[Région]La région de Dalfan

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[Région]La région de Dalfan

Message par Lord Penguin le Dim 10 Aoû - 23:08

Allez hop ! Moyenne update du clan Dalfan, j'ai réorganisé tout ça pour faire un vrai post en bonne et due forme comme l'a fait Daloka pour les Nerimazu. J'ai aussi complété le tout.



LA REGION DE DALFAN



Résumé :

Le clan Dalfan est souvent considéré comme le clan le plus puissant de Berilion (était*). 800 années de guerre permanente sur leur territoire ont forcé ses membres à gagner en force et leur ont forgé un caractère encore plus belliqueux que le commun des Beriliens. L’entrainement au combat y est particulièrement rude et la majorité de la population a la guerre pour profession. Principalement des soldats et combattants, mais aussi quelques marchands, forgerons, cordonniers… Tout ce qui est nécessaire à l’équipement des guerriers. A Dalfan, aucune plantation : La région est alimentée en riz, poissons, et autres denrées par Zatou et Muzutsu. On trouve cependant quelques élevages, noyés au milieu des casernes.  

Histoire :
Le clan Dalfan ne possède aucune origine noble ou glorieuse. C’est un anonyme qui le fonda, un simple vagabond dont la seule possession était un sabre. Avec ce sabre, il combattit, et à force de combat, il gagna en influence. De moins que rien il devint chef de village, puis de guerre, et enfin de clan, ainsi que dirigeant d’une région. Mais les Dalfan n’accordent que peu d’intérêt à leur histoire lointaine. Seul ce dont ils peuvent sentir les répercussions à l’instant même leur importe.


Rites et traditions :

Duels :

A Dalfan en particulier, des duels ont lieu pour tout et n’importe quoi. A la moindre occasion et peu importe l’absurdité de la raison, on se bat. Cependant, le perdant est rarement mis à mort (bien que cela soit toujours considéré comme normal), puisque l’on sait à quel point on a besoin d’hommes en état de combattre. La défaite, censée être lourde de conséquence est souvent réduite à une petite humiliation publique et à la paye d’une tournée générale ou d’un repas. Ainsi, au détriment de ce que l’on pourrait croire quant aux traditions ancestrales bériliennes, les duels en deviennnent presque une occupation ludique entre amis, sauf pour les plus grandes familles qui y attachent une plus grande importance que le peuple.
Les duels à Dalfan ne sont régis par aucune règle particulière, si ce n’est que le port d’armure ou de toute forme de protections est prohibé et déshonorant. Des lors que l’on veut se battre, on se bat sans plus de cérémonie. Si possible on apprécie la présence d’un arbitre pour juger si le combat est loyal et sans coups bas, mais c’est une précaution rarement nécessaire. Les habitants de Dalfan savent reconnaitre et accepter une défaite avec humilité et, comme tous bons bériliens, sont écœurés à la simple idée d’un affrontement déloyal. N’est cependant pas considéré comme déloyal un combat entre un lancier et un épéiste, le choix de l’arme ne concernant que son manieur, tant qu’il ne s’agit pas d’armes de jet ou de tir, que les Dalfan ont particulièrement en horreur.

Education :
Dans la jeune enfance, les bases du combat sont enseignées aux enfants par leurs parents. Une fois l’âge de douze ans, ils sont envoyés suivre une formation plus académique dans un des quelques dojos prévus à cet effet, où des maîtres d’arme reconnus leur font suivre une formation intensive de quelques années avant qu’ils ne retournent définitivement chez eux. Généralement, on envoie ses enfants au dojo le plus proche, mais les familles en ayant les moyens peuvent décider de les envoyer plus loin s’ils pensent qu’ils peuvent y recevoir une meilleure formation. Le dojo le plus fameux est bien évidemment le dojo Dalfan, tenu par un membre du clan principal à Saestsica, où les jeunes guerriers sont assurés de recevoir la meilleure formation possible. Passée la majorité, on peut s’engager dans une caserne pour rejoindre l’armée, auquel cas on recevra un entrainement supplémentaire de deux ans. Bien évidemment les combattants ne cessent jamais d’apprendre et de se perfectionner par la suite en accumulant de l’expérience, ce qui est aussi ce à quoi servent les innombrables duels amicaux livrés quotidiennement.
Le style de combat Dalfan est assez désordonné et ne suit pas de règle précise. En fait, c’est quelque chose comme « Si ça fonctionne et que ce n’est pas lâche, alors fais-le ». Il y a peu de cohérence entre les différentes familles et guerriers, ce qui les rend assez imprévisibles au combat. Lors de l’entrainement, on apprend les bases du combat et à effectuer des coups efficaces, mais on cultive surtout l’instinct et la force brute. On considère qu’il faut donner à chacun les moyens de devenir fort et laisser chacun le devenir par lui-même. C’est une méthode qui développe et exacerbe certaines formes de talent mais ne permet pas à ceux qui ne sont pas particulièrement doués d’atteindre un niveau excellent.
L’enseignement général ne comprend que du combat et rien d’autre. On n’apprend pas à la majorité des jeunes l’histoire, la culture ou la lecture, ce qui rend la plupart des habitants de Dalfan plus ou moins ignares. Ils apprécient cependant les formes les moins abstraites de divertissement comme le théâtre.

Rites funéraires :
Les traditions funéraires des Dalfan sont très basiques. On enterre profondément le corps du défunt en ne laissant rien d’autre qu’une pierre ou une planche marquée du symbole du cœur pour marquer l’emplacement de la tombe, qui sera souvent perdu au bout de quelques années. On ne prend pas non plus la peine de déplacer ou de ramener les corps aux familles et on les enterre le plus souvent près de leur lieu de décès. Les proches ne se recueillent pas sur les tombes, le souvenir du mort reste simplement gravé en eux et en leur cœur.
Celui qui tue un adversaire lors d’un duel doit être celui qui recouvre le corps de terre, au moins jusqu’à ce que l’on ne le voie plus, mais pas forcément celui qui creuse la tombe. Cela se fait souvent à plusieurs, et si quelqu’un croise un corps abandonné le long d’une route, il se doit de lui creuser une sépulture. De plus, si ça n’est pas déjà la cause du décès, une lame doit être enfoncée dans le cœur du mort avant l’enterrement, ce qui est une symbolique forte du clan quant à la vie qu’il a vécu et la mort qu’il a trouvé.
Les seuls qui ont droit à de véritables égards après leur décès sont les chefs de clan et les héros, pour lesquels on organise une véritable cérémonie et auxquels on donne une sépulture en bonne et due forme où leur nom est gravé et dont on se rappellera longtemps.

Valeurs :
Les valeurs du clan Dalfan sont simples. « Sang et Honneur » est leur devise. Ils vivent par la lame et pour la lame et ne doivent pas s’entacher d’actes fourbes. Vivre la tête haute et dignement jusqu’à trouver une mort tout aussi digne. Leur philosophie implique que le combat soit la raison de leur existence, qu’ils y trouvent leur accomplissement. Un duel est le stade ultime de sublimation d’un être humain et est d’une beauté sans pareille. Leur symbole est le cœur, qui représente tout ce à quoi ils sont attachés. Ils ont aussi un fort sens de la solidarité et de la famille. Lorsque deux Dalfan ayant un lien fort se saluent, ou avant un évènement important, ils posent leurs mains droites respective sur le côté gauche de la poitrine de leur camarade ou proche. Si c’est un homme en face de soi, on pose le poing sur son cœur, et si c’est une femme, la paume au-dessus de son sein.

Habitudes vestimentaires :
Bien qu’étant la région la plus froide de Berilion, puisque la plus proche de Nurenuil, le style vestimentaire des habitants de Dalfan est très restreint… Dans la mesure où la majorité des hommes ne portent aucun haut, faisant ainsi étalage de leur bravoure et de leur absence de peur. Les femmes, quant à elles, ont toujours un haut afin de cacher leur poitrine, mais aussi léger que possible. Le port d'armure était autrefois extrêmement mal vu, étant considéré comme une marque de lâcheté. Mais suite au déclenchement de la guerre avec Nurenuil, la confrontation avec les archers ne leur laissa plus le choix. Le port d'armure fut donc encouragé pour aller se battre au front, afin de se protéger un minimum des flèches ennemies et de pouvoir les atteindre. Ceux qui s'y refusent catégoriquement se voient remettre un large bouclier de bois qu'ils utilisent pour arriver à portée de sabre avant de, le plus souvent, l'abandonner au sol.
Même si les protections sont acceptées au front, elles restent dénigrées lors des duels. Ainsi, un guerrier en armure défié enlèvera cette dernière avant d'entamer le combat.


Clan principal :


Clan le plus fort du pays, il est constitué d’une branche principale, les Dalfan, et de plusieurs branches annexes nées de l’union d’une des filles du chef avec un guerrier d’un autre clan. Ces dernières sont peu nombreuses, car les femmes Dalfan portent peu d’intérêt à l’amour et préfèrent souvent se consacrer uniquement au combat. S’il arrivait que l’une d’elles souhaite se marier, un duel serait organisé entre l’heureux élu et le chef de clan. Duel au cours duquel il jauge la valeur de son gendre potentiel. A la fin du combat, qui jusqu’ici a toujours été gagné par le père de la mariée, celui-ci doit choisir de donner la mort à son adversaire, le punissant ainsi de l’outrage qu’il lui a fait en voulant épouser sa fille malgré sa faiblesse, où de lui laisser la vie, signifiant qu’il le juge de valeur et accepte le mariage. Cela veut aussi dire que la vie du gendre appartient au père, selon les lois beriliennes des duels. Après l’union, le couple prends un nom-composé qui sera donné à tous leurs descendants et leur famille devient une annexe du clan principal Dalfan. Jusqu’ici, le clan ne compte que 4 branches annexes : Les Dalfan-Yuki, les Dalfan-Zu, les Dalfan-Fujiyû, et les Dalfan-Zatou, cette dernière étant née des fiançailles d’un fils du clan Zatou avec une Dalfan. Une histoire qui posa à l’époque beaucoup de problèmes, tous réglés par un duel entre les deux chefs de clan (je vous laisse deviner qui en est sorti victorieux).


Voilà plusieurs centaines d’années que l’on dit qu’un chef du clan Dalfan ne peut pas mourir au combat, et voilà plusieurs centaines d’années que ce n’est pas arrivé. Environ 600 ans, pour être plus précis, depuis l’époque de Dio Dalfan qui, après le début de la grande guerre et découvrant la valeur des Nurenuiliens (que l’on n’appelait pas encore « Nurens »), disparut pendant une dizaine d’années en laissant la gouvernance à ses frères et revint en possession d’une force inégalée jusqu’à présent. Il ne voulut pas dire comment il l’avait obtenue, mais on dit qu’il transmit le secret à son fils ainé en même temps que son sabre baptisé au nom du Dieu du combat et de l'honneur, Havir, réputé incassable et inusable. Cette arme fut transmise de père en fils au sein du clan, et cette tradition perdure encore aujourd’hui. Quant au secret, on ignore ce qu’il en est, où même s’il a réellement existé en premier lieu. Toujours est-il que les chefs du clan ont pour tradition d’enseigner eux-mêmes à leur héritier (fils ainé) l’art du combat et qu’ils sont toujours dotés d’une force exceptionnelle, si bien que certains attribuent cette puissance au sabre, qui aurait été maudit lors de la disparition de Dio. Cette hypothèse semble cependant improbable, compte tenu de la répulsion des beriliens pour toute forme de magie.

Le rôle de chef de clan est toujours attribué à un homme. Si le premier enfant du chef est une fille, il devra tout de même se charger de son éducation au combat, même si elle n’héritera pas de sa position, et ce pour toutes les filles qu’il aura avant son premier garçon, qui sera le seul à hériter de Havir. Si le chef n’a aucun garçon, c’est sa fille ainée qui prend sa place, mais cela n’est plus arrivé depuis le début de la guerre.  
Le changement de chef se fait lors d’une cérémonie spéciale à laquelle tous les membres du clan Dalfan et de ses annexes doivent assister. Elle consiste en un duel entre le chef et son fils. Si le père est vainqueur, il conserve sa position mais couvre son fils de honte pour s'être surestimé. Si le fils est vainqueur, on considère qu'il est suffisamment fort pour mener le clan et il doit mettre à mort son mentor et géniteur, qui s'en ira dans l'honneur d'avoir formé un élève qui le dépasse. En théorie, cela implique que chaque nouveau chef soit plus fort que le précédent, mais les héritiers échouent souvent lors de leurs premiers essais, et souvent, le chef n'est vaincu qu'après un certain age. Ainsi, la majorité d'entre eux ont passé la main agés de plus de cinquante ans.

Le second fils du chef de clan a pour rôle de s’occuper du dojo Dalfan. Il est pris en charge par son oncle, qui occupe le poste avant lui, et reçoit de sa part une éducation martiale personnalisée. A l’âge de douze ans, il suit les deux mêmes années de formation de groupe que les enfants normaux, toujours au dojo Dalfan. Il reste ensuite aux côtés de son oncle jusqu’à ce que ce dernier ne soit plus apte à assumer sa fonction. Si le chef n’a qu’un fils, sa fille ainée prend ce rôle de gardienne du dojo, quitte à y être éduquée tardivement. S’il n’a que des filles, c’est sa seconde enfant qui en héritera.

Le troisième fils du clan est le seul à recevoir une éducation approfondie aux sciences, quelles qu’elles soient. Il est éduqué par son oncle, troisième fils du chef précédent, et par une poignée d’érudits. Son rôle sera d’être le Kulin de son frère ainé et de l’assister dans sa fonction de dirigeant. Si le chef n’a que des filles, la troisième fille prend ce rôle, s’il a un garçon, c’est la seconde fille, et s’il en a deux, c’est l’ainée.

Tous les autres enfants du clan et des branches annexes n’ont pas de rôle particulier et sont simplement propulsés à des positions influentes et importantes, souvent des dirigeants des armées.
Si le chef n’a aucun enfant et ne pourra pas en avoir, il devra faire suivre un entrainement intensif à son frère le plus jeune pour qu’il hérite de sa place. Ceci est arrivé une fois. S’il ne lui reste ni frères ni enfants, une série de duels est organisée entre les chefs des branches annexes. Le vainqueur recevra un entrainement intensif de la part du chef et héritera de sa place. Ceci n’est jamais arrivé.

Tous les membres du clan principal et des branches annexes doivent aller au front comme le reste de la population. Une règle stipule que si un membre du clan Dalfan ou d’une branche annexe refuse de participer à la guerre, il est condamné à un duel à mort avec le chef.


UPDATE : Fin de la guerre et déchéance du clan :
La fin de la guerre entre Bérilion et Nurenuil a aussi signé la déchéance subite du clan Dalfan. D’abord, le chef Drogo fut abattu en duel par une vagabonde, sombre présage pour l’avenir du clan. La Quatrième Bataille de Zu Feorn signa son arrêt de mort, ou presque. Les meilleurs guerriers du clan furent décimés ou capturés par nurenuil. Du clan principal en particulier ne restent que des enfants. Naturellement, toute influence ou prestige que possédait le clan auparavant fut réduit à néant, et le jeune nouveau chef dispose tout juste de la compassion des autres dirigeants du pays. En quelques années, la gloire pluri centenaire des Dalfan s’est ternie et ne reste plus qu’une région dépendant des aides des autres.


Personnages importants :

Le Vagabond :
Fondateur historique et mythologique du clan. On ne sait rien de lui si ce n’est qu’il était mendiant et grand combattant. Il donna naissance à la lignée Dalfan.

Draoh Dalfan :
Descendant du vagabond et premier Dalfan dont on se souvient encore aujourd’hui, il est réputé pour avoir été l’un des guerriers les plus violents que Bérilion eut jamais connu.. Lors des guerres de clan, aux alentours du 7e siècle, il annexa entièrement Zatou ainsi qu’une partie des régions actuelle de Long et Muzutsu. Il avait une volonté expansionniste mais n’était pas un politicien. En vérité, on dit de lui qu’il voulait simplement provoquer des batailles et se baigner dans le sang de ses ennemis (presque littéralement), car les territoires conquis n’étaient quasiment jamais réhabilités et étaient le plus souvent laissés dévastés, un simple drapeau planté entre les cadavres. Cependant, il ne tuait jamais ceux qui ne ripostaient pas. Ainsi, et de plus en plus craint, ses adversaires se rendirent de plus en plus souvent, le faisant entrer dans une rage folle, devant choisir entre l’honneur et le massacre. Vers la fin de sa vie, il commença à perdre la raison et à devenir sujet à des crises durant lesquelles il vagabondait au hasard, forçant qui le croisait à le défier. Il finit par être tué lors d’un duel par Shirou Long, qui en profita pour récupérer ses terres ainsi que celles de Muzutsu. Il était très aimé de ses sujets et ils le pleurèrent pendant longtemps, malgré les écarts dont il fit preuve.

Daïchiro Dalfan :
Chef du clan au début du 8e siècle et petit-fils de Draoh, il enrageait constamment contre les autres clans et voulait poursuivre l’œuvre de son grand père et les vaincre tous. Cependant, contrairement à son aïeul, il le faisait par haine pure et non par amour du combat. Il mata notamment avec violence des tentatives de révolte à Zatou et renforça l’occupation du pays. Alors qu’il combattait à Muzutsu, il fut tué par son fils, qui jugeait que ses projets étaient folies : que le clan ne devait pas s’encombrer de telles ambitions et devait simplement se concentrer sur le respect de ses idéaux.

Dan Dalfan :
Fis de Daïchiro, il était peu connu du peuple avant sa prise de pouvoir car se faisait discret, mais quiconque l’avait rencontré se sentait prit d’affection pour lui à défaut de respect, tant il était sympathique. Sa régence ne dura que quelques jours car il fut tué en duel par un membre du clan Muzutsu qui vint le défier à son campement. Il ne laissa pas de descendance derrière lui, c’est donc sa seule sœur qui prit le pouvoir à sa place.

Yoana Dalfan :

Petite sœur de Dan, elle fut Chef du clan durant une très longue période, environ trois quarts de siècle. Elle ne voulait pas étendre le territoire Dalfan, mais comptait cependant garder les Zatou sous contrôle, car leur subordination rapportait beaucoup au clan. Rapidement, les généraux de Daîchiro, ne la jugeant pas légitime de par sa façon opportuniste d’accéder au pouvoir, contestèrent son autorité. Elle les tua tous un par un pour asseoir son autorité. Sa vie fut longue et elle eut beaucoup d’enfants. On dit qu’elle combattait les hommes qu’elle prenait d’affection pour les forcer à partager sa couche. Dalfan resta une région stable pendant toute la durée de son règne.

Danzô Dalfan :
Il était le dirigeant du clan lors de la crise du 9e siècle et l’apparition du Zigarne. Les Zatou profitèrent de la dévastation et du chaos semé par le monstre pour reprendre le contrôle d’une partie de leurs terres. Par la suite, il perdit les batailles unes à une jusqu’à ce qu’ils aient récupéré tout leur territoire. Ce fut un chef peu compétent et peu aimé de ses sujets, qui fut tué tôt par son fils aîné, dans le respect des traditions du clan.

Daïya Dalfan :
Fille unique du chef à son époque, on crut longtemps qu’elle lui succèderait. Cependant, il finit par  avoir un second enfant, un fils, alors qu’elle était âgée de 17 ans. Le rôle de chef lui échappa donc et elle dut devenir Kulin. On lui enseigna donc les lettres et sciences, mais cela l’insupportait. Jugeant que les chefs Dalfan n’avaient de toute façon pas besoin d’érudits à leurs côtés, elle prit la fuite. Durant ses vagabondages, elle rencontra un homme dont elle s’éprit. Il s’agissait du chef d’un clan plus au Sud, Hiroshi Yuki. Ils voulurent s’épouser mais ne pouvaient le faire qu’en suivant la tradition de l’une de leurs deux familles. Ils s’affrontèrent donc dans un duel dont Daïya ressortit victorieuse. Elle ramena donc son amant chez elle où il combattit le chef actuel, qui était son petit frère depuis que leur père était mort de maladie. Hiroshi gagna le duel, mais resta humble et accepta par amour de devenir son vassal. Il fit de bon gré annexer le clan Yuki par les Dalfan et changea son nom pour Dalfan-Yuki, devenant la seconde branche secondaire du clan après les Fûjiyu.

Ichiko Dalfan :
Petit frère tardif de Daïya, il succéda à leur père mort de maladie à l’âge de quinze ans. C’est vers la fin de son temps au pouvoir que la guerre avec Nurenuil se déclencha. Il mena les premiers affrontements avec les Nuren mais périt d’une flèche dans le cœur durant la deuxième année de la guerre, âgé d’une trentaine d’années. Il avait déjà eu avec sa femme trois fils et deux jumelles, tous en bas âge au moment de sa mort. Ses généraux et sa grande sœur assurèrent l’intendance le temps que son aîné soit en âge de gouverner.

Hiroshi Dalfan-Yuki :
Vassal des Dalfans et époux de Daïya, il fit partie de ceux qui assurèrent l’intendance à  la mort d’Ichiko. Avec l’aide des autres clans, il participa activement à l’annexion de Zu Feorn par Bérilion. Il servit le pays bravement jusqu’à un âge avancé avant de se retirer des combats lorsqu’il devint incapable de les mener, partant s’exiler à Muzutsu avec sa femme.

Draoh Dalfan :
Fils ainé d’Ichiko nommé après le vieil héros du clan, il devint en âge de combattre et de gouverner après que Zu Feorn fut annexée. C’était un homme sage et modeste mais qui, comme son aïeul, avait une passion particulièrement prononcée pour le champ de bataille. Il n’était pas stratège mais savait mener les hommes et leur insuffler la fureur guerrière, si bien qu’aucune des batailles auxquelles il participa ne fut perdue par les bériliens. Malgré son statut de chef, il se fiait entièrement aux décisions stratégiques des autres clans et se contentait d’être un exécutant sur le champ de bataille. Ses troupes percèrent plusieurs fois les défenses nurenuiliennes, mais dès qu’il quittait le front, l’ennemi parvenait à reprendre son territoire. Il finit par mourir lors d’une bataille face aux troupes de Rokk, ou le Theldr parvint à l’abattre. La bataille fut cependant gagnée par les bériliens.

Dio Dalfan :
Dio fut le leader du clan Dalfan à la fin de la période d’occupation de Zu Feorn par les bériliens. Son père fut assassiné dans son sommeil à la citadelle de Zu Feorn, qui fut ensuite attaquée par les troupes nurenuiliennes. A ce moment, Dio n’était pas sur le front. Héritant du titre de chef, il s’évertua à défendre les terres bériliennes de Zu Feorn sans y parvenir : Les nurens continuaient à gagner du terrain. Un jour, il disparut, pour ne revenir que quinze ans plus tard. En ces quelques années, il était devenu un homme nouveau et incroyablement fort. Armé de son sabre, Havir, il ne perdit plus le moindre combat jusqu’à la fin de sa vie, que ce soit des duels singuliers où des batailles de grande envergure. Ce n’est qu’une fois si vieux qu’il ne pouvait plus tenir debout que son fils aîné parvint à le vaincre et transperça son cœur à l’aide de Havir. L’épée d’adamantine devint alors la relique de la famille en l’honneur de ce guerrier invincible qui avait été leur chef. Depuis ce jour, la tradition du clan veut que Havir soit transmise de père en fils. On dit qu’au moment de sa mort, Dio souffla à son fils le secret de sa force, car depuis celui-ci, aucun chef Dalfan ne perdit jamais un duel, et ce jusqu’à Drogo.

Doki Dalfan :
Chef du Clan en 1405, lorsque les nurenuiliens tentèrent un assaut à grande envergure contre bérilion. Il repoussa le gros des troupes ennemies à Mae mais fit l’erreur stratégique de ne pas poursuivre l’assaut jusque dans leurs derniers retranchements, les laissant s’enfuir. Son manque de discernement coûta à Bérilion une occasion de rempiéter sur le territoire de leur ennemi, qui put réorganiser ses défenses. Quelques années plus tard, il affronta en duel le chef du clan Zatou pour l’affaire du mariage de sa fille, Yuka. Il vainquit sans difficulté, donnant lieu à la création de la branche secondaire des Dalfan-Zatou.

Yuka Dalfan :
Fille et troisième enfant de Doki, elle officiait en tant que chef de guerre. Lors de la bataille du lac Mizumi, par lequel les nurenuiliens pensaient contourner leurs ennemis, des forces Zatou et Dalfan se dressèrent face à eux et les mirent en déroute. C’est à ce moment qu’elle rencontra son futur époux, Kagari Zatou. Une fois de plus, leur union ne pouvait se faire par les traditions des deux clans, et la fierté du leader des Zatou, Ôgai Zatou, ne pouvait accepter la création d’une branche annexe du clan Dalfan portant le nom du sien. Il refusa catégoriquement cette union, mais Doki le défia, le vainquit, et vainquit aussi Kagari, concrétisant le mariage sans contestation possible.

Daisuke Dalfan :
Chef du clan durant une partie durant la transition entre le 16e et le 17e siècle, Daisuke est considéré comme un génie de l’épée et le plus fort des Dalfan depuis Dio. Il était un homme impulsif et irrespectueux de tout, qui s’attira rapidement les foudres de tous les autres clans, et même de certains membres du sien. Cependant, il se riait des menaces et combattait en riant et en se moquant tous ceux qui le défiaient, semblant s’amuser en permanence et sans jamais perdre. Si on le respectait pour sa force, on le méprisait pour sa langue bien trop pendue. Il combattit notamment les leaders des clans Zatou, Futsei, Long, et Nerimazu à plusieurs années ou mois d’intervalles. Chacun de ces duels fut gagné. Zatou et Futsei périrent, Long perdit un bras et Nerimazu mourut lui aussi. Cependant, il infligea une blessure létale à Daisuke, qui en trépassa quelques jours plus tard. Par la suite, les relations entre les Dalfan et les autres clans redevinrent rapidement grâce aux efforts des chefs suivants.

Drogo Dalfan :
Génie de la trempe de Daisuke, Drogo tua son père alors qu’il était âgé de 19 ans et prit la tête du clan selon les traditions. Il se démarqua très rapidement pour son habileté et sa brutalité au combat. S’il pouvait sembler méprisant –et il l’était-, c’était un homme plus réfléchi que ne l’était Daisuke et qui était capable de jugements réfléchis, bien qu’il les faisait en suivant sa logique extrême. Sous sa gouvernance, le clan Dalfan atteint des sommets de renommée et de respect, et son règne correspond à l’apogée du clan, qui se tenait en permanence une tête au-dessus des autres. Seul Metsu Nerimazu, un peu plus jeune que lui, était un guerrier capable de rivaliser avec Drogo, mais il perdit ses yeux et son potentiel avec. Lorsque la paix se profila, Drogo la refusa, ne pouvant supporter que l’honneur bérilien soit bafoué en pactisant avec l’ennemi. Il finit cependant par mourir, âgé de 55 ans, lors d’un duel face à la dévoreuse de Kaigan, devenant contre toute attente le premier leader Dalfan à périr lors d’un duel singulier depuis Dio.

Kyoran Dalfan :
Deuxième petit frère de Drogo et son Kulin, il déserta le clan accompagné de toute la branche annexe des Dalfan Fûjiyu. Son objectif était de faire entendre sa voix et son opinion à tout Bérilion et de propager une idéologie pacifiste dans le pays, afin de mettre fin à la guerre. Ce mouvement fut nommé « Rônins », dans l’optique de signifier la séparation avec les clans qui souhaitaient continuer le combat. Il parvint à forcer les chefs de clans à se rassembler et à l’accepter à leur conseil et fit passer son message à tous. Cependant, au terme de cette réunion au sommet, il fut tué par son grand frère.

Suijitsu Dalfan-Fûjiyu :
Leader de la branche annexe des Dalfan Fûiyu, il suivit Kyoran dans son exil. Après la mort de celui-ci, il reprit la direction du mouvement avec l’aide du Heka Gisemono. Cependant, ce dernier ne tarda pas à diriger seul car Suijitsu fut lui aussi retrouvé et tué par Drogo.

Dreï Dalfan :
Fils aîné de Drogo, il lui succéda après sa mort et récupéra le sabre Havir. Voyant que la guerre arrivait à son terme, il lança un assaut de grande envergure sur Nurenuil, parvenant à atteindre et prendre Zu Feorn dans ce qui devint la Quatrième Grande Bataille de Zu Feorn. Cependant, ses troupes furent décimées quelques heures plus tard par un assaut coordonné de trois Theldr nurenuiliens. Lui et ses guerriers restants furent faits prisonniers et Havir fut récupérée par Nurenuil. Ses actions durant son court règne en tant que leader Dalfan (moins d’un an) provoquèrent la chute du clan.

Shû Dalfan : (Chef actuel du clan)
Petit frère de Dreï et cinquième enfant de Drogo, il était destiné à devenir le Kulin de son frère. Après son échec à Nurenuil, il ne resta plus que lui pour assurer la gouvernance de Dalfan. Plus réfléchi et éduqué que ses pairs, et ayant été en partie élevé par Kyoran, il sut garder la tête froide pour négocier la survie des prisonniers. S’il n’a probablement pas la trempe pour maintenir la gloire du clan, il a le discernement pour assurer sa survie.


Dernière édition par Lord Penguin le Mer 8 Juin - 12:28, édité 6 fois

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Bonus : Habitudes vestimentaires

Message par Lord Penguin le Sam 21 Fév - 19:19

Comme expliqué plus haut, les Dalfan considèrent généralement le port d'armure comme une marque de lacheté au cours d'un duel, et s'habillent donc aussi légerement que possible afin de démontrer leur bravoure (d'autant plus que les duels surviennent n'importe quand là bas), et ce malgré le fait que leur région soit la plus froide du pays (ils y sont habitués).

Voici un ou deux exemples typiques de comment on s'habille à Dalfan : 

Hommes :


A gauche, la version la plus légère et la plus répandue. Un simple pantalon de toile large, pour faciliter les déplacements, et des chaussures en cuir. 
A droite : Plus ou moins le plus d'habit que portera jamais un Dalfan en dehors du champ de bataille. Une chemise de tissu à manches longues (semblable à ce qu'on peut trouver dans d'autres nations telles qu'Haynallia) et le même modele de pantalon, fermé aux chevilles cette fois... Mais avec des sandales/gettas, pour compenser.

Femmes:


A gauche : Version la plus légère, encore une fois. Mais pudeur oblige, les femmes ne se baladent pas la poitrine à l'air non plus. Elles ont donc toujours quelque chose de léger pour la couvrir (ici, de simples bandes de tissu).
A droite : Idem que pour les hommes, pas de grandes différences vestimentaires entre les deux sexes, à Dalfan.

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[Bonus] Carte de Dalfan

Message par Lord Penguin le Jeu 2 Juil - 18:18

Okay, j'ai fait une carte de la région de Dalfan, parce que c'était dans mes plans... Bon, elle est pas parfaite, loin de là, et elle est un peu brouillon, mais elle fait son job.




Légende non imagée (alors ça, c'est pratique Mignon ) et plus ou moins obvious :
-Les trucs en forme de montagne, bah c'est des montagnes Noël
-Le gros point rouge est la capitale de la région, Saestsica, ou l'on trouve le domaine du clan Dalfan et leur dojo.
-Les points noirs sont les villes importantes, au niveau régional du moins.
-Les points verts sont des villes importantes, mais incluant un dojo renommé.
-La pioche représente la seule mine de la région Dalfan, et une des seules du pays. Elle n'est pas très productive, mais apporte tout de même suffisamment de minerais pour produire un certain nombre d'armes.
-Les tracés gris sont les routes principales.
-La petite forêt au milieu est appellée Chisanamori
-Les petits forts représentent le front de la guerre avec nurenuil et les principaux bastions bériliens.

Ah, et j'suis désolé, j'ai totalement zappé l'échelle... Mais dites vous que la distance entre Saestsica et Funa fait un peu moins de 250 Km (Oui c'est beaucoup...)

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Les signatures, c'est pour les faibles Noël
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Localisation : Excellente question ._. Il serait temps que je m'informe

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