Les one shot de Jacky

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Les one shot de Jacky

Message par Jack Van Flyff le Lun 23 Nov - 19:51

Vous entrez et voyez un couillon qui écrit dans un coin, nerveusement, entouré de feuilles roulées en boules. Jurant et pestiférant après des tournures de phrases ridicules, ou encore parce que le texte ne lui plaît guère. Il y'a très peu de livres, de tailles différentes qui l'entoure. En fait un seul, très fin. Mais au final cela devrait se remplir assez rapidement.
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Précisions: Mes one shots n'auront pas pour but de perfectionner ma technique d'écriture en général. Ils n'auront pas nécessairement pour but de décrire parfaitement un personnage, et peuvent même parfois juste garder l'aura de mystère/donner quelques informations sans réellement en donner.
En gros ce sera précisé, juste merci de votre compréhension. Et au premier qui me dit que c'est inutile et ridicule, je lui rappellerais qu'en ce monde rien n'est "nécessaire". Comprendra qui pourra.

Jacky, mais pas Michel.


Dernière édition par Jack Van Flyff le Jeu 26 Nov - 2:07, édité 1 fois

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Corbeau

Message par Jack Van Flyff le Lun 23 Nov - 20:02

//Cet os est écrit dans le but de laisser planer le mystère autour de Jack, mais aussi de donner quelques infos éparses.//
Avant-propos :

Cet ouvrage n’est pas à mettre entre toutes les mains, du moins pas dans les mains des plus sensibles ou enclins à la paranoïa. En ouvrant ce livre, dévorés par la curiosité, vous vous dites que vous allez apprendre quelque chose d’intéressant, de passionnant. Mais ce rassemblement de notes, ces recherches de toute une vie ne vous apprendront pas grand-chose qui rassureront vos êtres par le savoir.
Ce que vous allez apprendre fera de vos jours de longs moment terrifiants, où une ombre pourrait très bien mener à votre fin. Où un bruit qui ne serait autre que votre chien qui court sur le plancher, vous fasse sursauter. Où finalement le repos ne serait qu’une longue attente à la lueur de cette bougie qui perd de sa lueur, petit à petit.
Car c’est dans l’ombre que vit le sujet de ce livre. Et ce, depuis sa naissance. Il vit dans les ténèbres du monde, caché et prêt à fondre sur sa proie. Il est là dans un recoin, à vous épier. A ne connaître ni honneur ni pitié, mais rien de plus que le sang et les viscères de ses victimes et des pauvres ères qui la défende.
Vous vous demanderez alors comment j’ai pu faire des recherches sur un tel monstre, aussi effrayant soit-il, et ce sans mourir les tripes à l’air, partiellement dévorées par des charognards. J’ai toujours sut pourtant, qu’il m’épiait. Peut-être étais je devenu fou, ou peut-être étais je simplement choqué de ce que j’avais vu dans mes recherches et interrogatoires. Mais depuis le début de cette aventure, je sentais un regard peser sur mon dos. Comme celui d’un bourreau sur le dos de l’esclave qui n’avait pas le droit à la faute. Comme un professeur très indulgent. Peut-être voulait-il qu’on écrive ce texte, et peut être m’en avait-il chargé ? Peut-être viendra-t-il me chercher quand ces écrits seront finis, comme la Faucheuse le fait des âmes des morts. Et même cette idée n’arrivait pas à me rassurer, malgré qu’il n’y ait aucune fenêtre et seulement une porte trop lourde pour être déplacée par un homme à cette pièce dans laquelle je m’étais enfermé.
Comment aurais-je put être rassuré, alors que chez certaines de mes sources, le simple fait de se remémorer la sauvagerie de cet animal amenait généralement aux larmes ou à des réactions émotionnelles multiples. Aussi, certains d’entre eux déliraient quand on abordait le sujet. Et j’ai failli mourir de leur main plus souvent que de part celle du prédateur.
Alors vous qui avez trouvé ce livre, n’allez pas plus loin. Laissez-le où vous l’avez trouvé, dans l’ombre. Car sachez qu’où que vous soyez, le Corbeau veille.

Introduction :


Vous avez continué de lire si je comprends bien. Curieux de savoir ce que ce livre peut renfermer sur le « Corbeau ».
Vous le connaissez sûrement de par les rumeurs et légendes à son nom toutes aussi macabres les unes que les autres. Ou alors simplement parce que vos parents vous disaient de ne pas rester dehors la nuit parce que le Corbeau vous prendrait. Ou est-ce peut être simplement parce que l’oiseau de malheur qu’il évoque a attiré votre attention quant au monstre que cela pourrait être ?
Dans ce cas laissez-moi faire quelques précisions sur le sujet du livre. Mes recherches, bien que tardive sur le sujet laissent à penser qu’il vit toujours et ce depuis environ plus de soixante-dix ans d’activités.
On lui attribuerait une forme humanoïde, car une telle cruauté ne peut être humainement possible.
On aurait jamais réellement vu son visage, encapuchonné et masqué. Ce qu’il faut dégager de son histoire, ce sont 3 phases importantes : une longue phase parmi la guilde de mercenaires « Les charognards », une période pré-clipsienne et le temps où il semble toujours servir pour cette guilde nurenuilienne.
Mais maintenant que nous arrivons au début de l’histoire, il est encore temps pour vous de reposer ce livre et d’arrêter là. Peut-être que cela ne vous semblera pas aussi horrible que ce à quoi vous vous attendiez. Mais peut être que lui, ne vous pardonnera pas de savoir.

Les Charognards :

Mes premières recherches m’ont menée loin dans les terres de Nurenuil. Dans une forêt que peu d’entre eux semblait affectionner, sombre et épaisse. Certains la disaient maudite et d’autres habitée par un monstre.  Pourtant elle n’avait que d’apparence l’habit d’une forêt maudite. Car une fois engouffré à l’intérieur, mise  à part qu’elle semblait particulièrement noueuse, il ne me semblait pas que celle-ci soit d’une certaine manière maudite. Ou même habitée par une créature monstrueuse quelconque. Non, ma jeunesse me permis de traverser cette forêt assez facilement, malgré une impression d’être continuellement suivi.
Cette impression,d'ailleurs était plutôt stressante au bout de quelques heures de marches. Voir oppressante dans une forêt aussi silencieuse. Il n’y avait pourtant que le bruit de mes pas qui était là pour m’accompagner et celui de mon souffle.
Je pénétrais dans ces lieux, non sans me retourner moult fois pour voir si personne ne me suivait, ou non sans vérifier derrière tel ou tel arbre, me rapprochant de mon but lentement mais surement.
En effet, le périmètre qui appartenait aux Charognards était marqué par des pièges et des petits charniers, à ciel ouvert. Pas très discret vous diriez-vous, mais très persuasif. Il semblait qu'une fois la victime tombée dans un piège, il semblait la jeter sur le côté pour réinstaller le piège par la suite.A la vue des pièges à ours et autres, j’évitais de penser au calvaire que devaient subir ces pauvres gens avant de mourir, tout en essayant de ne pas déclencher les pièges.
Sans grande surprise,-car j'ai toujours été maladroit-je me fis avoir par quelques pointes dissimulées ici et là sur un arbre qui me forcèrent à m'arrêter, ma jambe étant salement amochée. Heureusement, j’avais emmené quelques bandelettes avec moi, et je pus me faire un garrot. Le crapahutage se fit plus difficile avec cette jambe blessée, et cette présence qui se faisait doucement plus présente n’aidait pas à avancer l’esprit serein. Mais j’aperçus rapidement ce qui serait la fin de ma peine. Du moins, je l’espérais.
Une grande clairière s’ouvrait devant moi, dans laquelle la nature semblait y avoir repris ses droits, me faisant oublier quelques instants la présence. Des maisons de briques détruites, ou bancales. Il y avait aussi des cadavres en armure de cuir, enfin, des squelettes avec des armures de cuir en assez bon état. Plus d’une dizaine, portant tous une armure plus ou moins similaire, leurs noms marqués sur un petit écu en tissu cousu à même le plastron. Le Rat, Le Ver, La Mouche et j’en passe. Des surnoms évoquant des animaux ou insectes charognards, qui semblaient donc désigner les membres du groupe.
Après ces constations et après avoir rapidement défini les limites du campement, je pouvais alors dresser un plan rapide de l’endroit. Deux bâtiments pour dormir, un pour les bains, un puits, une partie entière pour s’entraîner probablement à l’épée, et un bâtiment pour ce qui semblait être le chef de cette petite organisation. Je me dirigeais donc vers ce bâtiment encore en assez bon état, et entreprit de fouiller celui-ci. Cette impression d’être épié qui était désormais de retour, ne me donnait pas du tout l'impression d'être en sécurité. Malgré tout, je ne pouvais pas m’arrêter là.
A force de persévérance, je trouvais enfin ce que je cherchais. Des preuves quelconques-écrites-de ce qui avait pu se passer ici.
Celles-ci se trouvaient dans un coffre en bois de très bonne facture, avec des motifs très fins sur les charnières et autres décorations en acier. Il avait protégé des intempéries ce qui semblait être un ensemble de registre, avec une extrême efficacité. Le cuir était en bonne état, l’encre et les pages également. Ce qui me surprit le plus étaient sûrement ces deux plumes qui allaient avec l’ensemble de livres. Il semblait que j’avais déjà vues celles-ci. Et après réflexions, il s’agissait d’une plume de vautour et d’une plume de corneille. Prenant un livre tandis que je m’asseyais tant bien que mal, pour pouvoir vérifier si c'est ce que j'attendais, un bruissement d’ailes ce fit entendre. Je sursautais et me retournais, voyant s’envoler un oiseau sombre d’un arbre assez proche. Mon cœur qui était pris de surprise, se mit à battre de moins en moins rapidement, soulagé. Mais quand je me retournais vers le coffre, ouvert à mes pieds. Il n’y avait plus une seule plume. La peur me pris, et me saisissant des livres, je m’enfuyais sans demander mon reste. Comment dans ce lieu silencieux comme la mort, les plumes avaient-elles pu disparaître ? Et ce sous mon nez. Etait-ce, ce regard qui pesait sur mes épaules depuis le début ? Le plancher aurait dû trahir l’intrus ou l’intruse. Il n’y avait même pas de vent, rien qui aurait pu les mener à s’envoler ou se volatiliser. Finalement, cette forêt que je quittais précipitamment méritait ce titre de maudite. Je ne savais pas quel chose agissait en ces lieux, mais la mort qui nourrissait les racines des arbres devait y être pour quelque chose. Je ne pouvais qu'affirmer le fait que les habitants du coin avaient raison, mais. Je ne pouvais également m'empêcher de songer que le Corbeau, et cet oiseau noir qui c’était envolé avant que les plumes ne disparaissent étaient liés. Et si c’était lui finalement, qui m’avait suivi ? Il est vrai que je n’avais pas été très discret quant à ma recherche d’informations auprès de la population locale. A placarder des annonces partout, et à distribuer dans la rue ces mêmes ces annonces pour les faire passer de mains en mains. Je devais revoir ma manière de faire, et surtout me cacher un peu pour tenter de retranscrire ce que je pouvais grâce à ces livres pleins à craquer d'informations.
                                                                                                                                     
_______________
Juin *l'année est effacée, impossible de la distinguer*, il y a encore quelques villageois qui sont morts dans les pièges. Corneille était attristée. Pourtant il faisait tout pour que ces paysans n'approchent pas. Car lui, Vautour le chef des Charognards, savait encore s'occuper des dames. Qui plus est, de sa dame. Mais ce jour-là Mouche, l'ingénieur et Ver le médecin avaient amené à la connaissance de leur chef, de bien étranges faits. Un peu plus loin, dans la forêt ils avaient trouvé des carcasses de chiens sauvages, et celle d'un loup. Au moment de leur venue les corbeaux les dépouillaient déjà, mais ils n'étaient définitivement pas morts de quelques coups de becs. Des estafilades et coups profonds montraient qu'un outil avait servi à les tuer, ou une griffe. Il est vrai que dernièrement, la forêt pourtant si calme avait été quelques peu bruyante. Malgré tout, le plus intriguant étaient ces empreintes humaines. D'un enfant d'environ 7 à 10 ans, qui se mêlaient aux traces de luttes.
Vautour essaya de ne pas trop penser à ces évènements, et de ne pas en parler à Corneille. Celle-ci irait sûrement chercher le petit et ne rentrerait pas sans avoir trouver son corps.
Corneille était spéciale, au sein de ce groupe. Elle avait rejoint le celui-ci par amour de Vautour, qui avait fini par l'apprécier pareillement. C'était la seule femme de la petite compagnie, et aussi la plus gentille. Il y a encore peu de temps Vautour lui expliquait calmement que planter des fleurs ne rendrait pas l'endroit plus joli. Car il ne devait pas l'être. Elle avait fini par jeter son dévolu sur un petit lapin blanc qu'elle surnomma "Neige". Et que Vautour aurait préféré manger.
Sommes toutes ils étaient assez différent, mais allaient fort bien ensemble. En plus de ça, elle était plus que fidèle. Et Vautour appréciait cette qualité qu’était la fidélité. Et lui qui d’habitude était si proche de Corneille, était ce jour-là pourtant bien distant.
Le lendemain de l'insolite découverte, alors que des bruits de luttes entre deux animaux se faisaient entendre. La jeune femme poussa un hurlement de terreur.
Rapidement Vautour arriva, voyant alors le linge éparpillé,  et sa dame horrifiée du spectacle qui se faisait sous ses yeux. Un jeune garçon à quelques arbres de là se battait avec un chien sauvage. L'animal affamé tenait son bras gauche dans sa gueule, et secouait le jeune garçon comme une brindille. Celui-ci abattait tant bien que mal sa main droite sur la cage thoracique de l'animal, dont la fourrure se tachait de sang. Le mercenaire bondit par-dessus les racines, alors que le combat perdait en intensité. Et quand il fut sur place, l'enfant avait disparu. Gisait là l'animal mort encore parcouru de spasmes. Cherchant des traces des yeux, il tomba sur l'étrange petit démon. Il avait l'apparence d'un humain, mal en point. Son regard pénétrant était empli de quelque chose d'inexplicable. Vautour en détourna rapidement les yeux pour se concentrer sur sa blessure qui se refermait lentement.  
Pour le mercenaire qui ne savait que faire, la situation était tendue. Un petit attroupement c'était fait dans la clairière. Les gars réveillés par le cri étaient aussi venu voir. Le chef ce décida alors de les rassurer, fixant toujours l'être couvert de sang et maigrelet:
-Ce n'est ri..!,brusquement, il fut coupé par le jeune garçon qui l'entoura de ses bras, lâchant ce qui semblait être une pierre taillée. Vautour aurait voulu dire quelque chose mais l'acte silencieux du jeune garçon l'avait complètement soufflé. Peut-être ne cherchait-il que ses semblables ? Même si il écarta rapidement cette idée, il décida de ramener l’enfant.
Le petit se laissa porter et ramener. Directement, il alla se coller à Corneille qui s'occupa rapidement de lui, inquiète. Mais Vautour, et Rat le rusé le remarqua, était assez pâle. Et très peu de choses, pouvaient impressionner le chef du groupe. Mais ce fut avec Ver que le chef partagea en premier le secret. L'enfant était doté d'un instinct de survie très développé, une capacité de régénération, et finalement. Des réflexes au-dessus de la normale.
                                                                                                                                       
***
Septembre 1*la date est encore effacée* L'enfant, dont Corneille s'occupait semblait totalement différent du démon qu'ils avaient vu. Mais cet être, de par sa présence intriguait Vautour. Il éveillait en lui une possible renaissance du blason de son groupe, mais aussi une certaine menace. De quoi était-il capable? Que deviendrait-il au sein du groupe? Quel était sa vraie nature? Tant de questions auxquelles il n'avait pas de réponses, et auxquelles il ne voulait pas nécessairement en avoir.
Corneille lui assurait que c'était un enfant, gentil, et doux. Qui avait eu peur, cherchait à fuir quelque chose. Ce qu'elle ne disait pas, c'est qu'elle s'occupait de lui comme son propre fils, et qu'il était assez proche d'elle. Et pour le moment, il était bien vu. Le secret sur ses talents ne s'était pas encore ébruité, et Vautour espèrerait que cela durerait. Il y avait bien trop de superstitieux dans les rangs, il ne voulait pas qu'il y ait de chasse au "démon" dans le campement.
Il laissa couler pendant plusieurs mois l'attitude trop maternelle de Corneille. Jusqu'à ce qu'ils aient trouvé une douzaine d'orphelins pour que les rangs du groupe s'agrandissent. Ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Le jeune garçon subit alors le même régime que les autres à l'entraînement et il ne dormait plus avec Corneille qui s'inquiétait bien trop.
                                                                                                                                       
 ***
Durant 5 ans, Vautour leur appris à se battre, se dissimuler, éliminer discrètement, à se déplacer de la même manière, et à générer la peur. Certains avaient des talents, d'autres des facilités. Le protégé de Corneille avait un don. Et cette fois tout le monde serait témoin de sa vitesse d'exécution. De sa précision, son aisance à esquiver les coups où à utiliser tout objet à son avantage. Vautour ne disait rien. Toujours suspicieux, même depuis ces 5 années. Pour lui, le jeune garçon avait juste grandi, mais était le même prédateur. Mais peut-être ne reviendrait-il pas de la traditionnelle tuerie qui avait lieu dans la forêt pour désigner qui rejoindrait les rangs. Peut-être serait-il trop couard pour cela.
En effet le plus ingénieux, discret et agile, ainsi que tueur de sang-froid serait choisi pour rejoindre le groupe. Il lui fallait aussi être fidèle, du moins au chef, pour accéder aux Charognards et gagner son nom.
Cette épreuve avait lieu durant la nuit de la première soirée de l'automne. La forêt était silencieuse et parfois bruyante. Enfin selon les années, car cette année-là, il n'y en eut pas un. Pas un bruit, du moins pas avant quelques minutes. On entendit soudainement quelque chose qui était tiré et trainé sur le sol. Tout le groupe attendait, sous la pluie. Et presque sans surprise sortait de la forêt le jeune homme.
Ce qui glaça l'assemblée était le filet rempli de têtes qui glissait derrière lui. Un corbeau était perché dessus, prenant sa part. Vautour marqua un moment de silence, avant de relever la tête vers le jeune homme. Il avait tué tous les jeunes, des amis peut-être, avec une extrême efficacité. Il fallait l'avoir parmi eux, mais aussi veiller sur lui. Qu'il ne fasse pas de vagues. Mais avisant l'oiseau de mauvais augure qui c’était mis à le fixer, il préféra s’en tenir à son texte:
-Bienvenu parmi nous, Corbeau.
Le nouvellement nommé ne dit rien, semblant très fatigué, ou  choqué. Il lâcha le filet, tel un pantin désarticulé et regarda les gens de l'assemblée. La plupart le considérait surement comme un monstre, du moins à ce qu'il entendait, et Corneille le pris dans ses bras:
-J'ai eu peur pour toi, avoua-t-elle, caressant la tête de son protégé et le serrant dans ses bras. Corbeau lui ne disait rien, le regard un peu dans le vague.
Il y eut un silence de mort, et ce jusqu'à la fin de la journée. Corbeau avait terrassé une dizaine de garçons de son âge en une trentaine de minutes. Pour Vautour, cela restait dans le niveau de celui-ci, même si c’était horriblement impressionnant. La présence du jeune homme ne rassurait pas les autres gars. Ils avaient beaux êtres des barbares ou des meurtriers, il avait réussi à les faire blêmir. Certains disaient même qu'il était le monstre de la forêt, et qu'il fallait le tuer pour ne pas avoir à craindre sa colère.
Pour Vautour l'affaire sentait mauvais, une odeur de mutinerie flottait dans l'air. Pesante et froide. Il appréhendait fortement le jour où il devrait quitter un temps le campement. Les regards assassins que jetaient les autres à Corbeau, les murmures à peine dissimulés.
Le jeune homme lui ne parlait plus. Les plus superstitieux pensaient que c'était la bête qui avait pris son contrôle, et qu'il ne parlait pas pour ne pas être démasqué. Mais il parlait seulement à Corneille, et très peu. Évitant tout le reste du groupe. Depuis qu'il était là, Vautour était dépassé, et ce après plusieurs années de contrôle sur des idiots finis et quelques intellectuels. En effet le vieux mercenaire avait su tenir les gars à carreaux, même si cela restait assez difficile.
C'est donc inquiet qu'il quitta le campement quelques mois plus tard. Beaucoup de questions sans réponses dans son bagage, et une envie pressante d’en finir rapidement avec cette mission.
Quand il retourna enfin au campement, celui-ci était terriblement silencieux. Il était inquiet. S'avançant donc, il vit Rat gisant à terre, mort. Il accéléra le pas, il vit aussi Ver et d'autres dont il ne reconnaissait plus grand chose. Il arriva rapidement à sa petite maison, et put y voir une scène qui le fit s'effondrer. Corbeau était assis, serrant contre lui le corps de Corneille. Son oiseau ne pipait pas un mot, ne bougeait pas. Semblant tout aussi prostré que lui.
Vautour tira son épée. Et le jeune homme leva la tête. Le vieux mercenaire fut transpercé par le regard froid du personnage, vide et profond. Et pourtant, alors qu'il aurait pu pourfendre l'animal. Il le laissa partir prenant alors dans ses bras sa dame, la berçant sans mot dire. C'était-il défendu? Les avait-il tués pour se venger d'eux? Alors pourquoi Corneille? Pourquoi le laisser en vie alors qu'il lui avait tout prit? Vautour tergiversa, durant plusieurs jours. Mais la folie entraînée par le besoin de réponses eut raison de lui, d'un suicide ou par manque de sommeil. Les oiseaux noirs qui piaffaient à longueur de journées ne l’aidèrent pas à aller mieux. Corbeau lui avait tout pris, sauf ce qu'il aurait dû prendre pour qu'il puisse aller en paix. La vie qu'il avait arrachée aux autres avec une horrible froideur.

La période pré-clipsienne, quelques faits marquants :


Les notes de l’ancien Chef des Charognards étaient assez floues. Les dernières, étaient presque illisibles. Je ne pouvais imaginer ce que cela faisait de perdre la femme qu’on aimait, et que son meurtrier qu’on ne puisse tuer nous laisse en vie, seul.
De mon côté l’impression d’être épié ne mourrait jamais. La peur me tenait le ventre et mes nuits étaient faites de sursauts. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que quoi qu’il arrive, je ne savais pas tout. Les documents de Vautour ne m’avaient toujours pas éclairé sur le monstre qu’il était, ce qui le motivait. Au contraire, ils n’avaient fait que renforcer l’idée qu’il n’était qu’une créature sanguinaire.
Au fil des interrogatoires, avec des témoins, des soi-disant témoins ou les vieux des villages. Je n’arrivais pas à voir poindre autre chose que ma propre folie, animée par une envie de savoir quelque chose de plus qui n’existait peut être pas. Je ne tenais rien de concret, rien de solide. Ils ne faisaient que raconter des choses qu’ils n’avaient pas vu, me répéter les légendes. Autant dire que ma quête semblait se terminer là, sans avoir aboutis à quelques éclairages sur le personnage.
Durant plusieurs années de recherches discrètes supplémentaires, m’éclipsant rapidement de mes lieux d’investigations pour ne pas attirer l’attention. J’arrivais alors par les routes Nurenuiliennes, au désert de Tarod. Je devais ménager mon cheval, car je dois avouer que cette présence m’effrayait de plus en plus. Plus que de troubler mes nuits, désormais elle me paralysait quand un bruit inconnu venait frapper mon ouïe, quand une ombre furtive passait sous mon regard. C’est pourquoi j’évitais de m’arrêter lors de mes voyages, et que ma pauvre bête se devait de galoper comme si le Diable était à ses trousses. Cependant, une occasion de ménager mon canasson se présenta rapidement. Dans la forme d’une bicoque un peu miteuse et malodorante, sans pour autant manquer de vie. Cette vieille chaumière empestait à plusieurs mètres, mais je n’avais pas le choix.Descendant de mon cheval et l’attachant à un poteau qui me semblait assez solide, non loin d’une petite rivière. J’allais frapper à la porte de cette étrange demeure. J’avais pris mes précautions, au cas où le ou les habitants seraient belliqueux, tenant fermement une dague sous ma cape pour riposter si le besoin se faisait. Car le décor n’était pas très fleuri et même plutôt mort, il faut dire que les corbeaux qui peuplaient l’arbre le plus imposant de ce lieu lui donnaient un feuillage noir comme la nuit.
Le temps que la porte s’ouvre me parut long, terriblement long. Je dois dire que d’ailleurs, il me parut horriblement long. Être dehors, immobile au milieu d’un je ne sais où ne me rassurait guère. Soudain, alors que mon attente me donnait des idées macabres sur le contenu de cette maison, la porte s’ouvrit. Ou plutôt, un homme l’ouvrit. Un très vieil homme.
Il était nécromancien, ou du moins disait-il, Chaman. C’était ce qui lui permettait de ne pas se faire trop mal voir par les habitants des environs, et chasser pour un rien. Voir brûler par l’Inquisition, qui n’était pas si inactive que ça quand il s’agissait de taper des vieux. Je comprenais mieux le décor environnant sans pour autant me sentir mieux.
Cela ne me rassurait guère, il faut dire qu’être nécromancien était très mal vu en ce monde, mais je ne pouvais pas non plus perdre ma monture, ni rester seul dehors. Il me fallut donc prendre mon courage à deux mains pour me cacher de la présence qui me suivait toujours depuis cette maudite forêt.
Je lui faisais donc remarquer que l’Inquisition n’avait jamais dépassée les terres haynailiennes, mais il m’assura du contraire. Ceux-ci construisaient souvent des laboratoires, il y a de cela quelques années, dans d’autres pays. Et il passait de ce qu’il s’y faisait.
En plus d’éveiller en moi une curiosité nouvelle, il ne m’aidait pas à être rassuré par sa présence excentrique. Pourtant, je devais attendre encore un peu.
Au bout de quelques minutes il me demandait alors ce que je faisais dans les environs. J’étais méfiant, je n’osais pas lui dire le motif de ma venue. Peut-être était-il un ami du Corbeau ou, une connaissance, qu’il me livrerait à lui. Mais ce genre de pensées grotesques s’évincèrent rapidement de mon esprit, le Corbeau inspirait la peur et non l’amitié. Donc finalement je répondais que je faisais des recherches sur le cruel Corbeau qui hantait nos terres depuis les ombres. Peut-être saurait-il me donner quelques informations à son sujet.
Il me regarda un court instant, avec ses petits yeux perçants, cachés sous des paupières tombantes. Ses cheveux et sa barbe grisâtre lui donnant des airs de vieux sage qu’on écouterait jusqu’à la fin de la soirée, autour d’un feu. Il se leva, et se dirigea vers une petite commode en vois. Je sentais que j’avais touché quelque chose, un je ne sais quoi qui semblait le mettre mal à l’aise.
Il dit alors, quelque chose qui me reste en mémoire comme « Le Corbeau, c’est ça ?J’éspère que la mort ne vous effraie pas, car vous la trouverez partout, si ce n’est au bout du chemin… Mais…Je peux étancher une partie de votre soif de savoir. ». D’une manière horrible et agréable, j’étais surpris et content que le destin ne me joue pas un tour quand il commença à me donner ses informations. Il avait fréquenté le monstre que je recherchais, lui ayant fait faire quelques courses à sa manière auprès de confrères Nécromanciens. Mais il n’avait pas demandé d’argent. Non il avait demandé à ce que ce vieil homme à la voix chevrotante s’occupe d’une jeune fille et la forme à la nécromancie.
Piqué par la curiosité,et par ce qui me semblait totalement irréel, je lui demandais de m’en dire plus. Il me raconta comment Corbeau s’y pris pour qu’il s’occupe d’elle et ce qu’elle put lui dire au long des plusieurs années de son « entraînement ». Cela dura longtemps, et il me proposa de dormir ici durant toute la nuit.
Le lendemain, alors que j’avais eu peine à dormir car étant trop occupé à penser à tout ça, et me sentant plus épié que jamais. Le vieil homme renouvela ses avertissements aux propos du Corbeau. Sa dangerosité n’était pas à refaire, et même si les informations pouvaient être fausses, ma curiosité avait été piquée à vif. De la petite commode de bois, il m’avait donné un livre qui ressemblait à un journal de bord Inquisitorial sur des expériences secrètes. Et plus particulièrement sur la petite fille que le Corbeau lui avait amenée.  Elle était l’une des seules à être nées parmi les dix autres petites filles du genre, d’une « mère asservie » exposée à une forte « essence » durant les neuf mois de gestations. Elle s’est vue imposer la marque de l’Inquisition dans le dos, comme tous ceux qui en sont issus. Le scientifique qui l’avait écrit semblait déçu de ne pas avoir travaillé sur le projet « Alpha », un projet de plus grande envergure, qui semblait toujours être en cours.
Cette fois je pressais mon cheval plus au nord, vers ce laboratoire que le registre indiquait non loin de Tarod et Bérilion. Toujours en territoire Nurenuilien.
                                                                                                                             
***
Une fois sur place, une journée et une nuit de galop rapide. Je laissais mon cheval se reposer dans un coin, attaché à un arbre près d’un point d’eau. Et me dirigeait alors vers l’endroit qui avait été conquis par les plantes. Le lieu était sinistre et humide, scellé par d’épaisses lianes dont je dû m’occuper durant quelques heures. Et pour le coup, je n’avais plus cette impression d’être épié par l’habituelle présence.  Cela ne me rassurait guère alors que je tailladais ces plantes pour me frayer un chemin dans cette entrée en ruine.
Une fois ma tâche terminée, je reprenais mon souffle et allumais ma lampe à huile, frissonnant quand un corbeau se posa non loin de moi pour récupérer un ver qui se tortillait futilement. La présence affaissa de nouveau mes épaules, et je m’engouffrais dans le vieux laboratoire, la lumière faisant danser des ombres folles sur les murs. Juste après l’entrée, un escalier en colimaçon descendait dans les profondeurs de la terre, il y avait deux trois squelettes d’Inquisiteurs, à en juger par la tenue, ou des scientifiques. Les marches étaient glissantes et froides comme une pierre tombale après un frimas d’automne. Le vent qui s’engouffrait dans l’infrastructure produisait un son aigu et doux, mais peu rassurant. Les sceaux qui peuplaient les murs amenaient à penser que quelque chose gisait ici, ou du moins ne devait pas sortir de ces murs.
Une fois en bas, ayant manqué de tomber deux ou trois fois, je me retrouvais face à une lourde porte. Sur celle-ci un parchemin indiquait que ce lieu avait été fermé suite à une attaque d’une origine encore inconnu et que tout le personnel était mort, ainsi que les sujets. Un courant d’air frais m’arracha un sursaut et un petit cri, et je rougis de honte. J’étais seul, tout seul. D’où pourrait-on m’épier alors que je pouvais couvrir tous les angles d’où l’on avait la possibilité m’espionner sur le moment ?
Je poussais un soupir, et résigné poussa la porte qui grinça mais s’ouvrit avec quelques efforts supplémentaires. Des rats sortirent rapidement, me renversant et manquant de renverser ma lampe à huile. Je lâchais ce qui serait sûrement l’une des plus longues suites de jurons de l’histoire et me relevait, remettant mes vêtements en place et levant ma lampe pour éclairer mon chemin.
Cela ressemblait pour le moment à une sorte de bureau d’accueil, et il y avait aussi un vestiaire et des dortoirs non loin ainsi que deux grandes portes battantes lourdes qui semblaient ouvrir sur un long couloir.
On entendait de l’eau goutter d’on je ne sais où, et je ne vois pas quoi dire de plus sur les lieux. Mal éclairés, humides, la respiration y était difficile. Des ombres inquiétantes naissaient ici et là sur les murs, mais il y avait des réponses quelque part ici qu’il me fallait trouver. Je me mis à fouiller l’accueil, derrière lequel je trouvais des rats et un squelette jauni, de femme probablement aux vues de la taille et des hanches. Malheureusement le bureau avait été vidé, il n’y avait plus de papiers et des moisissures avaient élues domiciles ici et là. Alors que je me relevais, un nouveau grincement me fit sursauter, suivit par un attroupement de rats bruyant qui déferlèrent par les portes battantes pour sortir par les escaliers. La scène dura bien cinq minutes, bruyante comme une foule en pleine émeute, si les émeutiers piaillaient comme le faisaient ces rongeurs. Dès que cela fut fini, je me dirigeais alors vers le dortoir, où gisaient beaucoup plus de squelettes encore. La plupart semblaient être restés figés là, dans leurs sommeils. Les matelas brunis par le temps et le sang des victimes voir de la pisse des rats commençaient à moisir, et l’un d’eux m’interpella. Il faisait une petite bosse, que j’aurais très bien pu attribuer à la décomposition. Mais heureusement que ma curiosité me força à le soulever doucement, ne voulant pas déranger le squelette encore dessus, car je trouvais alors un livre en assez bon état.
Je rangeais alors celui-ci dans ma sacoche et repartait, un peu nauséeux. Voir autant de morts dans un air aussi vicié me rendait malade. J’allais respirer un peu dans l’escalier en colimaçon, avant d’aller vers ce couloir qui lui, était jonché de cadavre. Je voulais finir d’explorer l’endroit avant de partir et de lire le livre cette fois-ci, ayant gardé un mauvais souvenir de la forêt maudite. Déjà que le moindre bruit me donnait envie de remplir mes frocs, je m’empêchais de trembler comme une fillette. Ma soif de savoir ce qui était arrivé ici plus alimentée que jamais, et quelque peu revigoré, j’avançais malgré la peur qui tordait mes boyaux.
Les portes grincèrent tandis que je les poussais, ouvrant sur ces corps qui pour le coup, était fort probablement ceux des scientifiques en fuite. J’ouvrais les salles une par une. Des squelettes étaient attachés par les poignets et les chevilles sur des lits, les fiches résumés ayant été elles aussi confisquées. Certaines étaient vides, d’autres trop rouillées pour être ouvertes. Les deux dernières salles étaient bien plus grandes que les autres. L’une arborait pléthore de sceaux, alors que l’autre arborait en lettres d’or « Alpha ». Ce qui m’étonnait cette fois-ci, c’était que les deux portes étaient en argent. Je connaissais le principe de ce métal au sein de L’Inquisition ou tout chasseur de « monstre », mais qu’est-ce que pouvait enfermer ces lieux pour mériter de telles portes ? Mon cœur battait la chamade, qu’allais-je découvrir ? Qu’est ce qui se trouvait derrière cette porte à l’écriteau doré que je poussais avec peine ? Personne ne s’y attendait. Plusieurs lits avec des squelettes en plus ou moins bon état, ce qui montrait que le lieu n’avait pas été ouvert pendant très longtemps. Même lorsque les scientifiques travaillaient encore ici. Au-dessus de chacun d’eux, une plaque désignait le lieu d’origine de chacune de ces femmes. Il y avait des notes aussi que je parcourais rapidement du regard. Il y était question de « Fondateur » et de « quelques un sur la dizaine de femme présente ». Mais le plus intriguant était surtout le plus gros lit dans le fond. Les lits étaient séparés par des cloisons fines, mais celui-là trônait au fond dans la salle miteuse. Les menottes étaient ici couvertes de sceaux rapiécés, et le squelette possédait une forte carrure. Celle-ci était originaire de Nurenuil, et il n’y avait pas de notes supplémentaires à son sujet. Je me sentais plutôt mal à l’aise, de voir ces corps de femmes qui avaient été utilisé comme des machines pour je ne sais quelles raisons. C’est donc rapidement que je quittais la salle, dans une certaine bonne humeur.
Je refermais soigneusement la porte, et je remarquais alors qu’elle avait été grossièrement condamnée avec des planches, avant un incident quelconque qui avait amené à sa réouverture. Je me tournais vers l’autre porte et me surpris à nouveau à me faire peur moi-même. Je dois dire que le manque d’air commençait à me monter à la tête, me donnant l’impression de voir un des squelettes se déplacer.  Soulagé que ce ne soit qu’une frayeur due à une imagination tordue comme la mienne, j’ouvrais la seconde salle avec beaucoup moins de difficulté. Mais je ne m’attendais pas à voir ce que j’allais y voir. Un énorme cylindre au centre recouvert de sceaux, autour desquels se trouvaient six lits sur lesquels reposaient des squelettes, sauf un d’eux qui était vide. Sur ces squelettes se trouvaient des squelettes beaucoup plus petits, des bébés sûrement. Cette fois-ci, en plus que le sol soit particulièrement poisseux, le contenu de mon petit déjeuner ne daigna pas rester en place et au chaud dans mon estomac. Il s’étala dans l’un des coins de la salle, jusqu’à ce qu’il y soit entièrement. Quand j’en eus enfin fini avec lui, je me dirigeais vers le cylindre au centre. Un livre était posé là, et était au sujet d’une « Essence brisée » d’un Fondateur, -encore une fois- qui se nommait « Tom W » qui semblait être un scientifique puissant au sein de l’Inquisition, et qui aurait fait ployer cette « essence » pour qu’elle n’ait plus aucune volonté propre autre que de « rayonner » jusqu’à s’amenuiser à cause des sceaux qui étaient continuellement changés. Au centre du tube crasseux se trouvait un petit point lumineux qui n’apportait aucune incidence sur la luminosité de la salle, dont les squelettes semblaient danser sur les murs, à la lueur de ma lanterne. Intrigué, je prenais également le livre, et le fourrais dans ma sacoche avec l’autre. Subitement, je me retournais, croyant avoir entendu des bruits de pas. Instinctivement ma main libre se porta à ma dague, et je me mis à attendre. J’entendis au loin des voix, non pas une mais des voix. Ils parlaient du fait que quelqu’un était entré ici alors que ce lieu était fermé. Une autre dis qu’au pire, comme ils allaient mettre feu à ce lieu après avoir récupéré l’essence, ce n’était pas si grave que ça. Ces propos furent suivis de quelques rires d’ailleurs, et je comprenais que des Inquisiteurs étaient ici, parce que j’avais franchi des limites qui ne m’étaient pas autorisées. Paniqué, je couru comme un dératé vers le fond de la salle. Il y avait une porte, qui débouchait sur une petite salle. Dans celle-ci se trouvait un lit pour enfant, mais aucune autre issue. Il y avait également des vêtements pour enfant, et un nom « Lady ». C’était la petite dont avait parlé le vieil homme. Mais les Inquisiteurs se rapprochant, je retombais rapidement sur terre en quittant mes douces pensées, qui seraient probablement les dernières. Puis, plus un bruit ne se fit entendre. Plus un pas, rien. Le silence total.
Je sortais de ma cachette, et ne trouvais rien dans la pièce. Celle-ci n’avait pas changée d’un pouce. Mais une fois dans le couloir, je vis quatre nouveaux corps au sol. C’était les Inquisiteurs qui parlaient précédemment. Chacun d’eux avait une plume noire et longue de posée sur le dos. Je regardais autour de moi, tellement pâle que j’en aurais été sûrement transparent. Il était là, tout proche, tellement proche que de terreur je m’effondrais, inconscient.
Pour me réveiller dans une auberge douillette.
Surpris je vérifiais si j’avais encore les livres dans ma sacoche. Et ceux-ci y étaient bien. M’avait-il sauvé ? Voulait-il que je trouve d’autres choses ? Que j’aille plus loin ? Tout ce que je savais était que la présence avait fait son retour. Et j’avais l’impression qu’elle n’attendait qu’une chose, que j’ouvre ces livres.
Ce que je fis. Le premier livre relatait d’un incident en lien avec une mère « loup-garou », dont l’enfant avait pris la fuite, et des mesures de confinement que cela avait entraîné. Il y était question d’un des Fondateurs de L’Inquisition « Fryma Braäm », mais aussi du nombre d’enfants qui ont été issus de ce genre de « Fabrique Alpha ». Ils sont au nombre de 3 sur plus de quarante, dont une fille qui était la plus récente, et était encore jeune au moment où le livre était écris. En lisant alors les capacités qu’ils avaient je pus alors jurer que le Corbeau était né de ce genre de lieu. Et qu’il n’était pas le seul. Peut-être était-il né de cette femme loup-garou ? Peut-être a-t-il été témoin dans ces dix premières années de choses particulièrement horribles ? Et alors pourquoi aurait-il sauvé la petite fille ? Savait-il tout cela ? Tout ce que je savais moi, c’était qu’il avait gardé la petite fille avec lui durant un temps, pendant un an. Et qu’il semblait qu’il n’avait pas été cruel ou particulièrement méchant à mon grand étonnement. C’était un fait assez récent de surcroît, et qui me laissait assez perplexe.
Quant au deuxième livre il était très flou, sûrement dans un langage codé.
Tout ce que j’avais appris sur le Corbeau ne mettait pas beaucoup de lumières sur son sujet. Il serait probablement né d’un monstre sanguinaire, dans un laboratoire souterrain et serait aussi gentil que n’importe quelle personne en ce bas monde. Cette idée grossièrement comique, me tira un petit rire sans réelle joie. Mais je me demandais alors s’il était au courant de toute cette affaire. Les livres n’avaient pas bougés depuis plusieurs années, et personne n’y était revenu depuis qu’il en avait sorti la petite fille, et que les Inquisiteurs avaient enlevés les documents compromettant. C’était fort probable d’ailleurs qu’il n’en sache rien, car la petite se souviendrait alors qu’il ait pris le temps de lire ou d’emporter quelques livres. Mais le vieil homme semblait fort bien se rappeler qu’elle lui avait dit que le Corbeau l’avait sauvé et ce sans perdre de temps. Elle lui avait aussi assuré qu’il avait tué tout le monde, même les femmes enchaînées. Je ne pouvais m’empêcher de réfléchir. Le fait de ne pas le connaître plus que cela ne faisait qu’alimenter la peur qui me tenaillait, elle qui s’insinuait dans mon esprit comme le ferait lentement la mort qui nous prend au bout de plusieurs années de vie. Pourquoi ? Pourquoi moi ?
Peut-être se servait-il de moi. M’utilisait-il pour découvrir des choses, sur lui et pour lui ? Dans ce cas, j’aurais été dans le regret de lui dire que je ne pouvais que peu de choses sur lui. Il serait né ici, dans un laboratoire Inquisitorial. Dans le but d’un projet de génération de surhommes. Sa mère serait je pense, la femme loup-garou. Il se serait échappé de je ne sais quelle manière pour arriver vers 10 ans chez les Charognards, avant de tous les tuer quelques années plus tard. Malheureusement il ne semblait pas avoir été à l’image que Corneille l’avait vu. La petite l’avait dit, il avait tué tout le monde. Et le vieil homme avait été habilement manipulé pour ne pas pouvoir dire non.  Rajoutons à cela que j’entendais encore dans les ragots un fait divers étonnant : il avait tué le commanditaire de sa quête après avoir achevé une famille de commerçants. Récupérant leur or et celle du contrat. Pour moi, et m’appuyant sur mes découvertes, sur les ragots, et sur mes impressions. Il n’était qu’un monstre attiré par le sang, qui s’amuse avec sa proie. Qui se sert des autres pour arriver à ses fins, en les manipulant d’une manière inconnue à mes yeux. La peur ne peut pas amener à des réactions prévisibles, car celle qui me tenaillait ne m’aurait pas poussé à braver ces dangers.
Non, il avait préparé le terrain, pièce par pièce. Avec une minutie terrible, affolante. Et il devait connaître la personne qu’il manipulait, savoir comment elle agissait. Comment j’agissais.
Ce constat ne me rassura aucunement. A contrario je commençais à me demander s’il ne m’avait pas toujours étudié, épié en chaque instant. Mes entrailles se remirent à causer, signe que je ne me sentais pas particulièrement bien. Non, en effet. Mon questionnement s’évaporait et avec lui revenaient les ténèbres. Froids et sombres, là d’où il m’épiait et attendait patiemment que j’abandonne ou que je fasse une erreur.

Son engagement auprès D’Éclipse :

Les années passaient assez rapidement, trop à mon goût. Je perdais rapidement l’idée de temporalité, les jours se ressemblant presque tous. La peur me tordait continuellement les boyaux, et je ne trouvais guère d’informations qui pourraient me donner des réponses à mes questions. N’ayant trouvés que des hypothèses, je m’étais tourné sur pourquoi le Corbeau était tant redouté. On entendait des légendes et autres, des faits, des massacres. Mais les massacres ne font pas mouiller les braies des plus courageux devant telle ou telle scène. Ce genre de scènes devaient avoir une certaine prestance pour amener les plus téméraires à ne pas même résister. Souvent, les racontars présentaient des tripes disséminées sur le sol, des corps mutilés soigneusement, voir même des corps qui auraient implosés. Ce genre d’images me donnaient la nausée, et pire encore, je n’enviais pas le sort de ces pauvres êtres souillés même dans la mort.
D’une autre part, on lui attribuait des morts discrètes, une centaine de mort non expliquée sur plusieurs milliers d’entre elles. D’ailleurs il semblait bien plus prolifique depuis qu’il avait rejoint une guilde de mercenaire appelée Éclipse. Malgré que je le sache alors occupé depuis quelques années à travailler pour une guilde, j’avais toujours l’impression qu’il était là dans une ombre, à m’épier. Mais c’était peut-être aussi parce que je ne cessais de le chercher.
C’est pourquoi, par le biais d’un contact à éclipse et contre quelques pièces d’or je m’y rendais à un moment où le Corbeau n’y était pas. J’avais plus ou moins pris rendez-vous avec le chef du groupe, un certains Gemstone. Un bonhomme fort sympathique mais qui semblait fort occupé par la même occasion. Grâce à lui j’ai eu accès à des documents qui affirmèrent que le meurtrier était des plus prolifiques. Et qu’il était bien au sein de la guilde depuis quelques années. Je faisais coïncider les dates et les lieux avec des endroits où j’étais à ces même moments, et un frisson me parcouru le dos. Pourtant les rapports écrits précisaient bel et bien que sa mission lui avait pris tout son temps libre, ce qui n'avait pas pour effet de me rassurer sur l'état de ma santé mentale. Elle se détériorait sans que je puisse réellement agir contre. La peur que m'inspirait le Corbeau c'était ancrée en moi comme les racines d'un arbre à la recherche d'eau. Ne sachant que penser, et préoccupé par l'état de mon esprit ainsi que par ces nouvelles données intrigantes. Une idée germa dans mon esprit. Je repoussais les rapports pour avoir de la place sur la table, et je mettais en œuvre un petit raisonnement. Ce personnage possédait une certaine aura qu'il devait aux mythes, à ses actes, et aux racontars. Cette présence horrifique qui avait fait de son nom quelque chose que l'on essayait d'omettre était non pas un résultat d'actions aléatoires, mais bel et bien d'actes ou de paroles réfléchies. D'après moi, il aurait fondé lui-même certains racontars, les aurait soufflé au coin d'une table de taverne auprès d'inconscients et cela aurait pris une certaine ampleur. C'est à cause de cette aura dont il se servait que mon état empirait, laissant à mon esprit un peu top imaginatif le soin de penser qu'il suivait tout depuis l'ombre, toujours présent. Et pourtant, il se trouvait que j'avais en parti raison. Il n'avait jamais blessé un membre du groupe Éclipse, alors qu'il était impitoyable en mission. Pour Gemstone, c'était un gars peu bavard qui faisait son boulot d'une certaine manière. Et quand je disais en parti raison, c'est que cela me confortait dans l'idée qu'il s'était "servi" de son "travail" pour se faire une réputation. Qu'il avait su présenter la mort, faire parler de lui comme il le voulait et générer une peur presque panique de sa personne auprès d’autrui. Mais j'avais tort de croire que certains racontars étaient faux. Gemstone m'annonça que le Corbeau m'avait laissé la permission de fouiller sa chambre, sachant qu'il ne serait pas là quand moi je serais présent. Je ne voulais pas savoir comment il aurait pu apprendre que j'allais passer, et  comment il savait qu'il ne serait donc pas là. Je sentais ma force me quitter tandis que je suivais machinalement Gemstone sans trop l'entendre. Le charognard avait tout prévu? Vraiment? Est-ce que je me dirigeais droit dans l'antre d'un monstre dont la froide intelligence était capable de tout prévoir? Allais-je mourir? L’univers autour de moi basculait, et je manquais de trébucher de nombreuses fois sur le chemin de la chambre du Corbeau. Gemstone ne disait pas grand-chose, et veilla juste à ce que je ne vole rien. Je tombais sur la chambre d’un homme ordinaire, un peu sombre certes mais rangée et propre. Dans le fond de la salle il y avait trois cages avec des corbeaux énormes, au plumage terriblement sublime. Sur son bureau, un nécessaire d’alchimiste et des plumes du papier. Parmi ces plumes il y avait celles que j’avais trouvées au début de mes recherches au campement des charognards. Cette constatation ne me rassurait guère d’ailleurs, surtout quand je retrouvais des pièces de divers endroits où j’avais également été bien avant ces recherches. Je sortais rapidement donc, ayant besoin d’air.
Je n’allais pas abandonner si près du but, alors que j’avais tout perdu jusqu’à présent pour avoir au moins une information solide. Pour la première fois mon cerveau s’était mit en branle seul, facilement, comme si tout coulait de source. Je filais rapidement de l'endroit en remerciant encore Gemstone pour son aide. Je devais désormais trouver des preuves, car s’il avait voulu me tuer il aurait pu le faire depuis longtemps. À moins que je n'échappais toujours et encore à ses griffes, ce dont je doutais sérieusement aux vues de ce qui venait de se passer quelques heures auparavant. Mais pour le reste, ayant trouvé l'origine de ma peur, je me retrouvais avec l'estomac un peu moins ballonné. J'appréhendais plus facilement qu'il soit doté d'une intelligence certaine, que le fait qu'il soit un simple monstre. Un monstre avec un cerveau fonctionnel avait des chances de me laisser en vie. Et cela me rassurait.
Pour trouver ma route j'avais emprunté le dernier bilan de quête du Corbeau. Encore vide mais signalé comme sa quête en cours, le papier me signalait qu'il s'était rendu dans un village non loin. Sa cible y était le chef du patelin, homme qui tenait tête à un jeune nobliau qui voulait épouser sa fille à tout prix. En tuant le vieil homme, il n'aurait plus aucune barrière sommes toutes.
Une fois au village je me rendais compte que le mal avait déjà été fait dans la nuit. Le corps se trouvait encore dans la maison, le torse ayant comme implosé. Pas de plumes noires, rien qui laissait à penser que cela pouvait être lui. Pour les plus crédules et bouleversés se serait probablement un magicien. D'ailleurs il y avait des marques de brûlé sur les murs ou quelques meubles, qui laissaient à penser que des boules de feu auraient volées dans la pièce avant qu'une d'entre elle ne percute le vieil homme. Le Corbeau savait-il faire de la magie? Voilà qui en disait long sur ses capacités. La magie permettant de se tirer de multiples situations, il était désormais facile de comprendre un peu mieux certaines situations.
Mais en quittant mes pensées pour retourner à l'examen du corps, je remarquais alors le reste d'une ouverture profonde due à une arme tranchante dans le cou. Ce qui signifiait qu'il avait été probablement égorgé en premier lieu. Satisfait de ma découverte je préférais tout de même ne pas l'ébruiter, ne voulant pas attirer l’attention. Rapidement je regardais alors le sol, et remarquais qu’il avait été traîné d’une place un peu plus éloignée. Cependant, rapidement je remarquais qu’il avait été tué dans une salle adjacente. Une giclée de sang se trouvant quelque peu effacée sur le mur.
Rapidement je me faisais une petite retranscription de la scène. Le Corbeau entrait silencieux, l’assassinait et mettait le tout en scène. Il mettait également le lieu en bazar, prenait les objets rares et autres détails etc…
Tout le monde n’y voyait que du feu, alors que le travail avait été visiblement bâclé. Du moins à mes yeux. Car par la suite et sur d’autres scènes de meurtres, il n’y avait pas une seule trace et il me fallut utiliser tout mon intellect pour comprendre comment il avait réussi ses actes et les avaient mis en œuvre. Toujours finement mise en place, la scène présentait ce qu’il voulait que l’on voit.  Parfois il réussissait même à générer une panique telle dans certains villages, certaines familles décidaient de ne plus jamais y résider. Plus je cherchais et plus je tombais sur des scènes horrifiantes, qui ravivèrent cette peur que je pensais en partie morte. Mes nuits étaient alors encore plus courte qu’avant, perdu dans des élucubrations, et ayant l’impression que quelque chose était toujours près de moi. Alors je passais mes nuits à écrire, et à penser, ne dormant que brièvement. Enfermé dans une salle où la porte était trop lourde pour être poussée par un seul homme. J’allais conclure entre ces quatre murs, avec le peu de résultats que j’avais.

Conclusion :


Fatalement, et malgré plus d’une vingtaine d’années de recherche. Je ne savais encore pas grand-chose du personnage. Il était indéniablement rusé et intelligent, au point qu’il pouvait facilement avoir toutes les chances que tout se passe comme il l’avait prévu. Il savait mettre en scène la mort, pour effrayer et surtout faire parler de lui. Je pense que son point faible serait que quelqu’un enquête sur ses actes. En effet, un être averti pourrait démontrer au grand jour qu’il n’est qu’un habile manipulateur. Seulement, il mourrait sûrement bien avant d’avoir pu faire part de la nouvelle. Loin de la créature vivant dans toute ombre, il n’empêche que le Corbeau possède un réseau effroyablement grand. Trop grand pour moi tristement, à tel point que récemment encore j’avais trouvé une plume de corbeau dans le plateau repas journalier. Un monstre intelligent, terriblement cruel. Dont l’aura de mystère qui l’entourait lui permettait d’entraîner une peur panique à l’évocation de son nom.  Normalement quelqu’un doit prendre le livre pour aller le publier dans la journée. Malgré cette nouvelle qui me donnait l’impression d’en finir avec l’affaire de toute une vie, je n’arrivais à me sentir libéré de toute cette drôle de quête, que j’avais ainsi entrepris depuis longtemps.


Fin.


Dernière édition par Jack Van Flyff le Jeu 22 Juin - 22:13, édité 1 fois

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Re: Les one shot de Jacky

Message par Lord Penguin le Mer 25 Nov - 23:18

Comme j’ai rien de mieux à faire (LOLOLOLOLOL), j’vais faire une mini-critique (non-exhaustive) de ton OS, Jack : D
Déjà : j’ai beaucoup aimé ! J’ai même eu des frissons par moments.
Ensuite : Tu aurais malgré tout pu faire mieux ! J’expliquerais en quoi j’estime que tu aurais pu améliorer, sans trop m’attarder sur la grammaire, qui avait des lacunes mais restait correcte (c’pas non plus Black, quoi, faut pas déconner).
J’vais aller rapidement car en vérité j’ai quand même un peu (ENORMEMENT) de boulot, nameho.

D’abord passons vite fait sur le style. C’le style Jack, quoi. Certains formulations sont bizarres, y’a quelques fautes qui trainent, mais c’est tout à fait comestible et ça garde un assez bon gout (Sauf quant à cette manie que tu as de vouloir faire des allusions aux gens qui salissent leurs sous-vêtements… Bluh bluh bluh ! )

Maintenant ce qu’y a de cool :
Le postulat de base, je l’ai trouvé très très cool ! Le côté enquête, le fait qu’on suive un personnage qui n’est pas le personnage principal, la pression constante de celui-ci, sa paranoia grandissante… Le fait qu’il ait constamment l’impression que Le corbeau est là, sans jamais savoir réellement si c’est le cas ou s’il divague et s’imagine simplement des choses était intéressant. Il trouve des indices, des éléments pour répondre à ses questions, mais rien ou presque n’est certain. On en apprend plus sur Jack et en même temps non, c’est vachement bien fait. De plus, l’incertitude quant au fait qu’il soit manipulé ou non par Jack, quant à ce que pense et veut le Corbeau de lui, ajoute encore une dose de pression au tout et renforce le mystère du personnage. J’aime comme on évolue d’une figure purement mythique et violente vers un être de plus en plus humain, en lequel on aperçoit une once de bonté, mais surtout effroyablement calculateur et intelligent. Jack joue avec l’enquêteur, il le mène ou il veut qu’il aille, lui montre ce qu’il veut lui montrer, et ce pour une raison tout à fait obscure et que l’on a de cesse de se poser tout du long. La scène de meurtre en est un super exemple : Les véritables circonstances sont camouflées mais pas trop, juste assez pour que le commun ne capte rien… Mais que l’enquêteur, oui. Le fait qu’en temps normal le maquillage des crimes du Corbeau soit parfait, qu’il ne reste aucune trace, appuie encore le fait qu’il veut montrer des choses à cet homme. Tout ce jeu entre Jack et le type, ainsi que le jeu de l’homme avec son propre esprit est très réussi, tant dans l’idée que dans l’application.

Donc tout ça, soit l’ensemble de la fic en fait, c’est bien !

Venons à ce qui aurait pu être plus cool. Je viens pas de la lire, du coup certains des reproches que j’avais à faire m’échappent… Peu importe.
Déjà il y a le passage sur l’enfance de Jack, qui aurait pu être mieux amené et construit. J’pense surtout au fait que les propos de l’enquêteur sont sensés rassembler notamment des témoignages, et que tout ce flashback, dont il prend connaissance par des notes laissées par le chef des Charognards, bah c’est lui qui le raconte. C’est-à-dire qu’il raconte un truc qu’un autre type lui raconte indirectement, en gros. Je pense qu’il aurait été préférable de switcher sur le point de vue interne de Vautour. Ça aurait donné plus d’intensité à la chose. Et puis la fin du dit flashback est très brusque. On sait pas ce qu’il s’est passé, rien… Je comprends qu’il faille pas trop en dire, mais y’avait moyen de rajouter quelques trucs, de faire quelque chose de plus, là. Je sais pas, la fin de ce flashback m’a laissé sur ma faim.
Durant le passage dans le labo inquisitorial, je ferais la critique suivante : Par moments, c’est abordé de manière un peu trop scientifique, concrète, c’dommage, ça brise un peu le rythme et l’aura de mystère qui plane. J’pense notamment à : « Au sujet d’une essence brisée d’un fondateur,[…] , et qui aurait fait ployer cette essence pour qu’elle n’ait pus aucune volonté propre que de rayonner jusqu’à s’amenuiser à cause des sceaux qui étaient continuellement changés ». C’était absolument pas utile de sortir ça, selon moi, et ça casse un peu l’atmosphère. Il en va de même pour les autres moments de ce genre.
Et enfin… La fin. C’est vraiment un des gros « dommage » du OS. Mais c’est quoi cette fin ? D : Quand tu laisses planer le mystère et maintiens une atmopshère inquiétante tout du long, tu finis pas comme ça, voyons, Jack… Le dernier paragraphe ressemble à une conclusion de dissertation ou de commentaire… Il aurait fallu, je sais pas, balancer une fin plus ouverte (j’ai vu ta p’tite tentative, t’inquiète, mais c’est bof)… Rajouter un dernier élément remettant tout en question ? Une dernière interaction du Corbeau avec l’enquêteur ? Mais pas simplement dire qu’il va essayer de publier le livre et qu’il a pas l’impression d’avoir fini avec tout ça. C’est pas assez frappant, et une telle fin est vraiment dommage pour un OS si cool.

Wala, j’ai dit. Maintenant j’retourne faire autre chose.




(Pis c’cool les clins d’œil à lady)
(En passant, c’est qui ce Tom W ? : 0 )

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Re: Les one shot de Jacky

Message par Jack Van Flyff le Jeu 26 Nov - 1:20

Alors merci de t'être attardé sur toussa :') et je dois dire que la fin je savais pas quoi mettre! Alors j'ai mis quelque chose. Et si j'ai mis "Fin." en italique, c'parce que c'pas l'écrivain qui a écrit...:') Ensuite pour moi il se devait d'élaguer un max avec le mystère qui fait de Jack ce qu'il est, et avec lequel il peut mind blow des gens.
Ensuite, je savais que l'histoire de Jack sentait le caca de base, son enfance, c'était la partie la plus dure pour moi!
Ensuite le laboratoire j'étais surtout sur le mode scientifique car j'ai trouvé que passer d'une approche de "rêveur" en première partie à celle de scientifique était swagg pour le coup. Genre maturité. toussa.
Fin' voilà. Prout et merci à toi!

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Le Corvus veille, L'Inquisition s'éveille.

Message par Jack Van Flyff le Dim 16 Oct - 13:06

//techniquement cela se passe avant l'update de L'Inquisition//

Fryma se releva, le battement d’ailes puissant annonçant que son rendez-vous était arrivé. Il avait appris par son « fils » Jack qu’un groupe veillant sur le monde et accumulant des savoirs aurait peut-être besoin d’hommes comme lui. Il devait bien sûr ne pas en parler, ce qui ne serait pas difficile en soit mais sa curiosité avait été piquée. En soit car il se trouvait qu’il y avait des vampires, et que depuis qu’il avait vu Refinia son avis avait certes changé mais cela lui restait étrange à conceptualiser. Des vampires qui veulent protéger les hommes, c’était un fait logique mais complètement impossible à imbriquer quelque part dans son cerveau.
On lui avait dit qu’un ange viendrait le voir, un résultat d’une expérience de Tom. Une hérésie vampirique qui servait à combattre le Mal. Cela aussi avait attisé sa curiosité. Il se retourna donc, vêtu comme à son habitude d’une tenue assez simple depuis suite à son mariage avec Maeli. Chemise blanche, pantalon de cuir brun,bottes un peu plus claires. En face de lui se tenait une femme de taille moyenne à la peau laiteuse , baignée dans la lumière de la lune. Il ne la discerna qu’une fois qu’elle fut entrée complètement dans la pièce et il  put enfin contempler cet « ange ».
Froide et majestueuse, couverte de nombreuses cicatrices, de marques probablement faites au fer rouge présentant des bouts de textes sur la joue gauche et sur l’abdomen. Des lèvres noires, des cheveux roux et des yeux bleus. Le plus marquant était peut-être le fait que ses ailes normalement immaculées soient tâchées de sang, et que la pointe de ses cheveux aussi. Son armure était aussi sombre que ses lèvres et elle la protégeait totalement, elle tenait même dans sa main un masque doré. Sûrement pour voyager de jour, se dit-il regardant alors le cou de la créature. Il avait déjà vu des colliers du genre le jour de son réveil , sur des squelettes et ne préféra rien dire. Il décida alors d’entamer les politesses  :
-Bonsoir, je pense que je n'ai pas à me présenter. Même si je ne connais pas votre nom il est vrai que vous connaissez le mien.
-C’est vrai , l’on m’a informé qui j’allais visiter. Je me prénomme Avacyn, et je suis envoyée ici sur votre demande d’un émissaire de notre organisation, car vous avez signifié « vouloir voir une de ces créatures »,
fit-elle avec un peu de dédain.
-Ahah ! Je crois que je n’ai pas à m’excuser de vous appeler créature, c’est une vieille habitude. Non,  j’avais besoin d’un témoin par rapport à votre groupe, cela vous empêchera quelques longues heures d’enquêtes. Même si il est vrai que de vouloir qu’on me suive peut laisser à penser que je fais ça pour que vous me lâchiez les pieds après ,c'est une possibilité… mais elle sera tout de même écartée. Je n’ai jamais trahi une parole.
-Teu..témoin ?, répondit-elle un peu abasourdie pensant n’être là que pour le ramener au Corvus, en plus de défendre l’image du groupuscule. Dans quelle machination allez-vous m’emporter avant que je ne vous suive ?
-Je vais récupérer des biens qui m’appartiennent, et vous ferez passer un message de ma part à l’Empereur. Pour que cette jeune personne ne s’inquiète pas de ce que je vais faire, il était allé s’asseoir tranquillement derrière son bureau et avait tiré un pot d’encre et une plume, ayant commencé à écrire. Avacyn n’aimait pas la situation, elle pouvait très bien partir, mais Jack lui passerait un savon. C’était sa première mission et elle ne savait pas quoi faire. Et puis son armure avait coûté cher au groupe, elle ne pouvait non plus les décevoir. Mais aller voir l’Empereur tout de même ! C’était culotté et dangereux. Elle espérait ne pas se faire tuer, peut-être que Fryma lui donnerait quelques conseils… :
-J’aimerais quelques conse…,elle fut brusquement coupée par Fryma, qui, toujours plongé sur sa lettre leva la main pour demander le silence. Intimidée par le grand homme , elle ne continua pas. Il dégageait une aura calme et chaleureuse et pourtant, tout indiquait en lui une sorte d’autorité naturelle qu’il serait stupide de défier. Pas parce qu’il avait raison, juste parce qu’il n’était pas mauvais. Du moins l’espérait-elle, elle poireauta donc et regarda autour d’elle. Elle vit quelques vêtements de femme et d’enfants, ainsi qu’une sorte d’ours en toile teintée probablement. Un homme marié ? Et père en plus ? Comme Jack il trouvait du temps pour s’occuper du sort de chacun plus que du sien. C’était admirable, mais aussi difficile. A vrai dire elle ne savait pas où elle en était elle même. Faire partie du Corvus, c’était aimer le monde. Elle aimait ce monde, mais pas comme Jack par exemple. Lui n’appréciait guère les individus qui le peuplaient, alors que Fryma si. Et elle, elle ne les aimait pas trop mais ne les détestait pas non plus, elle savait bien qu’ils n’étaient pas tous comme l’avaient été les scientifiques avec elle. Elle écarta ses pensées vivement, préférant ne pas ressasser le passé et releva la tête. Trop absorbée par ses pensées elle n’avait pas vu Fryma quitter la pièce, et l’appela avec une petite voix, comme embêté de cette soudaine disparition :
-Sieur Fryma… ?,elle vit alors que la porte du bureau était entrouverte et se dirigea discrètement vers celle-ci. Elle aperçut alors une femme allongée, ainsi que Fryma assit près d’elle. Il lui parlait à voix basse, avec douceur. Elle ne comprenait rien, mais cela lui rappelait que Flint lui manquait déjà. C’était sûrement sa femme, qu’elle trouvait très belle d’ailleurs à qui il disait au revoir. Elle arrêta de s’émerveiller bêtement en retournant à son ancienne place, voyant le colosse se lever. Décidément elle n’arrivait pas à se tenir, et cela ne manquait pas de la blesser un peu.
-Bien nous avons plusieurs jours devant nous, allons-y,fit Fryma prenant son manteau. Toi tu livreras ceci à l’Empereur.
Il lui donna alors un parchemin enroulé et scellé avec de la cire rouge, sur lequel trônait non pas la croix de l’Inquisition, mais le blason de sa famille. Une épée aux ailes impériales ainsi qu’un dragon qui tient celle-ci. Avec, il lui tendit un pendentif qu’elle accrocha à sa ceinture. Laurence le reconnaîtrait sans peine, il n’en existait qu’un en forme de marteau. Ceux des 3 autres fondateurs étant différents. Ils réagissaient tous à la présence de L’Empereur dans un rayon certains, en produisant une lumière assez importante.
-Que les Dieux te guident Avacyn, et que tu fasses bonne route.
Fryma attrapa un chapeau qui rappelait ceux des purificateurs mais était plus pour lui, un chapeau de tous les jours. Ce qu’elle trouva étrange et de mauvais goût, tandis qu’elle remettait son masque. La mode avait dû changer depuis qu’elle n’était pas sortie, mais il était bien le seul à porter ce genre de choses en dehors des purificateurs d’après elle.

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Le chemin de Fryma avait été plutôt calme. Celui-ci empruntait la voie terrestre avec deux chevaux et une charrette. Et même les quelques bandits qu’il croisa ne lui posèrent aucun souci. Mais quand Avacyn arriva à la cité impériale, elle n’avait pas trouvé le repos sur le chemin malgré qu’elle ait survolé l'ensemble trajet. Plusieurs problèmes c’étaient posés à elle presque naturellement, certains plus durs que d’autres. La solitude avait fait ressurgir en elle plusieurs maux qu’elle croyait enterrés ou disparus.
Elle regrettait l'époque où elle n'était qu'une simple paysanne sans avenir, un peu trop simple.  Qui se levait le matin pour travailler et se couchait le soir dans l'optique de travailler encore. Elle n'aurait pas dû écouter les Inquisiteurs, ces agents de ce qui avait été sa Foi et qui l'avaient menées à devenir ce qu'elle était maintenant. Mais elle était naïve, et pour cela elle se détestait toujours 150 ans après cela. Sous le sol de l'Inquisition, elle avait subit des sévices que peu d'hommes avaient pu subir, et quand elle fut libérée, elle se mit à chercher désespérément de l'attention pour se sentir moins monstrueuse. Si les gens la reconnaissaient et l'aimaient, cela signifiait qu'elle n'était pas monstrueuse et pourtant elle n'arrivait pas à s'enlever l'idée de la tête. Elle avait survécut à tout ses amants, vécus dans une débauche indéniable. Et pour ça aussi elle se détestait. Comment son cœur aussi dur que la pierre pouvait la faire souffrir autant ? Elle dû s'arrêter pour ne pas s'écraser à cause des larmes qui lui montaient aux yeux.  Elle avait tué pour se nourrir,elle avait fait trop de choses qui étaient « naturelles » pour ce qu'elle était devenu. Mais ces choses la dépassaient toujours, même depuis qu'elle avait trouvé Flint. Il ne pouvait pas comprendre ce que cela faisait d'être un monstre...Cela avait été une véritable purge, durant ces 4 jours de voyage. Et elle espérait pouvoir faire bonne figure devant l’Empereur avec tout ce que son cœur, même mort, avait subit.

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Fryma quand à lui arrivait quelques jours plus tard, même si quelques peu en avance par rapport à la date qu'il avait précisé pour Laurence. Cela l'avait fait bien rire, car Dragon venait d'être informé de son arrivé, et celui-ci donna à Fryma un salut comme il n'en attendait pas-très cérémonial-. Il c'était dit qu'habillé comme n'importe quel idiot de milieu aisé, on le traiterait autrement mais visiblement non :
-Ah !Jeune Dragonnet, toujours aussi sérieux à ce que je vois, c'est tout à ton honneur tes ancêtres seraient fiers de toi ! Mais viens donc ici mon enfant !,fit-il le serrant amicalement dans ses bras. Dragon remarqua alors que Fryma avait bien changé depuis les mythes et sa dernière visite. Une fois que le colosse eut finit sa fraternel étreinte, le chef de l'Inquisition remit ses vêtements en place et regarda le géant qui ne perdait même pas de son charisme. Malgré sa tenue de riche paysan excentrique, il avait son habituel sérieux qu'il portait sur son visage malgré des yeux qui brillaient de malice. Ce n'était pas nouveau que Fryma avait l'âme d'un enfant, mais c'était la première fois qu'il voyait le regard de cet homme qui l'inspirait tant.
Brun et au visage assez sec, Dragon ne semblait guère sympathique. Ses yeux bleus gris le rendaient encore plus glacial, et sa tenue aux multiples  Sceaux. Cela lui donnait une aura autoritaire et dure, malgré qu'il semblait particulièrement gêné par cela.
-Seigneur, j'ai l'honneur de vous recevoir, mais je dois aussi vous dire que j'ai informé l'Empereur de votre arrivé, il lui fit signe de le suivre et Fryma le fit. Vous savez ce que sont les réformes et ce qu'elles valent, nous avons dû nous plier aux demandes de L'Empereur. A vrai dire nous ne pouvons pas grand chose contre lui.
Dragon soupira, de plus le soleil était de plomb. Cela ne l'arrangeait pas pour penser dans un moment aussi important. Il devait tout de même montrer à L'Inquisiteur qu'il était méritant de sa place.
Ils allèrent se mettre à l'ombre et il fit venir des chaises et une table, et laissa Fryma prendre place.
-Pourtant ces nouvelles règles sont plutôt dans l'ère du temps, tant qu'il n'utilise pas l'Inquisition comme une armée de conquête mais de défense intérieure tout va bien. Vous devriez voir cela avec lui Jeune Dragonnet.
-Vous semblez avoir les mêmes inquiétudes que moi, de plus que je suis parfaitement remplaçable ! Ce qui fait que je ne peux pas me permettre de poser trop de questions, sinon seul le Premier saurait ce qui se passerait ! Ce qui est cocasse car il en est la réincarnation d'ailleurs...Par tout les Dieux !
-Calmez-vous calmez-vous, je suis sûr qu'il y a moyen de régler cela. Il n'a sûrement aucunement l'intention d'utiliser cette grande organisation pour de tels actes, soyons honnête. Le souci c'est que la plupart des gens ici sont déjà endoctrinés jusqu'à l'os …,
il se pencha discrètement sur Dragon. Et ne sont pas très malins. Ce n'est pas pour rien que je t'ai choisi quand j'ai tué les quelques « chefs » en place il y a quelques années de cela. Et ce projet de « diplomatie »? Cela pourrait-être la clé pour donner plus de chances à ce qu'ils comprennent pourquoi nous avons fondé cela.
Dragon leva un sourcil, inquiet et intéressé n'y croyant pas trop, mais voyant une ouverture.
-Certes, mais j'ai peur que certains anciens trouvent cela ridicule et rende les gens corruptible. Alors que le formatage se base sur des prières, qui répétées permettent de faire le vide totale de tout pathos... à vrai dire j'ai bon espoir que le simple fait d'apprendre la diplomatie ouvre les yeux de certains. L'Inquisition a vu le jour comme une police religieuse, visant à protéger l'empire de tout mal extérieur comme intérieur ! Et ce en suivant les pas du Premier Empereur. Il est désormais réincarné, alors nous devons de lui obéir... Et puis oui je devrais sûrement ne pas m'inquiéter, je verrais avec les professeurs si vous insistez.
-Vous savez, je me suis longtemps demandé si il aurait apprécié tout ce qu'on a fait.
Cette phrase, frappa particulièrement Dragon. Il avait entendu parler de cela, ses ancêtres étaient déjà proche du Fondateur. Et il c'était déjà livré sur ce genre de propos à ceux-ci.
-Haynailia 1er ?
-Oui,
répondit Fryma en souriant. Et plus je regarde en arrière, plus je me dis qu'il nous aurait sûrement mis à mort. Alors rien ne peut être pire, donnez une Foi à vos élèves, mais donnez leur aussi un code éthique à suivre. Je pense que c'est la meilleure solution, mais bon au pire continuez de produire des écervelés... Cela a très bien fonctionné jusqu'à présent. L'Inquisition est déjà en guerre, contre le Mal.Ne lui donnez pas une guerre de plus.
La discussion reprit après quelques gorgées de thé sur des sujets plus triviaux dans l'attente de l'Empereur.Dragon était particulièrement heureux de pouvoir se livrer un peu.Quand à Fryma, il se demandait quelle serait la tête de Laurence. Probablement agacé il serait sûrement de mauvaise humeur, mais le vieil Inquisiteur saura se montrer chaleureux et amicale.

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C'est intrigué  et agacé que Laurence se rendit avec Avacyn à la grande Cathédrale Inquisitoriale.  Fryma, désirait récupérer quelque chose et il se demandait bien quoi. N'avait-il pas tout ce dont il avait besoin dans sa petite guilde de mercenaire ? Et puis pourquoi lui envoyer cette créature qu'est Avacyn ? Il savait que cela attirerait son attention, tout comme Neige et Kalyria. Mais il ne saurait rien si il n'était pas arrivé devant le géant. Quand il arriva, il le trouva en train de boire un thé avec Dragon qui semblait absorbé par la discussion.
Avacyn ne disait rien, particulièrement silencieuse, se demandant pourquoi tant d'hommes suivait Laurence. Qu'avait-il donc de si spécial pour qu'ils le suivent sans broncher ? Si ce n'est cette énergie qui la faisait frissonner de terreur. C'était la même que Fryma mais en plus fort, en plus pure. Si jamais il voulait la terrasser, il le ferait sans problème. De plus elle digérait encore ces heures de voyage où elle avait comme purgé son être. Elle ne souhaitait guère parler.
Fryma quand à lui voyant arriver son camarade, se leva et se dirigea vers lui avant de le prendre dans ses bras à son grand étonnement. Depuis quand le géant Inquisiteur c'était trouvé un goût pour les embrassades et autres preuves d'affections ? Voilà qui intriguait encore plus Laurence. Si ce n'est que  l'ancien Inquisiteur était habillé comme un paysan. Avacyn quand à elle, ne dénota même pas cette situation incongrue qui l'aurait pourtant amusée.
-Vous voilà ! Je suis finalement arrivé en avance, je suis content que Dragon vous ait prévenu. Comment allez-vous ?
-Bien bien, même si j'aimerais que vous me reposiez si cela ne vous gêne pas.
-Pour sûr, pour sûr...,
il déposa Laurence qui comme Dragon avait fait plus tôt, remit ses vêtements en place, et cela tira un sourire au colosse. Laurence retint le sourire  dans un coin de sa mémoire et commença à se diriger vers l'entrée de l'Inquisition. Il n'avait pas que ça à faire, et l'attitude de Fryma  était vraiment curieuse. Peut-être qu'avoir une femme lui était finalement bénéfique. Voyant que les hommes ne se pressaient pas et qu'Avacyn restait aux côtés de Fryma, il leur demanda de bien vouloir prendre la tête pour que cette affaire se termine rapidement.

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Fryma alla récupérer donc, un bâton de magie appartenant au premier Empereur et qui lui était finalement arrivé. Des légendes disaient que Fryma avait fait s'écraser une étoile sur la terre à cette époque grâce à ce bâton. Il récupéra aussi une sorte de morceau de tissu appartenant à La Sage, et les lunettes de Morgana. L'on en savait bien moins aux propos de ces objets.
Avacyn et Dragon ne parlaient pas trop. La créature car elle ne se sentait pas bien du tout car des mauvais souvenir remontaient à sa connaissance. Dragon car Fryma étaient en train de montrer que l'actuel dirigeant de cette organisation ne connaissait rien à son bâtiment. Et il ne savait pas pourquoi Fryma faisait cela mais il le mettait dans une très mauvaise posture. Malgré tout il essayait de faire bonne figure... ce qui était relativement raté.
Laurence se demandait pourquoi Fryma souhaitait obtenir tout cela, et se demandait aussi comment les Inquisiteurs ne pouvaient pas connaître à ce point leurs locaux ! C'était invraisemblable, mais à la vue du visage de Dragon, celui-ci ne semblait pas cacher quoi que ce soit. A part peut-être qu'il était finalement peu à l'aise.
Fryma resta très flou à propos des artefacts, disant qu'il souhaitait les protéger, et faire en sorte que personne ne puisse les utiliser sans son accord. C'était compréhensible mais restait tout de même curieux, enfin l'homme n'était pas une menace pour l'Empire qu'il avait tant chéri. Laurence se pencha donc un instant sur Dragon pour répondre à ses questions et se dit que finalement, il n'était pas venu pour rien. La position de Dragon était facile à comprendre, et il verrait ce qu'il pouvait faire. Fryma quand à lui était reparti dehors et rangeait sa charrette tranquillement, ayant accepté quelques gages de respect de la part de certains Inquisiteurs qui attendaient de le rencontrer depuis un moment. L'Ange l'avait suivit, ayant reprit un peu de poil de la bête s'était penchée sur les artefacts en question curieuse, elle trouvait le bâton très joli ainsi que le voile  de la Sage, une femme qu'elle avait respecté pendant des années. Dragon discutait avec des Inquisiteurs ayant obtenu les plans complet du bâtiment de Fryma. Laurence se demandait pourquoi il les avait gardé, encore un mystère à résoudre. Peut être que les siècles n'avaient pas rendu le  géant très malin.
-Vous ne comptez pas rester plus longtemps Sire Braäm ? Fit Laurence en sortant également. Alors que Fryma était toujours affairé.
-En effet, l'on m'attend à la guilde. Mais j'ai encore à vous parler, ne vous inquiétez pas. C'est juste que cette sangle est un peu trop petite pour mes mains...Eh, Avacyn s'il te plaît ?,la créature sursauta et aida l'Inquisiteur donc, assez silencieuse se sentant prise sur le fait.
-Elle parle peu votre amie, non ?
-Disons que c'est une personne assez sensible à votre aura, et je crois que ses pensées sont un peu chamboulées. Beaucoup de grandes personnes en peu de temps, vous comprenez ?,
fit Fryma tapotant l'épaule D'Avacyn qui était en effet sensible à l'aura de Laurence, plus gênée par celle-ci qu'autre chose d'ailleurs. Elle n'avait rien à dire de plus, pressée de partir. L'aura de Laurence la faisant se sentir monstrueuse, se doutant que c'était une magie nuisant aux êtres de la nuit.
-En tout cas, j'éspère que vous ferez bon usage de tout cela, fit Laurence en arrêtant de fixer Avacyn.
-Vous me connaissez, seul m'intéresse les intérêts de l'Empire et l'état de notre monde. Je compte l'arpenter encore longtemps. Par contre il va falloir que je vous demande quelque chose. Dans votre politique de diminution du nombre de membres de l'Inquisition vous devez refuser des gens pour que le quota reste adéquat je suppose... Donc si vous pourriez me les envoyer en leur faisant suivre ce chemin... ,il tendit une carte à Laurence donc en souriant. Celui-ci l'ouvrit et découvrit alors un trajet des plus complexes autant sur la carte que si l'on transposait le trajet en vrai. La plupart d'entre eux mourraient avant d'atteindre l'Inquisiteur.
-Pourquoi auriez vous besoin d'eux ?
-Disons que j'aimerais chasser du monstre sur Aurore, et il paraît qu'avoir un groupe de chasse est plus agréable. Vous y seriez gagnant.
-Dix pourcents.
-Pardon ?
-Je veux dix pourcents de vos gains sur Aurore.
-Cela me va parfaitement, dans ce cas. Je pense que je peux partir. Merci de vous être déplacé pour moi. Je vous enverrais un trophée ne vous inquiétez pas.
-Je ne m'inquiète guère de vos agissements Fryma, mais ne soyez pas trop confiants de ceux des autres parfois.
-Un très bon conseil,
fit-il en remontant sur sa charrette et en faisant démarrer calmement le cheval. Qu'Haynailia 1er vous guide votre Excellence.  
-Vous de même Sire Braäm, lui renvoya Laurence alors que le bruit de son véhicule couvrait presque sa voix.
-Cela fait bien longtemps que je n'ai plus ma place à ses côtés.murmura-t-il en étant trop loin pour que Laurence puisse entendre.
Avacyn parut surprise de la réponse à mi voix de Fryma. Pourquoi il ne mériterait pas cette bénédiction ? Elle savait que ce Fondateur avait été particulièrement cruel et barbare à son époque, mais l'homme qu'elle voyait aujourd'hui n'avait rien à voir avec le monstre qu'il avait semblé être. Et si au final Fryma n'était pas si différent d'elle, alors qu'il portait l'habit d'homme ?
Ses pensées furent coupée court quand elle due saluer l'Empereur et Dragon. Fryma lui laissa un cadeau à remettre à Jack dans un petit coffret, dans lequel il avait laissé un mot que ceci allait droit à sa jeune fille. Avec ceci, il ajouta qu'il passerait bientôt prêter allégeance au Corvus. Avacyn s'envola alors prestement, ayant un besoin urgent de voir Flint et Jack. Était-elle un monstre ? Et au final, qu'est ce qu'un monstre? Était-ce ce que Fryma allait chasser ?  Ou quelqu'un dont les intentions nuiraient à l'équilibre du monde ? Ou encore quelqu'un qui faisait des choses horribles malgré de bons desseins ?

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Le nouveau monde

Message par Jack Van Flyff le Mer 18 Jan - 20:08

Partie 1, le nouveau monde :

J’étais curieuse, peut-être même un peu trop. Loup me poussait également à découvrir les terres d’Aurore même si un appel plus puissant semblait être à l’origine de tout cela. Je me sentais attirée par une force inconnue, comme un appel à l’aide provenant de par-delà la mer. Mais le fait de diriger la Meute ne me rendait pas la tâche facile, je devais alors utiliser l’excuse que de probables âmes auraient besoin de notre aide.
Ce que d’ailleurs, je croyais fondamentalement vrai et me doutais. Je prenais alors le chemin du nouveau continent avec quelques Archidruides et de nombreux herboristes, ainsi que nos chasseurs. La meute se mouvait tranquillement, guidée par ma curiosité. Et si je venais à me tromper où à rater quelque chose d’important ? Comment me verraient-ils après une telle manipulation ? Je ne préférais guère penser à cela, et Loup me disait d’oublier, mais c’était impossible.
Le voyage se fit sous un sentiment de culpabilité, un fardeau innommable et douloureux. Surtout au milieu des personnes à qui l’on a vendu quelque chose comme étant une tâche importante pour notre cause. C’était probablement le cas, mais cela ne s’avérait pas pour le moment l’être. Je préférais rester muette et ne répondre que par énigme que de trop me dévoiler. Ces gens comptaient énormément sur moi, je n’avais pas à les décevoir.
Une fois arrivé, je me retrouvais vite soulagée comme si tout le poids qui s’était accumulé sur mes épaules venait de littéralement s’envoler. Les gens ici avaient bel et bien besoin d’aide. Cependant je n’eus guère le temps de m’attarder sur les détails, sur le ponton m’attendaient un géant à la barbe grisonnante, une femme au teint basané presque aussi grande que lui et un homme plus petit portant un sigle que je connaissais bien. Celui d’Eclipse. La rumeur comme quoi la guilde s’était alliée à l’Empire était donc vraie, rien de bien étonnant si le géant Fryma avait fait ce qu’il fallait pour cela. En même temps ils n’avaient pas tort et c’est bien parce que la Meute s’entendait bien avec L’Empire que nous avions put passer la flotte Impériale sans soucis.
L’ancien Inquisiteur m’accueillit avec bonne humeur, même si sa mine s’assombrit rapidement. Il me dit que nous avions bien fait de venir, et que nos soigneurs étaient les bienvenus. Le fait que nombres d’espèces se retrouvaient entres elles avaient amenées quelques maladies bénigne à se répandre chez d’autres qui n’étaient guère habituées à celles-ci.
Je remarquais que par quelques espèces il entendait des autochtones, les Midvits puis les Eleurins, les Naosiens et les Humains. Devant ma surprise de voir un tel rassemblement hétéroclite de cultures et de physiques différents, travaillant ensembles Fryma ajouta rapidement que ce n’était pas tous les jours facile de gérer une populace aussi disparate. A vrai dire, il avait mis en place une législation dure et stricte afin de pouvoir restreindre tout acte trop hostile. Chacun avait les mêmes droits, et celui qui les enfreignaient étaient bannis, ce qui revenait à une peine de mort. Il me rassura sur le fait que cela dépendait de la hauteur de la peine et si le jugement était défavorable, sinon la prison était une autre forme de pénitence. Les prisonniers étaient marqués de manière à effrayer toute personne dans leurs tentatives peu sympathiques. Au final, le Fort recevait souvent des gens qui venaient se plaindre et l’on tentait de régler les choses à l’amiable.
Les efforts fournis par la guilde d’Eclipse sur place étaient indéniablement respectables, et je ne pouvais que me féliciter d’avoir eu cette soudaine attirance pour le nouveau continent.
Le Fort, était donc en pleine expansion, avec ses quartiers, et ses murailles de bois. Autour de celle-ci s’égosillait un chantier titanesque, qui allait faire de l’endroit l’une des plus grandes places forte de la région. Ce qui ne cessait de m’étonner, comme je le disais, était ce travail d’équipe entre ces multiples races, d’horizons différents. Les Naosiens faisaient use de leurs magie afin d’accélérer la construction, d’autres pour soigner. Je pouvais voir la peur dans les yeux de certains individus qui approchaient les Naosiens, mais la témérité de certains colosses Midvits semblaient en rassurer d’autres. Une forme de garde surveillait tout cela, et les architectes veillaient à ce que tout se passe bien.
Loup ne releva qu’une chose, quelque chose qui affirmait encore une fois qu’il avait raison. Les êtres vivants avancent ensemble quand ils ont un but commun. Mes suivants semblaient eux aussi étonnés, et je laissais un groupe d’herboriste et d’un Archidruide avec Fryma, avant que nous ne nous enfoncions dans les terres. J’étais assoiffée d’aventures, et l’appel se faisait plus fort, venant du Nord à quelques jours de marche. Loup le sentait aussi mais ne disait rien, il semblait plutôt confus quant à la source de cette énergie.

Partie 2, le fiellon :

Au loin derrière nous disparaissaient les toits et murailles de bois du Fort, tandis que nous suivions la rivière. Nous étions une dizaine, dont cinq guerriers de la Meute, un Archidruide et moi. L’endroit était extraordinaire. Les arbres de bonne taille semblaient presque aussi vieux que le continent. L’on croisait également des ours énormes, que nous préférâmes ne pas déranger. Aux vues de leurs tailles ils étaient plus dangereux qu’autre chose.
Au bout de deux jours de marche nous arrivâmes en vue du lac. Celui-ci avait la forme d’un croissant de lune. Il semblait émaner de l’endroit une sorte d’énergie magique très forte, que l’eau sombre et calme du lac ne laissait pas paraître. Je ressentais dans les environs d’autres forces, mais bien plus faibles. La nature rayonnait d’une telle force que tout druide digne de ce nom aurait rêvé de venir ici. Loup se sentait aussi particulièrement bien, reposé au milieu d’un tel calme et d’une telle harmonie. Cela me rappelait le Tertre de Paus Reon.
La première chose que nous cherchions était des restes de rituels ou dans le genre druidiques ou chamaniques et nous ne fûmes pas déçus. Des constructions de pierres furent retrouvées dans les jours qui suivirent, dont émanaient des restes de magie assez forte. Mais toujours plus faible que ce qui émanait du Lac.
Rapidement on retrouvait également des ossements humanoïdes de grandes tailles, rappelant la carrure des Midvits. Ils étaient souvent brisés et broyés, soit avant la mort ou après celle-ci. Ce qui m’effrayait était la taille des empreintes environnantes, et personne, même Loup n’en avait vu d’aussi grandes auparavant. Elles avait à l’arrière la forme de sabots de cerfs géant, et à l’avant des pattes à trois doigts avec un petit doigt à l’arrière. Aux vues des empreintes l’animal devait bien faire plus de deux mètres de haut et ce, quand il était à quatre pattes. Le vent froid qui se levait ne faisait qu’ajouter de la lourdeur, l’eau du lac restant toujours aussi figée.
Une brume légère se levait au fur et à mesure de nos investigations et nous fûmes bientôt obligés de monter le campement. Se fut assez rapide, et l’on avait déjà assez de bois pour allumer un feu. Cependant je rappelais qu’il ne fallait pas alerter la chose, si jamais elle vivait encore, qui avait tué toutes ces personnes. On ne savait toujours pas ce qui rôdait, et l’eau du lac était trop sombre et trop lisse. Et la nuit tombant, les étoiles se reflétaient avec perfection sur ce miroir.
Avec une telle perfection que j’en avais presque envie de m’y baigner mais Loup, comme moi trouvait que c’était une très mauvaise idée. Tout comme toucher cette eau, le lieu était bien trop étrange pour se risquer à cela. Je prévenais mes fidèles et ceux-ci comprirent rapidement que quelque chose n’allait pas. Ils s’inquiétèrent et je tentais de les rassurer au possible, le doute me gagnant également. La chasse en solitaire avait toujours été plus simple, mais depuis que Loup avait fait de moi ce que j’étais désormais j’avais des responsabilités bien plus dure à tenir. Cela amenait beaucoup de peurs nouvelles, de déceptions, et d’attentes envers soi même. C’est pour cela que je m’en voulais toujours de leur avoir menti. Cela me taraudait, me hantait comme une forme de conscience alors qu’au final j’avais dit la vérité sous une de ses formes.
Mais j’avais par là, quitté le chemin que je m’étais donné à suivre. Et ce chemin je ne pouvais le quitter sans risquer la vie des gens, ou ma place. C’est pour cela que j’étais bien embêtée quelques jours plus tard.
La nuit ne me porta pas conseil, au contraire, j’avais eut l’impression de voir par les yeux d’une créature massive qui massacrait des gens d’une race inconnue, couverts pour certains d’écorces et d’autres choses qui les rendait monstrueux mais humanoïdes.
Je me levais à l’aube pour voir si tout allait bien et soupirait de soulagement, ce rêve rempli de cris déchirant l’air n’était que ce qu’il était. Un rêve.
La journée reprit autour de ces recherches, et l’on décidait de s’engouffrer plus profondément dans les forêts. Pour ne pas se perdre l’on ficelait les arbres entre eux, avec des cordes particulièrement longues, certains auraient pensé cela stupide mais chaque groupe avait assez de corde pour marquer un bon kilomètre. L’on couvrait donc une bonne distance pour s’aventurer sans trop de risques.
Du moins je le croyais. Dans l’après midi des cris se firent entendre du côté du groupe qui allait au Nord. Au milieu des arbres centenaires, nous entendions des cris humains et des grognement bestiaux. S’ajoutant à ça des arbres qui craquait et un bruit de galop. Mon groupe et moi quittâmes à toute vitesse notre position pour se diriger vers celle d’où provenait les cris. La peur au ventre, mais guidés par l’esprit de la Meute. Par la colère que générait notre peur et celle de nos frères et sœurs. Une fois que nous étions arrivé, nous ne pûmes que constaté les dégâts et pleurer les morts. Ils étaient déchiquetés, les os brisés, et me rappelaient alors les os que nous avions trouvés. La culpabilité m’arracha un haussement de coeur et des larmes, jusqu’à ce qu’un craquement sourd se fasse entendre. Un souffle rauque vint s’ajouter, un pas lourd. Tout le monde sécha ses larmes parmi les guerriers, aux aguets.
Lentement s’avançait vers nous une créature géante, d’au moins trois ou quatre mètre comme je l’avais vu au travers de traces bien antérieures à notre présence. L’animal être un mélange entre un énorme rat et un cerf, ayant de la fourrure de ci de là. La gueule pleine de sang avec un œil supplémentaire au centre de son front au nez renfoncé.
La brume et le vent se levèrent, rapidement. Et l’oeil au centre de son front s’illumina de rouge. Soudain l’animal se jeta dans le brouillard et nous n’entendîmes plus rien. Une sueur glacée coulait le long de mes tempes et j’avais une terrible envie de trembler et de fuir. Mais je ne pouvais pas m’y résoudre, et c’était là une grave erreur.
Mes frères et sœurs tombèrent les uns après les autres, sans que je puisse toucher l’animal de ma magie ou de mes flèches. Je ne l’entendais plus, et paniquant je perdais mes moyens. Loup me sauva une première fois d’une charge dans laquelle je perdais un bras, dans une vive douleur qui m’arracha presque la conscience. Loup paniquait lui aussi, et cela ne signifiait rien de bon.

Partie 3, le nouveau départ :


Je me réveillais couverte de sueur, fatiguée et ayant mal aux épaules. Loup ne répondait pas et je ne reconnaissais pas le décor autour de moi. Je me mis à paniquer et une main puissante vint se poser sur mon épaule. Je reconnu la Midvit qui était aux côtés de Fryma et de l’homme d’Eclipse il y a quelques jours de cela.
Soudainement, je percutais que j’avais perdu mes bras. Je me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps, la Midvit me serrant contre elle, parlant dans un langage incompréhensible. J’étais perdue. Il me fallut plusieurs heures pour recouvrer un bout de raisons et chercher mes compagnons. Je remarquais alors autour de moi que j’étais au campement, qui d’ailleurs était partiellement détruit. Je demandais à la Midvit si il y avait des survivant et celle-ci fit non de la tête. Je n’avais plus assez de force pour pleurer, mais j’avais tout perdu jusqu’à Loup.
Je lui demandais alors si la bête était morte et elle fit oui de la tête. Elle ne parlait que peu, et curieuse je lui demandais pourquoi. Elle me répondit alors dans une forme d’éclipséen maladroit « pour le repos des esprits ». Je baissais la tête, et me laissait dormir contre l’armure finement ciselée de la guerrière. Le lendemain, un nouveau lot de questions en tête, je sentais une présence familière. Loup ! Il était là, tout près. En cherchant autour de moi, faible, je le vis en train de discuter avec ma sauveuse. Je m’en voulais tant d’avoir fait tant d’erreurs en si peu de temps. Je savais que j’allais porter ce fardeau toute ma vie, cet échec était une leçon dur. Et ce n’était que le début de la leçon. Je devais retrouver des bras, qu’importe le coût. Ce dû serait une manière de me racheter partiellement.

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