Black Panther.

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Black Panther.

Message par Tatiana Barrymore le Dim 20 Avr - 23:19



Black Panther.



Prologue.



Je suis Krystal, Krystal Ditherer, plus connus sous le nom de Black Panther. Si certains d'entres vous ont déjà entendus ce nom et bien c'est qu'ils ont tout intérêt à se méfier de moi. Je suis une tueuse, un assassin, un monstre et encore bien d'autres. Certaines personnes disent que les tueurs ne possède aucuns coeurs et qu'ils ont une enfance difficile, tout en les traitant de tous les jolies noms d'oiseaux inimaginable. Sauf que pour la plupart de ces personnes, aucun ne sait ce qu'il se cache derrière toute cette trame. Vous me direz, même un tueur doit agir soit pour le bien, soit pour le mal, la plupart des cas, pour le mal. Mais pour le mien, je dirais plutôt que j'agis pour mon propre intérêt et non pour rendre une quelconque justice dans ce monde.

J'en ait déjà assez bavé avec toutes ces histoires d'héros, de légendes et de mythes. Je suis née à Waien, dans une famille de métamorphes félins. Nombreux étaient mes frères et mes soeurs, mais à l'époque les Haynailliens avait plutôt la dent dure contre les Waiens. Certains Haynailliens n'hésitait même pas à faire des Waiens des esclaves. La menace planait au dessus de nos têtes, jusqu'au jour où finalement, Mildon et Lyam, les deux aînés de la famille m'emmenèrent avec eux à Scarrath pour y rejoindre nos cousins éloignés, les Pardus. La bas je fit la connaissance d'Isaac, l'une des rares personnes sur cette terre ayant encore foi en l'amour et la paix. Même s'il paraissait un peu trop idéaliste, Isaac était loin d'être bête. Il avait juste un coeur beaucoup trop grand.

Un ans après, Isaac s'en alla de la meute et partis je-ne-sais-où après la mort de son grand-père, l'ancien chef de meute. Puis finalement ce fut son oncle qui devint l'alpha du clan. Tandis que ma famille me manquait atrocement, je fit pars de ma requête d'aller les rejoindre à Waien à mes deux frères qui acceptèrent sans broncher. Tout deux aussi avait le mal du pays mais ne pouvait quitter Scarrath, car ils s'étaient accouplés à des femelles du clan des Pardus, faisant d'eux des Pardus à part entière, ils ne pouvaient plus quitter la meute désormais.

Sous ma forme de panthère, je partis alors pour Waien. Traversant les jungles obscures de Scarrath, je croisa en route quelques marchands, chevaliers et chasseurs de primes. Puis une fois arrivé à Waien, mes pas me guidèrent vers ma maison d'enfance dont il ne restait plus que des cendres. Sans même a avoir posé de question, je compris alors que ma famille s'était rebellé contre l'Ordre Haynaillien et qu'ils avaient finalement tous péris de la main de ces salauds. Je n'avais plus que mes yeux pour pleurés et ma haine qui me fit aussitôt changer de forme en une panthère au poil noir de jais. Aveuglé par la haine, je ne me souvenait pratiquement plus de cette nuit qui me hante encore aujourd'hui.

Tout ce que je fut en mesure de comprendre, c'est qu'au réveil, j'avais atterris à Bérillion, réputée pour ses guerriers belliqueux et sans pitié. Bref, je m'étais encore foutus les pieds dans la merde. Heureusement pour moi que je m'était retrouvé dans la région de Shamizo, où les étrangers étaient autorisés. Mais avec mon teint pâle et ma chevelure noir, l'on aurait pus me prendre pour une Bérillienne, si seulement je n'avais pas eut cet accent typiquement sensuel de Waien, l'on aurait pu, oui. Mais malheureusement, pas. J'ai vécu un bon moment dans les rues de Yao'Oling, jusqu'au jour où j'ai rencontré ce type.

Jaleb Kihito, ancien guerrier ayant mené la lutte contre Nurenuil, celui-ci s'était finalement installé avec son fils à Yao'Oling en se reconvertissant comme gérant d'auberge. Où l'art de transformer une vie sanguinaire en une petite vie peinarde près de l'océan, sous le soleil. Jaleb avait perdue sa femme lors de la guerre, celle-ci était devenu un otage des Nurenuiliens et ceux-ci l'avait finalement tué. Je m'étais toujours demander comme ce vieux aigris avait fait pour ne pas ressentir de soif de vengeance. Je parlais en connaissance de cause. Celui-ci m'avait finalement répondus que c'est parce qu'il s'était déjà venger. Ouais, il avait toujours le dernier mot.

Enfin, pour faire court, Jaleb m'avais pris sous son aile. Au fils des années, il avait bel et bien compris que je n'étais pas faite pour devenir serveuse et avait finalement décidé de faire de moi une tueuse. Gaotan, son fils et lui était les seuls au courant pour ma nature de métamorphe féline. Tout deux l'avaient découvert peu après que Jaleb m'avait recueillis, ce jour là un client du restaurant m'avait ' malencontreusement ' palper les fesses ce qui lui avait valus un coup de pieds bien placé dans l'entrejambe. Les amis du dit client avait voulus rappliqué, mais ils avaient à peine eut le temps de faire ne serait-ce qu'un seul geste, que Jaleb pointait déjà sur eux un immense sabre noir ou l'on pouvait apercevoir à travers quelques minces filets de lumières rougeoyantes brillant de milles feux. Comme fasciné, j'avais observer l'épée pendant quelques longues secondes qui m'avait parut être des heures. Où est-ce que Jaleb avait-t-il déniché une épée aussi splendide ?

Mais dans la salle, tout le monde s'étaient tus lorsque son regard emplis d'une fureur palpable se posa sur les compères de l'homme qui m'avait touché.

- Cassez vous vite d'ici et que j'revois plus vos sales tronches, leurs avaient-t-il dit de sa voix de baryton.

La voix Jaleb était capable de faire frissonner même le plus expérimenté des guerriers Bérilliens. Quand à moi, je n'avais pas ciller, beaucoup trop concentrée sur ma colère. Jaleb m'attrapa le bras sans ménagement alors devant tous les clients, laissant Gaotan se charger du reste tandis qu'il m'emmener dans la cave à vin. Une fois seuls, je sentis sa main claquer fortement ma joue. Le regard ahuris, perplexe et chargé de tension que je lui lança suffit à lui faire comprendre que j'étais hors de moi. Mais Jaleb avait beaucoup trop de vécu pour céder face à une jeune gamine de dix-sept années inexpérimenté.

- Pourquoi est-ce que ta fait ça ?!, avait-je hurler tout en touchant ma joue rougie.
- Écoute moi bien gamine, les p'tites comme toi ça court les rues. Si j't'avais déjà pas récupérer tu serais entrain de faire le tapin, alors ne vient pas foutre le bordel chez moi ! Tu m'entend ?!


En entendant ces paroles, j'avais réellement pris conscience que sans Jaleb, je ne serais jamais devenue celle que je suis aujourd'hui. Mais étant jeune et ignorante, ma colère s'était renforcé, jusqu'à ce que ma bête intérieur fasse complètement son apparition, me transformant en une énorme panthère. Ce fut la seule fois où je vis Jaleb avec un air complètement ahuris sur le visage. D'habitude ses traits étaient durs, parfois ne transmettant aucune information sur ses pensées actuelles. Le côté guerrier prenant toujours le pas sur le côté paternel.

Mais sans lui, je ne serais jamais devenue Black Panther... Et sans lui, je n'aurais jamais fait la connaissance de Kaïus Eisuke, Alias le Punisseur.



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Voilà comment j'allais procéder. Étape numéro 1 : Me fondre dans la masse plus un repérage des lieux et au cas où une voie de sortie discrète. Étape numéro 2 : Enlever cette foutue robe me collant aux corps et s'en aller discrètement au point A pour prendre mes fringues de mission et mes armes. Étape numéro 3 : Tuer la cible.

Me voilà ainsi, au beau milieu d'une salle de bal à Long Mu, vêtue dans un somptueux kimono faite d'une soie de Zatou. Les motifs étaient des cerisiers en fleurs blancs sur un fond noir. Mes yeux verts étaient soulignés par un trait de khol, ma bouche peinte en rouge évoquant la noblesse des femmes Bérilliennes de hauts clans. Mes cheveux avaient étaient recouvert par une longue perruque auburn qui descendait en cascade sur mes épaules. Avec mon teint pâle, il était difficile de reconnaître la Waienne que j'avais était. J'avais su me fondre dans mon décors.

La salle où je me trouvait était tellement vaste qu'elle pouvait contenir toute la population de Long Mu. Les tapis rouge évoquant comme toujours la noblesse et le sang qu'avait fait coulé les guerriers Bérilliens réputés pour leurs instincts belliqueux. Les fresques au plafond évoquant des scènes mythique de combattants Bérilliens était éclairé par d'immenses lustres sous forme de lanterne. Autour de moi, les nobles et les riches se pavanait dans leurs costumes de soie rares, leurs cristallins s'élevant dans les airs et leurs verres s'entrechoquant avec retenue. Cela faisait neuf ans que je vivais à Bérillion et neuf années que j'exerçais le métier de tueuse. Mon nom de code : Black Panther.

Jaleb Kihito, ex-guerrier ayant mené des batailles sur le front contre les Nurénuliens m'avait appris à exceller dans cet art en finesse. Aussi bien sur le plan physique que mental. J'avais su me conformer aux règles strictes qu'avait exigé Jaleb. Et j'avais su les appliqués, afin de devenir la plus grande tueuse du sud. Certains m'avaient surnommé ainsi, ce qui ne faisait que ravir mon ego. Il faut dire que j'avais 357 cibles tués au compteur. Au final, mon sang froid et ma dextérité au corps à corps s'était fait sa propre réputation. Tous redouter la simple évocation de mon existence ou de mon nom.

J'en était flatter, oui. D'autant plus que tous ces riches à l'ego surdimensionnée ne se doutait même pas une seule seconde que la plus grande tueuse du sud se tenait ici même, dans cette salle. C'en était excitant. Enfin, plus maintenant, tous, sauf un. Ce connard arrogant se tenait justement au pied des grandes portes de la salle. Vêtu dans un kimono tout aussi noir que le mien, semi-ouvert sur son torse. De chaque côté de sa taille trônait fièrement deux katanas dont il avait l'usage parfait. Ses canons d'avant-bras en acier émettait des lueurs stridentes sous les lueurs des lustres de la salle.

Ses cheveux noir de jais court étaient coiffé négligemment, ses yeux dorées tellement perçant et profond que j'aurais pu deviner qu'il m'avait repérer à cette distance. Son teint hâlé était parsemé de tatouage, dont une patte de panthère sur son torse, remontant jusqu'à son épaule droite pour finir sûrement dans son dos. Cet enfoiré était aussi beau qu'un Dieu, mais c'était le pire des connards existant en ce monde. Son nom ? Kaïus Eisuke, un assassin de l'ombre ayant reçu une formation chez les ninjas de Futsei. Le Punisseur.

J'avais déjà eut à faire à lui par le passé. Nous avions eut beaucoup de cibles en communs et nous, nous étions entre-tués d'innombrables fois. J'en gardait d'ailleurs quelques cicatrices. Les affrontements entre Kaïus et moi avait toujours étaient assez rude. Au final, lorsque nous, nous retrouvions à deux sur la même cible, c'étaient nous mêmes qui devenions nos propres cibles. Ce connard m'avait au total piqué une vingtaine de cible, tout comme je lui avait goûter la pierre et les graviers de Bérillions.

Tout en sirotant un verre de vin, je le vis me toiser du regard. Merde, même avec cette perruque il avait su me reconnaître. Malgré moi, je ne pu détaché le regard sa silhouette toute en muscle et sa démarche de prédateur lorsqu'il s'avança alors vers moi. Ignorant les suppliques de quelques femmes qui s'étaient regroupés autour de lui. Lorsqu'enfin, il s'approcha de moi, je su automatiquement que j'étais dans la merde.

- Et qui voilà... La panthère noire, murmura-t-il en me frôlant de près, avant de s'installer près du banquet pour se jeter sur les petits fours.

Bref, le Punisseur et moi étions sur la même cible.



A SUIVRE...
 
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Re: Black Panther.

Message par Tatiana Barrymore le Mar 22 Avr - 16:28

Chapitre 1.


L'Étape 1 du repérage des lieux étant terminé, maintenant un autre problème venait s'imposer à moi. Ce problème en question c'était ce connard arrogant aussi beau qu'un Dieu, entrain de s'empiffrer juste à côté de moi. Kaïus Eisuke, alias le Punisseur. Châtiment divin, courroux destructeur, ça c'était son trip. Et ce soir j'allais devoir faire face à lui. Car nous étions tout deux sur la même cible, Igashi Kitaka, bras-droit de Lagaan Wenfry, l'un de ces rares étrangers ayant fait succès à Bérillion dans les affaires, entre autres le fournissement d'armes. Si l'on se base uniquement sur les apparences Igashi est bel et bien un saint et considérer même comme étant un héros ayant sauvé Bérillion d'une énième attaque in extremis des Nurénuiliens, mais pour moi, c'était toute une autre affaire.

Selon les dossiers que j'ai reçu de lui, il serait entrain de fournir en ce moment même les Nurénuiliens, grâce aux armes de son soit disant boss, Lagaan. Et ce juste pour une poignée d'or. S'il y avait bel et bien un bel enfoiré dans toute cette affaire, c'était ce connard d'Igashi à qui je me ferait un plaisir de lui remettre les pendules à l'heure et les boyaux à l'air. M'enfin, tout ça si j'arrivais à esquiver Kaïus et maintenant Eldan Lonkumoï. Celui-ci faisait partis de la millice Bérillienne, chargé de protéger les hauts clans et toute la populace Bérillienne. Celui-ci venait d'arriver à temps pour notre petite sauterie.

Vêtue dans l'armure traditionnel Bérillienne et celle du haut clan de Long, ses courts cheveux étaient d'un châtain presque auburn, ses deux orbes ambres transpirait la sensualité à des kilomètres à la ronde. Son teint était hâlé et son visage aux traits assez dur et renfrogné lui donnait un air de dur à cuir. Ce qu'il n'était pas réellement, je le savais. Eldan me faisait pensé à Isaac, l'un de mes cousins éloignés du clan Pardus. Le genre de gars assez innocent et croyant encore à l'existence d'un monde paisible et idéaliste. Mais comment un mec ayant un tel caractère pouvait-t-il avoir le physique d'un incube assoiffé de chair fraîche ?

Justement, un autre de ses incubes en question était tout juste à mes côtés et sa proximité se fit encore plus instante lorsqu'il frôla mes cheveux avec son visage. De là où j'était je pouvais sentir son souffle chaud contre ma nuque.

- Je te préviens, j'hésiterais pas à te pendre par les testicules si tu viens encore me foutre des bâtons dans les roues ce soir, j'étais là avant toi, lui dit-je d'un ton aussi froid que la glace.
- Va plutôt dire ça à mon boss, pétasse, répliqua-t-il, avant de rire doucement.


La colère gronda en moi, tel un torrent prenant de plus en plus d'ampleur. Je sentais mon sang bouillonner à travers mes veines, ma panthère intérieur réclamant la mort de cet homme. Mais il fallait que je garde mon sang froid, c'était l'une de mes qualités de tueuse que j'avais affûter au fils des années, mais quand bien même Kaïus était le seul qui pouvait me faire sortir de mes gonds, aussi froid soit-t-il. Prise d'une irrésistible envie de lui planter un couteau dans le ventre, je fit coulisser ma main le long de la fente de mon kimono de soie.

Jusqu'à ce que je tombe sur un discret holster où se tenait l'un de mes poignards, que je fit lentement glisser hors de son étui afin de le ramener discrètement dans ma main. Tout en me tournant vers Kaïus qui ne tarda pas à plongé son regard dans la main, je me rapprocha de lui, me voulant aguicheuse. Je sentis son souffle s'accélérer lorsqu'il me vit poser une main baladeuse sur son torse. Et aussi lentement que possible, je fit glisser ma main dans l'ouverture de son kimono, ses yeux brillèrent de fureur lorsqu'il sentis le métal froid de ma lame contre son torse.

- J'en ai carrément rien à carrer que ton big boss soit le colonel moutarde ou le Dieu des Dieux, je veut que tu dégage et vite, grondais-je.

Curieusement, celui-ci se mit à sourire. Je lui adressais pour toute réponse un regard glacial, tout en tenant le poignard entre mes mains, caché à travers les pans de son kimono.

- J'pense que t'aurais vraiment pas envie que tout le monde découvre qui tu est réellement ici et maintenant, me prévint-t-il d'une voix lourde de promesse, tout en dirigeant sa main ganté vers ma nuque qu'il caressa lentement, avant que je ne sente la froideur de l'acier sur celle-ci.

Kaïus avait caché une lame dans ses propres gants et elle reposait désormais sur ma nuque, en un seul geste il était capable de m'ôter la vie et de même pour moi, en une seule seconde j'était capable de plongé ma lame dans son coeur. Pourtant, ni lui, ni moi étions prêts à mourir d'une façon aussi lamentable. Notre relation était désormais beaucoup plus profonde que tous ces contrats sur les quels nous avions bosser pendant toute ces années. Nous voulions nous battre d'égal à égal, ressentir l'adrénaline coulant dans nos veines lorsque nous, nous engagions dans un combat féroce. Mais nous ne pouvions pas nous l'avouez, car nous étions trop têtus, trop fiers.

Finalement, ce fut lui qui retira sa main en premier, tout en lui jetant un coup d'oeil, je fit de même. Puis sans lui adresser un regard de plus, je m'en allai, loin de lui, loin de la passion débordante de son regard et de mes hormones en surchauffe. Je n'avais pas besoin de distraction, je devais juste appliquer ma mission, net et clairement. Mais en vain, le souvenir de ma lame contre son coeur était encore présent dans mes pensées. J'aurais du le tuer, oui, enfoncer ma lame jusqu'à ce que son sang jaillisse. Mais il y avait eut beaucoup trop de monde, trop de témoins et il aurait pu lui aussi m'enlever la vie. Mais je savais qu'en réalité aucun de nous deux n'aurait pu le faire, nous étions trop obstinés à combattre également. Tel des rivaux éternels.

Je voulais sa peau et il voulait la mienne, mais pas de cette façon là. De toute manière, la soirée était loin d'être terminé et je savais que je ne tarderais pas à revoir ces iris dorés, me lançant des éclairs. Tout en zigzaguant à travers les nobles gens ricanant, j'arrivais enfin au niveau des marches où je croisa le regard ambré d'Eldan Lonkumoï, l'inspecteur millicien qui enquêtait officiellement sur moi. Je savais déjà par ailleurs qu'il avait enquêter récemment sur mon dernier crime dans l'un des camps militaires de Dalfan. L'une de mes missions les plus dangereuse que j'avais effectuer jusqu'à maintenant. J'avais du tuer un sous-lieutenant qui avait abusé de certains de ses soldats.

Généralement, je n'acceptais que les ordures de ce genre. Jamais je n'avais tuer d'enfants, ni de familles. Malgré tout, je possédais une part de conscience et jamais je n'accepterais une mission aussi cruelle. Le souvenir ma maison d'enfance ne ressemblant plus qu'à un gros tas de cendre eut l'effet d'une douche froide pour moi. Garde ton sang froid, me répétais-je mentalement, tout en essayant de me souvenir de cette phrase fatidique dans laquelle j'avais baigné toute mon adolescence auprès de Jaleb.

Il fallait que je garde mon sang froid, car ce soir j'avais une énième cible et un certain assassin de l'ombre ne se gênerait pas pour se mettre sur ma route. Tout en croisant au passage le regard d'Eldan, je me dirigeait maintenant vers les escaliers en hauteur menant au balustrade penché au dessus de la salle, à chaque extrémité de la salle. Les balustrades étaient vides, tous les quidams ayant décidé de se réunir en bas pour apercevoir Lagaan et Igashi, l'occasion n'en était que plus belle pour moi. Je continua mes pas alors, jusqu'à me trouver face à une porte que je poussa lentement pour vérifier qu'il n'y avait personne dans le couloir et m'engagea, sur mes gardes. Mes sens affûtés de métamorphe était idéal dans ces moments là et comme je ne ressentis personne aux alentours, je continua ma route jusqu'à ce que j'entend une planche de bois craquer sous mes pieds.

C'était là, compris-je aussitôt. Tout en m'accroupissant et vérifiant qu'il n'y avait personne aux alentours, je posa mes mains à chaque extrémité de la planche de bois, afin de la soulever. Quelques heures plus tôt, Gaotan était passer avant moi, se faisant passer pour un homme d'entretien et avait posé ici même un sac renfermant ma tenue de mission et quelques armes qui me réjouis aussitôt. Il m'avait préciser où se trouvait ce point et comment je pouvais y parvenir, tel était le fonctionnement des missions. Informations sur la cible, informations sur le bâtiment dans lequel il se trouvait, ensuite venait l'analyse du tout et le dénouement du plan.

Ne remarquant aucune présence aux alentours, je soulever le sac en toile de jute de la trappe, avant de me relever afin de défaire mon kimono. Je le fit glisser de mon corps et retira les pinces dans mes cheveux m'ayant permis de faire tenir ma perruque auburn en place qui rejoignit à son tour le sol. Mes cheveux noirs mis-longs retombèrent en cascade le long de mes épaules nues. Et je me baissa près du sac rapidement afin de pouvoir y sortir ma tenue comportant uniquement une combinaison noir, ainsi qu'un élastique noir me permettant de noué mes cheveux en un chignon pour que je ne puisse pas être gênée pour ce qui s'apprêtait à arrivé.

En fouillant plus encore dans le sac, j'y découvrit tout un tas de petits poignards; mes accessoires fétiches que j'appréciais tout particulièrement. La première raison étant une question de pragmatisme : cela pouvait être caché partout et difficilement repérable. La deuxième étant leurs efficacités lorsque qu'une de mes cibles se le prenait accidentellement en pleine tête. A vous en faire émoustillé le sang ! Tout en continuant ma petite recherche, j'y trouva une arbalète ainsi qu'un arc. Cette mission relevant plus de la discrétion, je décider de choisir l'arbalète et remercier totalement Gaotan. J'étais aux anges. Une fois que j'aurais terminé cette mission j'irais lui rendre visite afin de pouvoir le voir.

Cela faisait un mois que Gaotan et moi nous ne nous étions pas vu. Entre autres parce qu'il partageait la couche de n'importe quelle femelles et parce que j'avais enchaîné mission sur mission. Il fallait vraiment que je demande à Jaleb de me laisser quelques vacances, histoire de partir à Kyosho, une île tropicale non loin de Yao'Oling transformé en une île destinés aux vacanciers. Je me voyais déjà sur la plage regardant le corps huilés des garçons. Le pied.

Mais bon, pour accéder à ma destination de rêve il me fallait déjà trucider Igashi pour les tourments qu'il s'apprêtait à faire passer aux Bérilliens. Ayant terminé de m'habiller, je finis par rangé la perruque auburn et le kimono dans le sac, avant de veiller à ce que le sac finisse dans les douves du château plus bas. Je ne devais laisser aucune trace de moi, parce qu'un certain Eldan n'hésiterais pas à repasser derrière moi. Une fois mon arbalète accroché dans mon dos grâce à une bandoulière et mes petits poignards rangés soigneusement dans les poches de ma combinaison, je repris mon chemin de retour.

Armée et prête à en découdre, je me fondit dans l'obscurité des balustrades pour ne faire plus qu'un avec elle et observa attentivement de haut, ma cible qui ne tardait pas à arriver. J'attendis quelques minutes, tout en essayant de repérer au passage Kaïus mais aucune trace de lui, lorsque soudainement des applaudissements se mirent à s'élever dans les airs, accueillant Laagan Wenfry à ses côtés, se tenant Igashi Kitaka et cinq de ses gorilles battit comme des montagnes. Je ressentis tout de même un frisson lorsque j'aperçus leurs épaules aussi larges que ceux d'un boeuf. Bon sang, il recruté pas chez les minets cet Igashi. En même temps après ce qu'il avait fait, il devait bien entendu s'attendre à ce que des tueurs viennent à ses trousses.

Celui-ci était assez grand et maigrelet, ses cheveux dégarnis et son regard vitreux. A ses côtés, Laagan Wenfry était légèrement plus grand que lui, ses origines Waiennes était la source de son teint basané, celui-ci portait une légère barbe de trois jours et ses cheveux courts bouclés était châtains clairs, ses deux orbes d'un bleu marine aussi profond que la mer Waienne me rappela le pays de mon enfance. Ma mère et son franc parler, son caractère rude et le son des vagues et des rires lorsqu'elle nous emmenez ma fratrie et moi à la plage. Mon coeur se radoucie face à cet image, ne renforçant qu'encore plus ma haine vers Igashi et ces magouilles. Ce chien galeux méritait de crever la gueule ouverte.

Tout en sortant mon arbalète de mon dos pour la prendre en main, j'utilisa ma vue de félin afin de suivre chaque mouvement d'Igashi, celui-ci était entrain de traversé la foule d'invités aux côtés de Lagaan, je ne pouvais pas viser correctement au risque de blesser un civil. Je devais juste attendre qu'il soit enfin sur la balustrade afin de pouvoir viser correctement, espérant qu'entre temps ce salopard de Kaïus ne fasse pas son apparition.

J'observais attentivement Igashi, celui-ci semblait assez nerveux, ses doigts se fourrageant de temps à autre dans ses cheveux, il le savait. Il savait qu'il y avait quelqu'un dans cette salle qui voulait le tuer. Et il ne tarderait pas à découvrir que ce quelqu'un en personne c'était moi. Je souris mentalement à cette pensée, la petite souris prise au piège entre les griffes de la panthère. Une fois qu'il eut traverser entièrement la salle, il se retrouva enfin sur la balustrade, se positionnant derrière Lagaan. Je le vit sortir un mouchoir de sa poche afin d'essuyer son front couvert de sueur. Ses gorilles se mit autour de lui, posant des regards sur la balustrade plus haut. M'étant complètement fondu dans l'ombre, aucun d'eux ne pouvait m'apercevoir, en revanche lorsque Laagan commença son discours, je ne put une énième fois viser Igashi. Ces gardes du corps s'était réunis autour de lui, mais il fallait à tout prix que je vise et vite !

Mon arbalète entre les mains, je pouvait entendre mon sang pulser à travers mes veines, ma respiration lente et contrôlé. Les cinq gorilles n'avaient pas bougé d'un poil, tous aussi droit qu'un i. Quand soudainement, je sentis quelque chose siffler à travers le vent, un kunaï me frôla le visage de peu et vint atterrir dans le mur juste derrière moi. Mon arbalète en main, je me mis aussitôt à tirer vers la direction d'où le kunaï venait arrivé, tout en jetant au cas où un coup d'oeil en bas.

Personne n'avait remarqué, parfait. Les bruits des convives parlant pouvait cacher le bruit de mes armes. Je vis alors soudainement sortir de l'ombre Kaïus, vêtu dans la tenue traditionnel des ninjas de Futsei, hormis la cagoule, celui-ci n'avait qu'un masque cachant son nez et sa bouche. Ses deux iris dorés me lançant des éclairs, il sortis aussitôt son ninjatô de son dos, un espèce de sabre court ressemblant à une dague. Je fit de même en sortant deux petits poignards fétiches et para ses attaques grâce à l'aide de mes poignards résistants. Il était aussi rapide que fort, contrairement à moi qui ne devait miser que sur l'agilité et la vitesse. Je ne pouvait pas posséder la force d'un homme aussi fort que Kaïus, mais j'arrivais à compenser autrement.

Mon sang de métamorphe bouillonnant dans mes veines, je me mit à le maudire mentalement pour m'avoir interrompu.  Il fallait que je tue Igashi et vite, mais je ne pouvais en aucun cas me faire remarquer. D'autant plus qu'au loin je vit Eldan se mettre en mouvement. Je n'avais plus le choix, je devais partir. Tout en continuant à parer les assauts incessant de Kaïus, je sortis aussitôt de ma poche une petite bombe fumigène et m'évapora dans l'ombre, je vit furtivement au loin, les gorilles d'Igashi ayant vu la scène qui se mire aussitôt à traverser la foule beaucoup trop concentré sur le discours de Lagaan.

Kaïus et eux allait devoir régler leurs comptes, tant mieux, que cet imbécile crève, il m'avait fait échouer ma mission ! Je repris aussitôt ma course effréné dans le couloir où Gaotan avait posé mes affaires plutôt et j'alla me poster près d'une lucarne donnant une vue imprenable sur les douves, prête à sauter au risque de me casser les deux jambes. Quand j'entendis soudainement des bruits de pas, lorsque je retourner mon visage vers la personne en question, devant moi se trouver Eldan Lonkumoï, ses deux orbes ambrés remplis de fureur.

- La panthère noire, compris-t-il aussitôt en me voyant vêtu ainsi. Je vais devoir vous arrêtez.
- Très bonne blague, gentil milicien, lui répondit-je.
- Je ne rigole pas, grogna-t-il en sortant son katana de son étuis.
- Rangez ça, vous allez vous coupez, le taquinais-je.
- Vous, vous foutez de moi ?, repris-t-il, les sourcils froncés.
- Un peu oui. Vous avez enquêter sur moi depuis tout ce temps et vous n'avez jamais réussit à me trouver, jusqu'à ce soir. Accidentellement par ailleurs. Vous avez de la chance, je ne m'en prend pas aux jolis garçons innocents, mais si vous continuez à fouiné sur moi, je risque de vous rendre une petite visite.


Je vis apparaître sur ses joues quelques légers rougissements, mais aussitôt son regard se fit plus dur. Il y avait comme une alchimie entre nous, quelque chose que je n'aurais su définir, peut-être un béguin non voulus malgré nous ? En tous cas, je n'avais pas la tête à ça et il fallait que je me décide rapidement à sauter dans ce précipice sans fond qui me donna légèrement le vertige.

- Je vous retrouverais où que vous soyez, vous ne m'échapperez pas, panthère noire, me dit-t-il d'une voix chargé de promesse.
- A la revoyure, Eldan !, ricanais-je, avant de me décider enfin à sauter, m'évaporant dans cette nuit noire.




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Une demi-heure plus tard après m'être évader de Long Mu où j'avais du escalader les murailles de la ville, assommant au passage quelques miliciens qui m'avait mis des bâtons dans les roues. Me voilà dans les forêts de Long, sous ma forme féline, à la recherche de la maison d'une dénommée Jezayade, une mage amie de Jaleb depuis des années. Qui part ailleurs m'avait déjà initiée, étant plus jeune, à savoir confectionner des tisanes empoissonnées. Jezayade était une amie d'enfance de Jaleb et venait parfois passer quelques vacances à Yao'Oling, d'ailleurs je soupçonner ces deux là d'être un peu plus que des amis. Jezayade était originaire de Long Mu, mais ses ancêtres étaient des marchands Scarrathien, ce qui expliquer son teint assez basanée, pourtant ses traits étaient ceux d'une Bérillienne.

Sous ma forme de panthère, je me mis à courir à travers la forêt de conifère pour enfin trouver au loin une petite maison éclairer par plusieurs lanternes orangeâtres. Une fois que je fut devant chez elle, je me mit à muter sous ma forme humaine, en sentant douloureusement mes os craqués les uns après les autres, une fois que je fut sous ma forme humaine, le vent frais de la forêt me fit claquer des dents. J'étais nue, sale recouverte de boue et je venais d'échouer ma mission. Super.

Quand tout à coup, la porte de la petite cabane s'ouvris, laissant voir une femme vêtue dans un kimono de soie vert contrastant grandiosement avec son teint hâlé, ses longs cheveux d'un noir de jais redescendant le long de ses épaules, touchant pratiquement le sol. Ses yeux était d'un vert de jade et rien qu'avec un seul regard, elle semblait être capable de fonder les tréfonds de mon âme. Ce qui m'avait toujours dérangé avec elle, c'est que j'avais l'impression qu'elle savait tout sur moi.

- Je t'attendais. Dit moi, tu est dans un sale état, rentre, me convia-t-elle aussitôt.

Lorsque enfin je pénétra à l'intérieur de chez elle, elle partis aussitôt chercher de quoi me couvrir. Sa maison étaient remplis de petite breloque en tout genre, face à moi se trouvait une grande cheminée en face d'une causeuse rouge. A ma gauche, se trouvait un plan de travail sur lequel était disposé plusieurs petites potions bocal renfermant des toute sorte de chose toute aussi glauque les unes que les autres. Je ne tenais même pas à savoir ce qu'elle avait enfermé dedans. Les lueurs des lanternes disposé à travers un peu partout l'intérieur de la cabane, diffusée une lumière orange assez chaleureuse. Tout à coup, elle revint aussitôt avec un juban blanc, m'arrivant au niveau des genoux dont elle me noua la ceinture.

- Que s'est-t-il passé ?, me demanda-t-elle, en me faisant signe de s'asseoir sur la causeuse.

Je l'écouta et m'assit, tandis qu'elle se dirigea pour repartir vers son plan de travail.

- Je me suis faite doublée et un milicien à découvert mon identité, répondit-je en serrant les poings.

La prochaine fois je tuerais pour de bon ce foutu Kaïus !

- Donc tu n'a pas tué Igashi, répondit-elle.
- Ouais..., soupirais-je en portant ma main à mon front.
- Le contrat que Jaleb ta passé est valable pour les quarante-huit heures qui suivent, tu dois le liquider.
- Je sais bien ! Mais à l'heure qu'il est Igashi est entouré de gros gorilles qui savent que j'étais là !
- Est-ce qu'ils ont vus ton visage ?, me demanda-t-elle.
- Non... Encore heureux.
- Alors tu peut avoir une chance de terminé ce que tu as commencé, tu sais qui est l'homme qui ta doublé ?
- Oui, c'est le Punisseur, répondis-je.
- Je vois... Un assassin de l'ombre. Ces ninjas de Futsei nous ont toujours causés des problèmes, grogna-t-elle en donnant un coup de cuillère brusque dans son chaudron. Et qui était le milicien ?
- Eldan Lonkumoï, il veut ma peau, soufflais-je.
- Nous allons devoir la joué en finesse. Maintenant qu'Eldan sait qui tu est qu'une énième fois Kaïus ta doublé, son boss ne va sûrement pas le laisser t'échapper les bras croisés.
- Donc tu veut dire que maintenant toute la milice Bérillienne et les assassins de l'ombre sont à ma poursuite ? Ainsi que les hommes d'Igashi ?
- Tu tes mis dans un sacré pétrin ma petite, soupira-t-elle.
- Ouais je sais...


C'était le cas de le dire. Et en plus je devais liquider Igashi dans les quarante-huit heures à venir, sinon qui sait ce qui pourrait arrivé au front de Dalfan. Bref, j'étais vraiment dans la merde. Il fallait que je démerde pour me sortir les pieds de ce bourbier.

- J'ai une idée qui ne va sûrement pas te plaire, déclara-t-elle soudainement.

Tout en me redressant, je tourner mon visage vers elle.

- Je connais le chef des assassins de l'ombre. Nous pourrions pactiser avec eux le temps de cette mission.
- Quoi... Tes complètement dingue ?!, m'alarmais-je en me levant aussitôt.


Les assassins de l'ombre était bien connus pour être de bon stratège, a n'importe quel moment l'un deux pourrait me planter un couteau dans le dos. Surtout l'un d'entre eux, dont les iris dorés me donna des frissons.

- Nous n'avons pas le choix, d'autant plus qu'ils ont officiellement mené une enquête sur toi, le Punisseur sait qui tu est et n'hésiterais pas à tout divulguer si son boss lui en donnerait l'ordre.

Avait-je mal entendu ? Ces salopards avait enquêter sur moi !

- Pardon ?!, m'exclamais-je.
- Ils ont enquêter sur ton passé, ma p'tite. Le seul moyen de calmer les choses est de signer un traité de paix. D'autant plus qu'ils sont redoutablement efficace et pourrait te venir en aide.
- Mais et... Jaleb ?!! Tu y a pensé ?!
- Désormais ce n'est plus qu'un simple contrat, Krystal ! C'est une affaire d'état ! Et Jaleb aurait agis de la même façon.


Maintenant, je commençais à comprendre que tout cela ne me concernait pas moi seulement. Mais la survie de Bérillion tout entier.


A SUIVRE...

 
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Re: Black Panther.

Message par Tatiana Barrymore le Mer 14 Mai - 17:42

Chapitre 2.


Après m'être nourrie, lavée et changée. Jezayade m'avait remis la lettre que j'allais devoir passer aux Assassins de l'ombres, après des adieux chaleureux, elle me souhaita bonne chance et comme à mon habitude, je lui répondais que j'allais vraiment en avoir besoin. Maintenant, pratiquement tout Bérillion était à la recherche de la Panthère Noire, les gros bras d'Igashi, la milice Bérilienne - en particulier un certain Eldan Lonkumoï - et pour finir, le plus pire; les Ninjas << Heka >> de Futsei. Surtout l'un d'entre eux, se nommant Le Punisseur. Je m'étais toujours demander pourquoi un tel nom ? Je n'en savais pas vraiment beaucoup sur Kaïus, malgré tout nos différents et tout nos combats, la seule chose que je savais sur lui c'est qu'il était capable de descendre une dizaine d'hommes en l'espace d'une minute. Et pour ça, croyez moi, je l'avais vu à l'oeuvre plus d'une fois.

Alors s'il était capable d'une tel chose, je me demandais vraiment ce qui allait m'arriver une fois que j'aurais mis pieds à Futsei. Mais il n'y avait pas que ça, une autre question me taraudait depuis que j'étais partis de la maison de Jezayade au dos de l'un de ses chevaux. D'où connaissait-t-elle le boss de Kaïus ? Et surtout, le plus primordial, se connaissaient-t-ils tellement bien au point qu'il accepte ma requête ? Ça j'en doutais fortement, malgré toute la confiance que je portais en Jezayade, je ne pouvais m'empêcher de retenir cette peur qui grimpait en moi, au fur et à mesure que mes pas me rapprochait de Futsei.

Ce n'était pas la première fois qu'une galère m'arrivait en pleine mission, mais au point que cela concerne tout Bérillion, c'était tout une autre affaire. Je m'étais mise les pieds dans un bourbier auquel je ne pouvais échapper et il me fallait maintenant en assumer les conséquences et terminer illico le job. C'était soit ça, soit je crèverais dans d'atroce souffrance. Je tenais à ma vie et je tenais à ce qu'Igashi paye pour les actes qu'il avait commis. Deux orbes d'un bleu marin se faufilèrent dans mon esprit. Lagaan Wenfry, l'homme d'affaire Waïen. Était-t-il au courant pour ce qu'Igashi avait fait ? J'en doutais fortement, car s'il le savait, il n'aurait pas hésiter lui même à le tuer.

Enfin, pour le peu que j'en savais... Mais je connaissait bien les Waïens - puisque j'en était une moi même - et leurs caractères bien trempés. Aucun Waïen digne de ce nom n'aurait laisser faire une tel chose pareil, qui plus est sous son nez. Et l'époque à laquelle nous vivions était bien rude. J'avais entendu des rumeurs récemment comme quoi l'Empereur Haynailien aurait rendu l'âme.

Mes doigts resserrèrent leurs prises sur mes rênes à l'évocation des Haynailiens. Je pouvais encore me souvenir du soleil se levant à l'horizon, de l'odeur nauséabonde du souffre et des cendres flottants dans l'air. Quelques années plus tôt, les Haynailiens avait massacrer ma famille, jusqu'à finalement ne laisser que de mon foyer, des cendres. J'essayais aussitôt de chasser cette image de mon esprit, me concentrant plus tôt sur ma mission actuelle qui évoquait en quelques sortes à me jeter dans la gueule du loup.

A bride abattue, le cheval que m'avait prêter Jezayade fonçait à travers la forêt entourant Long Mu. Au loin, entre les arbres, je pouvait apercevoir quelques lumières dorées en provenance de la ville, il me fallait agir rapidement. Car il ne me restait plus que deux jours pour que je puisse stopper les magouilles d'Igashi, sinon Bérillion en prendrait un sacré coup. Ça je le savais et j'en étais sur même, mais pour ce falloir, il me fallait déjà affronter les Heka de Futsei. Quand à savoir si j'allais en ressortir vivante... Seul le destin me le dirait. Et le destin m'avait déjà jouer beaucoup trop de tour pour que je puisse me reposer sur lui.

J'entendais encore Jaleb me répétais que la seule chose sur laquelle je pouvais compter, c'était moi même. Il avait raison, il avait toujours eut raison. Je me remémorais quelques années plus tôt, Jaleb m'entraînant d'arrache-pied pour faire de moi ce que j'étais aujourd'hui. Son expression impassible, cette manie de toujours froncés les sourcils et l'odeur de ces petits cigares. Cela m'arracha un sourire, Jaleb et son fils, Gaotan avait était ma deuxième famille et ils le seraient, pour toujours. Il me tardait de rentrer et de revoir leurs bouilles.

Ce fut finalement au bout de deux bonnes heures que je commençais à rentrer en terrain hostile. La forêt de Futsei était beaucoup plus dense que celle de Long. Le bout des arbres s'entrelacés, me cachant la vue du ciel de nuit étoilé. Ils me faisaient pensé à de petits ponts aériens, pragmatique pour l'espionnage. Sûrement l'une des autres raisons pour les quels les Heka avait choisis cette région reculée pour y construire leur Hekankai. Tandis que j'avançais en terrain inconnu, même le vent frais faisant danser les feuilles me ficha la trouille. Oui, j'avais peur, parce que les Heka était capable de tuer n'importe qui en l'espace d'un clignement d'oeil.

J'étais peut-être une tueuse des plus réputées de Bérillion, je n'en étais pas moins pour autant suicidaire et n'hésitais pas à utiliser de la triche lors de certains combats. Je n'avais pas l'éthique des grands guerriers Bérilliens fonçant à bride abattue sur le champ de bataille et l'honneur de mourir sur le champ de bataille. Non, moi je tenais à ma vie, jusqu'au jour où je retrouverais les responsables qui avaient calcinés ma famille.

Et une fois que cela serait terminé, là, ouais, je pourrais crever en paix.

Soudainement, un souffle froid, ténébreux me parcourus l'échine, tandis que j'avançais petit à petit dans le Hekankai. Comme si j'étais happer entre les bras d'une force puissante et impénétrable. Cela faisait la première fois que je ressentais une tel sensation, au point que j'en ressentis des frissons de la tête aux pieds. Non loin, j'entendis les clapotis d'un petit ruisseau et me dirigeais aussitôt vers celui-ci, histoire d'abreuver mon cheval. Avec tout ce qu'il avait parcourus, il le méritait amplement.

Tandis qu'il se désaltérer, j'en profitais pour vérifier si mes poignards étaient toujours bien là, caché précautionneusement sous mon short noir, accompagné d'un keikogi noir à capuche et pour finir mes gettas et mes bas en résille remontant jusqu'à mes mollets. Le tout recouvert par un long chaperon noir. J'essayais aussi de sonder les alentours grâces à mon pouvoir de métamorphe, cherchant s'il y avait d'autres énergies que la mienne, mais il n'y avait que celle de mon cheval et moi même. Pourtant, cette aura ténébreuse ne m'avait toujours pas quitter, je pouvais la sentir, s'infiltrant dans chaque pores de ma peau, puissante et redoutable.

J'optais alors pour ne pas y prêter attention, mais ce ne fut que lorsque les ténèbres brouillèrent complètement ma vision que je compris une chose.

J'étais foutue.


------------------------------


Ce fut à coup de sceau d'eau glacial que mes kidnappeurs me réveillèrent. Je laissais échapper par mégarde un cri de fureur et de surprise, j'essayais de bouger mes mains à la recherche de mes couteaux pour pouvoir me défendre, mais j'en fut incapable, parce que j'étais enchaînée.

- Et bah putain, c'est pas trop tôt !, fit une voix masculine, qui m'étais inconnue.

Je levais mon regard vers cette voix qui m'étais inconnu, mais en vain. Ma vue était flou, je n'arrivais pas à distinguer leurs visages. Peu à peu, des myriades de voix masculine s'élevèrent jusqu'à moi sans pour autant que j'en comprenne les paroles. Je m'étais faite avoir. Et les seuls hommes qui pouvait se tenir devant moi, ne pouvait être que des Heka. Lorsqu'enfin ma vue décida à ne plus me jouait des tours, je pouvais enfin apercevoir leurs visages. Ils étaient cinq, vêtu de noir de la tête aux pieds, leurs visages à découvert. Le premier d'entre eux qui avait pris la parole était assis sur un tabouret, croquant avidement dans une pomme tout en me reluquant de la tête aux pieds.

Ces cheveux noirs étaient courts, son teint pâle et ses deux yeux aussi noir que l'ébène, les traits de son visage n'était pas particulièrement parfait, mais il se dégageait de cet homme un magnétisme et un charme fou. Mais pour l'instant, cet enfoiré venait malheureusement de rejoindre ma liste rouge. Ma liste sanglante.

- On a retrouver tes p'tits jouets qui traîner un peu partout sur toi... Bon, ok, j'en ai profité pour me rincer l'oeil, mais bon sang, ça fait tellement longtemps que j'ai pas vus une paire de nichons aussi beaux !, s'exclama celui-ci.

Je compris que l'allusion des jouets faisait références à mes poignards.

- Kerth, on a bien compris que t'étais en manque, mais qu'est-ce qu'on doit faire de cette fille ?, répliqua un autre, un jeune homme au cheveux châtains.
- Oh, j'ai tout un tas d'idée en tête concernant le sort de cette apprentie poignardeuse, répondit le dénommé Kerth.


Pour toute réponse, je lui lançait un cracha bien poisseux et lui envoyais jusqu'à ses pieds.

- L'apprentie poignardeuse t'emmerde, connard, répliquais-je.

Celui-ci me toisa du regard et sa réponse ne fut pas longue à venir. L'énorme gifle qu'il me donna suffit à me donner le tournis.

- On dirait qu'on est tombé sur une insolente, hein les gars ?, fit-t-il en se tournant vers ses camarades qui restèrent impassible.

Il empoigna mes cheveux tellement fort que je put presque les sentir sortir de mon crâne. En voilà un autre qui allait déguster une fois que je serais libre. Je commençais maintenant à comprendre pourquoi Kaïus était aussi arrogant, si tous ces frères d'armes étaient pareils, j'étais vraiment dans la mouise jusqu'au cou.

- Et tu sais ce que j'leurs fait aux insolentes... ? Je leurs apprends les bonnes manières, conclut-t-il, avant de lécher ma joue comme s'il s'était agis d'un vulgaire bonbon.

Je ne sais pas ce qui me retenait de lui foutre mon poing dans sa gueule. Ah oui, mes chaînes.

Et ce fut à ce même moment qu'en dehors de la tente, plusieurs autres voix s'élevèrent, dont l'un d'entre elle, reconnaissable d'entre toutes. Et je ne tarda pas à en découvrir son propriétaire. Kaïus Eisuke, accompagné de deux autres de ses frères d'armes. Lorsqu'il aperçus mon visage, je vit une lueur de surprise dans ses yeux mordorés. Il ne s'était pas attendus à celle-là.

- Lâche la Kerth. Celle là n'est pas une putain, gronda Kaïus.
- Je l'avais remarqué. Lorsqu'on la trouvé elle était armée de la tête aux pieds, repris Kerth, en se relevant pour faire face à Kaïus.
- Qu'est-ce que tu fou là ?, repris le géant aux yeux dorés, tout en s'adressant à moi.
- Peut-être que si vous m'aviez fouiller plus correctement vous aurez sûrement du trouver une lettre destiné uniquement à votre boss, m'expliquais-je.


Les heka s'adressèrent des regards interloqués, seul l'un d'entre eux darda son regard sur moi, Kaïus. Il savait qui j'étais et ce que je faisait. Je pouvais voir ses yeux dorés me lançant des éclairs, il me sonder, essayant de trouver en moi une trace de mensonge, mais il n'en trouva pas. Méfiant, il s'approcha de moi et s'accroupis, nos deux visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres de l'autre. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mon visage, ses deux yeux me reluquèrent de haut en bas et je pu apercevoir une pointe de désir dans son regard.

Le temps semblait s'être arrêter, autour de nous les heka nous regardaient à présent dans cette affrontement silencieux. Lorsqu'il releva son regard vers le mien, il laissa échapper un grognement et plongea sa main dans l'une des poches de mon short pour y ressortir une lettre comportant le sceau de Jezayade. C'était une étoile entouré d'un cercle, l'étoile des éléments primordiaux, un sceau magique.

Toujours en se méfiant, il inspecta le sceau d'encre rouge pendant quelques secondes et tourna son regard vers moi. Il savait qu'une fois libérer je n'hésiterais pas à le tuer. Mais en vu de la situation dans laquelle j'étais, je l'épargnerais cette fois-ci et il y comprit clairement mon message en lisant à travers mes yeux.

- On l'emmène au boss, détacher là, fit-t-il finalement, en se relevant, la lettre entre ses doigts.

Quelques secondes plus tard, Kerth et Kaïus m'attrapaient par les épaules et me firent sortirent de la tente, avec leurs fortes poignes je n'étais pas prête de leurs échappaient. D'autant plus que devant moi maintenant se trouvait le camp des Heka, chacun d'entre eux se retournèrent vers Kaïus et Kerth lorsqu'ils me virent en leurs compagnies. Il me firent traverser le camp, en compagnie de cinq autres hommes, ainsi que le jeune homme aux cheveux châtains que j'avais vu dans la tente. Par ici et par là, se tenait d'autres feus de camps, ainsi que plusieurs autres tente où des heka se battaient, d'autres pariaient sur le vainqueur ou le perdant. Certains riant en buvant du saké. Cela changea radicalement ma vision des ninjas de Futsei, contrairement à ce que j'avais pensé, ils étaient tous aussi humains que moi...

Enfin presque, car en réalité, j'étais une métamorphe et aucun d'entre eux ne le savaient, ni même Kaïus. Au bout de quelques secondes, Kerth relâcha mes épaules et ce fut Kaïus qui prit le relais en m'attrapant fortement mes deux mains pour me les plaqués dans le dos, tout en me faisant avancer à travers le camp.

- C'est comme ça que vous accueillez vos invités ?, ricanais-je, tout en essayant de faire abstraction de la forte poigne de Kaïus qui était pratiquement entrain de me broyer les poignets.
- Seulement les invités avec des jambes interminables et des dizaine de couteaux, répliqua-t-il.


Je ne pu m'empêcher de répliquer, ce fut plus fort que moi.

- Ça tombe bien, la prochaine fois je comptais ramener une lance pour te l'enfoncer profondément là où je pense.

J'avais définitivement une trop grande gueule. Il me poussa brusquement et m'asséna une claque sur les fesses, ce qui fit rire Kerth devant nous. Les autres heka derrière nous se contentèrent de rester aussi impassible et froid que des statues. Même des zombies auraient été plus expressif.

- Tes pas en position de parler Krys. Si j'aurais voulu je les auraient laisser te violer devant tous les autres, alors soit contente que je sois venus te libérer, murmura-t-il en se penchant près de mon oreille.

Je le savais et pourtant, malgré tout cela, je ne pouvait m'empêcher de le détester encore plus fortement. Car maintenant, je lui devais quelque chose et j'avais horreur d'accumuler des dettes, surtout à mon pire ennemi. Et depuis quand lui et moi, nous, nous étions trouvés des surnoms ?

Finalement, au bout de quelques minutes, nous arrivâmes devant un grand escalier large en pierre, remontant jusqu'à un immense temple perché sur une colline. Dominant toute la vallée du Hekankai où se trouvait les camps des Heka. J'en comptais une bonne cinquantaine une fois que nous fûmes en haut. J'avais aussi repérer quelques issues susceptibles pour un échappatoire, juste au cas où. Mon instinct de tueuse prenant toujours le dessus.

Une fois que nous fûmes face au temple, deux heka vêtu d'armures noires adressèrent un salut bref à Kaïus. Je notai dans un coin de ma tête qu'il avait une certaine influence sur les autres soldats. Comme s'il était leur supérieur, cela pourrait toujours me servir, on ne savait jamais. Suite à cela, ils poussèrent les deux immenses portes noirs, laissant entrevoir une salle vaste, comparable à celle du bal où s'était trouvé Igashi et Lagaan. Seul, Kerth, Kaïus, le châtain et moi même furent autorisé à renter. Des marches d'escaliers descendantes se trouvait face à nous, recouvert d'un long tapis rouge menant plus bas jusqu'à un espèce de tatami, où se trouvait assis un homme.

Au fur et à mesure que nous descendions, je pus distinguer au mieux sa silhouette. Il devait au moins facilement atteindre les un mètre quatre vingt-dix, ses courts cheveux poivre et sel me firent pensé qu'il était d'un certain âge, néanmoins, sa carrure était immense. Ses larges mains faisait le triple des miennes. Son teint était hâlé et ses deux orbes d'un bleus très clairs me rappelèrent celle de Jaleb. La ressemblance était frappante. Il était vêtu d'un armure noir, ses mains étaient recouvertes par des gants. Je put en revanche apercevoir sur son arcade droite une petite balafre. Son nez aquilin n'enlevait rien à sa beauté et au charisme qui se dégageait de lui et son expression ne put une énième fois me faire penser à celle de Jaleb. Il avait les sourcils froncés.

Lorsque nous fûmes enfin face à lui, il posa un regard impassible sur moi et je ne put m'empêcher de ressentir des frissons lorsqu'il souleva son énorme carcasse. Il était géant, encore plus grand que Kaïus et ce que j'avais pu pensé.

- Kaïus... Combien de fois t'ai-je déjà dit que les putains ne m'intéresser pas ?!, gronda la voix de l'homme, une voix profonde, caverneuse.
- Ce n'est pas une putain, Kaleb-sama, c'est la Panthère Noire et j'ai une lettre pour vous, lui expliqua Kaïus en me confiant à Kerth.


Je pu apercevoir une lueur mystérieuse dans les yeux du dit Kaleb, lorsque Kaïus lui annonça qui j'étais. Il darda longuement son regard sur moi, avant qu'il n'attrape la lettre qui lui était destiné entre ses immenses mains. Une lueur nostalgique apparut dans son regard lorsqu'il aperçu le sceau de Jezayade, ce qui ne tarda pas à confirmer mes pensées. Il avait bel et bien eut quelques choses entre ces deux là. En même temps, Jezayade était l'une des plus belles femmes qui m'avait été donné de voir et le boss de Kaïus n'en été pas moins très bel homme.

Une fois qu'il eut finis de lire la lettre, il lâcha un grognement et reporta son regard sur moi.

- Alors tu est la protégée de Jaleb et Jezayade. Kaïus ma déjà parler de toi et de vos petites rencontres nocturnes, annonça-t-il.
- Vous connaissez Jaleb ?, m'enquis-je.
- C'est une vieille histoire. Tu veut donc pactiser avec nous le temps de stopper Igashi ?, demanda Kaleb.
- Il est actuellement entrain de fournir les Nurénuiliens en armes. Et si je ne le stoppe pas dans les quarante huit heure à venir, ce n'est pas moi que vous allez devoir craindre, mais les soldats du nord.


Je jetais un regard à Kaïus, lui même en resta étonner pendant quelques secondes, mais il ne tarda pas à reprendre aussitôt son expression impassible. Je comptais les secondes tandis que Kaleb réfléchissait. Cinq... Dix... Vingt... Quarante... Soixante...

- Très bien, accepta finalement celui-ci.

Mon regard se fit aussitôt méfiant, je savais que s'il avait accepter, j'allais devoir lui rendre un service en retour. Bon sang et une dette de plus ! Super Krystal, continue comme ça !

- Kaïus et Kerth t'accompagnerons, s'il se passe quoi que ce soit pendant cette mission, je les autoriserais à te tuer, termina finalement Kaleb.

Super, maintenant la menace était encore plus proche de moi que je ne l'avais pensé. Et j'allais devoir faire équipe avec un pervers et un belliqueux. Dans quel bourbier Jezayade m'avait foutu les pieds ?!!


A SUIVRE...
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Re: Black Panther.

Message par Tatiana Barrymore le Jeu 15 Mai - 3:26

Chapitre 3.


Ce fut Kaïus qui enleva ma paire de menottes alors que nous étions encore dans le même temple où se trouvait Kaleb. Lentement, je fit bouger mes poignets endolories, tandis que le grincheux aux yeux dorés à mes côtés les rangea discrètement dans ses habits noirs. Ses deux orbes fascinantes me lancèrent un avertissement silencieux, mais le message fut bien enregistré. Il n'hésiterais pas à les ressortir si nécessaire. Je lui lançais un regard froid en guise de réponse, essayant de faire taire toutes ces émotions qui me rendait folle de rage. Humilié et à deux doigts de me faire violer, j'avais faillis devenir l'objet de toute les tentations dans ce maudit Hekankai. J'en remercier encore Jezayade, sans elle une cinquantaine d'hommes serait entrain de prendre leurs pieds avec moi.

- Où sont mes poignards ?, demandais-je en me retournant vers Kerth.
- Ils sont en bas, répondit-t-il, avant de saluer son maître d'une courte révérence.


A ma droite, Kaïus s'exécuta aussi. Je n'en fit rien, car l'accueil que m'avais réserver les Heka laisser à désirer. Plutôt crever que de devoir leurs accordés une faveur de plus. Sans plus de cérémonie je fit demi-tour, je n'avais plus envie de m'attarder dans un tel endroit. D'autant plus que soudainement cette puissance qui m'avait frappé de stupeur quelques heures plus tôt, revint aussitôt.

- Panthère. J'aimerais vous parler, seul à seul, gronda la voix caverneuse de Kaleb.

Sa voix profonde eut pour effet de me retourner les entrailles. Lentement, je pivotais face à lui. Kaïus et Kerth se lancèrent un regard, puis marchèrent en direction des escaliers de sortie. Lorsque Kaïus passa à mes côtés, il ne m'accorda même pas un regard et sortis, me laissant seule face au grand méchant loup. J'entendis derrière moi le lourd grincement inaudible des portes se fermant et lorsqu'enfin Kaleb et moi furent seul, je sentis la puissance ténébreuse me happer dans ses bras.

Elle était tellement forte, grande et puissante que je put la sentir couler dans mes veines, s'insinuant en moi comme un venin invincible. Tel un félin à l'affût, elle me regardais, me narguais. Il fallait que je l'oublie, que j'en fasse abstraction complètement afin qu'elle ne me prenne pas au piège. Maintenant que je me retrouver seule avec Kaleb, plusieurs options s'offrait à moi. La première était qu'il me tue, la deuxième étant le règlement de cette foutue et énième dette que je m'étais mise sur le dos. La première option je l'envisageais grandement et mon regard se tourna aussitôt vers quelque chose susceptible de me servir d'armes. Mais je calculer tout de même mon jugement un peu trop hâtif, pour quels raisons aurait-t-il voulus me tuer ?

Premièrement : Lui et Jaleb se connaissait, peut-être que le vieux lui avait donner du fil à retordre dans le passé et qu'il voulait maintenant se venger en tuant sa seule et unique élève. Deuxièmement : Qu'il soit d'alliance avec Igashi et qu'il veuille me voir crever.

- Maintenant que vos deux chiens de gardes sont partis, je suppose que nous pouvons mettre carte sur table, me hâtais-je.
- En effet, me répondis celui-ci, tout en fouillant dans l'une des poches.


Mon regard se fit méfiant, me préparant à toute éventualité d'attaque, je restais concentrée. Mais à la place d'un kunaï où d'une fine lame, il en ressortis un collier fin au bout du quel pendait une pierre de jade. Je fut tentée de rire mais me calma aussitôt.

- Jeune fille, si tu ressort vivante de cette mission, j'aimerais que tu apporte cela à Jezayade, me confia-t-il, en tendant le collier face à moi, dans le vide.

Je regardais face à moi, la pierre de jade se balançant légèrement de gauche à droite tout en essayant d'analyser la situation. Il devait forcément avoir eut plus que de l'amitié entre lui et Jezayade, en vu de son regard bleu remplis de nostalgie, je me mit fortement à douter de la nature de leurs relations. Il était sincère, je pouvais le voir dans ses yeux. Alors je m'approchais de lui et lui pris le collier de ses immenses mains afin de le ranger dans l'une de mes poches.

Leur relation ne me regardait pas, je préférer en rester là. Maintenant que j'avais presque combler sa dette, il ne me restait plus qu'à sortir et rejoindre les deux autres zigotos, mais la voix puissante de Kaleb m'asséna une énième fois, tel une vague puissante, toute en force.

- Je me demande bien ce que Jaleb ta trouvée pour qu'il puisse t'apprendre tout ce qu'il connaît, déclara-t-il.

Intrigué, je tournais mon regard vers lui.

- Vous lui ressembler, m'exclamais-je.
- Ce n'est sûrement pas une coïncidence, repris-t-il, avant que ses fines lèvres ne s'incurve en un sourire mystérieux.


Je garder mon expression impassible et me tourner, dos à lui. Un demi-sourire ornant mes lèvres, je lui dit aurevoir du dos de la paume commençait à prendre le chemin de la sortie. Une fois en haut des escaliers, je me retournais une derrière fois vers lui.

- La vie n'est jamais faite de coïncidence et ce n'est sûrement pas ce collier qui va m'en dissuader, lui lançais-je.

Suite à cela, je sortais hors du temple. Le vent frais de la nuit me frappa de plein fouet, les deux Heka posté à chaque côté de la porte me regardèrent avec méfiance. Je les évitais aussitôt et descendit les marches unes à une, bercée par les myriades de voix masculine plus bas dans la vallée du Hekankai. Les arbres à cerisier bourgeonnaient déjà leurs premières petites fleurs, signifiant l'arrivée imminente du printemps. Je repensais à la phrase que m'avait dite Kaleb. Lentement peu à peu, j'essayais de mettre en place les morceaux du puzzle dans ma tête.

Toute cette affaire devait forcément concerner le passé de mon mentor, Jaleb. Sa ressemblance avec Kaleb, le fait que Kaleb connaissait Jezayade et lui aussi. Était-t-ils... Amis d'enfances ? Un sourire apparut sur mon visage malgré moi à cette pensée. Si ça se trouve, cela pourrait être vrai. Le passé de mon mentor commençait sérieusement à m'intriguer, ainsi que celle des deux autres. Il fallait vraiment que je me renseigne sur tout cela lorsque j'aurais finis ma mission. Si entre temps, je ne me faisait pas tuer par Kaïus, Kerth, où les gros bras d'Igashi.

Tandis que je descendait les marches unes à unes, je repérais au loin Kaïus et Kerth, préparant leurs chevaux. Kaïus s'occupait d'un troisième, qui me serait sûrement destiner. Je l'observais de loin, discrètement. Les traits de son visage était fin, sa mâchoire carré, ses lèvres ni trop fines, ni trop épaisse. Parfaite pour les baisers. Je me surpris moi même à cette pensée, cela faisait bien longtemps que Kaïus et moi nous, nous connaissions. Je devais reconnaître que j'avais toujours eut une certaine attirance pour lui, mais contrairement à mes anciens coups de coeur, ce que je ressentais pour lui était beaucoup plus obscure.

Plus animal. Comme un besoin pressant voulant être tout de suite assouvi. Ma panthère intérieur le réclamait. Elle voulait s'agripper à ses larges épaules, planter ses crocs dans chaque parties de son corps. Elle le voulait. Mon bas ventre commença à s'enflammer vu la tournure à laquelle prenait mes pensées. Il ne fallait pas que je soit déconcentrée sur mes objectifs. J'avais un traître à tuer avant de me fixer sur mes hormones d'adolescente prépubère. Tout en essayant de chasser ses pensées peu chaste, je me rapprochais là où Kerth et Kaïus se tenait.

Lorsque j'arrivais vers lui, il tourna son regard vers moi.

- Étonner de me voir toujours vivante ?, fit-je dans un sourire moqueur.
- Tu sais ce qu'on dit... On garde toujours le meilleur pour la fin, me répondit-t-il.


Pendant un bref instant, je revis dans ses orbes dorés une lueur de désir, mais il ne s'attarda pas longtemps sur moi et retourna sur le cheval dont il était entrain de s'occuper. C'était la jument que m'avais confier Jezayade, à travers la nuit, sa longue robe blanche émettait de belle lueurs nacrés. J'en profitait pour la caresser, ses yeux étaient d'un bleus clairs comme l'océan. Depuis mon plus jeune âge j'avais toujours était très proche des animaux, sûrement mon côté métamorphe prenant le dessus.

- Alors... Qu'est-ce que tu propose, après tout c'est toi qui nous as embarqué dans cette histoire, commença Kaïus en s'adressant à moi.
- Si tu n'étais pas venus ramener ton grain de sel, sache qu'à l'heure Igashi serait pulvérisé, rappliquais-je en dardant mon regard vert sur lui.


S'en suivit d'un long combat silencieux, face à face, yeux dans les yeux. J'avais une irrésistible envie de lui crever les yeux, où de l'étrangler avec les rênes de la jument, mais nous fûmes coupés par des bruits de chevaux aux galops. Quelques secondes plus tard, tout les Heka abandonnèrent leurs distractions pour se tourner vers la direction du bruit. Tous semblait être rentrer dans une sphère silencieuse, une phase de mode combat. Jamais je n'avais vu ça auparavant, ils semblaient tous concentré, leurs armes reposant près d'eux, prête à être dégainée en cas d'attaque. C'était impressionnant, je du me l'avouer.

Peu de temps après cela, des hommes vêtus d'armures chevauchant des chevaux arrivèrent. Ils étaient trois, l'un d'eux portait une bannière avec l'insigne de Bérillion. Mon sang ne fit qu'un tour lorsque je reconnut l'homme au milieu des trois.

Eldan Lonkumoï.

Mon sang de métamorphe se mit à bouillir en moi. Je savais la raison de sa venue, j'observais les alentours à la recherche d'une futur arme potentiel et darder mon regard sur Eldan. Lorsqu'il descendit à terre, ses deux katanas trônant fièrement à chaque côté de sa taille, mon coeur fit malgré moi un bond ahurissant dans ma poitrine. Ses cheveux auburn étaient coupés courts, son teint hâlé et ses deux orbes ambrés émanait toujours cette sensualité digne d'un incube à la recherche de chair fraîche. Ce qu'il n'était pas en réalité. Lui, contrairement à moi respectait l'éthique et le code des guerriers Bérilliens. Un gentil milicien respectable.

Lorsqu'il m'aperçus, je put voir une lueur de stupeur dans son regard, il m'avait reconnus. Le signal avait été donné. Je jetais un coup d'oeil à Kaïus et me précipitait aussitôt vers l'un des heka armés. Le temps qu'Eldan ne fonce sur moi, l'une de ses deux lames dégainaient, j'avais déjà emprunter un katana à l'heka.

Nos lames se touchèrent tellement rapidement que le vent en suivis le mouvement. A nos côtés, le temps semblait s'être arrêter, aucun des heka, ni des miliciens n'osèrent bougé, comme stupéfait par la scène.

- Je savais bien que je vous retrouverais, Panthère, grogna Eldan.

Pour toute réponse je lui lançait un sourire moqueur et usa du poids de sa lame contre la mienne pour le faire basculer en avant, tout en me dégageant. Il se rattrapa aussitôt en une belle roulade parfaitement exécuter, avant de se relever pour m'attaquer. Ses coups étaient beaucoup plus fort et puissant que les miens et j'arrivais à les parés de justesse. Il fallait que j'utilise autre chose que la vitesse pour cette fois-ci et même si je n'aimait pas à le faire. Je le fit quand même.

Mes deux pupilles se fendirent soudainement et des petits crocs firent leurs apparitions dans ma dentition. Je sentais en moi mon sang de métamorphe bouillonner et la voix grondante de mon instinct de félin. Eldan ne le remarqua pas de suite et ce ne fut que lorsqu'il aperçus mes ongles se transformer en de petites griffes noires qu'il s'en aperçut. Plus loin sur ma droite, Kaïus observa la scène et une lueur de stupeur et de curiosité passa dans son regard.

Sans que je ne laisse reprendre son souffle au milicien, je l'attaquais avec une toute nouvelle force qui le fit reculer de trois pas. Ce pouvoir coulant dans mes veines me rendait euphorique. Aussitôt je m'élançais vers lui, avec la grâce d'une panthère, je fit un petit bond dans les airs, entrechoquant ma lame avec la sienne. Ses pieds s'enfoncèrent légèrement dans la terre. Je me sentais ivre de cette adrénaline coulant dans mes veines et un sourire apparut aussitôt sur mon visage.

Tout mes problèmes semblait s'être envolé en l'espace d'une seconde. Lorsque mes pieds reprirent aussitôt le contact avec la terre ferme, Eldan réussit à parer mon coup et me fit reculer, il en profita pour m'asséner un autre coup. Je l'esquivais en effectuant un salto arrière gracieux et m'élança de nouveau vers lui. Mais ce ne fut pas la lame d'Eldan que je rencontrais, ce fut celle de Kaïus.

La haine au ventre je le toiser du regard, l'avertissant silencieusement de vite déguerpir avant que je ne le réduit en bouillit, lui aussi.

- Krys, on a d'autres objectifs que de se battre pour ce soir, me dit-t-il.

Sa phrase eut l'effet d'une douche froide sur moi. Et aussitôt, tout me revint en tête. Igashi.

Je regardait la lame dans mes mains, constatant avec ahurissement que j'avais laisser prendre ma panthère le dessus sur moi. Je ne m'étais pas contrôler, j'avais mal agis, très mal. Mais je ne pouvait renier ma vraie nature, tout cela était en moi, inscrit depuis ma naissance. Mais dans le regard d'Eldan, j'avais vu le silencieux coup de sifflet. L'annonce du combat. Et je m'étais laisser emportée.

Mes griffes, mes crocs disparurent et mes pupilles reprirent leurs éclats normal. Kaïus m'observa un moment, le temps que je me calme et se tourna vers Eldan.

- Que fait la milice sur nos terres ?, demanda celui-ci.
- J'étais à la base venu pour vous demandez si vous n'aviez pas la Panthère. Elle est accusée d'avoir tenter de tuer Lagaan Wenfry et Igashi Kitaka. En plus de cela elle est accusée du meurtre de 357 autres personnes, fit Eldan, sa lame reposant toujours dans sa main.


Kerth se mit à siffler à l'entente de mon palmarès et Kaïus darda aussitôt son regard sur moi. Je m'étais faite avoir comme une débutante. Crétine que j'étais ! Il fallait que je trouve une solution et vite et je ne voyait qu'un seul échappatoire à tout cela. Je connaissais bien Eldan et son foutu sentimentalisme d'héros à deux sous.

- Malheureusement pour vous Eldan, mais Lagaan Wenfry n'était pas dans ma ligne de mire tout à l'heure, commençais-je.

Ses sourcils se froncèrent en je compris aussitôt qu'il me laisserais parler, malgré la lueur de son regard dans laquelle je pouvais apercevoir un certain dégoût.

- Savez vous ce que vous êtes entrain de faire, monsieur le Milicien ? Vous êtes entrain de retarder mes camarades et moi pour stopper la cargaison d'armes qu'Igashi prévois de passer aux Nurénuiliens... Alors si j'étais vous, je tournerais ma langue deux fois dans ma bouche avant de prendre la parole.

La lueur de dégoût fit place aussitôt à une lueur de stupéfaction complètement.

Le poisson avait mordus à l'hameçon, il ne me manquait plus qu'à recourir au tout dernier moyen qu'il me restait.

J'allais abattre mes dernières cartes et me servir d'Eldan afin qu'il puisse servir à ma cause le temps de cette mission.

En gros, j'étais doublement dans la mouise.


A SUIVRE...



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