Symphonie de la Démence

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Symphonie de la Démence

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Dim 27 Avr - 20:36

// C'est une première, Artsenor, si enclin à critiquer l'écrit d'autrui, accepte de se risquer à s'exposer aux commentaires des autres en présentant sa fic'! Sortez buccins et trompettes, ce soir, c'est raviolis!
Mais qu'est-ce-que je raconte, moi?

Bon, avant de poster, quelques précisions:
- First of all, si cette fiction s'inscrit dans l'univers d'Eclipse, elle est totalement uchronique (Je pense même que je n'apporterai aucune information sur le cadre temporel). Donc, et je m'adresse particulièrement au Daloka qui nous sert d'admin et de co-fondateur de l'Univers, si ce que j'écris n'a pas pu se passer dans l'Histoire d'Eclipse, c'est pas grave, c'est uchronique. C'est génial, ça justifie tout, ça.
- Second of all, je posterai mes chapitres quand bon me semblera, pas de réclamations, pas de commentaires (Ah, si, du coup... autant pour moi.), et pas de faux espoirs. Je ne sais absolument pas quel rythme je vais tenir, mais j'aurai toujours un chapitre de prêt à l'avance à poster si je tarde trop.
- Third of all, je vais m'essayer à un style d'écriture qui aura parmi ses particularités celle d'être relativement concise. En gros, si je ne vous sors pas des pavés de deux cent lignes, n'allez pas me traiter de fainéant, croyez-moi, c'est pas facile d'écrire comme je le fais. Par ailleurs, je ne me conformerai pas vraiment aux règles liées à l'italique, au gras et au souligné. En gros, et vous en avez un aperçu ci-dessous, ce sera tout en gras.
Sur ce, bonne lecture. //






Symphonie de la Démence
Composée par Artsenor

Prélude :

Où aller ? Où allais-je, seulement ?
Qu'importe ? Pour qui ? Tous ne crurent qu'à courir, qu'à fuir loin du chaos, des flammes et du feu. Tous partirent, que faire d'autre ? Dans les cendres ils coururent, dans les cendres je courais. Loin du foyer, de l'âtre, du flambeau, j'espérais, je courais. Éperdument, je courais.
Et je suis revenue, et tout était brisé, brûlé et calciné. Personne n'était revenu, personne ne reviendrait, pour ne rien y trouver qu'une terre embrasée et des bâtisses en cendres... et ce silence pesant. Je me fonds à cela, moi-même brûlante, moi même brisée.
Je retourne sur mes pas, quitte à nouveau ce lieu, plus calme, moins effrayant, plus calme, moins effrayée. Mais le feu est bien là, plutôt son héritier, le premier attisant, le second attisé, le second enfermé, prêt à se libérer.
Ce feu m'avait accompagnée au cours de cette année passée hors de chez moi. J'avais à le calmer, constamment l'atrophier quand je n'étais pas seule. Il me rongeait, pour un jour éclater, lorsque je mis un nom sur ce qui me hantait. Le nom d'un empereur, dont la contrariété se fit un jour payer au prix d'un toit, d'un cœur.
Je m’assois sur un roc, car c'est là ce qu'il reste de ce lieu qui, d'époque, me charmait, m'apaisait ; le vent jouait ses airs, multipliés d'échos, soufflant dans mon berceau pour brimer mes colères. Mais si je m'y sied aujourd'hui, c'est bien habitée de celles-ci, et prête à éteindre ce feu.
Voyez, ô noble sire, ce que vous fîtes, ce qu'ainsi vous m'avez poussée à devenir vous reviendra très vite, armée, déterminée, vos heures sont comptées.

Mon nom est Néolune, enfante de ces lieux, et je fais le serment de n'avoir de répit qu'une fois que dans le sang, j'éteigne enfin ce feu né de mon infortune.
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Symphonie de la Démence: Premier Mouvement, Première Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mar 29 Avr - 23:07

Premier Mouvement :
Colère



Première Aria :
Le Calme et la Tempête



Je conte volontiers la paisibilité d'un village au Sud-Est d'Hubril l'émergée. La vie dans les collines et les champs de blé, la ville où nous allions par deux fois dans le mois acheter l'amorcé. Nos jeux dans les bois, nos contes du passé, nos voyages dans le pays, nos parents, nos amis...
Tout allait pour le mieux, pourquoi en serait-il autrement, difficile ? Le monde pourrait bien être parfait, être un monde où chacun sait respecter. Et que nous montre-t-on ? L'enfer hiérarchisé, un présent empereur seulement satisfait de se faire souhaiter et d'être respecté, dut-il donc réprimer craignant un simple avis ; Si l'Homme peut penser, il doit être soumis. Pour son bien personnel, l'empereur décréta qu'il en serait ainsi, et rien n'y changera ; « Tradition millénaire », dit-il, « rien n'y fera, ainsi soit-il. ».
Ainsi, notre bon empereur jugea bon, pressentant trop d'heur au sein d'un bourg de le raser. Il prétextait complicité, insurgence, insolence, et, prit un vieil officier, cent hommes et des épées, des torches, des chevaux, et il les envoya, et par monts et par vaux, « travailler pour la loi, la justice et la foi. ». « Que brûle ce pays ! » aurait-il annoncé, si d'un peu de franchise il était affublé. Cet acte parmi d'autres coûta cent et dix vies, attisa mille haines, mais on le justifie ! On l'acclame même, on le voit béni ! « Qui s'oppose au régent devra être puni ! ».
S'il existe en ce monde un unique homme dont les volontés vont vers une euphorie, il doit se taire, on le renie, bref, s'il doit parler, on l'assomme. C'est là le fond de ma pensée, c'est à sa diction que j'aspire, mais pour l'heure il y a bien pire, je ne peux rien dire brûlée. Alors je le tuerai. Si je tue, est-ce mal ? Serai-je rabaissée à ce suppôt royal ? Non, car pourquoi tue-t-il ? Son plaisir seulement, dès lors, qu'apporte-t-il, sinon mort et tourments ? Et moi, qu'apporterai-je ? Hélas, je n'en suis sûre, mais s'il devait mourir, si je lavais l'injure, ses meurtres cesseraient et tous en vivront mieux, si aucun prétendant n'illustre ses aïeux.
Tremblez, Haute Noblesse ! Tremblez, Princes et Rois ! Un jour se lèvera, où les gens, sous leurs toits, ne craindront de parler, ni même de hurler. Toute la vérité ! Rien que la vérité ! Vous qui ne détenez que le secret, l'hypocrisie pour honneur et vérité, qu'en sera-t-il alors ? Qu'en pensez-vous ? Si l'on vient à savoir le revers de vos coups ? « L'Empereur est cruel ! », clamerons-nous ensemble ! Qui vous soutiendra donc ? Laissés à votre sort, tragique, ce me semble, regretterez-vous tout ? Ou pensez-vous bien faire, êtes vous ignorants ? La mort et la misère, est-ce si contingent ?
Colère, guidez-moi ! Entendez mon serment ! Je vais à Gahartelle, je prendrai quelques gens, je trouverai des armes, bannirai nos tourments, je trouverai l'empereur, et, vous me guidant, le poignard à la main, je verserai son sang !

Gahartelle est loin, je marquerai des haltes. S'il me faut prendre en main ma haine qui s'exalte, le réel est ici, je ne peux pas l'enfreindre, aussi, à chaque nuit, je me dois de l'éteindre, mais il n'en est ainsi. Par rêves et pensées, toujours me rejoint-elle ; elle vient me brûler, à mes vœux me rappelle.
Deux nuits sont écoulées de mon premier serment à cette matinée.
Par le souffle du vent, je suis là, submergée. Les sons qu'il me transmet sont autant de phrasés, d'une mélodie enivrante, d'une mélodie délivrante, longue, régulière et lente... Je m'y prends, je me prends à m'y prendre, à entrer dans les bras qu'elle daigne me tendre... Je me sens apaisée, j'oublie un temps ma haine, je vais, les yeux fermés, je ne suis plus Haynailienne, je ne suis plus humaine...
Là, quand j'allais l'oublier, le vent m'y ramène, mes flammes s'éteignant, me rappelle à ma peine, par rafales violentes, et trombes, et tourmente... Ce ne sont plus des airs, mais un jeu de tempêtes, puissant, grave et intense, que l'écho interprète. Il n'est aucun silence, des temps forts en tous lieux, violents et harmonieux, je ne ressens que rage, attisée d'un orage, ma passion dans les cieux.

On se tient dans mon dos. Mon sang ne fait qu'un tour, je me tourne aussitôt. Il me souhaite un bon jour, naïf que de penser que s'il m'existe un heur, je l'éprouve en cette heure, si loin de ma fierté. Il me surprend trois phrases après, parlant là de cet Empereur, qui, pour mon interlocuteur, était autant de cruauté qu'ainsi que je le vois moi-même. Cet homme, ou garçon à ses traits, donne son nom, Irath d'Ageai, me prend le bras, et il m'emmène où, selon lui, on m'aiderait...
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Symphonie de la Démence: Premier Mouvement, Seconde Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Jeu 1 Mai - 18:14

Seconde Aria :
La Levée et les Hurlements



Trois journées de voyages, et enfin, j'y étais
Ce lieu ne m'inspire ni dégoût, ni attrait. Irath m'y emmena : je leur ressemblerais, à lui, à ses « parias », insoumis regroupés dans le but de sauver, venger ou délivrer notre terre enchaînée sous le joug des aisés ; pour ce que j'ai vécu, l'hôte m'a invité. L'hôte, c'est bien Irath. De ce que je compris, il n'est vu « hôte » ici que car il est celui qui, trouvant ce lieu valable, y emmena de nuit sept âmes charitables et prêtes pour agir contre ce grand tyran, car s'il veut nous régir, il craint un mouvement, une unification d'un peuple qu'il prétend impuissant car sans chef, « C'est pourquoi, dit  Irath, montrons au souverain que huit pions font un mat ! ». En ce jour ils promirent de, jusqu'à son trépas, mener à nous unir contre notre bon roi. Ils le firent en ce lieu, en Errenfielf, sous terre, ruines  et souterrains issus d'une ancienne ère, et où l'on m'amena pour me joindre à leur guerre : celle des hommes libres affrontant leur misère.
Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait ; chacun a son passé, misérable, échoué, miséreux, puis aidé par cet enfant d'Ageai, primordial à tous yeux, mais égal en tout lieu. Tous suivent un serment de loyauté entre eux ; Tous ne s'entendaient pas, mais apprirent à s'unir, la confiance se targue et, jusqu'à en finir, un but peut nous unir. Nul besoin d'être présentée, introduite à ces associés : Tous me savent déjà alliée à la cause qu'ils vont prôner ; je suis membre, rien de moins, à leur caste j'appartiens, j'ai autant de raisons qu'eux d'y valoir, de m'y lever, m'y attacher, condamner, je suis part de ce milieu. Je parle à un homme, il me répond, nous échangeons nos actes, nos noms, de là, ensemble, nous médisons de ceux qui nous rallient et nous font, décrions et leurs faits et leur fond...
Nous sommes des vengeurs, non plus hommes et femmes, nous ne sommes plus qu'âmes ruinées, dont le malheur se fera racheter au sang des tourmenteurs ; nous sommes des sauveurs, un groupe illuminé ne visant qu'à un heur pour tous les attristés et pour leurs défenseurs.

J'ai maintenant passé six jours dans ce terrier, six jours d'oisiveté, c'est un prix à payer ; je m'arme de patience, on me dit qu'il le faut, qu'hardiesse est de trop, que compter sur ma chance est preuve d'imprudence. J'entends cela, et je m'apaise. S'il ne le faut pas, et je suis cette thèse, je n'irai à ma guise, ni sans me préparer ; si patience est de mise, qui suis-je pour oser ?
Si j'en crois Irath, un grand coup s'apprête, il y prendra la tête, et veut que je m'y batte. Il compte se revendiquer, auprès des nobles, auprès de tous, comme coupable s'il échoue, pour nous mettre en sécurité. Par son abnégation et son désintérêt pour sa gloire, son respect, il force admiration, on le voit un chef-né et un simple garçon. En cette égalité et en lui nous croyons, là, certains se refusent à le laisser perdu s'il devait arriver chez nous un imprévu, et si dans notre quête, notre homme est aperçu. Il remercie ce geste, et s'en veut d'apparaître. Il nous annonce, à tous, qu'il est hôte, et non maître.
Là, il s'adresse à nous : « Aujourd'hui, mes amis, nous annonçons ce coup que l'on attend depuis que l'idée vint à nous ! Tous ici, sauf certains, savent ce que j'évoque, et qui, à cette époque, nous refusait la main. Vous me le demandâtes, à moi, un simple membre, ici, dans cette chambre, à une ancienne date, vous vouliez dans le sang profaner l’Écarlate. Moi, je vous parle, moi, sur votre volonté, vous vouliez que, sur moi, je porte cette idée, responsabilité que vous vous refusiez ; je veux vous rappeler ce que j'ai précisé en fondant notre équipe. Nous avons pour principe, règle et même serment d'abroger hiérarchie, discipline, tout rang, et maître en fait partie. Je vous veux rappeler ce que nous détestons, ce que nous méprisons et voulons rescinder : l'ordre hiérarchisé qu'infâmement les nobles, l'Empereur attitré, ou bien tout riche ignoble, ont daigné imposer. Cela dans notre esprit, je peux continuer, mes frères, mes amis, le meurtre a commencé. »
Il nous fait part du plan choisi, m'attribue mon rôle et souci, nous précisant une autre fois que c'est là ce que l'on élit plutôt que les ordres d'un roi : Nous sommes égaux, c'en est dit.

Le départ sera pour demain, ce soir, tout le monde le fête. Ce n'est pas une orgie follette, cela n'inclut aucun festin, mais chacun rit, chacun célèbre ceux qu'on choisit pour le funèbre dessein de tous : je suis d'entre eux. On me conseille, on m'apprécie, on m'affectionne même un peu. Je suis ici, et je m'y plais : tout m'y arrive pour le mieux. C'est là ce qui m'attend, comme une récompense, heur éternel, immense, si je verse le sang que, depuis ma malchance, je vise incessamment.
Un grand homme et sa nièce, là, au fond de la pièce, prennent l'une une harpe, et son oncle une vielle : Ils jouent un air d'un fiel, des notes qu'on escarpe ; la mélodie ne se veut belle, similaire à un arbre acarpe, dont le fruit aurait été juste, mais il ne le donnera pas, il n'a pas tant vieilli pour ça, il ne le faisait pas arbuste... il présente son tronc, laisse couler sa sève, il veut qu'on voie son fond, il veut qu'on voie ses rêves. Les airs ne sont que quelques notes, jouées, répétées, non sans faute, mais à chaque mesure, l'émotion est nouvelle, la musique est nouvelle, il n'est aucune usure. Dès même le premier instant, la première corde pincée, la première corde frottée, l'air est inscrit depuis longtemps. Il est bien là, dans nos esprits, car il n'est autre que celui de notre poussée de violence, notre sentiment de vengeance. Le vieil homme à la vielle frotte, cet air est bel, lève là son archet, son second frottement se joue plus violemment, puis frotte sans arrêt, tous n'est plus que rancœur, émotions qu'il y met, et s'y prêtent nos cœurs, et la vielle se tait, puis reprend lentement... tout ce qu'elle a calmé reviendra violemment...
Je pars, là, m'endormir. Je ne tiens qu'à partir, pour enfin en finir, et venir retrouver ma quiétude affirmée.
Cela m'a apaisée, puis coulera le sang...
Tout ce qu'on a calmé reviendra violemment...
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Symphonie de la Démence: Premier Mouvement, Troisième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Dim 4 Mai - 0:58

Troisième aria :
Le Foyer et l'Incendie


Nous étions partis à l'aube qui suivit. La route doit prendre au moins quatre nuits, cinq peut-être, au plus, dont une est coulée, le temps m'ennuie, trop longue est la durée. Mes flammes reviennent brûler, impatientes et déchaînées, la soirée d'il y a deux veilles ne les a que peu apaisées. Mais elles attendront, je ne peux me presser plus que je ne le fais en telle condition, je dois suivre et marcher, elles ont bien brûlé, j'y suis habituée... Que pense ma passion ? Elle sait où je vais, connaît mes intentions... Ne l'ayant pas trahie, allant dans sons sens même, je suis persuadée d'avoir mauvais avis, mais où est le dilemme ? Qu'aurais-je préféré ? Que me brûle autant ? Ma volonté ? Quelle idée ? Comment ?
Je m'interroge alors, perturbée, je m'enquiers de mes torts... mon idée, ayant trouvé mon havre, je m'en vais, en quête d'un cadavre, me risquer. Aurais-je du rester ? Quoi, alors ? Un autre m'échangeant dans l'effort, meurtrissant le tyran, il est mort. Est-ce un pressentiment ? Un remords ? Au fond, que changerait pour moi, enfin, à terme, d'être substituée ? Cette voie, je la ferme, j'y vais, quelle importance ? Dans dix jours, je reviens. Où est la différence... ? … Est-ce-que je reviens ? Tout est là, l'insuccès, c'est cela que je crains.
« Néolune ! » On m'appelle, là, Irath m'interpelle : « À quoi es-tu perdue ? Que penses-tu ? Qu'hante ton esprit pour n'entendre plus ? »
Il insiste, il a peur de comprendre mes craintes, il devine mes doutes, anticipe mes plaintes, c'est bien ce qu'il redoute : Je n'ai pas de contrainte, tient-il, puis il ajoute ce pourquoi je suis jointe, et j'entends, et j'écoute ses paroles d'absinthe, mes peurs enfin dissoutes, il serre son adjointe.
« Nous arrivons à notre étape. »

Un village appauvri au plus haut point, le grand appétit d'un baron les frappe, nous voyant et nous craignant, ils s'échappent. Nous partons vous sauver, tout m'est témoin ; qu'ainsi vous nous craigniez nous encourage : c'est preuve d'un passé vent de ravages, dont les nobles lestés verront la peine. Si rien ne me trahit, la troupe est pleine, votre aide est inutile, restez en paix. Si l'acte est difficile, si l'effort est futile, vous, n'en soyez. Nous nous serons utiles, sans demander. Nous ne venons pas vous taxer, nous allons même vous offrir d'à votre manière punir l'adjoint, son maître assassiné.
Leurs lits leur sont laissés, nous dormirons dehors. Quatre heures de confort, et nous aurons laissé ces hommes enchaînés pour affronter leur sort. Quatre restent au camp, enrôlés surveillants, j'en suis, c'est bienséant. La nuit est ma compagne, et je la connais bien. Si la nuit m'accompagne, je sais que tout va bien.
J'observe le bourg, de là, j'imagine son passé si lourd, ce qui arrivait, ce qui le brûlait, qui en fit ce qu'il est.
J'observe une chaumière, toit brûlé, quelques pierres, un reste d'âtre éteint sont les derniers témoins. Je suppose la scène, où force de recrues, fraîchement parvenues, sur la route se freinent, un foyer à détruire à droite vient de luire. L'âtre brûle pour eux, pourquoi prendre leurs torches quand là-bas, sous un porche, on leur offre le feu ? En cris et en furie, le tout s'embrase ainsi.
J'observe là l'auberge, ou ce qui en fit lieu, avant que, par ce feu, le foyer qu'elle héberge s'éteigne sans adieux. Encore ici je vois les pillards et soldats proposant leur effroi, leur sang est presque froid, frôlant sérénité, avant de retrouver là où richesses, or, risquent d'être leur sort ; ils brûlent tout, alors, et, enragés d'avoir tort, brûlent encore et encore...
Là, j'observe un clocher. Celui que j'avais vu à Errenfielf, tenu, après nombre d'années au-delà du vécu reste plus à envier que celui-ci, perdu ; s'il est bien moins âgé, on ne l'a défendu, mais plutôt attaqué ; il n'est maintenant plus. Qu'imaginer ici ? Le baron en personne, craignant de n'être ouï, prend la parole, ordonne près d'un vieux sanctuaire, pour que sa voix résonne, de tomber chaque pierre, et, alors que les cieux tonnent, hurle un argumentaire à ses pions et ses pionnes, on l'arrête, il fait taire : ce serait un cyclone pour éviter la guerre...
À chaque heure passée, j'ai conçu tout un acte dans les détails exacts d'un désastre inventé. Je hais toujours autant, mais on vient me calmer ; des trois m'accompagnant, chacun est un saint-né. J'en veux à des démons, et nous sommes l'humanité.
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Symphonie de la Démence: Premier Mouvement, Quatrième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mar 6 Mai - 22:11

Quatrième aria
Le Secret et La Punition



Personne ne revint au camp pendant ces heures, mais au départ, enfin, épuisés, en sueur, nos amis reparaissent. Pas à un seul instant je n'ai craint un tourment pour eux, une détresse, nous demeurions confiants, nous en firent promesse dès assignés au camp. En revenant, nos compagnons nous satisfont de biens venant de nombreux dons des habitants. Ils refusaient, nous refusions, mais dignité chez ces fermiers les a poussé à cette participation, ne voulant juste profiter, ne s'épargnèrent donations, présents faits à la charité. Qu'ils n'en aient pas l'utilité...

La route se poursuit, elle est longue et m'ennuie, chaque étape est sans lit, restant loin des hameaux, profitant de la nuit, j'attends quelques amis recevant des cadeaux d'habitants à D'Ageai, toujours vu en héros, à ce qui m'est narré. Nous en avons plus qu'il n'en faut, peut-on seulement refuser ?
Après mûre réflexion, je crois qu'il en est mieux ainsi. Cela prouve encore que si, et j'en ai là la conviction, le riche a un grand appétit en matière de possessions, celui plus pauvre a quant à lui un esprit charitable et bon.
Je brûle d'en finir... il ne reste qu'un jour, qu'un pas à parcourir, je le dis, parcourir, car ce délai si court tend à n'en pas finir... Ma haine s'est déjà rallumée il y a quatre nuits de cela, mais aujourd'hui me brûle : et si je n'avais pas mis le pied dans cela, que seule je partis, libérée de scrupules, trouver mon ennemi, ne serait-il meurtri ? Ma rage me stipule, évidemment, que oui. Ma raison me recule, me fait voir d'un esprit un peu plus éclairci mes chances alors nulles... Mais que peut-elle ainsi ? Que vaut un long calcul, un songe réfléchi, face à ce crépuscule qui hante encor mes nuits ?
Quand j'en aurai fini, qu'il abandonne mes rêveries...

La capitale, enfin ! Après tant de voyages, c'est le bout du chemin... Après haines et rages, remède à mon sarin. Empereur, votre ouvrage, en ce jour prendrez fin !
Chacun connaît son rôle, d'abord, tous séparés, ensuite, nous rassemblés, infiltrerons les geôles, puis nous irons traquer, attaquer, et tuer sur son trône le fol. Si, alors, je contrôle mes passions déchaînées, c'est ce qui me console, notre homme condamné joindra sa nécropole.
« Es-tu prête, assassin ? »
« Mon âme ne tremblera pas ! »
« Que Marvolaeth guide ta main. »
« Je m'en vais de ce pas. »
Je pars enfin, mon rôle se tient là, dague à la main, causerai le trépas, non pas celui du souverain, mais il le permettra.

Mes méfaits accomplis, il me reste du temps jusqu'au rassemblement pour l'ultime partie. J'erre donc dans les galeries de cette immense citadelle, ma haine brûle de plus belle mais tout sera bientôt fini, calme est mon esprit actuel, brimées mes flammes. Là, une fille, me voyant, elle s'est enfuie. Alors, perturbée, je la suis. Puis je la retrouve, effrayée. Elle ne veut pas être vue dans un état si paniqué, et fait mine d'être énervée, mais de haine elle est dépourvue et en me voyant approcher, perd espoir et se sait vaincue. Je la serre, elle pleure, j'entends battre son cœur... il bat rapidement, de chagrin et de peur, de doute et de malheur, et de tous ses tourments.
Elle me parle alors, une fois rassurée : elle fut abusée, dit-elle, par l'accord entre les traits de celle qui lui causa du tort, ou du moins sa fidèle, la gale étant du sexe fort. La fille amorce son récit, fait part de force actes ignobles, pillage et meurtre en font partie, j'attribue cela à des nobles, puis elle décrit les coupables, l'homme dirigeant ma semblable, je doute, écarte une hypothèse, elle me dit que la mauvaise n'avait pas joint son supérieur lorsqu'il fit valoir sa terreur, j'insiste sur sa description, il avait annoncé son nom... La jeune fille m'en fait part, écarte alors tous mes soupçons...
Irath... ce nuisible pendard, traître à nos traditions ! Ce néfaste bâtard, ce maudit, ce démon ! Comment n'ai-je pu voir ce qui hantait son fond !? Repense à ce regard ! Était-il d'attention ? Ses enjeux, ses passions... Tout était vicelard ! Et sa compassion... Et son ''abnégation'' ! Était-ce un hasard de me garder à l'écart au cours de la mission !? Il n'avait pas l'intention de me surprendre à le voir, avec ses pillards, dépouiller ses maisons... Et il parlait de ''dons'', et nous les prenions... Pouvions-nous savoir !? La réponse n'est pas non. Je l'ai su, mais trop tard... Mais quels niais nous faisions ! J'avais confiance, pour ma part, et le pire, nous l'aidions !
Hurlez, Colère, flammes de ma passion ! Vous me brûlez, vous me voulez venger l'affront ? Il en sera ainsi ! Je te reviens, démon ! Tu voulais voir ma vie perdue dans l'illusion !?
Je le jure, devant toi, jeune fille, Irath connaîtra sa punition.
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Symphonie de la Démence: Premier Mouvement, Cinquième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Dim 11 Mai - 19:52

Cinquième aria :
La Colère et la Peur



Colère au cœur, rage à l'esprit, je me présenterai à lui. Je n'ai pas peur, s'il m'a menti, il sera seul.
Vengeance est ma raison, ici, chaque passion composant mon esprit s'y lie sans condition. Elles ne m'implorent pas toutes sa mort, mais son châtiment, toutes me l'exigent bien également.
Mes pensées enchaînées, je suis sur ce sentier qui pour tous mes semblables apparaît familier. Ce chemin condamnable me mène à me venger, car c'est bien là sa fin : Sentier de la vengeance, sentier de mon destin.

Te revoici, Irath ! Je viens te faire part ainsi qu'à tous ici de ce que là, j'appris. Camarades, écoutez...
« Camarades, écoutez ! L'empereur peut attendre, je dois vous révéler ce que je viens d'apprendre, ce qu'Irath vous cachait, et qui n'aura l'effet d'ici tous vous surprendre, car si lui nous mentait, certains vont le défendre. »
J'attire l'attention, mais, comment le permet-on : Le serpent se défend. Rien de ce que je dis n'atteint l'entendement d'un seul de ces trahis sans être démenti. Personne ne m'écoute, ceux qui ne le redoutent ou ne le croient vraiment, ceux avec qui il ment, me décrédibilisent : je suis folle, ou bien prise à d'infâmes tourments, si, pour ces boniments, on ne prête méfiance. Nul n'y prête méfiance...
Je suis déshonorée...
Et Irath, non content de m'avoir humiliée, suggère que je mens... Il en trouve le cran ? Dire que moi, je mens !? Il ose m'offenser, ainsi, et devant tous ? Bien sûr... Il ne respecte rien. Ma haine se fit douce au cours de l'entretien. Désormais, il n'en est plus rien...
Hurlements et clameur. Craintes sans peur. « Comment as-tu osé !? » On tente de me calmer, « Laissez-moi ! Reculez ! » Je me prête à ma rage. Je hurle, c'est un orage. On m'appelle à la raison...
« Avant de m'y appeler, trouvez-la ! Elle est là ! Je vous l'ai apportée ! »



« Je me suis peut-être emporté... Peut-être n'est-ce là qu'erreur... Aussi, je peux t'en pardonner, si tu veux l'accepter sur l'heure, Néo...
« Je t'interdis ce nom ! S'il faut le prononcer, c'est sur la condition d'être de probité ! »
« Tu m'insinues menteur... », « Je t'annonce perfide ! »
« Écoute seulement... », « Tais ta langue bifide ! » Je le frappe et le jette au sol, contre la pierre. Il m'insulte, il répète ce même argumentaire que je lui adressai l'instant qui précédait.
Tous se sont retournés, Irath relevé, afin de m'amener à ce même dernier. Je suis seule, que faire ? Je dois m'en retourner, volte-face et je m'enquiers d'un refuge à gréer. On me suit, c'est évident... Ils me crient, je n'ai pas le temps... Je cours...
Je cours, puis vient l'occasion, la cour d'une maison, fermée aux yeux de tous, donc à ceux à mes trousses, j'y saute et je m'y mets... Je m'y suis réfugiée...

Tant de temps s'écoula, mais je sors enfin... Prudente à chaque pas, veillant tout recoin, je longe les murs... Et que vois-je à la fin ? Est-ce-là ma figure ? Ici, dans ce dessin... qu'un garde a dans les mains... Ils sont en tout sept, demandent aux citoyens s'ils virent dans le coin une fille à ma tête... Elle serait responsable d'agression insensée, serait rendue coupable de meurtrir et piller... Rapportée par un homme vu pour honnêteté... J'entends comme on le nomme... Bien sûr, Irath d'Ageai...
Il ne peut me lâcher, il en perdrait la face...
Mais alors, désormais, je suis cible de chasse... Je n'ai aucun répit... Que faut-il que je fasse ?
Je me perds, alors je m'enfuis. Je ressens mes passions, qui ont changé depuis... Désormais, elles sont... je n'en ai aucune théorie...
Que ressens-je ? Et pourquoi ? C'est... anormal, en soi... Je ne sais ni quoi faire, ni comment satisfaire mon nouveau sentiment... Il m'appelle... Je l'entends... Il semble lui aussi issu de mon malheur... il me perturbe aussi... Je doute... en ai-je peur ?
Est-ce à ça, jeune fille, qu'alors s'était prêté ton cœur ?



À venir: Second Mouvement: Peur








// Bon, j'ai été un peu surchargé de travail sur la fin des vacances... j'ai pas encore fini la prochaine aria, et je vais avoir moins de temps, dans la semaine qui vient... Donc je vous poste quand même ça histoire de ne pas vous laisser au milieu d'un mouvement, mais il me faudra un peu de temps avant de poster la suite.
À part ça, j'vous aime tous autant que vous êtes! Sauf ceux qui m'aiment pas ou qui aiment pas ma fic'... Ou les deux //


Dernière édition par Artsenor le Dim 11 Mai - 19:53, édité 1 fois (Raison : J'ai oublié les "//")
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Aʀτѕᴇɴοʀ
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Symphonie de la Démence: Second Mouvement, Première Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Dim 18 Mai - 0:49

// Ah, ah! Eh bien me revoilà! Qu'est-ce-que je vous sers?
Bon, ayant achevé le travail qui m'entraîna des nuits blanches une semaine durant, je suis à nouveau libre d'écrire. Par contre, étant en Terminale, j'ai quand même le Bac... Bah oui, parce que s'il y a un truc avec lequel on déconne pas, c'est quand même le Bac...
Bref, donc je vais arrêter de tourner autour du pot pour parler de mes radis, tout ça pour dire que je devrais (à prendre au conditionnel!) vous faire le Second Mouvement d'ici la période révisions/examens, qui marquera une nouvelle pause dans mon écriture, et qu'enfin, si je garde le rythme des vacances de Pâques, les grandes vacances me seront amplement suffisantes pour boucler le tout. Mais quand je dis boucler le tout, c'est boucler le tout. Genre, le tout "tout", quoi. Bref, j'aurai fini. Ou plutôt, j'aurais fini. Je devrais avoir fini... 'fin bon... Vous venez de lire de lire un peu moins d'une dizaine de lignes de n'importe quoi et n'importe quoi, rien de pire pour se mettre dans l'ambiance de cette nouvelle aria!
Non, sérieusement, il faut que je fasse mes annonces, mais j'éditerai tout ce bordel une fois le tout terminé, pour supprimer tous ces HFic's dissidents... Bref, c'est tout, bonne lecture (pour ceux qui lisent encore...) //






Second Mouvement
Peur




Première aria :
La Peur et le Sang



Je... Je dois me calmer... Il me faut réfléchir... et à comment partir, et à que faire après... Et sans mes idées claires, je ne peux aboutir, malgré toute prière, à trouver où m'enfuir.
Je me calme, et je réfléchis. Enfin consciente, j'établis, et au sujet de mon état, qui de colère ne fait cas, et sur la voie que je dois suivre, s'il m'est donné enfin de vivre... Je crains que si j'échoue, la mort ne soit ma peine... ma quête rendue vaine, vaut-elle donc le coup... ? Que faire, et... Où aller ?
Calme-toi, par pitié... Si j'ai connu ma haine, si je l'ai maîtrisée, si c'était mon alliée, ce nouveau sens me mène chaque instant à douter... Si, enragée, j'appris à calmer mon esprit pour penser consciemment, terrifiée, je ne suis plus en proie qu'au tourment.
Je frôle la folie... Comme au tout premier jour, je ne sais qui je suis...
Comme au tout premier jour, ma conscience m'a fui...
La Peur... Je l'ai connue, en ce jour, qui pourtant, reforgea mon vécu avec ce sentiment : La Colère, envers lui... incarnant notre peur... Mais, de mon effroi, si, envers cet Empereur, s'est incarné en moi le sens de la rancœur... Ai-je craint ou haï ? Pourquoi suis-je partie ?
Fadaises... J'ai bien fui alarmée et craintive, mais si, jusqu'aujourd'hui, ma haine destructive d'un pardon interdit se fit ma grande amie, ce n'est pas tant ma crainte que j'ai pu détester autant que son empreinte. De tout, il me priva, je le hais pour cela...
Du moins... Je l'ai haï...
Loin de le pardonner, il tombe en mon oubli... Je ne sais plus penser...
Tout en moi, ma mémoire, ma haine de ce soir, mes songes, mon esprit... Je n'ai plus rien à croire, la Peur m'a envahie...

Où quitter Gahartelle ? Cela fait bien des heures qu'à cela, je m'attelle, mais, prise à mes frayeurs, je  ne me rends ailleurs qu'encore à cette stèle d'où j'obtins la primeur de ce qui m'interpelle, mon sentiment de peur... Je tourne en rond, c'est vain, c'est évident... Mais ma raison, son bouleversement... Ma progression, personne ne l'aidant, ma guérison, rien ne la permettant... Je tourne en rond, et je perds tout bon sens...
Pour un instant sereine, je reprends mes pensées. Passions, vaut-il la peine de toujours m'égarer ? Que voulez-vous, mes reines ? Si tel est votre souhait, j'irai assassiner la tête souveraine, le traître à ses idées, j'irai me réfugier, m'éclipser de mes peines... C'est ce que vous voulez, maîtresses, Peur et Haine. C'est ce que vous voulez, offrez-moi donc la paix...
Vous vous êtes calmées... Je ne décevrai rien. Vous, Colère, attendrez, si je suis mon chemin, je dois me replier aujourd'hui pour, demain, m'en revenir armée.

Si mes passions s'apaisent, me laissent me guider, je vais, ne leur déplaise, d'ici, me dérober. Je marche, je suis enfin consciente, je peux maintenant m'évader.
« C'est elle ! » À nouveau, elle me hante ! Par là, des gardes armés... Par là, nul expédient. Tous là... on a parlé... que sont ces sentiments ? Colère, viens m'aider ! Pourquoi m'abandonner ? Et pourquoi maintenant !? Et, Peur, qui les crains tant... Pourquoi m'y confronter ? La fuite m'appelant, je suis paralysée... En proie à ma phobie...
En proie à la folie, j'ai couru, chargé, vaincu, triomphé ! Et ma course reprend. Effrénée. Issue de l'égarement, je me suis retrouvée. La déraison m'embrassant, m'extirpant même du danger, je repris les devants... Je suis miraculée.
Mon bras a-t-il saigné ?
Non... ce n'est pas mon sang...
Ce sont mes lauriers...
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Aʀτѕᴇɴοʀ
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Symphonie de la Démence: Second Mouvement, Seconde Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mar 20 Mai - 22:16

Seconde aria :
Le Théâtre et la Bataille



Je la voyais ainsi, passion de lâcheté... Et pourtant, aujourd'hui, elle est mon bras armé.
Alors de ma passion première, celle que je nommais « Colère », j'obtins d'elle aussi cette force. Mais c'était d'une autre manière... me prenant pour que je l'amorce, mes œuvres n'étaient qu'incendiaires. La nouvelle m'est plus extrorse...
Je me sens possédée, c'est vrai, par ce sens si particulier... Pourtant, en cet instant, je n'ai, pas même sans me commander, laissé cette énergie parler. Je ne l'ai pas sentie en moi lorsque alors elle m'emporta, pour m'avoir menée jusque là. Elle est dehors... Là. Devant moi.
Elle me suit, elle m'entoure. Elle est ici, elle s'apprête à accourir à mon secours, sur condition que je me prête, non pas à réclamer son aide, mais à sentir ce qu'elle souhaite.
Tant que je suis consciente, je fais ce point. Je ne suis ni puissante, je le sais bien, ni ma peur rassurante... Toujours, je crains... Toujours, cela me hante... J'ai un gardien, je n'en suis pas confiante. J'ai un chemin, je n'en suis pas contente. J'ai une fin, elle m'est effrayante. Un lendemain... Perspective inquiétante... et sûre en rien...
Mais je devais tuer... Je crains fort que, bientôt, je ferme le rideau afin de m'y cacher...
Est-ce là lâcheté, ou bien, plutôt, prudence ? On me l'a enseigné : n'offrir rien à la chance. C'est avisé, bien sûr... Mais à réaliser... cela devient... si dur... J'ai ma propre fierté. Si je suis attendue, je ne peux m'éviter... Je dois me présenter, même à peine perdue...
Et si, plus que prévu, l'on me mène à tuer, je saurai me montrer telle que je le fus. « Telle que je le fus »... non, je ne le suis plus... Qu'est-ce-qui a changé, pourtant, depuis ce temps ? Vengeance est ma pensée, ma motivation, sang. Depuis ce jour, toujours, j'ai dessein de tuer...
Je crains d'être tuée... Pourtant, depuis des jours, cette pensée m'effleure... elle n'est pas naissante, pourquoi ai-je donc peur ? Cette idée-là me hante...

Peut-être tout cela me passera-t-il... Mais je ne comprends pas, c'est si facile, j'ai déjà, jusque là, bravé périls, et me suis retrouvée à devoir faire un choix, savoir improviser... Et pourtant, cette fois, ayant perdu mon texte, j'en viens à paniquer. Et c'est là un prétexte pour tout abandonner...
L'acteur, à ma place, qu'est-il prévu qu'il fasse ? Ce n'est pas prévu, il est dans une impasse. Il sort donc l'impromptu qui, à l'esprit, lui passe, espérant qu'il ait plu. Mais à chaque instant, chaque vers qu'il prononce, le désastre s'annonce, et il en est conscient...
Je partage là son esprit... Mais n'oserai pas me risquer à provoquer mon échec si, élancée de témérité, je commets alors un faux pas, celui donc d'une condamnée... Non, je ne le permettrai pas...
Le public étonné ? Déçu ? Mais quelle idée... Là, vous m'encouragez...
Oui... « m'encouragez »...
Ce mot, depuis hier, je l'avais oublié... S'alliant à ma colère, bien sûr, il est sensé, mais courage doublé de peur... Cela aberre... Et pourtant, il est là !
Lasse... Est-ce vraiment lui ? Le courage est en moi ?
Le courage ? La folie... c'est cela... Toujours, elle est en moi... Ou plutôt, je l'ai dit, rôdant ici et là...
Qu'il en soit ainsi ! Elle ou qui que ce soit, si l'on guide mon bras, j'accueille tout appui !
Je vais me battre ! Me battre ! Ou être enlevée sans combattre...
Je me battrai ! Nulle part où aller, nul lieu où se cacher !
Mais je pars déjà sur le bord,  vaut-il mieux m'offrir à la mort ?
Non, comment songer à ce sort ? J'oublie qui je suis, c'est un tort !
J'ai continué bien trop tard pour pouvoir m'effacer ce soir...
Je vais me battre, j'entre en scène, dans ce théâtre !
Et certains mécontents viendront à refuser que j'y verse le sang. D'autres vont protester : si je n'ai pas le texte, dois-je l'improviser ? Ce théâtre d'hommes à pendre, j'irai brûler ses fondations. Ils attendent une prestation ? Ils n'auront qu'à suivre les cendres...
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Aʀτѕᴇɴοʀ
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Symphonie de la Démence: Second Mouvement, Troisième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mar 3 Juin - 21:46

Troisième aria :
Le Flou et le Silence



Un instant, j'ai senti, j'ai eu le sentiment, l'espoir, dont j'ai l'envie, de prendre entièrement le dessus sur moi-même, maîtriser mon effroi, ressentir, une fois, certainement l'énième, le don de faire un choix, sans être incessamment freinée par mes tourments... J'accepte cet octroi.
Armée, déterminée, assurée, je m'y rends. Où donc, exactement ? Où vais-je ? Me venger, et encore empêcher l'un et l'autre de nuire, et d'ainsi asservir des choisis condamnés, enchaînés ou trompés. Combien de temps, encore, chantera-t-on cet air ? Combien cette misère laissera-t-elle morts ? Mais je crois en mon vœu, promesse à mes aïeux, promesse à mon prochain d'un meilleur monde, demain... Pourrait-on m'entraver ?

C'est le cas, je le crains... Toujours prompte à errer, déjà, il me revient... Je viens à m'effrayer quand l'aperçois au loin... et je n'ai esquissé même de m'énerver... c'est le cas... je le crains...
Il est déjà là, devant moi... bien sûr, le traître, et non le roi. Que fait-il seul ? Que fait-il là ? Si, là, nul n'est à ses côtés, je suis plus seule que jamais... Déjà, comme je l'aperçois, plus rien ne me mène à lutter. Sûrement une chance... il ne vient pas armé... du moins sans exposer d'arme à voir sans méfiance... Je bâtis des espoirs, vains, pour de lui n'avoir pas même un simple dire...
Fait, je crois que plutôt, il parle depuis long... malgré mon attention ne m'atteint pas un mot... il m'observe ? Cela, je le perçois, plus qu'un terme en sa verve... Il me met hors de moi...
Est-ce toujours la peur ? C'est bien elle, de fait, je ne peux écumer d'une haine en torpeur. Nulle parole, et aucun geste ne pourront nuire à cette sieste... Et je me perds...
J'ai pris ce qui m'était offert, et je l'ai rejeté à terre... Comment puis-je me justifier, me défendre, me pardonner, sans ne pouvoir rien prononcer ? Quand je ne peux plus que me taire...
J'ai pourtant tant à dire, et je ne le peux plus... et je me suis perdue, tout va de mal en pire. Et ses paroles vont... je reconnais mon nom... il le dit, plusieurs fois... de ce que je perçois, il n'est pas agressif... Ni aveux, ni excuses, rien d'aussi répulsif... Ma présence l'amuse ?
Mais d'un autre côté, que s'offre à son regard ? Une fille apeurée, teint pâle, yeux hagards... Pas un cri, pas un mot... Me voyant, il jubile... il rit de mon fléau... Mais que respecte-t-il ? Si j'osais lui parler... Exprimer ma pensée... J'ouvre la bouche, bée, rien n'en sort de concret. Il rit, me pousse au sol, lassé de ses paroles et de ses mauvais jeux... Tout est là, dans ses yeux, je ne suis rien, pour lui, qu'un loisir, un outil, mais maintenant trop vieux...
Le voilà reparti...

À terre, je comprends, tardivement, que mon cœur et mon sang, bien que brûlants, que ce bouillonnement, quoique infernal, ne seront, ce moment, et au final, jamais plus tolérants, car, c'est fatal, rien n'est satisfaisant, quand mon état mental m'interdit l'acte avant... Je suis en proie à ce mal...
Que faire dorénavant ?
Hardie ! J'ai peu d'espoir, mais j'en ai néanmoins, d'une autre fois, pouvoir retrouver mon chemin quand perdue dans le noir.
Cela remonte à loin, mais, lors de mon départ, je n'en avais pas moins, ni n'avais plus d'amarres me liant à un point où j'avais mon perchoir. La chasse n'a que fin, ni pause, ni retard... partie sans plus de soin, et j'ai tenu si tard, je suis allée si loin...
Non, tout n'est pas si noir...
Mon temps viendra enfin, nulle question de choir.



C'est ce que j'affirmais il y a près d'une heure... Et pourtant, qu'ai-je fait ? Rien, figée de stupeur, rien ne vint me lever, me défendre, attaquer... Je pense maintenant, mais quoi, lorsque, à nouveau, se tiendra, là, devant, l'un de ces deux corbeaux ?
Alors je suis un ver ? Pas même... Lui, l'oiseau le requiert, il l'aime... Et puis regardez-moi... Ont-ils un intérêt seulement à cela ? Me perdre, me ruiner...
Un jour, un, je n'ai pas parlé, j'endure maintenant le pire.
Il est dur d'être pardonnée quand il n'y a plus rien à dire...
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Symphonie de la Démence: Second Mouvement, Quatrième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mer 30 Juil - 15:01

// Alors, je sais, ça fait longtemps que j'ai pas posté, mais au départ, c'était à cause du bac, et ensuite, j'ai mis pas mal de temps à écrire cette aria. 'fin bon, mieux vaut tard que jamais, hein?
Si vous voulez vous replonger dans l'ambiance, je vous invite à relire la précédente aria avant celle-ci. Ou vous pouvez relire le tout depuis le début, si vous vous en sentez l'envie, c'est vous qui voyez... Bref, j'essaierai de tenir un rythme plus régulier. //

Quatrième aria :
Les Mémoires et la Torpeur


Tout est vain, je le vois... je sens, au fond de moi, que rien n'aboutira... Comment imaginer, même de bonne foi, m'élever, égaler ou surpasser un roi ?
Cela ne semblait pas, pourtant, un grand exploit, exploit si grand que sa pensée fut un phantasme ou sa diction fut un sarcasme... Mais j'avais tort, j'en suis certaine... Ce qui est mort, ma passion, Haine, m'élevait certes, mais sans penser... furieuse, alerte, à tous périls ouverte, je n'ai pas avancé d'un pas dans ma desserte, et à tous les dangers, pourquoi me suis-je offerte ?
Je m'en sentis capable, et ce, après un temps égal à maintenant... Effrayée, misérable. Il me fallut longtemps pour me lever enfin, me voici comme avant, perdue dans tout ce que je crains... Mais ce n'est là qu'une mémoire, je peux m'en détacher enfin, je veux parvenir à mes fins, je ne peux rester sans espoir. Ce n'est pas mon identité, ma peur m'a-t-elle jamais guidé ? Je ne dois mes succès qu'à haïr et hurler, pas à fuir, me cacher, me trahir, redouter... Qui suis-je ? Une victime des mépris de deux hommes ? Nul besoin qu'on les nomme, ce serait trop d'estime.

Je me surprends à réfléchir... et je n'ai fait que me mentir. Ce n'est pas la première fois, j'essayai, récemment... toujours poussée par mon effroi, infaillible... Va-t-en !
Tu ne t'en iras pas... Tu es toujours en moi... J'ai déjà fui bien trop de fois, qu'attends-tu encore de moi ? Dois-je encor perdre toute foi !? Ai-je été trop brave pour toi, Crainte, Peur ou qui que tu sois !? J'ai assez reculé, je crois, face à ce serpent et ce roi... Irath, car je l'évoque, il s'était présenté, il était désarmé, seul... tout est univoque, pourquoi n'ai-je rien fait ? Car rien ne permettait que j'acte bravement ! Car je devais jouer la peur et le tourment ! Car je ne suis guidée que par un sentiment qui me nuit et me hais, que je suis et je hais !
Pour le moment hostile, dans un instant docile, je le suivrai sans rébellion, sans transgression... sans attention... Je sais bien qui me dompte, cette attitude, ce qui pour elle compte, ma quiétude... Elle ne me veut prompte... Béatitude ?
Je ne serai heureuse, n'aurai satisfaction qu'au but de mon action, où je serai tueuse. Peur, rendez-moi mes sens ! Laissez m'offrir deux morts, je promettrai alors de vivre loin du sang, des dangers, des tourments... Mais réparons mes torts !

Alors que je les accomplis, pourquoi n'ai-je pu rien y faire ? Car tout ce qu'aujourd'hui je fuis n'invitait-il pas ma colère ? Elle laissa la place à une autre passion, qui, certes plus tenace, ne m'offrait nulle option pour rayer les menaces, retardant sans raison ce qui devait, hélas, faillir à ma mission...
Quand me suis-je changée en jeune fille craintive ? Et par quel procédé, dans quelle initiative ? Si j'avais le moyen d'appréhender cela, savoir pourquoi je crains... Je partirais de là, fuirais dans le besoin, quoique évitant ce cas, et quand tout serait loin, causerais deux trépas... Je pourrais dès demain essayer, pourquoi pas ?

Je n'ai que peu à perdre. J'irai, sans plus penser, évitant tout danger... Est-ce en cela m'éperdre ? Non, bien sûr, tout est là, rien n'a changé, je vise à délivrer d'un roi la terre en sa mainmise. Je ne compterai plus sur ma haine un instant, qui, en me trahissant, me laisserait perdue chez les obéissants... Que me dirait alors leur maître ? « Qu'on altère son châtiment, si elle veut bien se soumettre à mon pouvoir et à mon sang ! » Pour au moins m'éviter d'être ainsi humiliée, je pourrais abdiquer... Mais ce serait jeter tout ce que j'accomplis dans un profond fossé, pour rentrer, ayant fui. Si ce n'est enviable, est-ce au moins acceptable ? Bien sûr que non, c'est une injure à ma mémoire et mes projets, et même aujourd'hui, dos au mur, et face à lui, je ne permets pas à mon cœur d'envisager un crime de telle envergure.
J'irai tuer cet empereur, Irath attendra bien... Je m'y mettrais demain ? Et puis non, je m'en vais sur l'heure. Allons accomplir ce dessein, moi, ma Colère et ma Peur... Si l'une d'entre nous s'éteint, les autres vivront sans plus d'heurts...
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Symphonie de la Démence: Second Mouvement, Cinquième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Lun 25 Aoû - 15:41

// Hey, hey! J'ai pas mis deux mois à la poster, celle-là! Juste un! //

Cinquième aria :
La Peur et la Douleur



Je ne veux plus avoir peur, je ne veux plus m'échapper... Je n'inspirerai froideur, je ne pourrai supporter d'être absente des rumeurs après ce que j'ai bravé. Ce qui pesait sur mon cœur, j'espère enfin l'éluder. Je ne ferai plus d'erreurs, je leur reviendrai changée... Je n'inspirerai froideur, mais vois ce que tu me fais. Abandonne-moi, ma Peur, vois tout ce que tu me fais...
Abandonne-moi, ma Peur ! Abandonne-moi une heure, et laisse-moi m'en aller !
Un poids pèse lourd sur mon cœur. Un poids traduit par sa froideur, me rappelant ce que je perds, je le sens depuis tout à l'heure, il ne veut plus rien me voir faire. C'est un pressentiment, j'y eus déjà affaire. À mes premiers tourments, je dus ainsi me taire.

Je ne suis qu'une humaine. Pourvue de sentiments, et de peur, et de haine, et tous seront présents alors du dénouement... et ils seront ma peine...
Je ne suis que mortelle. Je sais ce que je crains, ce qu'il faut garder loin... Mais trop spirituels, de mes sens, je ne sais rien. N'ayant d'accès réel aux troubles qui sont miens qu'à moments importuns, ils me font donc trop faible... Ils ne m'apportent rien...
Mais dépourvue de sens... Nul sens pour m'escorter, nul sens pour m'arrêter... Peut-être ai-je mes chances...

Après mille terreurs, je dois m'y résigner. Il faut donc que je meure, tue ou ait échappé au joug de mon honneur, option abandonnée. Je me rends de ce pas là où tout se jouera. De fait et de raison, un plan fût adéquat, mais si je pense à ça, retour à la maison.
Plus consciente de rien, j'avance sans pensées, peut-être sans soutien... Mais ma voie est tracée.
Plus consciente de rien, je me suis oubliée, rendue aux miliciens... Ils n'ont qu'à m'attraper.
Voici, à m'arrêter pour crimes témoignés, ni montrés, ni prouvés, juste communiqués, la justice pourvue d'armes bien affûtées. Sang que la lame bût dut être à condamner... Me voici à médire, et ce, face au danger... Si cela voulait dire que je suis libérée... Que je ne craindrai plus ces forces, ces armées ! Ma haine est mon salut, mon arme, mon épée ! Si on me l'a rendue, qui peut me menacer !?
Venez ! J'ai plus vécu que vous tous assemblés ! La mort est de mon cru ! Pourrez-vous m'arrêter !?
Le chaos est lancé. Sans arme, et mieux armée, je m'y prête, insensée. Ma peur, mon bouclier, si je t'ai congédiée, qui peut me protéger d'une lance acérée ? Il fallut qu'elle y soit...
Le choc est infernal ! Je brûle au fond de moi, je sens bien trop de mal ! Transpercée ! Passion infuse ! Me voulant abdiquer, je dis, je m'y refuse ! Je la veux calmer, puis la souffrance fuse ! L'ignorer, y voit-elle une excuse ? Elle ne lâche plus ! Décidée à rester, son effet évolue... En tous lieux, je la sens ! Je ne prie qu'à un rêve, elle monte brutalement ! Et je souffre, je meurs, je crève...
J'observe enfin mon sang, tout autour écoulé... À genoux, y rampant, j'essaie de m'apaiser... Je dois fuir le danger... C'est ce que dit ma peur ? Non, je la reconnais... Ici, c'est bien sa sœur...
Elle revient me brûler ! On m'y mène ! On m'attrape, on me bloque et me frappe ! On l'a encore invitée ! On m'interroge alors, sur mes sens, sur ma peur... Et on insiste encore, car, sur mon lit de mort, en plus de ma terreur, je dois parler, plus fort, hantée par ses efforts, de mon dernier malheur... Et il convient, sans tort, de l'appeler Douleur.
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Symphonie de la Démence: Troisième Mouvement, Première Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Dim 15 Nov - 21:22

// Et c'est le retour d'Artsenor, qui vous file un million et demi de trucs à lire! C'est vrai qu'entre ma fic' de concours, mes poèmes (dont j'ai publié deux recueils dans la semaine, bien que l'un date d'il y a un an), et ça, ça va vous faire de la lecture. Genre beaucoup. Surtout que "ça", c'est pas juste une aria. C'est un mouvement que j'ai qwasiment terminé, donc que je suis sûr de pouvoir poster en pas trop de temps.
Ah, et comme je sais qu'il s'est écoulé un long temps depuis le second mouvement, vous pouvez avoir oublié des trucs, ou être sortis de l'ambiance. Donc si vous voulez ENCORE PLUS de lecture, vous pouvez relire ce qui suit avant.
T'façon, c'est d'une telle qualité que ça vous enchantera forcément. Heureusement que c'est moi qui écris.
('faut que je songe à faire un poème sur mon pêché d'orgueil, un de ces jours...)

Cette aria est un peu courte. Je vous cache pas qu'à l'époque où je l'ai écrite, j'ai cherché comment l'allonger pendant deux semaines. Puis je me suis dit qu'elle était mieux comme ça. Mais les suivantes seront certainement plus longue. (Je vous dis "certainement", mais c'est plutôt "assurément", vu que j'en ai déjà écrit deux.//


Troisième Mouvement
Douleur

Première aria :
La Douleur et la Prison


Prise de conscience... Des murs autour de moi, mon sang sur les parois... Un inquiétant silence...
Ma blessure hurle encore, tandis que je me tais... Elle annonce ma mort, mais, Douleur, je le sais... Et ce sombre décor n'est pas pour rassurer... Je souffre depuis mon réveil, et je me sens pourtant sereine... Je contemple mon sang vermeil et m'absous de toutes mes peines... J'observe, et je repense à mes derniers instants, je repense à la lance, enfin, je la ressens... La plaie qui me meurtrit... Comment la définir ? Ce sont mes sens qui crient à l'enfer, sinon pire...
Elle est à la fois calme et hurlante... À la fois paisible et dévorante... Je l'entends... Je la sens... Muette à l'attention que je lui tends... Criarde à celle que je lui défends... Elle m'argue, et me nargue...
Elle est à la fois douce et violente... À la fois tendre et vociférante... Silencieuse et furieuse... Elle me voudrait plus sage et prudente... Elle m'en sait pourtant trop impuissante... Nul pouvoir... Nul espoir...
Elle saigne, tord, crie, elle s'excite en mon sein... Elle blesse, mord, rit, elle sait ce que je crains... Elle me déchire, et, sans me détruire, m'étouffe, m'aspire, me transperce et expire !
Elle est à la fois froide et brûlante ! À la fois glaciale et ardente ! Pétrifiée... Incendiée... Je sens mes membres se paralyser... Et mon cœur m'appelant à me lever... Nulle victoire... Nul espoir...
Elle est à la fois noire et brillante. À la fois meurtrière et charmante... Elle me tente... Elle me hante... Elle ne me laisse plus rien sentir... Elle n'acceptera plus de partir... Elle me vient... Elle me tient !
Je titube, tombe, gis, et éveillée, je rêve, pense, vis, et je souffre, et je crève ! Et quand elle se retire, je n'attends plus que le pire... Encore elle s'élève, et encore je souffre, et encore je crève !
Et voilà mon lot quotidien... des murs, une grille, de l'eau, du pain... Et une souffrance mortelle, ne me laissant aucune trêve... les heures me paraissent brèves, et les secondes éternelles...



« Gamine, apprête-toi, on va t'interroger ! »
Et pour apprendre quoi ? Combien je suis blessée ? Combien de temps la mort prend-elle à me chercher ? Quels crimes j'ai commis ? Ou plus vraiment quel sort ficha ma tête à prix ? Veut-il tirer de moi ce que je ne sais pas ? Veut-il donc m'arracher ce qu'il ne croira pas ?
S'il veut que je reprenne au début mon histoire, découvrir qui me traîne, enfin, s'il veut savoir comment, de la candeur, j'advins entre ses chaînes, il attendra cent heures que moi, je le comprenne... Sur moi, je n'ai qu'un nom. Bien sûr, toi aussi, maintenant qu'il promet moult rançons et qu'on l'a inscrit noir sur blanc en tout coin de la ville, incroyable votre souci de rechercher la vile égarée dans tout le pays...
« Tu vas te dépêcher !? Vulnan est là-haut et t'attend! »
À quoi bon insister ? Qu'espère gagner ton sergent ? Me veut il affermir ce que je ne peux que troubler, dérober sans mentir, certifier sans revendiquer, nier sans démentir et protester sans discuter ? Non, je n'ai rien à dire. Me taisant j'en ai dit assez. Qu'il essaie de souffrir, et il saura ce que je sais.

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Symphonie de la Démence: Troisième Mouvement, Seconde Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Mar 24 Nov - 22:04

Seconde aria :
Le Mépris et l'Essor


C'est en force et sans mal que l'on me fait lever.  Cette cellule sale ne saurait me manquer, et d'ici à ce soir, l'on va m'y renvoyer. Et – c'était à prévoir – leurs gantelets d'acier m'étreignent chaque membre pourtant déjà brisé, puis jettent dans la chambre du bourreau le paquet. Mais il exige un tête-à-tête, ordonne à ses gardes retraite, tourne cadenas et loquets, m'offre une chaise où expirer : Alors, que commence la fête.
Nul ne prononce un mot, il bat ma forte-tête. Nul ne présente un croc, il s'abat sur la bête.
Le voici donc, Vulnan, sous son jour quotidien, fier homme que l'on damne et qui condamne bien. Exécuteur chez soi, au grand jour sachant feindre ; voilée aux yeux du roi, sa famille doit craindre.
L'échauffement est clos, place au premier service, avec les premiers mots sur le sang que je pisse : « Sur toi, j'ai deux mandats, pas un n'est justifié. » Ça ne m'étonne pas. « Regarde ces papiers. » Je dois faire attention à ne pas le salir, les taches vermillon donnent peine à le lire. « La dite Néolune a commis ces outrages à la nouvelle lune : aux restes d'un village en cours de purgatoire, est dite avoir mené à la tombée du soir un vol aux mains armées des ultimes denrées laissées aux habitants... » « Comment !? » Quel enfoiré ! « Ferme la sur le champ ! » ordonne-t-il avant de reprendre ardemment les effusions de sang et sa lente lecture. « … qu'elle tint au silence... » Les joies de la censure... « … sous peine de vengeance et de pire sentence. » Eh bien, cette oraison m'apporta des raisons de plus haïr Irath avant ma pendaison... Mais même à ça, je rate. Je subis les courroux, on ne me laisse pas, ou plus, rendre les coups. « Prenons le premier cas. » reprend le tortionnaire. « Où sont les mercenaires qui étaient avec toi quand survinrent les faits ? » « Avec le sieur d'Ageai. » Ces mots ne lui conviennent... Il frappe, et frappe encore, mais qu'à cela ne tienne. Il fait un grand effort pour nier l'évidence, je vais donc m'obstiner devant la déférence à ne rien détourner ou garder le silence. « Le plus tôt tu avoues, le plus tôt tu t'en tires. » J'ai tout dit, je l'avoue. Je crois que l'avenir prouvera qu'il me faut, pour m'en sortir, mentir. Faire usage de faux n'est pas ma solution.  Derrière les barreaux et murs de la prison, je me rappellerai pourquoi j'ai refusé de fuir :
Pour la première fois, je résiste à l'Empire.
Les cartes sont à moi, la victoire à venir. Il sait faire trahir les époux et les frères, il sait faire bannir les hommes les plus fiers, il sait enfin détruire par le feu et le fer... Il n'aura rien de moi. Je lèverai toujours les yeux devant l'effroi. Je saurai chaque jour me tenir à mes choix, prendre enfin les atours de l'assassin du roi...
« Soit, tu ne réponds pas. » Je l'avais oublié, tant il est vain et las... « Je consens à céder à ta dernière chance. Il me reste un mandat qu'à ton nom, on avance. » Après tout, pourquoi pas ? Peut-être j'apprendrai encore d'autres méfaits qu'Irath aura commis et signalé de fait. « Depuis quatre à six nuits, elle aurait pris parti pour un complot tentant d'attenter à la vie de l'Empereur régnant. » Je lui accorde ça. « Vas-tu nier, encore ? » « Non, certainement pas. Mon souhait pour sa mort est d'une intensité qu'à coup sûr, j'édulcore, tant aucun mot ne sied. »
Toujours et sans relâche, il m'assène ses coups sans cacher son panache, et dans un élan fou, m'attrape par le cou et me jette par terre. Mon sang coule partout, mes veines se resserrent... Je péris à ses pieds...
En voilà bien assez !
La mort est à mes trousses, la souffrance m'y pousse... je me lève et le frappe dans l'espoir qu'il en crève ! Il hurle qu'on m'attrape, mais dans son joli rêve, il oublie que les portes ont bien été fermées, que personne ne sorte ou n'essaye d'entrer. Tu te souviens ? C'est un tête-à-tête. Mais ce n'est qu'un répit, je ne peux fuir, arrête au moins de geindre ainsi. J'ai bien assez souffert de tes maudites mains... J'ai bien assez souffert, plus rien ne me retient...
Je m'effondre à mon tour, insolemment ravie d'avoir mis à ce jour à mes pieds la folie.


Dernière édition par Aʀτѕᴇɴοʀ le Lun 7 Déc - 12:06, édité 1 fois

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Symphonie de la Démence: Troisième Mouvement, Troisième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Lun 7 Déc - 12:03

// Waaaaah! De la neiiiiiige! C'est trop bôôôôôô!

Ahem... La troisième aria. Elle est pas démente - si vous voyez c'que j'veux dire - mais j'avoue qu'il me reste assez peu de contenu sur ce mouvement, et que je galère à en meubler la suite. Mais les deux derniers mouvements viendront, et ce sont ceux que j'attends impatiemment d'écrire... En fait, non, j'ai déjà commencé. Mais voilà, j'espère en attendant m'en sortir avec la douleur.
Ouais, je fais pas d'antonomase dans mon HRP, ouais. Et là, certains me demanderont: "Une antonomase? Mais keske say?" Ou pas, ils en auront rien a foutre, et c'est pas important de toute façon. Mais pour ceux qui veulent vraiment savoir, une antonomase, c'est le passage d'un nom commun en nom propre, ou vice-versa. M'enfin bref, sur ce...

PS: Ah, et je justifierai tous les textes, un de ces jours. Là, j'ai pas le temps, ma batterie va lâcher. Donc pour pas faire tache, je justifie pas encore celui-là non-plus.//


Troisième aria :
L'Espoir et la Réalité


Mes yeux sont toujours clos, à quoi bon les ouvrir ? Et, toujours au repos, je commence à sentir une planche à mon dos, à mes jambes et mes bras, des bracelets de fer m'attachant à son bois... Quand j'ouvre mes paupières, un décor mortifère et sombre s'offre à moi. Je ne l'ai jamais visité, mais n'ai nul mal à deviner ce qui m'attend en cet endroit. Je l'ai toujours imaginé similaire à ce que j'en vois. Cela ne m'impressionne en rien... J'ai déjà connu la Douleur, elle m'apportait son soutien... Voyons qui rira, tout à l'heure...

Et voici poindre mon bourreau. Bonsoir, Vulnan, vous allez bien ? Je sais me tenir à carreau, vous pouvez en être certain. Allez-y, commencez, je n'attends plus que vous... Essayez d'oublier que vous prîtes un coup à la dernière fois. Désolée, c'est sincère, mais j'étais hors de moi... Cessez de vous en faire, je ne peux vous frapper, mes poings sont enchaînés. Vous n'allez pas me reprocher d'avoir invité la Douleur ? Je crois que vous vous connaissez, vous êtes son admirateur. Vous la connaissez, elle est fiable, à chaque fois, elle est venue. Vous la conviez à votre table, lui présentez vos détenus, puis les jetez dans votre râble et savourez leur râle aigu... Entendant mon rire indomptable, vous risquez fort d'être déçu...
Mes passions m'ont formée, elles m'ont soutenue, elle m'ont protégée plus que nul ne le put. Pourtant, voici ce que votre bon sens vous dicte : Les renforcer encor pour me voir succomber, et pour que je me plie à votre autorité, m'offrir de retrouver mon ancienne vindicte.

Enfin, nous y voilà. Il amorce son œuvre, prépare ici et là son habile manœuvre. J'ai presque pitié... Presque. Il attend sa fierté, il est déterminé, mais son plan est grotesque. M'offrir à la Douleur... Son idée lamentable est pour le moins semblable à m'offrir à la Peur...



C'est en fait ce que fit Irath... c'est là ce qui vint m'affaiblir...
Je me terrai comme une ratte...

Et maintenant, je crains le pire...

Violente et dévorante, ardente et déchirante, inhumaine morsure ! Étouffante et brûlante, accablante et hurlante, ineffable torture ! Plus ni froide, ni lente, ni tendre, ni charmante, souffrance, Douleur pure ! Et criante, et chantante, riante, et humiliante, tortorant sa pâture, haineuse et terrifiante, plus noire mais brillante, elle n'est plus tentante, elle vient et me hante, et rouvre mes blessures, me quadrille de brisures, ravive mes brûlures, et, toujours mécontente, réitère adurente toutes ses meurtrissures !
La Colère m'a aveuglé, la Peur me fit abandonner, la Douleur vient me condamner.
Et ce supplice n'a de cesse. J'implore qu'on me laisse aller, je révèle enfin ma détresse. On me demande de parler !? Encore ? Ça ne finira donc jamais ? Je ne sais rien de plus que ma misère ! Ce n'est plus moi, mais la raison qu'on éviscère ! C'est ainsi, je l'admets ! Je promets ! Je dis tout, je le sais. Je dis en vain. Je ne dis rien. J'ai vécu, et c'est toute la vérité. Allez parler de vie à quelqu'un qui n'est pas né.
Ça y est. La morsure m'est revenue telle que je l'avais connue. Glaciale m'embrasant, vociférante m'embrassant. La revoilà pérenne, me revoilà sereine... Certainement, je suis à l'agonie. Les passions qui me tiennent en vie n'en présentent plus signe à mon esprit. C'est avec elles que je mourrai, je le sais. C'est assez. Si je m'habitue à ce procès, je repose en paix.

Si je me baigne dans mon sang,
C'est pour y noyer mes tourments.

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Symphonie de la Démence: Troisième Mouvement, Quatrième Aria

Message par Aʀτѕᴇɴοʀ le Ven 18 Déc - 17:04

// Promis, promis, je justifierai tout un de ces quatre. //



Quatrième aria :
La Honte et l'Oppression


Ça fait encore mal...

Reprise de conscience, encore ce silence... Encore ces murs sales.
Toujours l'air d'une idiote. Seule, en vie et sans voix, et la Douleur sur moi, me présentant ma dot. C'est une heureuse union, mais comme à chaque fois, l'un profère son choix, l'autre sa soumission. Et je suivrai toujours ses moindres volontés, car j'ai ce jour fauté. Était-ce bien ce jour ? Ou bien l'ai-je trompée pendant plus d'une nuit, et la mort dans mon lit, tenté d'y succomber ? Je n'ai pas résisté... Je crois que j'ai eu peur. J'ai choisi la torpeur contre la vérité. Et si, sans mon accord, elle m'a emporté, je n'aurais supporté, quoiqu'il en soit, mon sort, une heure, une minute, une seconde encore. L'appel m'était trop fort pour poursuivre la lutte.
Mais un souffle de vie parfumé de souffrances, indigné de ma chance, me l'a vite ravie, réprimée, condamnée, pal plantant dans mon cœur, refusant qu'il se meure. À la vie ramenée, j'ai rencontré la honte. Mes larmes sont raillées, et mes sens ont braillé avant qu'ils ne me montent. On se rit de mes peines, de mes échecs à vivre, de comme je veux suivre la chanson des sirènes le corps lié au mât, on rit enfin de voir une gamine croire évoquer plus qu'un rat.

Regardez-moi au fond du trou. Yeux trempés, chevelure hirsute... M'auriez-vous porté un mot doux, aussi indulgents que vous fûtes ? Regardez-moi cracher mes tripes dans une poussière de cendre. Regardez comme je m'agrippe aux filets que l'on vient me tendre. Osez prétendre voir en moi la victime d'un sort funeste. Osez jouer celui qui choit en constatant ce qu'il me reste.
D'où sort tout ce sang que je verse, mes artères n'ont pas d'apex... À chaque lame qui les perce, elles lui rendent un flot sans flexe. Il en faut tant, pour donner vie à toutes ces passions brûlantes, il en faut un flot infini pour m'assurer une mort lente...
Voilà le cadeau que me firent mes parents à ma première heure. Plus de sang qu'on ne peut en dire pour que j'endure la Douleur, la Colère, la Peur, sans craindre un jour que toutes ne brûlassent, ou viennent toutes à s'éteindre, que de tout feu, il reste trace. Mais l'incendie qui embrasa mes veines était infernal, et la quiétude qu'il rasa fit émerger un trop grand râle. Voilà mon cadeau de naguère, le léviathan de mon enfance, qui m'éleva à vivre en guerre et faire un pas vers la démence.

C'est à peine si je peux la conter. Ni même quoi, que conter et pour qui ? La vie ? Ce n'est qu'un jeu à surmonter. Joueur narquois, l'Empereur l'a conquis. Sur quelques jets de dés, il s'est bâti, en devint maître, et réécrit les règles. Lors, qui ne vient l'aider, il le châtie, lapin champêtre aux yeux perçants de l'aigle. Le dé est délaissé pour une pièce, à pile ou face, échec ou soumission. On troque le lancer pour la paresse : Choisis ta place, étreinte ou dérision. Et s'il te reste un pion, prends-en grand soin, car il se tient sur la case adéquate. De là, il fait pression, jamais plus loin. Si tu n'as rien, l'échec n'est jamais mat. Mais en comptant les points, tu lis l'erreur. Car en sommant les tiens et ceux des tiens, vous battiez, tous rejoints, votre Seigneur. Mais un moment, vous brisâtes vos liens. Moi, j'ai choisi mon camp, et c'est le vôtre, mais bien trop tard, je m'ajoute au néant. Plus un espoir vacant parmi nous autres, trop de retard au score du géant.

Ainsi va l'oppression, et vont ceux qu'on opprime. Le seul droit de souffrir de ce pourquoi l'on trime. Souffrir pour endurer, endurer pour souffrir... Satisfaire le fier, encore pour s'offrir aux fers de son orfèvre à s'en fendre le cœur, affermir sa faiblesse en attendant son heure. De fourailler sous terre à refaire les forts, défouraillés sans terre et fous forçant l'effort, les férus du fardeau de défaire leurs rimes ne friment plus autant dans les fours du régime. Piètres chassant la prime en recourbant le torse, et plus un mot à dire aux forces qui s'amorcent : plus nulle torche n'arme, elle éclaire la fosse où s'écoulent les larmes...

Mes larmes sont atroces...

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