irréguliers, mais sont plus pratiques, plus spécialisés et plus puissants. L'enchanteur peut reprendre des enchantements crés par ses collèges via des grimoires, mais est vite amené à concevoir les siens.

Pour l'imprégnation de type Caldrac, il faut prévoir un cercle d'enchantement tracé à la craie, composé de trois cercles. A l'intérieur du premier, rien d'autre que l'objet à enchanter. Entre le premier et le deuxième, des motifs symbolisant la nature du sort. Entre le deuxième et le troisième, des motifs symbolisant la nature de l'objet. Plus les motifs sont détaillés, et donnent une version précise du sort/objet, plus l'imprégnation sera réussie. Ces motifs peuvent être des symboles, des lettres ou des dessins.

Imprégnation

L'imprégnation de la magie dans l'objet de l'enchantement se fait à l'aide de deux sorts simultanés. Dans la grande majorité des méthodes, cela se fait en utilisant les deux mains.

La première main lance le sort d'enchantement généraliste, qui permet "d'ouvrir" un objet normalement magiquement inerte à la magie, et qui garde le processus sous contrôle. Il existe de nombreuses formes de ce sort, qui ont étés inventées et retravaillées au fil du temps. La version la plus utilisée est celle de Caldrac, conçue par le mage du même nom il y a cinq siècles. Cette version a été écrite de manière à s'aligner sur le second sort lancé grace au cercle d'enchantement tracé préalablement, sans demander de concentration à son lanceur, de manière à garantir une stabilité inégalée lors de l'imprégnation. En revanche, cela pose l'inconvénient d'une puissance relativement faible, qui a été plus ou moins comblée avec le temps par l'invention et l'amélioration de la catalyse d'enchantement.

Tandis que la première main garde l'objet "ouvert", la seconde main quand à elle insuffle à proprement parler la magie directement dans l'objet. Cet enchantement doit avoir été conçu avant, et doit coller le mieux possible au cercle. Bien que certains se contentent d'improviser cet enchantement, en ayant placé sur le cercle les motifs qui les interressent. Outre les problèmes de sécurité personnelle, cela donne des enchantements de qualité plus brouillone et de longévité nettement plus courte. La concentration ne doit en aucun cas cesser durant cette partie, sinon la magie contenue dans l'objet s'échapera brutalement sous forme pure. Ce qui peut devenir très dangereux suivant la nature de l'enchantement.

Enfin, lorsque que le deuxième sort est achevé, on entame la fin du sort d'enchantement généraliste, autrement dit la "fermeture". La version de Caldrac permet de le faire sans trop de risques personnels, la fermeture s'effectuant doucement, et non d'un coup. Cepandant, durant ce temps de fermeture, il y a une quantité non-négligeable de déperdition de magie, ce qui explique la faible puissance de cet enchantement.

Catalyse

Après l'enchantement à proprement parler vient la catalyse. Celle-ci consiste basiquement à amplifier le pouvoir d'un sort par le biais de motifs particuliers. Plus la combinaison de motifs cible précisément le sort, plus celui-ci sera amplifié. Cepandant, cela étouffe considérablement tout autre sort. C'est pourquoi c'est peu utilisé en tant que tel sur les mages, bien que certains d'entre eux se font tatouer certains signes, devenant irrémédiablement des spécialistes. En revanche, c'est très adapté au domaine de l'enchantement, car un enchantement sur un objet est quoi qu'il arrive unique.

Ces motifs sont souvent repris de ceux du cercle d'enchantement, étant donné qu'ils doivent tout deux cibler le plus précisément possible l'enchantement. L'alphabet runique est courant, de par sa structure simple et esthétique, permettant d'écrire beaucoup sur peu de place. Les alphabets modernes sont peu utilisés, mais pas moins efficaces que les anciens. C'est simplement que ça fait plus classe d'écrire dans une langue disparue depuis des siècles, n'oublions pas que les enchanteurs sont des érudits avec fréquament un soupçon d'arrogance. Les symboles sont très efficaces également, mais plus délicats à manier de part leur multiples sens. Les dessins sont plutôt délaissés, prenant trop de place.

Généralement, on grave profondément ces motifs, de manière à ce qu'ils ne s'estompent pas. Si un de ces motifs s'estompe, il ne fait plus effet. Plus rarement, on peint ces motifs. Il n'est pas rare en revanche d'enchanter un rouleau de parchemin, cette matière étant magiquement faible il faut écrire sur toute la page de la catalyse afin que le sort soit efficace. Il n'est pas nécessaire d'être magicien pour catalyser un enchantement, dans la mesure où aucun sort n'est nécessaire. Mais une érudition approfondie reste obligatoire en lettre ou en symbolique. C'est dans ce sens que l'analyse de ces motifs permet de se renseigner sur la nature d'un enchantement.

Divers

D'autres méthodes et variantes existent, bien sûr, bien plus aléatoires. En voici quelque unes.

L'enchantement de combat, n'en est pas vraiment un. Il consiste simplement à insufler continuellement de la magie en un objet sans en empêcher l'évacuation. Cela permet notablement d'enflammer son arme. A ne surtout pas utiliser sur une arme réellement enchantée.

Le stockage de mana, servant simplement à insuffler de la magie en un objet pour la récupérer au moment opportun, sans lui faire faire effectuer un sort.

L'assemblage d'enchantement, en enchantant de manière différente plusieurs objets puis de les utiliser ensembles.

L'enchantement autonome, puisant directement dans les sources de mana de l'utilisateur pour effectuer son action, sans soucis de son état de santé. Dangereux. Souvent utilisé pour maudir des objets.

La fermeture du sort d'enchantement généraliste brusque et immédiate. Cela permet d'éviter énormément de déperdition de magie, donc d'efficacité à la fin d'un enchantement. Accompagné de risque d'explosion.




Gemstone, enchanteur du quatrième cercle.
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Re: [Magie]L'enchantement

Message par Kiart Nenzo le Mer 20 Jan - 21:58

La tension d'enchantement

À notre époque, l'enchantement possède une limite que peu ont su atteindre et qui risque, si nos travaux sur l'enchantement continuent sur leur lancée,de bloquer notre avancée dans les sciences arcaniques.

Lors d'un enchantement magique avec une fermeture lente ou mesurée comme pour l'Imprégnation de Caldrac possèdent le malheur de voir leur énergie se libérer en grande partie mais de créer des imperfections dans le matériau où va se charger de l'énergie magique brut. On notera que plus l'imprégnation est imparfaite et laisse libérer la mana brute au cours du processus, plus les points de tensions sont présents et grands. Il existe donc un rapport entre déperdition de mana et tension magique supposée.

Ces points, s'ils sont stables et n'affectent ni la qualité de l'enchantement, ils peuvent réagir avec d'autres points de concentration et créer un courant magique qui est peu conséquent mais qui peut s'amplifier au fur et à mesure qu'elles entrent en contact les unes les autres.

Pour un objet simple comme une épée, cette tension est nulle car ces imperfections ne se touchent pas. Mais dans le cas d'un objet composé de pièces qu'on aura enchanté séparément, comme une armure, cette tension est suffisamment forte pour entamer les organismes sensibles à cette tension magique; Les personnes affectées par cette tension se disent généralement plus faible, sujette à des maux de crânes, il existe également d'autres symptômes probables mais non assurés


Pour conclure et simplifier: Plus d'objets, enchantés via une imprégnation lente , sont réunis, plus ils créeront une tension qui affectera les êtres vivants et les matériaux sensibles. Cette tension est crée par de la magie maintenue dans un matériau au cours d'une imprégnation lente et généralement de mauvaise qualité.

Note: Cette tension semble également détourner légèrement la magie à l'encontre de l'objet mais ses effets sont tellement faible et peu intéressant que son utilité est nulle.

Antonin Mornan, assistant de Grergo Hunsinaï

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Re: [Magie]L'enchantement

Message par Kiart Nenzo le Mar 8 Nov - 19:33

Différentes méthodes d'enchantement.

Au-delà de l’imprégnation de type Caldrac, il existe d'autres méthodes d'enchantement diverses qui ont des effets différents même si la plupart reprennent l'utilisation d'un cercle pour concentrer et préciser la nature de l'enchantement.

La méthode de Melian
Utilisant un cercle d'enchantement comme base, la Méthode de Melian est utilisé avec trois sorts.
Un par la voix, les deux autres par les mains.

Utilisant la voix pour l'ouverture de l'objet, le mage utilise la main forte pour imprégner l'objet en mana tandis que la main gauche régule la mana dans le dit objet par un effet de cycle, l'incantion de fermeture de l'objet se faisant encore une fois par la voix.
Cette technique possède plusieurs avantages et inconvénients:
Si elle apporte une puissance supérieure à celle de Caldrac, elle demande de pouvoir maintenir de façon constante l'incantation sinon la mana est relâchée.
Mais également de réussir à synchroniser l'incantation de fermeture avec le sortilège de régulation de la mana pour que le cycle se ferme en même temps que l'incantation se termine, au risque d'avoir un enchantement qui se déchargera plus vite, voir fragmenté.

Cette technique est cependant utilisée pour des enchantements légers  car plus rentable.


Imprégnation d'Ylda (Méthode de Melian inversée)
Prenant le même principe que la méthode de Melian, l'imprégnation de type Ylda utilise la voix pour alimenter et concentrer la mana dans l'objet que la main forte va manipuler, la main faible maintenant l'ouverture de l'objet.
La fermeture de l'objet est plus facile qu'avec la méthode de Melian car il faut simplement arrêter l'incantation quand on ferme l'objet, en s'affranchissant de la synchronicité nécessaire à une fermeture parfaite.

L'avantage de cette technique est qu'elle est plus fiable que la méthode de Melian car l'arrêt de l'incantation vocale n'amène pas à un relâchement violent de la mana.
Cependant, l'imprégnation d'Ylda demande d'autres caractéristiques.
L'incantation d'afflux doit être maintenu par un son continu et non par des paroles.
Ainsi, si une personne tente de le faire pour une très longue période, elle devra dépenser de la mana dans son sortilège de manipulation pour maintenir la mana en place pendant qu'elle respire ou alors réussir à avoir une respiration circulaire.

L'enchantement par mimétisme
Derrière ce nom étrange se cache une méthode particulière d'enchantement.
Utilisant un cercle de grande taille, l'objet n'est pas disposé au centre mais sur le côté, le mage étant à l'opposé de cet objet par rapport au centre du cercle.

Le cercle en lui-même doit représenter deux cercles reliés entre eux par les différents caractères qui définissent l'enchantement qui va être appliqué sur l'objet.
Dans le processus d'enchantement par mimétisme, aucun objet enchanté ne doit pas être sur l'enchanteur.

Cette méthode utilise l'intégralité du corps qui, durant le processus, incarnera "l'ouverture" de l'objet.
Cette méthode a une origine inconnue et les textes qui en parlent ne sont pas concrets mais expliquent que le corps doit prendre une position précise et que les manipulations de la mana se font par les extremités tandis que le corps lui-même alimente l'objet jusqu'à l'arrêt des manipulations.

Le soucis, c'est qu'on ne sait plus mettre cette technique correctement en pratique et si les essais produisent des enchantements, ces derniers sont faibles et laissent l'enchanteur fatigué d'avoir maintenu une telle position, sans parler de l'absence de fermeture efficace qui n'arrache pas les dernières parcelles d'énergie magique à l'utilisateur.



Les préparations
Au delà des types d'imprégnation, on peut également préparer l'objet d'une autre façon pour favoriser ou non l'enchantement.
La méthode par sceaux
Méthode récente, la méthode par sceau est une imprégnation typé Caldrac mais qui utilise chacun des doigts des deux mains pour manipuler la mana.

L'objet est disposé dans un cercle qui contient plusieurs cercles concentriques qui doivent être plus petits que l'objet et l'objet doit également être tracé de façon à ce que les traits sur l'objet se surposent au cercle.
De cette manière, l'objet est découpé en plusieurs morceaux qui sont reliés à un couple de doigt.

Chaque couple de doigt correspond à un duo de sort d'imprégnation de type caldrac et ainsi chaque partie est alimenté de façon séparé l'une de l'autre.
Cette méthode particulière permet plusieurs choses:
-Un enchantement par sceaux peut-être délayé et repris plus tard, chaque sceau étant indépendant.
-De même, la recharge d'une partie de l'objet enchanté se fait par morceaux.
-Une erreur d'enchantement peut-être reprise.
-On peut utiliser d'autres méthodes d'imprégnations que celle de Caldrac.

Cependant, cette méthode possède plusieurs défauts:
-Il faut que l'objet marqué garde sa marque jusqu'au déchargement de l'enchantement, au risque d'un relâchement de brutal de mana.
-L'enchantement étant découpé, on ne peut pas utiliser cette technique pour des enchantements de protection sans laisser des failles dans la protection.
-A cause des cercles concentriques, il y a peu d'espace pour écrire, en général et les enchantements sont donc moins précis.

Cette méthode de préparation est donc particulière et apporte autant de défauts que de qualité mais peut-être utile pour les enchantements de pièces de métaux.

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