Flash Back

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Flash Back

Message par DALOKA le Sam 18 Mai - 19:29

Bonjour bonjour! Oui vous vous dites surement "Sacrebleu, qu'est ce donc ce sujet?". L'idée est venue parce que parfois j'avais envie d'écrire autre chose que du OVC pour me changer un peu. Le principe des "Flash Back" est simple: Un texte à la première personne relatant un évènement du passé d'un personnage dans le monde d'éclipse. Au départ je voulais ouvrir ce topic juste pour moi, mais vous savez quoi? Si vous aussi vous voulez post un "flash back" de votre perso sans en faire toute en fic, vous pouvez post ici. Pour ma part je posterais peu, ayant une fic et un RP à entretenir, de toute façon chacun poste dès qu'il a envie sur ce sujet, c'est libre =).
La seule règle est que ce soit bien un flash back d'un personnage de l'univers d'éclipse, un titre peut-être sympa aussi.




Dernière édition par DALOKA le Ven 19 Déc - 22:12, édité 2 fois
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L'Aube vient avant l'Eclipse.

Message par Stefiran le Mer 8 Jan - 22:18

Hiver 1853, 24 Janvier.

"-Comment ? Y a quoi à Scarrath ?"

Je pénetrais dans la tente militaire en apportant la lessive du petit groupe qui débattait au beau-milieu de la tente. Je déposais le tas de vêtements sur un lit et replaçais une mèche de cheveux noir. Je réajustais aussi mes habits de soldat Waien. Oui, à l'époque, j'entamais ma première année de service militaire et partageais une tente avec une cinq autres soldats qui finissait leur service à la nation. Je rejoignais ma troupe de camarade tout en restant un peu en retrait de la partie de carte qui se jouait alors.

"-Alors ? Quesqu'y se passe à Scarrath ?
-Alala... On voit bien que t'as vécu à l'écart de la grande ville, toi ! Répliqua l'un des intéressés.
-Allez ! Dites-moi, quoi !
-Bah, c'est rien, tu sais... C'est juste... Enfin, ils kidnappent des gens et en font des esclaves qu'ils revendent ensuite.
-Des esclaves ? Genre des serviteurs qu'on traite comme des objets ?
-Ouais, c'est ça."


La partie reprit, et l'un des joueurs s'exclama, exaspéré :

"-Putain ! Encore perdu.
-Mais... Comment c'est possible ? Interrogais-je.
-Ben, il avait un carré d'as, le con.
-Non, je veux dire, comment c'est possible que des gens soit traités comme des objets, à notre époque !
-Ah... Bah tu sais, c'est dans leur culture...
-J'en ai rien à foutre ! Si t'as culture te disais de tuer ta mère, tu le ferrais ? C'est n'importe quoi !"


Je me levais et haussait la voix pour appuyer mes propos. La vérité, je ne me souviens plus bien de tout le discours, mais je suis au moins sûr d'avoir dit ça..

"-Chaque vie est unique, et aucune ne mérite d'être traité comme ça !
-Je veux bien, mais on y peut rien, Stef'. Répondit un autre.
-Ouais, on est bien peu de chose... Acheva l'un des joueurs."


Énervé, plus par ce que je venais d'apprendre que par la réaction de mes camarades, j'allais me coucher très tôt ce soir. Les autres veillèrent tard, jouant aux cartes jusqu'au milieu de la nuit. Le lendemain, la routine reprit pour notre troupe, et nous ne touchèrent plus mot de cette discussion jusqu'au jour, où, en 1856, juste après que j'ai terminé mon service, je rencontre de nouveau ces camarades, qui avait quitté l'armée depuis 2 ans. Au détour d'une taverne, par le plus grand des hasards, je rencontrais trois d'entre eux. Les reconnaissants immédiatement, je les saluais et rejoignais leur table, et, tout heureux de nous retrouver, nous parlèrent pendant des heures du passé.

"-Et sinon, tu deviens quoi, Stefi' ?
-Oh... Pas grand chose. Je viens juste de finir mon service à la nation, alors, tu sais, j'utilise juste le peu d'argent qu'il me reste en attendant de trouver quelque chose d'autre. Et vous ? Quesque vous avez fait, en 2 ans ?"


Les trois compères se regardèrent en souriant.

"-La Nouvelle Aube, ça te dit quelque chose ?
-Ouais, c'est ce parti politique qui milite contre l'esclavage à Scarrath, la contre-attaque contre Haynaillia et tout, c'est ça ?
-C'est ça.
-Et ? Demandais-je, curieux.
-Beh, c'est nous que c'est ! S'exclamèrent en souriant mes anciens camarades.
-Vous ?
-Et oui ! Et le plus dingue, dans tout ça, c'est que c'est grâce à toi ! C'est ton petit discours sur l'esclavage qui nous a remué. En finissant notre service, on est resté ensemble, avec John et Alex, et on a fait parlé nos contacts pour créer ce petit groupe. Puis après, ce fût l'escalade, le nombre d'adhérents grossissaient et aujourd'hui, on est l'un des partis les plus fort !"


On continua à parler pendant des heures, et lorsque nous sortirent de la taverne, la nuit était tombé, et j'avais trouvé du boulot auprès de la Nouvelle Aube.


// Hm, quelque chose à dire sur ça ? ... Pas vraiment. /D //
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Re: Flash Back

Message par Seja le Sam 11 Jan - 18:58

C'est un petit peu... rapide, non? O_o
Je veux dire, je sais que c'est pas ton but de t'étendre sur 10 pages, mais le rythme est trop rapide, quoi... On a pas le temps de s'attacher à qui que ce soit... C'est la seule chose qui manque à cet extrait, je pense. Il aurait très bien trouvé sa place dans une biographie complète de ton perso, par contre ^^
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Re: Flash Back

Message par Akety le Sam 11 Jan - 19:14

Bah écoute Seja, soit on fait trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès long, soit on fait plutôt court. /D
C'est plutôt difficile de la faire courte sans la faire trop courte (Sans ajouter de la desc' inutile ou un joli CTRL + V depuis sa fiche de perso'.) Mais si.
Moi j'le trouve très bien l'extrait, pas grand-chose à redire. ^^


Akety, qui est fan du smiley Mais si.
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Re: Flash Back

Message par Stefiran le Sam 11 Jan - 20:55

Je pensais à peu près la même chose que toi après m'être relu, Seja. x) Mais j'avais la flemme de faire plus long, et comme l'a dit Akety, les "flash back" c'est des petits textes, pour moi en tout cas. Oo'

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Re: Flash Back

Message par DALOKA le Dim 23 Fév - 12:32

// Petit bonus, à la troisième personne pour le coup. Ce sujet est le plus approprié pour mettre ce post de toute manière.//


Il faisait terriblement sombre dans ce cachot, si sombre qu'elle ne pouvait voir clairement les barreaux de la cellule. Elle était fatiguée, épuisée par son énorme perte de sang et des épreuves qu'on lui avait fait subir, ses poignets étaient endoloris par les chaînes partant du plafond qui la maintenaient suspendue par les mains. Elle avait cessé de se débattre, elle n'avait plus de forces et son corps lui faisait atrocement mal, si ses vêtements étaient déchirés, sa peau n'était pas dans un plus glorieux état. Sa peau si pâle qu'elle en était presque blanche était écorchée, entaillée, et le sang ne cessait de couler des plaies.
Pourquoi? Pourquoi ne mourait elle pas et devait rester dans cet état pitoyable? Elle maudit ce corps si faible mais qui refusait de mourir. Elle n'en pouvait plus de rester dans cette salle noire qui sentait le sang et le sexe.
C'est alors qu'elle entendit des bruits de pas et quelqu'un chantonner, elle reconnut immédiatement la voix et son échine fut parcourue d'un frisson d'horreur. Rien de ce qu'elle avait subit n'était pire que sa simple présence, elle ne voulait pas voir cette... Chose.
Une grande silhouette se présenta devant les barreaux, un personnage très haut mais à la fois maigre. Ses deux yeux bleus brillaient dans le noir, ces atroces yeux à la lumière terrifiante. Elle les fixa un moment puis détourna vite la tête, si elle les regardait trop longtemps elle allait devenir folle.

-Bonjour, ma chère Rage... Fit l'effrayant personnage en ouvrant la porte. Non, sa silhouette n'avait rien d'humain. Ses doigts s'allongeaient en longue griffes, et son "visage" éclairé par ses yeux était un masque de fer au visage souriant aux dents triangulaires.
Rage baissa la tête, sa vue seule lui était insupportable. La créature s'approcha à petits pas comme si il dansait en avançant.

Je t'ai manqué?
La fille aux cheveux rouge ne fit aucune réponse et se contenta se regarder le sol, mais une main souleva délicatement son menton pour la forcer à observer son affreux regard.
Moi, tu m'as beaucoup manquée.
Le cuir enveloppant sa seconde main caressa d'abord la joue de Rage avec tendresse, puis les griffes au bouts de ses doigts l'entaillèrent lentement, une grande quantité de sang s'échappa alors du visage de l'hémophile.
C'est... Epoustouflant. Après tout ce que tu as subis tu ne meurs pas...
Il fait sombre mais moi je peux le voir, ton visage est emplit de crainte, et il est superbe. Ton visage marqué par la colère lors de notre rencontre était superbe également.
Elle ne comprenait pas, qu'est ce que cet homme lui voulait? Ses actions étaient dénuées de sens, elle ne voulait qu'une chose: partir loin, loin de lui.
Ton visage de vierge déflorée par des hommes répugnants était également sublime! J'en veux plus, je veux voir plus de tes expressions, elles sont toutes magnifiques!
Tes yeux, ta bouche, tes cheveux, tes lèvres, ton regard! C'est merveilleux Rage! Jamais je ne m'étais autant amusée de ma vie!
Commença à s'extasier l'être.
Enfin, de ma non vie je suppose! Lâcha t-il avant de rire, d'un rire aigu, d'un rire horrible qui lui perçait les tympans. Rage ne pouvait rien faire si ce n'est observer ce monstre dire ses insanités et la fixer de son terrifiant regard. Elle sentit alors l'acier froid d'une de ses griffes caresser la chair de son dos et étouffa un gémissement de douleur.
La blessure d'il y a quelque jours était profonde, pourtant elle a disparu, tu es vraiment étonnante. Tes ongles ne saignent plus, pourtant il y a très peu de temps que j'y ai retiré les aiguilles...
Rage ferma les yeux. Elle pouvait hurler, mordre contre les autres mais lui... Elle n'en était pas capable, il n'était semblable à personne, trop effrayant pour être humain. Tout d'un coup elle sentit son corps toucher le sol: sa chaîne avait été détachée.
Pourquoi? Il la mettait dans une autre salle? Elle rouvrit les yeux pour voir l'homme aux yeux  lui tendre sa main droite pourvue de griffe.

-Aujourd'hui, j'ai envie de danser, même sans musique.
Elle recula d'abord, puis dès qu'elle croisa le regard bleu elle finit par prendre la main de son tortionnaire, elle ne pouvait pas refuser, sans savoir pourquoi. Peut-être était ce de l'hypnose? Elle n'y comprenait rien.
L'homme saisit alors la deuxième main de Rage.

-Ca fait longtemps que je n'ai pas dansé avec une dame, mais ça viendra tout seul.
Tu n'as jamais dansé j'imagine? Ne t'en fait pas je te dirigerais.
Ainsi il la fit danser, dans cette pièce sombre sale et puante, ou il n'y avait aucun bruits. Elle ne voyait qu'une seule de ses expression, gravée sur son masque de fer mais pouvait savoir qu'il était... Heureux. Cette scène était affreusement malsaine aux yeux de Rage mais lui... Il était euphorique comme un enfant.
-Je m'amuse! Je m'amuse tellement Rage!
C'en était trop. Elle ne pouvait continuer de fuir son regard, même si il était terrifiant. Pour la première fois, elle osa soutenir son regard de son plein gré. Elle osa enfin ouvrir la bouche pour lui poser une question.
-Toi... Quel est ton nom?
-Birkiel Beghilionne.
Répondit il presque en chantant.
-Je vais te dire quelque chose... Dit Rage en tentant de prendre un air menaçant, malgré sa position.
Un jour je sortirais de cet endroit, ce jour là je tuerais tout les porcs qui m'ont touché... Ainsi que toi en dernier. Tu m'entend Birkiel? Je vais te tuer, peu importe ce que tu es, et j'y prendrais du plaisir.
-J'ai hâte de voir tout ce programme!S'exclama Birkiel dans un rire. Tu es si amusante Rage!



// Promis, le prochain Flashback sera pas un truc malsain.//
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Petit Flash sur Krystal Ditherer.

Message par Tatiana Barrymore le Lun 28 Avr - 2:54

/ J'ai l'habitude de faire des textes à la première personne avec Krystal, donc j'vais faire de même pour celui là.  /




Je me sentais sale et immensément souillée. Mais pourtant, j'avais adoré faire ça. Était-ce là l'un des reflets sombres de mon âme ? J'avais envie de rire... Non, de pleuré. Enfin, je ne savais plus. Tout ce que j'avais envie c'est de m'enfuir de cet endroit, au plus vite.

- Ta oublié ça, me fit une voix masculine.

Tout en me tournant vers la voix de l'homme qui m'avait adresser la parole, je prenais en main la chose qu'il me tendait. Un haillon me servant de vêtements, recouvert de tâche blanche que même le plus abrutis des Bérilliens aurait pu reconnaître. Je m'habillais, face à lui, sans aucune pudeur. Après tout ce qu'il venait de se passer, comment aurais-je pu avoir de la pudeur ? Suite à cela, j'attendais face à lui, attendant sagement ce qui me revenait de droit.

Quelques pièces de cuivres seulement. Mais c'était déjà assez pour me payer mon prochain repas. Sans aucuns mots, je ressortis ensuite, m'attendant à un éventuel cas de tuerie, mais il n'en fut rien. Les deux gorilles gardant sa chambre me laissèrent repartir sans aucun mot, me laissant moisir seule et boiteuse au beau milieu de la rue.

Quelques pêcheurs me sifflèrent lorsqu'ils me virent vêtue ainsi. Une catin, voilà ce que j'étais. Une foutue traînée obligée de vivre en vendant la seule chose qui lui restait; son corps. Mais son âme ? Ah... Son âme... Elle s'étais déjà barré pour un bon moment. Elle avait était tellement humilié qu'elle avait décider de foutre sa tête en dessous d'un lit et de s'y planquer pour toujours. Le soleil matinal des bas-fonds de Yao'Oling me péta à la gueule, risquant au passage de me faire vomir le peu de nourriture que j'avais ingurgité. J'ai toujours eut du mal avec le soleil. Il faut dire que je n'avais fait que traîné dans l'ombre, me livrant à des actes peu chaste contre un peu d'argent.

C'était devenu mon train-train. Survivre. J'avais eut de la chance de naître belle fille et d'avoir cet accent sensuel typique de là d'où je venais. Waien, mon pays, mon âme. Le doux ronronnement des vagues, les olives, la voix forte et réconfortante de ma mère. Qu'est-ce que j'aurais pas donner pour y retourner ? Qu'est-ce que je n'aurais pas donner pour effacer l'image de ma maison en cendre...

Quelques semaines plutôt, après avoir quitter mes frères qui était resté à Scarrath. J'étais revenue à Waien, pour y découvrir ma maison en cendre. Jamais plus je ne pourrais entendre les voix de mes frères et soeurs, ni entendre celle de mon père. Rugueuse et guttural. J'avais toujours eut la trouille lorsqu'il pousser des gueulantes, mais maintenant cela résonner comme une symphonie pour moi. Une symphonie lointaine, très lointaine.

Tout était finis et avec le peu de force qu'il me restait, j'arrivais quand même à trouver quelques combines afin de pouvoir subvenir à besoins. Tout en contournant ma route des pêcheurs un peu trop intéresser à mon goût, je continuer ma route à travers des ruelles sombres et crasseuse où des gens issues de la même situation que la mienne se battait pour avoir une carcasse fraîche de chat. Je n'en était pas encore arrivé à ce stade là, mais bientôt, j'y serais. Je serais pareil qu'eux et bientôt, la mort m'attraperais dans ses bras, me berçant dans une douce symphonie, avant de prendre mon âme renfermer au plus profond de moi même.

Je n'attendais que ça. Qu'elle vienne me chercher. Après tout, qu'est-ce que j'avais à perdre maintenant ? Ma famille, des amis ? Je n'en avais plus, je n'avais plus rien. Hormis ce haillon trop usé et mon corps. Voilà ce que j'avais. Et quelques petites pièces de cuivre, de quoi me nourrir pour la journée.

Tout en bifurquant enfin dans l'allée des marchands, je constatait l'énorme contraste entre moi et les quidams me dévisageant du regard. Ils se pavanaient dans leurs costumes de soie, tandis que je baissait le regard. Je me sentais médiocre comparé à eux. Et eux se sentait supérieur à moi. C'était la vérité, la stricte vérité. Tout en voulant me faire discrète, je m'arrêtais alors près d'un maraîcher, observant ces pommes succulentes me faisant de l'oeil.

Je me tournais alors vers le marchand et sa réponse fut rapide, clair et net.

- Dégage scélérat !, me cracha-t-il au visage.
- J'ai... J'ai..., bafouillais-je en lui tendant mes pièces qu'il s'empressa de prendre en main.


L'air songeur, il observa les pièces et les fourras dans sa poche tout me toisant du regard. J'attendais qu'il me serve l'une de ses pommes délicieuses et il le fit. Une fois que j'eut la pomme dans mes mains, je n'eut à peine le temps de le remercier, qu'un tas de coup de bâton s'abattis sur moi tel une pluie torrentielle.

- Regardez là, elle ma volé ! La petite catin !, hurla-t-il, tout en me fracassant le dos à l'aide de son bâton.

Les quidams autour de nous s'arrêtèrent et regardèrent la scène. Je pleurais, mes gémissements de douleurs avait de plus en plus de mal à sortir de ma gorge. Je ne sais plus combien de temps cela dura, mais suite à cela, mon dos était en sang. Ce salopard avait abîmé mon corps et m'avais volé mon repas. Mon corps était ma seule monnaie d'échange pour pouvoir me nourrir et celui-ci m'avait condamné pour les jours à venir. J'étais foutue, cuite, archi-cuite, morte et enterrée. Encore plus que je ne l'étais déjà.

Le regard flou, les jambes prête à céder à n'importe quel moment, je parvins à marcher deux trois rues, avant de m'écrouler derrière une auberge d'où s'élevait une odeur qui ne fit qu'allécher mes papilles. Tout en me roulant en boule au coin de la ruelle sombre, je pouvait encore ressentir les brûlures atroces parcourant mon dos. J'essayais de combattre cette douleur, car je n'avais plus aucun autre moyen. Alors lentement, je sentis mes yeux se fermer, au fur et à mesure que le sommeil m'emporta.


---


Encore dans les vapes, mes yeux s'ouvrirent lentement face au ciel étoilé. J'avais dormis toute la journée. Je n'eut pas le courage, ni la force de me relever, mon corps était bien trop endolorie pour faire quoi que ce soit. La morsure du froid sur ma peau eut pour effet de me maintenir bel et bien éveillée. Jusqu'au moment où je vis sortir un homme d'une trentaine d'année de la sortie arrière de l'auberge. Celui-ci était vêtu d'un vieux tablier remplis d'huile et de gras, ses deux yeux d'un marron aussi clair qu'une lumière tamisée, - chose que je ne connaissait que trop bien - ses cheveux bruns mis-longs étaient coiffés en catogan. Sa barbe de trois jours était en parfait accord avec son teint hâlé. Ces traits de visage et son expression colérique me firent croire à l'apparition d'un double de mon père.

Cet homme était son portrait tout craché. Il était très bel homme et semblait être tout aussi rude que lui. Il ne m'aperçus pas, mais en revanche, il sortis un sac en toile de jute d'où s'écoulait un liquide aussi rouge que le sang. Cela me donna des frissons et je du retenir un gémissement de peur. Non, ce devait être sûrement autre chose... J'étais entrain de me faire des idées, forcément. Je n'étais qu'une sale gamine saugrenue et folle qui plus est. La douleur devait me faire voir des choses que je refusait de voir, tout simplement.

Mais ce fut lorsqu'il sortis un à un les choses qu'il contenait qui eurent raison de moi. La bile me monta à la gorge et me fit rendre mon dernier dînée datant d'avant hier soir. Le corps secoué de spasme, je n'avait même pas vu l'homme qui s'avançait maintenant vers moi. Dans un geste doux et tendre, il retint mes cheveux en arrière, m'empêchant de les salir et se pencha près de mon oreille.

- Ne t'inquiète pas, ça va passer, me rassura-t-il.

Après une dizaine de minutes où mes spasmes s'estompèrent, je m'essuyer d'un geste brusque la bouche. Une odeur dégoûtante de vomis s'éleva jusqu'à nous, dont je détourna le regard aussitôt. Je me surpris aussitôt à rougir lorsque je sentis sa proximité. Je ne l'avais même pas entendu. Cet homme était une ombre.

- Je suis dans un état lamentable. Je ne sais si je pourrait convenir à vos besoins et..., m'exclamais-je aussitôt.

Celui-ci se mit à rire aussitôt en voyant ma petite mine. Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu un son aussi beau. Le rire.

- Ah gamine... Je te propose un marché, repris-t-il en se calmant.

Pour toute réponse, je lui adressais un regard quelque peu perdu.

- Tu garde pour toi ce que tu viens de voir ce soir et en échange, je te laisse de quoi te nourrir. Alors ?, me proposa-t-il avec un sourire en coin.

Les yeux remplis d'étoiles, j'acceptais son offre.

Ce fut ainsi que je fit la connaissance de Jaleb Kihito, qui plus tard, fut l'homme qui m'apprit à devenir une tueuse.
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