La Faille de Tarod.

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La Faille de Tarod.

Message par Edelweyys le Ven 5 Juil - 17:32

//Trio de Tatiana Barrymore, Kiart Nenzo et moi-même.//

La nuit tombait lentement sur Waien. Une caravane marchande avançait lentement sur un chemin de terre et de pierres. Quelques murmures s’élevaient encore des convois, la plupart s’étant déjà assoupis ; fatigués de leur journée. Le voyage durait depuis moins d’une semaine, cependant, certains étaient déjà épuisés et peinaient à marcher.

Dissimulée et en retrait sur la troupe, la jeune femme soupira. C’était la première fois qu’elle accompagnait une caravane si peu expérimentée et si étrange, d’ailleurs. La moitié de la population du convoi comportait exclusivement de jeunes enfants. De ce fait, ils étaient rapidement éreintés par le voyage et la troupe était forcée de s’arrêter. D’autre part, l’autre moitié comportait des hommes malades et en fin de vie, ainsi qu’une petite troupe de mages. Une seule chose les liaient, ils se rendaient tous à Nurenuil. Et on l’avait désignée, elle, mercenaire accomplie et femme n’appréciant en rien la compagnie d’une quelconque personne. Alors toute une troupe, ainsi soit elle si rébarbative, ne lui plaisait guère et l’idée de leur fausser compagnie lui avait traversé l’esprit un bon nombre de fois. Elle ne souciait point des remarques cinglantes dont elle aurait droit à son retour précipité. L’argent lui importait peu, seul comptait sa liberté. Et en ce lieu, avec ce genre de personnes, elle se sentait dépossédée de sa liberté.

La jeune femme soupira une énième fois et se redressa. Malgré sa lenteur incomparable, la caravane avait pris une légère avance sur elle.

La lune l’éclaira un instant, dévoilant à la noirceur de la nuit sa chevelure blanche et rebelle ainsi que des yeux voilés, symbolisant une perte complète de la vue. Elle repositionna sa capuche et ajusta sa cape. Elle vérifia que ses lames étaient dissimulées à leur place respectives et sourit.

Dans un silence mortel presque effrayant, elle s’élança à la poursuite de sa mission.




« Je refuse.», cracha-t-elle.

Il la dévisagea de haut en bas et continua, frappant ses poings sur la table en bois qui les séparaient.

« Tu n’as pas le choix, Pilkann. Ta réputation est salie ! Qui crois-tu, hormis moi, va vouloir t’engager après ce que tu as fait ? En acceptant ce contrat, je t’offre une chance de te reconstruire une notoriété valable. Je fais ça pour toi, accepte ou non, cela ne changera rien à ma vie, s’écria le mercenaire. »

Elle contourna la table et lui fit face. Malgré son incapacité à voir et donc que ses yeux regardent le sol, l’air sérieux qui teintait son visage était effrayant.

« Cet homme méritait la mort, Garetth. Plus que n’importe qui. Je l’ai honoré en le tuant de ma propre lame, crois-moi. lâcha-t-elle d’un ton aussi froid que la mort.
- Mais cet homme n’était pas n’importe qui Edelweyys ! S’exclama ledit Garetth. Cet homme était un des mercenaires les plus réputés de tout Haynaillia et tu l’as éliminé, de plus cet homme était ton ancien mentor ! »

Elle fronça les sourcils et lui tourna le dos. Il avait abordé un sujet sensible, mais ne lui en voulait pas. Ce qu’il disait était vrai. Mais malgré cela, elle ne s’en voulait pas. Il avait mérité sa mort.

Il avait osé poser la main sur elle, alors qu’il était bien la seule personne au monde en qui elle avait confiance, en qui elle vouait un réel respect, à qui elle portait une affection véritable… Elle lui refit face et posa son regard sur lui.

« Il méritait son sort, Garetth. J’ai mes raisons et je ne m’en veux pas. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’en suis fière, mais j’assume complètement mon acte. Tu n’as rien à me reprocher et ainsi soit-il ! Ma réputation est gâchée. Je n’en ai que faire de l’argent, tu le sais.
- Je ne t’en veux pas. »


Un sourire furtif s’étendit un instant sur ses lèvres, puis disparut.

« Maintenant, je te souhaite une bonne fin de journée et j’espère que la caravane que tu me fais accompagner a la marche rapide. Je ne tiens pas à m’éterniser dans ce maudit désert… »

Elle sortit silencieusement du bureau de son ami et lorsqu’elle fut sûre que personne n’était en sa compagnie, elle sourit. D’un sourire large et franc.


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Re: La Faille de Tarod.

Message par Seja le Ven 5 Juil - 18:17

Un duo à trois ça s'appelle un trio!
*Ultimate baffe dans la gueule à Seja*

Hmm... Bref... Ben c'est bien, tout ça. C'est même très bien. Bon, premier chapitre, donc pas beaucoup d'action, mais ça va arriver (j'espère O_o)
Continuez comme ça les gens!

Seja, tout court.
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Re: La Faille de Tarod.

Message par DALOKA le Ven 5 Juil - 20:09

Yay! C'est un peu court mais je vous encourage à continuer, c'est toujours plaisant à voir.
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L'éclair noir dans la nuit.

Message par Tatiana Barrymore le Ven 5 Juil - 20:25

Ses longs cheveux noir virevoltait dans la brise légère du désert de Tarod et ses yeux bleus clair comme l'océan et son teint pâle étaient éclairés par les rayons lunaires. Son écharpe noir tourner autour de son cou , retomber dans son dos , cachant ses lèvres charnues rouge comme un fruit mûr. A ses épaules , elle avaient des épaulettes de métal d'un gris anthracite , comme haut , elle n'avait qu'un simple bandeau noir cachant sa poitrine généreuse , sa jupe noir était retenue par une longue ceinture de même couleur retombant sur les côtés de ses hanches jusqu'à ses chevilles. Et pour finir elle avait une paire de bottine noir comme la nuit. Son dos pratiquement nus on pouvait y voir un grand tatouage représentant un dragon avec d'énorme griffe.

Le nom de cette jeune femme était Tatiana Barrymore , une ancienne mage guerrière d'Haynaillia devenue renégate après avoir trouvé une épée maudite qui l'avait plonger dans la folie. Depuis elle vivait comme une ermite , loin de toute civilisation. Dans un milieu hostile qui était devenus son quotidien. Tatiana s'était sentis trahis par son peuple , surtout lorsqu'elle avait vus le visage de celui qu'il l'avait appris à manier l'épée , un visage remplis de dégoût et de haine. Cette image était a tout jamais encré dans son esprit , mais elle était débrouillarde de nature et avait finis par s'habituer à sa nouvelle vie , sa vie de renégate.

Les sens aux aguets , debout sur un rocher , elle entendit un bruit sourd et la voix de plusieurs personnes parlant tout haut. Jamais personne n'avait encore eut le courage de s'aventurer dans ce désert remplis de créature infâme et lorsqu'elle vit une caravane s'aventurer dans ses terres , elle se glissa tel une ombre et la suivit discrètement. Décidément , les choses allaient devenir intéressante.
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Re: La Faille de Tarod.

Message par Kiart Nenzo le Lun 8 Juil - 13:22

Un pas, un autre, encore un. Les griffes plantés dans cette roche aussi dure que le métal de mon armure mais je devais continuer. Encore un peu et j'atteignais enfin le haut du plateau, pouvant voir le lieu ou je suis.
Cela faisait deux mois que j'arpentais les routes, tentant d'aider la plupart des voyageurs, proposant un coup de main s'ils avaient cassé un essieu de leur caravane ou contre les bêtes qui rodaient dans la région. J'avais tellement suivi de chemin que j'étais arrivé nulle part, perdu au milieu d'un désert de civilisation.
Personne à qui parler, à qui discuter réellement. J'étais vraiment à attendre le résultat que cette grimpette allait me donner comme résultat: Etais-je près de Scarrath ou m'étais-je perdu jusqu'à Nurenuil? Je soupirais encore une fois, reprenant en même temps mon souffle, perché sur une pierre en suspend avant de recommencer ma lente ascension.

Au final, j'étais enfin arrivé sur une plate-forme rocheuse qui avait pu accueillir un campement, mais je n'y pensais pas. Je soufflais lentement sur mes mains endolories, les écailles sur mes doigts à moitié arrachée pour voir que mes griffes étaient dans le pire état existant. Je laissa encore mon souffle toucher mes nerfs hurlant à la mort avant de retomber en arrière, dos contre la pierre. J'étais trop fatigué pour réagir ou même faire quelque chose. Je préféra donc m'assoupir, les paumes sur ma poitrine, pour tenter d'oublier ma douleur.



Je me revoyais sur ce balcon, mon frère à mes cotés qui observait la foule devant nous d'un air souriant, même protecteur envers cette foule. Un idiot pourrait dire que c'était une façade mais je le connaissais, il ne mentait jamais sur ses intentions ou alors ne signifiait jamais ses pensées. C'était sa façon d'être comme d'exister. Contrairement à moi, il avait un air noble qui correspondait avec sa condition. Je le fixais longtemps tandis qu'il saluait la foule, faisant des signes amicaux à toutes personnes avant de tourner son regard vers moi.


"Fais leur plaisir, ils veulent voir le lézard prodigue"Faisait-il en me donnant une tape dans le dos. Je me sentais légèrement entrainé en avant et me sentait alors obligés de saluer cette masse humaine qui hurlait ce surnom qu'on m'avait affiché. J'avais simplement réussi à battre un groupe de bandit mais cela me mettait au rang de miraculé.
"Ils tiennent à toi vu que tu as sauvés leurs petites fesses, c'est le moins qu'ils puissent faire."Rajouta mon frère avant de se détourner et de se fondre parmi les soieries qui cachaient ses quartiers, me laissant avec la foule.
Dans un élan d’inquiétude, je me détourna également et le suivi, mes bottes claquant contre le marbre de son sol, un bruit qui l'énervait probablement mais qu'il se gardait de me dire.


"Lys, je n'ai pas besoin que tu me le demande. J'ai simplement besoin que tu aille aux environs de Waien, juste que tu y aille.Faisait-il tout en s'avançant parmi les couloirs finement décorés et illuminés par les multiples fenêtres qui donnaient sur ses jardins.
-Mais pourquoi? Je veux dire, il n'y a rien la-bas. C'est même toi qui me l'a assuré alors que j'allais la-bas.
-Il n'y avait rien
répliqua-t-il tout en se retournant vers moi, j'ai entendu parler de chose qui se trame et pas que cela, il y a quelque chose qui se prépare ou toutes mes lettres avec.... Enfin, j'ai des sources pour qu'il y ait un problème. On m'a dit qu'il s'agissait d'une hordes de bandits mais je crains que ce soient des nécromanciens et tu sais ce que cette proximité apporte. Si tu peux quitter Jykan dans la nuit, fais-le. Je ne veux pas de mais. Mais que tu y aille.
-Bien, frère. Mais la façon que tu le dis est inquiétant."

Je savais que si j'allais parler, il essayerait de me frapper au visage pour me faire passer le message, il était comme ça pour les choses qui le tracassait et je n'avais à le contredire, il était mon frère et l’aîné, je devais l'écouter et obéir.


Dernière édition par Akety le Lun 8 Juil - 13:38, édité 2 fois (Raison : Et bim, balises corrigées. Continuez comme ça, sinon ! \o)
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Re: La Faille de Tarod.

Message par Edelweyys le Jeu 25 Juil - 16:13

Les journées étaient longues, affreusement longues. Les troupes de la caravane marchande se révélaient de plus en plus pénibles. Elle avait cessé depuis longtemps de compter le nombre de fois où elle avait dû les aider pour ne serait-ce qu’une roue embourbée. Les problèmes lui semblaient tellement insignifiants qu’elle commençait à se dire qu’il aurait mieux valu qu’ils restent chez eux. Le monde extérieur paraissait beaucoup trop hostile pour qu’ils puissent survivre. Ils étaient parfois même incapables de se trouver à manger. Les nuits, ils passaient leur temps à se plaindre d’insectes nuisibles leur tournant autour, de bruits familiers aux ténèbres de leur repos quotidien, de leur repas refroidi, ainsi que toute sorte d’autres choses qui lui semblaient tellement infimes face à la vie qu’elle menait depuis tant d’années. Seuls restaient en retrait le groupe de mages, qui d’ailleurs lui semblaient légèrement étrange depuis quelques temps. Ils étaient les seuls à ne pas s’entraider avec les autres. Ils restaient dans leur convoi nuit et jour. Un des leurs sortait de temps en temps de leur wagon pour les ravitailler, tous les deux ou trois jours environ. Elle avait voulu les « espionner » il y a de ça quelques jours, mais un enfant l’avait surprise involontairement. Elle l’avait donc fait jurer, de toute la douceur dont elle était capable évidemment, un poignard sous la gorge de ne rien révéler. À moitié traumatisé le jeune était parti, tremblant comme une feuille.

« Madame Pilkann… ? L’interpela un vieil homme à moitié chauve et habillé d’une tunique rouge sombre et sale. »

L’homme la sortit de ses pensées, et son humeur ne pouvait qu’être plus maussade qu’à ses habitudes. Elle se redressa brusquement, manquant de bousculer le vieillard à tel point qu’il faillit tomber à la renverse. Il semblait hésiter à lui demander son aide. Alors qu’il allait enfin pouvoir prononcer ses quelques mots, elle le prit de devant.

« Mademoiselle, cracha-t-elle. Mademoiselle. Je n’ai pas encore ton âge, l’ancêtre. Et ne t’avise plus de prononcer mon nom, sous peine de te vider de ton sang, est-ce bien compris ? »

Il hocha péniblement la tête et déglutit difficilement. Il paraissait complètement désorienté par la façon dont elle lui avait répondu et aucun son ne voulait plus sortir de sa bouche.

« Alors ? Tu vas me dire pour quelle raison, certainement stupide, tu viens me déranger ?
S’impatienta-t-elle.
- Je… Enfin… Je veux dire… Nous… Nous…
- Parles, imbécile ! S’écria-t-elle en faisant un pas menaçant vers lui. »


Sa cape auparavant dissimulant la moitié supérieure de son visage, elle la souleva de ses mains pour le regarder dans les yeux comme elle pouvait. En effet, malgré le fait qu’elle ne soit plus capable de voir, son expérience lui permettait de discerner des formes, indistinctes certes, mais elle les discernait. Son ouïe, très fine, lui permettait aussi d’ouïr le moindre bruit produit autour d’elle.

« Nous avons un problème, finit-il par dire. »

Elle lui fit signe de la tête de continuer.

« Trois de nos enfants sont tombés gravement malades et sont atteint de la fièvre. Quatre de mes hommes sont eux aussi gravement atteints mais d’une affection qui m’est inconnue… Ils sont tous cloués au sol par la maladie. J’ai pris la décisi…
- Stop, la ferme. Comment peuvent-ils être tombés en même temps malades ? Enfin, là n’est pas la question, va donc trouver les mages, qu’ils servent à quelque chose pour une fois ! »


Elle fit quelques pas vers le campement organisé pour la nuit et se retourna vivement lorsque le chef marchand annonça : « Je l’ai fait, mada… Mademoiselle. Mais là aussi nous avons un problème. Ils sont partis. »

Elle ne voulut pas plus d’explications, ni de plus d’amassement de problèmes, elle se précipita en trombe vers le convoi des mages. Lorsqu’elle posa la main sur la poignée en cuivre et qu’elle voulut la tourner, cette dernière se bloqua au quart du tour et ne s’ouvrit pas. Fulminante de rage et grâce à un entrainement acharné, d’un coup de pied brusque et bien placé elle enfonça la porte qui éclata en de nombreux morceaux bien distincts.

Le wagon était parfaitement rangé, placé et organisé pour effacer toutes traces. Tout était mis en place comme si personne n’était jamais rentré dans le convoi. Les trois matelas étaient empilés comme à leur départ, les étagères propres et scintillantes, draps lavés et repliés. Dehors un cri d’horreur retentit et des gens hurlèrent : « On a été pillé ! Il ne nous reste plus rien ! La nourriture, l’eau, plus rien ! On a tout volé ! » Elle entendit les marchands et enfants courir en tous sens, désemparés, hurlant au désespoir. Tous leurs biens étaient présents dans la caravane marchande et à présent ils ne leur restaient plus rien. Un instant, aussi petit soit-il, elle ressentit une peine mélangée à de la pitié pour eux, preuve qu’elle restait quand même humaine et que malgré elle, elle avait un cœur et que parfois il ressentait des émotions autres que la rage, la colère et la soif de cruauté.

Elle ressortit du wagon déserté, chose qu’elle regretta aussitôt en ressentant le chaos régnant sur le campement. Tous couraient, hurlaient, pleuraient leurs pertes, piétinaient le campement. Elle ne voyait plus rien, pas même des formes. Tout allait trop vite et était hors de son contrôle. Sa concentration n’était pas au rendez-vous, tout s’était passé trop vite. Elle se prit la tête entre ses mains, pestant contre sa naïveté envers les mages. Elle hurla et un moment elle crut que son cri stoppa la confusion du lieu. Mais ils reprirent vite leur course et le chaos reprit de plus belle. Elle fit quelques pas vers la foule, essayant de calmer certains en les interpelant et essayant de les maintenir mais malgré sa force elle en fut incapable, retenir une foule en étant aveugle n’était pas chose aisée.

Elle avait toujours su que s’arrêter ici, aux portes d’un désert qu’on dit maudit et à la sortie de montagnes, était une mauvaise idée. Mais elle n’aurait pas su prédire ce qu’ils allaient se passer.
Un hurlement monta vers le ciel et résonna comme une promesse de mort. Elle n’aurait pas su voir la bête qui se dressait en haut du sentier rentrant dans les montagnes, mais les autres le purent.
Ils y virent un monstre, avoisinant les deux mètres cinquante au garrot, dont la stature et la fourrure noire aux tons de gris semblait au loup mais ses crocs principaux, eux, contredisaient totalement l’option du loup « normal ». Des crocs maculés de sang, d’approximativement vingt centimètres de long et gros comme un poing sortaient de ses babines écumantes de rage et de soif de sang. Deux petits yeux rouges dont la pupille était fendue les observaient attentivement, évaluant la qualité de son prochain repas. Ses pattes, imposantes, étaient accompagnées de griffes semblant pouvoir trancher n’importe quoi. Derrière lui sa queue reposait par terre, immobile. Un deuxième hurlement retentit et là, elle comprit ce que la bête fit. Elle appelait sa meute.
La jeune femme réagit tout de suite.


« Courez vers le désert, femmes et enfants d’abord, si les malades ne peuvent pas se déplacer, laissez les ! Les hommes qui ont des capacités en combat restent avec moi, défendez votre caravane et votre famille ! Tous avec moi, maintenant ! Hurla-t-elle à l’attention de la foule figée par la stupeur et la magnificence que produisait l’aura de puissance de la bête. »

Soudainement la foule s’ébranla et une quinzaine d’hommes restèrent près de la mercenaire, les femmes prenant par la main leurs enfants hurlant leur peur pour les conduire en sécurité au péril de leur vie. Malgré la situation, elle ne put s’empêcher de sourire. Enfin la situation devenait intéressante.
En une dizaine de secondes, une dizaine de loups apparurent au sommet du sentier, tout aussi imposant que leur supposé chef, mais l’aura de surpuissance n’était pas présente chez les autres.
En un discret mouvement de la tête le loup ordonna à ses subordonnés d’attaquer. Les hommes à ses côtés firent de même.
Seuls restèrent les chefs des deux troupes, l’un fixant son adversaire de ses petits yeux rouges menaçants, l’autre dégainant ses poignards et fixant la forme cruelle qui se dessinait au sommet du chemin.

Soudainement, sans qu’aucun cri ne résonne des deux adversaires, ils s’élancèrent l’un vers l’autre.
Déjà, les cris de douleurs des hommes et les glapissements des loups retentissaient déjà, prouvant l’intensité du combat.


Dernière édition par Edelweyys le Ven 26 Juil - 23:32, édité 1 fois (Raison : Une faute d'orthographe affreuse. Oo')
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Re: La Faille de Tarod.

Message par Tatiana Barrymore le Ven 26 Juil - 18:33

Plusieurs jours après avoir suivis le convois mystérieux , Tatiana avait décider de lâcher l'affaire. De toute façon , à l'heure ils devraient être déjà tous morts. Les inconscient , dès le premier pas qu'ils avaient fait en ce désert aride , ils avaient tous signés leurs morts , en lettre de sang. Les bêtes qui traîner en ce coin n'était pas de simple créature , c'était des prédateurs , des êtres malfaisants assoiffé de chair fraîche et de sang. Tout comme elle , après que Tatiana avait eut en possession Kaosu , elle avait radicalement changé. Elle n'était plus la petite gentille soldat au service d'Haynailia , c'était elle aussi une prédatrice. Un monstre fait uniquement de chaos et de ténèbres , ne recherchant que du sang et une bonne baston pour la journée.

Dans la nuit sombre , assise près d'un canyon , le feu devant-elle crépitait , faisant griller sa dernière proie sur une énorme brochette. Tout en l'observant de ses yeux gros comme des ballons , se pourléchant les lèvres , en savourant d'avance son festin. Elle entendit soudain au loin , des hurlements et des cris perçant pratiquement ses tympans. Une autre de ses facultés qu'elle avait eut en devenant une démone. Tous ses sens avait étaient multipliés. En regardant le ciel noir étoilé de ses bleus clair comme l'océan à la pupille fendue , elle rechigna , avant de se lever.

Vêtue d'un bandeau cachant sa poitrine , avec de long gant noir recouvrant ses poignets et la moitié de ses doigts. Comme bas , elle avait une jupe noir déchirée qui descendait plus en arrière où l'on pouvait voir écrit ' Chaos '. Des bas remonter le long de ses fines jambes , s'arrêtant jusqu'à ses cuisses et comme chaussure , une paire de bottines.

Désolé Kaosu , on va pas pouvoir se régaler ce soir... Quoi que..
Oui , allons manger ces gens qui hurlent , ricana son épée , intérieurement.


Tatiana avait aussi eut la faculté de pouvoir parler avec son épée rien qu'avec la pensée. Un autre don quand on abrite une démone sanguinaire à l'intérieur de son âme. Sans plus se poser de question , elle partis à toute allure vers les échos des cris et des hurlements. Assis sur un canyon , elle put voir plusieurs hommes , ainsi qu'une femme se dresser contre une horde de loup affamés. A ceux là... Ils lui avaient donner du fil à retordre.

Quand elle remarqua les plusieurs convois en arrière du chemin. Oh... Ils étaient encore vivant , mais ça n'allait pas le rester aussi longtemps. Dans quelques temps , ces pauvres fous devenus dans ce désert maudit , serait dans son estomac. Elle réapparut soudain plus bas , ou le combat faisait rage. Quand elle vit les loups se tourner vers elle , les yeux de Tatiana se mirent à briller dangereusement.

- Ils sont à moi... , fit-elle d'une voix menaçante aux loups , dans une position prête au combat.

Avec le temps , ils avaient bien compris qu'elle ne rigoler pas.

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Re: La Faille de Tarod.

Message par Kiart Nenzo le Dim 11 Aoû - 17:42

La nuit était belle, les étoiles luisaient dans la voûte celeste, cachée parfois par des nuages portés par le vent. Lys avait les yeux dressés contre ce magnifique tableau. Il était fatigué et ce depuis des heures, il ne savait pas combien de temps. Son campement était prêt, l'ambiance était douce grâce aux murs de pierres autour de lui qu'il avait érigé mais le sommeil ne venait pas. Il venait rarement durant ses voyages. Au moins, il ne possédait pas les cernes de son frère qui lui donnaient un air fatigué et réduit.
Lys se retourna sur ses draps, recherchant le sommeil quand il entendit un bruit au loin. Il était bon pour ne pas s'endormir vu sa manie de bouger. Sortant des couvertures, il se révéla être habillé avec une bure noire qui le recouvrait des épaules jusqu'aux pieds dans une sorte de robe de moine. Mais sans plus, il attrape un assemblage de roche noire informe avant de la coller contre son corps, la roche prenant sa forme dans une armure noire qui se révela être fait d'obsidienne.
Heureux du résultat, il rangea ses affaires une par une avant de marcher vers un mur, faisant un signe de la main, qui s'affaissa devant lui. Aussitôt le vent le frappa au visage et le fit pencher en arrière. Lys se récupéra en penchant le corps en avant, marchant contre le vent jusqu'à atteindre le bord du vide, tendant l'oreille.

Un cri, il ne se concentra pas et posa les mains contre son armure, il se jeta dans le vide dans une chute de trente mètres. Le vent lui frappait le visage, l'écrasait jusqu'à que l'obsidienne s'enroula autour de lui pour le protéger dans une sphère, la sphère rencontrant le sol en bas dans un bruit sourd.
L'armure se reconstitua tandis que Lys se frotta la tête, secoué par le choc frontal du à la gravité mais il continua son chemin vers la source du bruit. Il entendait encore le cri mais il voyait également de la lumière au loin et la végétation apparaissait. Des bêtes sauvages sur un camp.
Lys fondit vers l'avant quand une forme sombre se jeta sur lui, le jetant au sol, la forme était à sa gorge pour le tuer.
C'était un loup de Tarod, une des bêtes qui avait migré hors du désert pour les montagnes, pour le grand malheur des voyageurs. Lys n'avait pas le temps, la bête le génait plus que tout. Il tenta de frapper le loup au visage mais ce dernier battit en retraite sans aucune raison, à l'opposée du campement. Quelque chose y était et c'était plus que louche, une force non-humaine. Démoniaque.

Il courait depuis cinq minutes et se trouvait dans le campement, les loups couraient et tuaient à travers le camp. On voyait que les voyageurs avaient tenté de se défendre mais c'était inutile. Les loups de Tarod étaient trop dangereux mais bizarrement, ces derniers fuyaient après leur massacre en traînant des corps à moitié dévoré. Il ne resta plus que les cadavres ensanglantés et un bruit de combat au loin devant.

"Y a t-il une personne? Quelqu'un? Ou êtes-vous?"Sa voix semblait faiblarde par rapport aux bruits de combats devant lui, mais avant de voir ce qu'il se passait, il fallait s'attendre aux survivants.

Une à une, il ouvrit les portes des carrioles pour voir des cadavres entassé dans l’exiguïté des lieux de vies. Les morts avaient leurs corps déchiqueté, le visage tétanisé dans une expression de peur indescriptible partagé par tous. Certains des cadavres s’entrelaçaient dans un tableau morbide ou l'amour était plus que funeste. Le Naosien ferma à chaque fois les portes avant de se retourner, retenant ses remous d'estomac. Il pouvait repartir comme il était venu, ignorant ce qu'il venait de voir pour la première fois. Mais sa morale lui disait de voir ce qu'il se passait plus loin, les combats devaient être pour les survivants qui fuyaient, il allait les aider.
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