Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

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Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

Message par Tatiana Barrymore le Sam 3 Mai - 2:55



Under The Skin Of The Devil.




- Alors finalement... On a vraiment mal tourné toutes les deux, me fit une voix féminine que je ne connaissait que trop bien.

Accroupis face au port de Yao'Oling, une capuche recouvrant mon visage. Je pouvais apercevoir ses longs cheveux roses coupés à l'iroquoise, ses deux orbes prunes fixaient l'horizon avec envie. Ornela Pink était l'une de mes rares amies, d'enfance qui plus est. Nos chemin s'était séparer peu après que je fut devenus une soldat à la solde du Gouvernement Haynailien. Peu de temps après cela, j'avais entendu de la furie aux cheveux roses qui se faisait appelé " La Succube ". Aucun doute, c'était bien elle, avec cette teinte d'ironie dans la voix et sa façon de regarder l'océan face à elle.

Ornela était une aventurière des eaux jusqu'à dans l'âme, cela faisait plus de vingt ans que nous ne nous étions pas vus. Elle avait changé, tout comme j'avais changé. Par le plus grand des hasards, nous, nous étions retrouvés juste après ma confrontation avec Syriel Wayard. Une jeune fille qui m'avait donné du fil à retordre, assez pour m'intéresser à elle, mais pas assez pour la poursuivre. Pour l'instant, elle était dans ma liste orange. C'est-à-dire, ni rouge, ni verte. Donc dans un sens, je pouvais toujours avoir envie de la tuer, tout comme avoir envie de l'embrasser.

Un rire bien familier résonna dans ma tête à cette pensée. Kaosu.

L'ombre de mon ombre. L'âme de mon âme. Mon cauchemar au quotidien et ma nouvelle source de folie.

- Qui aurait cru qu'autant d'chose aurait pu s'passer en vingt ans, tu te rend compte ?, fit Ornela en se retournant vers moi, un sourire narquois ornant ses lèvres pulpeuses.

Malgré sa coupe d'excentrique et ses nombreux piercings et tatouage, Ornela avait toujours eut les traits fins. Je la considérer même comme l'un de ses canons à part, unique, mais tout à la fois étrange.

- Imagine dans quarante ans, la taquinais-je, mon sourire caché par ma capuche.
- Je serais sûrement morte d'ici là... Pendant que toi... Toi... Putain, tes vraiment dans la merde avec ta bête, ricana-t-elle à gorge déployée.


Je me mis à la suivre, me surprenant moi même au passage. Cela faisait combien de temps que je ne m'étais sentis aussi bien ? Je ne savais plus... Les années avaient défilés tellement vite que je n'avais plus aucune notion du temps. Depuis plus de cinq années j'étais rester renfermé sur moi même, dans ce maudit désert de Tarod, me cachant d'Haynailia et de toute la populace d'Eclipse qui avait placarder ma tête sur des affiches dans chaque recoins de villes, de villages. Je m'y étais habitué et avait fait de cette solitude ma plus grande alliée et pourtant... Ce gars était venu tout chamboulé dans ma tête.

Mangetsu No Arashi, un mercenaire de l'Ordre des Chevaliers de l'Eclipse, tout comme Syriel. Lorsque je l'avais combattus à mainte fois, j'avais ressentis mon sang ne faire plus qu'un tour dans mes veines. Cette chaleur irradiante qui s'était emparer de mon corps et les battements de mon coeur. Tudum. Tudum. Tudum. Je savais qu'il y avait autre chose là dessous. Une chose terrifiante dont j'avais toujours était apeuré. Alors j'avais toujours tendance à tout remettre sur la faute de l'instinct et des envies belliqueuses de Kaosu. Mais pourtant, en cet instant, tandis que je me tenais auprès d'Ornela... J'avais tendance à pensé qu'il y avait encore une part de moi même croyant aux sentiments.

- Pourquoi continuer ce chemin si tu sais qu'tu va mourir ?, m'entendis-je lui dire.

Elle se retourna face au port, son regard se perdant dans ces immensités bleus et ses cheveux flottants au rythme de la légère brise.

- Toi et moi on a toujours eut tendance à courir après la mort... On la cherche, on la trouve, on la titille... Puis au final, ça nous prend à la gorge, comme des bêtes. On devient accro à l'adrénaline de ressentir la mort près de nous à chaque instant... C'est ce pourquoi on est née, toi et moi. Sinon, crois moi on en serait pas ici, déclara-t-elle, avant de reprendre son sourire.
- Tu la dit..., soufflais-je.


Elle avait raison. Elle avait entièrement raison. Et ces sentiments là ne venait pas uniquement de Kaosu. Il venait de moi même. Comment aurais-je terminer si je n'avais jamais croisé Kaosu ? Où en serait-je aujourd'hui ? Aurais-je était une vulgaire femme au foyer, attendant patiemment le retour de son guerrier d'amour ? Non. Tout cela ça ne me correspondait pas. Moi, ce que j'aimais, c'était ressentir la mort dansant sur ma peau à chaque souffle, chaque seconde, à chacun de mes gestes.

C'était inscrit au plus profond de moi. Bien plus qu'une simple histoire de gênes. C'était dans mon âme, dans mon esprit.

- Bon... Je crois qu'il est temps pour moi d'aller récupérer ce qui m'appartiens de droit, déclara Ornela, les mains sur les hanches.

Je n'osait même pas lever mon regard vers elle. De peur de ressentir. De peur d'être affecter par son départ. Je ne voulais pas ressentir ces choses-là.

- Hmm, me contentais-je de lui dire, dans un léger grognement.

Et elle aussi, n'était pas du genre à faire dans la dentelle. Je l'entendis grommeler quelque chose et finalement j'entendis le cuir de ses bottes raclant au sol, s'éloignant de plus en plus. Lorsqu'enfin j'osait relevait mon regard vers elle, nos deux regards se croisèrent, bleu océan dans prune et aussitôt, je rabattis ma capuche sur mon visage.

Sans plus un mot, je me faufilait dans l'ombre d'une ruelle non loin. Faisant taire ces sentiments que je voulais à tout prix oublier.
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Re: Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

Message par Mangetsu no Arashi le Dim 4 Mai - 22:22

-Alors ça y est.

-Oui, les délibérations ont commencées.
-C'est vraiment pas le bon moment. Mon père, qui y est pressenti depuis longtemps doit gérer en même temps les apparition des groupes de berserk dans la région.
-Tu as raison c'est dommage pour lui. Bah, on verra bien comment ça évoluera.
-Au fait qui s'occupe de l'aile Ouest, si tu es là avec moi ?
-Ser Yelig, un type à mon oncle.


Par "Là" Lang, Hay-Lang Maori, successeur promis au grade de gardien Tempestus de l'Est, entendait, ici, dans le pays de Bérilion. Après la mort du grand Seigneur Tempestus, tous les gardien, ainsi que leur successeur et de nombreux conseillés s'étaient rendu à Fort Tempestus, le centre du réseau, pour assister aux funérailles du grand chef et en choisir un nouveau. Cette dernière étape se déroulait en huit-clos entre les 4 gardiens. Qui discuteraient et méditeraient longuement afin de déterminer lequel d'entre-eux serait le plus apte à occuper le trône du maître des portails.

-Mais je ne comprends pas comment il est possible qu'il soit mort d'un simple poignard, de la main d'un vulgaire voleur.


A ces mots, je repensais aux derniers mois qui s'étaient écoulés. Ce que mon ami et futur collègue ne savais pas c'est que ce meurtre avait été planifié longtemps à l'avance, contrairement à toute les preuve que j'avais laissé sur le lieu du crime, évoquant plutôt une lutte désordonnée, entre deux combattants rendu confus par la surprise, l'un de se faire cambrioler, l'autre de trouver une personne dans une pièce qu'il pensait vide. J'avais utilisé une dague de moyenne facture pour taillader de nombreuses fois le corps du vieil homme assommé avant de l'achever en la plantant au milieu de son torse.

Parachevant l'oeuvre, j'avais laissé un petit tas de cendres dans un coin de la pièce et contre le mur, symbolisant ce qu'il restait du "voleur" après qu'il eut été carbonisé par un ultime sort de feu du vieux magicien.

L'enquète, qui suivit la découverte du corps, en vint rapidement à la conclusion citée plus haut. Les délibérations pourraient durer entre quelques jours et quelques mois. Durant lesquelles des suppléants s'occuperaient du bon fonctionnement des portails.

Maintenant je profitais de cette occasion pour prendre quelques vacances dans mon travail de mercenaire. Lang nous avais amené dans une ville cotière, dont j'ignorais autant le nom que le position exacte, car disait-il, le couché de soleil y était superbe et faisait écho à la fin d'une aire pour l'organisation Tempestus. Je pus en effet constater la beauté du crépuscule avec mon seul ami d'enfance, profitant aussi du moment pour le détailler de pied en cape. Quoique de petite taille, il avait évolué de manière avantageuse, tant physiquement que psychologiquement. Malgré ses capacité physiques assez peu développées, il n'avait pas grand chose d'un puissant magicien qui passe ses journées à apprendre, philosopher et réfléchir, qu'il était pourtant jusqu'à l'os. Seul subsistait de l'enfant fragile que dont je me souvenais la calme gentillesse qui émanait de lui en toute situation. 

"Tout le contraire de moi, en somme." Pensais-je dans un soupir.

La nuit ayant recouvert la cité ainsi que la mer, je le quittai sur une embrassade et parti arpenter le port en quête de quelques divertissements charnels...

__________________________________________________
Toutes les blessures partent, toutes les maladie. Même celle du coeur. Seules subsistent des cicatrices et des douleurs nous rappelant ces moment terribles pour nous souvenir qu' il nous faut nous battre contre la vie afin de ne pas reproduire nos erreurs passées...
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Re: Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

Message par Tatiana Barrymore le Lun 5 Mai - 1:12

La nuit ne faisait que débuter. Au loin du port, je vis le bateau que venais d'emprunter Ornela, glissant sur des eaux songeuses entremêler au fil de son destin. Faisant taire ces ignobles sentiments qui me donnait envie de gerber, je me fondit dans l'obscurité des ruelles. Par ci et par là, je pouvais voir à travers ma capuche, une prime avec mon nom et une somme exorbitante. Même jusqu'à Bérillion j'étais pourchassé. Le Gouvernement Haynailien n'avait pas décider de prendre des pincettes avec moi. Et bien tant mieux, parce que j'en avais complètement rien à foutre. Qu'ils viennent ces chiens, Kaosu se ferait un grand plaisir de les accueillir d'un coup tranchant.

Quelques années plus tôt j'avais étais à leur place. Fière, disciplinée et resplendissante dans mon armure blanche aux reflets bleuâtres. Mais lorsqu'on m'avait donner cette mission et que j'avais était jetée dans la gueule du loup, c'est-à-dire, celle de Kaosu. Ma vie avait basculé du jour au lendemain. Parfois, j'avais tendance à pensé à la trahison. Mais qui aurait bien pu en vouloir à une jeune guerrière naïve ? Qui plus est, née dans les rues.

Je n'avais ni sang bleu, ni richesse, ni famille. Maintenant, la seule chose qui me restait, c'était ma lame et le souffle froid de la mort sur ma nuque. Oh combien cette sensation me répugnait ! Combien de fois avais-je pensée à mettre fin à mes jours si sinistre ? Mais c'était plus fort que moi. Rien de sentir cette sensation aux creux de mes entrailles, je me sentais vivante. Et je savais à quel point le prix de la vie est cher. Très cher.

Et quand bien même, j'étais devenue beaucoup trop fière pour me rabaisser à de tel moyen. Je préférais encore foutre une ville à feu et à sang au lieu de me tuer par ma propre lame, mon âme.

Toujours en traversant les rues remplis d'ivrognes, d'ingrats injurieux, de catins et de guerriers. Je tombais enfin face à face avec une auberge où pendait une petite pancarte. << Chez Jaleb >>, y était-t-il inscrit. Une forte odeur d'alcool, de viande et de poisson remonta jusqu'à moi, faisant gargouiller mon estomac vide.

Cela faisait combien de temps que je n'avais pas sentis une tel odeur ? La dernière fois que je m'étais rassasiée, des boyaux et des cervelles humaines m'avait servis de repas. J'avais eut tellement faim que j'en avais même croquer les os.

Tandis que je fouiller dans ma poche pour en sortir une petite bourse, je repensais à l'homme à qui je l'avais pris et un sourire sournois apparus sur mes lèvres. Je me répugnais moi même et pourtant, j'avais adoré sentir son sang chaud et visqueux que j'avais lécher sur ma lame. Ses couinements incessant lorsqu'il était à l'agonie sur le sol. Et voir son âme quitter son corps, oui, j'avais aimer cela et n'hésiterais pas à le refaire une seule seconde.

Mes pas me guidèrent dans l'auberge, quelques regards traîna sur moi, mais sans plus. Personne ne pouvait apercevoir mon visage à travers ma capuche noir. Je remarquais une table non loin remplis de miliciens et m'asseyais à l'opposé, dans l'ombre. Quelques secondes plus tard, une jeune femme vint à ma rencontre. Elle était toute en longueur, longiligne. Sa démarche me rappela soudainement celle d'un prédateur, d'une panthère, prête à bondir.

Ses deux orbes vertes dont la pupille étaient fendue me firent sourire. C'était une changeforme, une femme-féline.

- Qu'est-ce que j'peut vous servir ?, me demanda-t-elle.
- J'vais prendre votre menu du jour, lui répondis-je.
- Très bien, me répondit-elle, sans s'attarder plus sur moi.


Quelques secondes plus tard, j'entendis le gérant de l'auberge l'appeler Krystal. Jolie nom pour une très jolie fille.

Je n'étais pas forcément attirée par les hommes, parfois, certaines femmes étaient à mon goût, depuis très récemment d'ailleurs, j'avais découvert cela lorsque Syriel et moi, nous, nous étions échangés un baiser. Elle avait tellement rougie que j'avais cru qu'elle allait exploser. Quand j'y pensais, cela m'arrachait de petits sourires. Lorsque Krystal revins vers ma table avec deux alléchantes cuisses de poulet, je me jetai aussitôt dessus sans cérémonie.

Voilà depuis cinq ans que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi délicieux. Je redécouvrais le vrai goût de la nourriture sous mes papilles enchantées. C'était bon, tellement bon que je me serais presque mise à pleurer. J'ai bien dit presque.

Les miliciens me regardèrent du coin de l'oeil quand ils me virent manger à une allure aussi rapide. Il fallait que je me fasse discrète, mais la nourriture était tellement bonne que j'étais prête à en crever.

- Il t'observe, résonna soudainement une voix dans ma tête.
- J'suis au courant, Kaosu.
- Fait toi discrète, me prévint-t-elle de sa voix fluette.
- Lâche moi les basques tu veut ? Pour une fois que je bouffe de la vraie nourriture !


J'entendis son petit rire mesquin, mais elle se tût aussitôt, me laissant le plaisir de goûter à cette nourriture si délicieuse qui m'avait tant manquée. Une fois que j'eut finis, je déposai sur la table ma modeste petite bourse et me tournai vers la dite Krystal qui venait de revenir pour débarrasser la table.

- Garder la monnaie, lui dit-je en relevant un peu le regard.

Ses sourcils se froncèrent lorsqu'elle aperçu mes yeux, mais sans plus. Elle me fit un hochement de tête, je pouvais néanmoins sentir son regard brûlant dans mon dos. Elle avait vu mes yeux et quelques traits de mon visage et n'avait pas broncher. Elle savait qui j'étais et pourtant elle n'avait rien dit. L'on m'avait toujours répéter mainte fois que mon regard était étrange. Mes yeux était d'un bleu profond et très clair, proche de ceux d'un lagon. Je ne savais pas de qui je les avais hériter puisque je n'avais aucun souvenir de mes parents.

Mais en tous cas j'avais été gâté par la nature, question physique. Mentalement, c'était tout autre chose.

Soudainement, les deux portes de l'auberge s'ouvrir avec fracas sur la rue bondée de quidams. Les miliciens avait sortis leurs lames et posèrent aussitôt leur regard sur moi.

- L'Eclair noir, souffla l'un d'entre eux en tournant son visage vers moi.

Et merde.

- Et qu'est-ce que j't'avais dit..., souffla Kaosu.
- Oh toi ! Ferme là !, lui répondis en pensée.


- V'nez m'chercher, répliquais-je.

Aussitôt dit, aussitôt fait, je me mis à piquer un sprint dans les rues de Yao'Oling, essayant de semer les miliciens à ma poursuite.


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Re: Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

Message par Mangetsu no Arashi le Mer 7 Mai - 22:54

Trouver de jeunes femmes innocentes dans ce refuge se révéla bien plus ardu que prévu, aussi dus-je me contenter de femmes de basses mœurs dans une merveilleuse maison close, qui, après avoir goûté à mes capacités, m'amenèrent à les maîtresse.
 
J'avais rarement eu l'occasion de rencontrer ces personnes, originaires de l'archipel de Naosia. Déjà que la connaissance de l'existence de cette zone n'était pas universellement répandue. Alors avoir déjà côtoyer, et plusieurs fois, un de ces habitant, était d'autant plus rare. La première personne de cet acabit fut Fate. Une jeune femme-chatte au pelage de jaie, assassin de talent, sans pitié et invisible.
J'eu à faire pour l'heure à femme doté d'un magnifique plumage multicolores habillé des plus beau atour de Geisha. Lorsqu'elle m'adressa la parole ce fut d'une voix chantante, haut perchée, mais avec un genre de roulement en fond, de raclement: 

"-Vous avez vraiment plu à mes filles vous savez.
-Je n'en doute pas.
-Cela fait longtemps que ça n'était pas arrivé, certaine d'entre elle ont même demander à rester plus longtemps que prévu dans leur contrat.
-Vous m'en voyer ravie.
-Moi de même. Aussi, je ne vous ferai pas payer mais il ne faut pas qu'on vous voit sortir d'ici. Attrapez donc ceci, et garder le", fit-elle en me lançant un objet allongé et dorée, aux formes complexes.

Au moment même où mes mains entraient en contact avec le bijou, le monde disparut dans un toubillon de couleur et de hululements perçants. Lorsque la réalité me revint, j'étais au beau milieu du port de Ka'bokang, de retour dehors, du moins le croyais-je, en rangeant le petit objet ayant perdu sa magie.

C'est en arpentant les ruelles et les toits, pour me repérer que je me rendis qu'il ne s'agissait pas de la même ville. Un clochard m'appris que je me trouvais bien plus au Sud que je ne le pensais, dans le port Bérilien de Yao'oling, bien plus mal réputé que ce lui dont je venais. Dans ma grande bonté, je laissai cet homme se vider de son sang en paix sur le sol mal pavé.

Pandénium n'avait pas fini de se nettoyer du liquide écarlate lorsqu'une horde de guerriers, au vu de leur équipement m'emporta avec elle en hurlant. A ma question, on me répondit que tout ce beau monde pourchassait un criminel de grande envergure, surnommé l’Éclair noir.
Un sourire hilare déforma mon visage alors que je bondissais sur un toit, espérant trouver ma cible avant les autres mercenaires ou soldats. 

"Pauvres d'eux..."
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Re: Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

Message par Tatiana Barrymore le Lun 26 Mai - 1:59

Filant à travers la ville de Yao'Oling, je pouvais sentir sur mon visage le vent marin de la ville, me frappant de plein fouet tandis que mes pas me guidait à toute allure. L'adrénaline coulant dans mes veines, je pouvais entendre derrière moi les cris des milliciens. Sur mon passage les quidams se poussèrent, et lancèrent des cris effrayés lorsqu'ils aperçurent mon visage. J'aimais cela, j'aimais voir la peur se dessiner sur leur visage. Craignez moi, car un jour je vous boufferait tous les veines. Le manteau de la mort se posa sur moi tel une amie inséparable, je me mit à sourire de plus belle.

- Voilà ma meilleure amie, murmurais-je, avant de bifurquer dans une ruelle sur la droite.

Avec la rapidité étonnante de Kaosu, je me faufilait dans l'ombre de la ruelle sans issue. J'étais l'ombre de la nuit et son amante la plus fidèle, à ce moment là, aucun millicien ne put me remarquer. Je les entendit, leurs fortes voix s'élevant dans les airs, une plus forte que les autres se mit à aboyer sur ses soldats, leurs ordonnant de me retrouver le plus vite possible. En n'oubliant pas, bien sûr, le petit mot qui me fit tiquer.

" Chienne. "

J'imprimait en moi sa voix, afin de m'en souvenir, jusqu'à ce qu'il pousse son dernier soupir sur ma lame. Je ne tarderais pas à lui rendre une petite visite nuptiale. Kaosu se mit à émettre un grondement inhumain lorsqu'un des milliciens s'engagea dans la ruelle. A pas de loup, je le vit observer chaque recoin de l'impasse. Tandis qu'il s'approchait, je pouvais sentir sa peur grimpait en lui. Je souris. La peur grimpa au fur et à mesure qu'il venait, lui prenant les entrailles au point qu'il en gerbe son repas sur le sol humide.

L'odeur de sa peur renforça l'excitation de Kaosu. Je la sentais, secouant frénétiquement les barrières de mon âme. Elle le réclamait, elle le voulait. Sentir son sang chaud, ses entrailles fumantes et son regard horrifié lorsqu'il apercevrait le visage de la mort, prête à le dévorer. Tel une prédatrice, je l'observais, avancer lentement, tout en regardant autour de lui, farfouillant moindre recoins à la recherche d'une quelconque chose suspecte. Mais il ne me trouva pas. Avec les années j'avais su être aussi discrète qu'une ombre, de plus K renforçait mes capacités.

Me fondre dans les ombres de la nuit en faisait partis, en quelque sorte. Qui plus est, lorsque l'on a une horde de milicien au cul. Lorsqu'il constata qu'il n'avait rien, je ressentis l'odeur de sa peur s'évanouir et l'espoir repris le pas dessus. Je me mit à sourire. Quel sentiment futile, l'espoir. On s'y accroche, de toutes ces forces, pour finalement retomber dans le piège du désespoir. Et une fois que l'on est tombé dans ce putain de trou, on en y ressort plus. Je parlais en connaissance de cause.

Moi aussi je m'étais accroché à l'espoir qu'un jour je puisse redevenir humaine et saine d'esprit. Chaque jour, le visage de mon mentor m'avait motivé. Je me revoyais plus jeune, à ses côtés, lui m'entraînant afin de devenir une soldat Haynailienne. Son beau sourire, ses yeux chocolats et ses cheveux bruns mis-longs qu'il attachait souvent en catogan. Sa fine cicatrice barrant un côté de ses lèvres pleines, ses larges épaules, ses mains calleuses. Aïdan Ritter, mon mentor, mon premier amour, mon espoir et pour finir, mon désespoir.

Je m'y étais trop accroché, c'était cela qui m'avait tuée. Depuis ce jour, je ne faisait plus confiance en personne. J'avais décider de faire une croix sur mes amis, y compris Ornela. Mais malgré cela, elle gardait toujours une place important secrète au fond de moi. Je le savais et cela me répugnait. Cette pensée arracha à K un grognement et je décidais aussitôt de faire abstraction de toutes ces émotions futiles, afin de pouvoir placer toute mon attention sur ma cible, le milicien.

Lorsqu'il se retourna afin de pouvoir sortir, la dernière chose qu'il aperçus, ce fut mes crocs blancs émettant des lueurs blanchâtres à travers l'ombre. Lorsqu'il atterris au sol sur le dos, je m'accroupis face à lui et avançait jusqu'à me retrouver au dessus de lui. Il voulut rappliquer, mais je l'en empêchait en attrapant ses poignets pour les maintenir au dessus de lui, au passage, ma capuche glissa, laissant dévoiler mon visage.

Je pu lire dans son regard de la stupeur, mais aussi... Du désir. Malgré qu'il fasse nuit, ma vue de nyctalope m'aida à y voir clairement et je put voir son visage. Il était jeune, très jeune même. Il devait à peine avoir ses dix huit ans, ses yeux émettait des lueurs argentés, ses cheveux noir de jais était coupés courts et les traits de son visage fin. Sa peau était aussi blanche que de la porcelaine et pour un milicien il était plutôt maigre. Je me mit à me surprendre en le trouvant beau.

Sous moi, il était tétanisé et plus aucun son n'osait sortir de sa bouche. Tout en le fixant du regard, j'enlevais une de mes mains pour venir la posée sous son coup, quelques secondes plus tard, un petit poignard noir apparaissait dans ma main. Kaosu. Depuis ces derniers temps, j'avait appris que j'avais la possibilité de la matérialiser sous la forme de n'importe qu'elle armes.

Au début, cela avait était dur, mais à force d'entraînement, j'y étais arrivée.

- Chhhhut, murmurais-je. Quel est ton nom ?
- R.. Ren. Ren Hôjo, déclara-t-il, en balbutiant, hésitant.


Je pouvais sentir ses spasmes incontrôlés. Il était entrain de faire une attaque de panique.

- Pourquoi est-ce que tu hésite ?, me demanda une voix inhumaine.

Je n'arrivais pas à définir si elle était masculine ou féminine, mais j'était sûr d'une chose dans tout les cas. C'était la voix de K.

- Je n'hésite pas, répliquais-je, en pensée.
- Alors tue le et qu'on en finisse Tatiana !


L'intonation inhumaine et caverneuse de sa voix me donna des frissons. La vérité était que la seule chose qui pouvait me faire peur en ce monde c'était bel et bien K. Tout en plaquant ma lame contre le cou du frêle garçon, je me mit à soupirer, avant de plonger mon regard dans le sien.

- V... Vous êtes belle, me dit-t-il.

Je lui sourit, non pas d'un sourire de remerciement, mais plutôt d'un sourire semi-sadique.

- Ren... T'aura au moins la chance de crever par la main d'une belle fille, soufflais-je.

Ses lèvres commencèrent à bouger, mais lorsque je fit glisser ma lame le long de sa jugulaire. Ce fut un gargouillis atroce qui en sortis. Suite à cela, je lui planter ma lame dans son coeur, jusqu'à la garde, tout en regardant son regard s'éteindre quelques secondes plus tard. Le beau et jeune Ren venait de quitter ce monde.

Et je n'avais aucuns remords.


•••


Cela faisait plus d'une demi-heure que les miliciens de Yao'Oling était à ma recherche, entre temps, j'avais tué l'un d'entre eux, un jeune garçon nommé Ren Hôjo. Je pouvais encore voir la lueur de son âme quitter son regard, cela ne me faisait ni chaud, ni froid. J'avais tué de nombreuses personnes et créatures tout au long de ma vie et ce n'était certainement pas aujourd'hui que j'allais pleuré et regretter la mort de l'un d'entre eux. Ce monde était dur et impitoyable et je faisait partis de ces personnes au destin tragique et assurément noir.

Je survivais, tant bien que mal.

A l'ombre d'une petite rue face au port, je vis soudainement un navire s'arrêter. A première vue, il semblait que ce soit un navire de la marine royale Bérillienne. Je regardais sur le pont et comptait le nombre de gardes, il devait en avoir une bonne quinzaine et vus la taille du navire, peut-être même une vingtaine à l'intérieur du bateau. Il fallait que je m'échappe et ce n'étais sûrement pas quarante miliciens qui allait me faire peur.

Même si j'étais plutôt rentre-dedans, cette fois-ci j'allais la jouer en finesse. Je me rapprochais du port en me fondant dans l'ombre, avant de me cacher derrière un petit banc. Cinq marins se mirent à rire et à parler sur le pont, quelques heures plus tard, il descendait du navire et allait en ville. Sûrement pour trouver des putains ou faire le stock de rhum. Cette pensée m'arracha un petit sourire et je mit aussitôt à penser à Ornela. Comment pouvait-elle aimer à ce point ces immensités bleus ? La vie en mer était rude, d'autant plus qu'autrefois elle était la capitaine d'un des équipages les plus réputés.

Je ne m'attardais pas sûr la question et j'entendis soudainement des bruits de pas se dirigeant vers ma direction. A travers l'ombre je vit les lueurs des armures des miliciens. Merde.

Tout en regardant la mer, une idée me vint en tête et je me mis à courir aussitôt silencieusement avant de plonger dans l'eau du port avec la grâce d'un félin. Quelques secondes plus tard, je me glissait sous l'eau, les yeux grands ouverts utilisant ma vue de nyctalope et me mit à nager vers l'arrière du bateau des marins. Une fois que j'y suis, je glisser lentement à la surface, reprenant mon souffle discrètement, tout en m'accrochant au parois du bateau.

Je fit alors appel aux pouvoirs de Kaosu et de grandes griffes remplacèrent mes ongles, grâce à elle, j'arrivais en un seul morceau à l'arrière du navire. Les miliciens était à l'avant de celui-ci, discutant avec tout les marins qui s'était réunis autour d'eux. Sûrement pour leur parler de ma présence. Je distinguais les mots << Eclair Noir, Prime, Recherchée >>.

C'était ma chance. Rapidement je me glissa jusqu'à une trappe menant aux cabines intérieurs. J'observais tout d'abord attentivement les énergies repérables des marins, mais à cette heure-ci, ils dormaient pratiquement tous. Je fit glisser la trappe lentement et me descendit à l'aide de la puissance de mes bras tout en m'accrochant en rebord afin de la refermer.

Une fois dans l'obscurité, j'empruntais un petit escalier menant aux caves et me dégotait une petite place parmi les tonneaux de rhums.

Bref, j'étais arrivé à bon port.




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Re: Under The Skin Of The Devil [Mangetsu Arashi & Tatiana Barrymore]

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