Semaine écarlate à Axaques [Histoire variable]

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Semaine écarlate à Axaques [Histoire variable]

Message par DALOKA le Dim 28 Aoû - 14:21

Spoiler:
Je vous entends déjà. Qu'est ce qu'il fait encore ? Et pourquoi y'a un sondage ? Voici mon nouveau projet . Le système est très simple : j'écrirais une histoire se déroulant dans Axaques, et à la fin de chaque chapitre s'imposera un choix qui sera fait par vous, oui vous membres ! Ce choix influencera l'écriture du prochain chapitre. Ces derniers seront, pour la plupart, assez court d'ailleurs. Ainsi vous déciderez en partie du déroulement de l'histoire, et donc de son dénouement !

 Notez quelques détails de cette fiction=
-Parfois, vous rencontrerez des fins prématurées. Des Bad End, en quelque sorte. Je relancerais donc la fiction sur un choix précédent. Si vous voulez je vous donnerais même des conseils.
-Si le coeur vous en dit, l'aventure continuera, même avec une fin, pour explorer une autre variante de l'histoire.
-Dites moi combien de jour de délai voulez vous avant de fermer les sondages pour que je commence à écrire. Les textes n'étant pas super long, j'ai pensé à trois ou quatre jour. Maiis c'est sans doute un peu juste ? Une semaine serait idéal.
-Un seul scénario sera canon, mais vous déciderez duquel plus tard, selon le déroulement du truc.

J'ai déjà les idées des personnages et des grandes lignes et de l'intrigue générale, mais le déroulement de l'histoire sera en bonne partie improvisé. Je ne prétends pas avoir une qualité d'écriture exceptionnelle, mais j'espère que cela sera amusant. Comme certains l'auront deviné, j'ai eu cette idée en m'inspirant des livres dont vous êtes le héros et des Visual Novel. Je voulais depuis longtemps raconter l'histoire d'étudiants à Axaques, mais je n'avais pas trouvé de « truc » intéressant pour me motiver. Et nous y voilà donc !

Votre but est simple: passer cette semaine rouge à Axaques. Prêt? Allons y.


   
   Introduction :



… Il fait noir. Et froid.
Où suis-je ? Je ne sais pas. Je ne vois rien. Absolument rien. Quelque chose de brûlant coule dans mes veines. Suis-je debout ? Allongé ? Assis ? Je ne sais pas. Cette chaleur est ma seule sensation maintenant. Elle brûle, mais n'est pas désagréable.
Où suis-je ?
Elle n'est pas désagréable, mais elle est étrange. Effrayante. J'ai peur. Je ne sais pas où je suis. Je suis soulevé par des vagues et des lumières blanches brillent. Alors je n'ai plus peur. Mais je ne ressens plus la chaleur non plus. Je n'arrive pas à me redresser, je crois que je suis allongé… Il y a quelque chose d'étrange. Un bruit grave et puissant, je le connais. Il ne s'arrête pas. Je le connais…
 Otto.


PREMIER JOUR




  J'ouvre les yeux tout à coup, rappelé à la réalité par les aboiement d'Otto. Dans mon réveil, je me redresse brutalement sur ma chaise, et, par la même occasion, fait basculer ma chaise en arrière, et moi avec. Mon dos se cogne contre le bois ainsi que le sol, et j'étouffe un râle de douleur. La tête encore toute embrumée, je reste au sol ainsi, pitoyablement, comme un ivrogne qui supporterait mal sa gueule de bois. Otto vient alors me lécher le visage, soucieux, et me rappelant par la même occasion à l'ordre.
   
   Je me relève péniblement, faisant face à mon bureau, et observe alors le chaos qui est installé sur mon meuble, avec, trônant au milieu, mes feuilles de cours.
C'est vrai… J'étais en train de préparer mon devoir.
-Ne me dis pas que je me suis endormis dessus ? Je dis, ne recevant en réponse qu'un aboiement grave. Je me retourne, et observe les deux lits de la chambre, tout deux vides et un défait. Luc n'est pas là, lève tôt même en fin de semaine, comme à son habitude.
Je prends d'une main la feuille que j'étais en train d'écrire et pousse alors un lourd soupir : durant mon sommeil, j'ai salivé sur mon propre travail. Luc me dirait encore « Tel chien tel maître », dans ce genre de situation, et je suis bien soulagé qu'il soit partit rien que pour éviter cette humiliation. Malheureusement, cela ne change rien au fait que je ne peux pas rendre ce travail dans un tel état. Je devrais tout refaire, je me maudis alors d'écrire si petit, et d'avoir presque achevé la dite page.

   Désespéré par cette quantité de temps perdu, je me dirige vers le miroir de la chambre que je partage avec Luc. Même en excluant le fait qu'Otto m'ait léché le visage, j'ai une mine épouvantable. Je m'essuie rapidement avec la serviette, la bassine d'eau propre étant vide. J'en connais un qui va m'entendre…
Je jette un coup d'oeil à la fenêtre : le soleil est déjà haut, même si Otto me réveille plus tôt d'habitude le dimanche. Ce dernier me suis en remuant la queue, la langue pendante.
-Ne me regarde pas comme ça. Je t'apporterais de la viande, d'accord ?
Je caresse la tête de mon gros chien, un imposant boxer noir, tout en lui souriant. Cet animal costaud, qui est également mon familier, est mon plus fidèle compagnon. Mais il faudrait que je lui apprenne à me réveiller quand je m'endors hors du lit.
-Tu attendras, en revanche. Je n'ai pas le droit de t'invoquer à la cantine, même si ce serait très drôle.

  Mon regard s'aventure à nouveau vers l'extérieur. La glorieuse cité des mages d'Axaques, aux maisons et aux tours beiges et blanches, s'étend devant moi. Quand j'y repense, c'est vraiment fou que je sois là, moi, un Hackmann, d'une famille ni connue ni noble, parfaitement normale. Que je puisse habiter dans une des ces maisons blanches, prendre des cours dans un de ces amphithéâtres, m'adresser à des mages tout les jours… Que je puisse vivre dans cette cité de fantaisie au beau milieu d'un lac… C'est vraiment inespéré.

 Quelqu'un entre, je me retourne pour voir Luc, mon colocataire dans cette chambre et tout comme moi, un étudiant senior à l'académie d'Axaques. Un mage de 5ème rang, entre autre. Luc est un garçon sympathique, mais irresponsable comme jamais. Et si moi, je viens d'un milieu pauvre haynailien, Luc Yassir est plutôt ce qui s'approche d'un riche étranger, son père étant un marchand Scarrath ayant émigré dans l'empire pour fuir le trouble de la géopolitique local. Presque aussi grand que moi, c'est un solide gaillard à la peau sombre et au regard de braise, reflet d'une âme capable d'imaginer mille et une stupidités. Les cheveux tressés et longs, il tente tant bien que mal de se donner un air exotique pour plaire, un peu narcissique. Mais je n'ai jamais cherché à comprendre si ça marchait réellement.
-Tu es finalement réveillé, dit il avec moquerie, tandis qu'Otto court lui tourner autour en aboyant. Il l'a toujours apprécié.
-Tu aurais pu m'empêcher de m'endormir, j'ai mal partout et par dessus tout, j'ai bousillé mon travail…
-Tu as bavé dessus ? Ah ! Tel chien, tel maître !

Et voilà…
-Ce n'est pas de chance, hausse t-il les épaules. Mais on est dimanche, tu as bien le temps de recommencer cela.
-Tout ce temps gâché…
-Tu gâcherais moins de temps si tu ne faisais pas tant de pages
, dit Luc en s'approchant de mon bureau, constatant qu'il y en avait presque dix.
-Si tu étais capable de faire mieux, peut-être que j'écouterais, je réplique en croisant les bras, un sourire en coin.
-Je m'incline Zachary Hackmann, fait mon ami en levant les mains, d'un air exagérément dramatique. Je ne peux rien faire contre ta rigueur !
-J'aurai habituellement ri, mais ici, je me passerais de ton humour. Tu voulais me demander quelque chose, ou récupérer un oubli ?
-Il est midi, Zach'.
-Midi… Déjà ?


  C'est vrai. Je devais déjeuner avec Luc et sa sœur aujourd'hui. Pour ce dernier, c'était cependant habituel. Pour le cas d'Amandine Yassir, nous nous voyions peu, n'étant pas dans les même groupes et rang, et habitant des deux côtés opposés de la cité. C'est une jeune femme  qui ressemble à son frère sur certains points, mais est bien plus raisonnable.
-Mais si c'était juste pour te récupérer, je n'aurais pas pris la peine de venir, tu me connais. Il y a cette noble de notre classe… Mélanie Carcelian, je crois ?…
-Celle là ?
Dis-je, amer. Cette fille m'était désagréable.
-Elle voudrait que tu mange avec elle ce midi. Elle dit que c'est important, mais moi je pense surtout que c'est pour toi une grande occasion. Alors forcément, je devais te prévenir.
-Mélanie est très studieuse… Je suppose que c'est en rapport avec les cours.
-Non, non Zach',
fit Luc, désespéré en me tenant par les épaules. Tu ne comprends pas. Tu as un tête à tête offert sur un plateau avec une femme de noblesse, et une beauté qui plus est. Elle ignore les garçons d'habitude. Réalise tu la chance que tu as ? Réalise tu, Zachary Hackmann !
-… Tu es surtout enragé de ne pas être à ma place, non ?
-Oui, absolument,
dit il avec une franchise totale en me lâchant les épaules. Tout ça pour dire que je ne t'en voudrais pas trop si tu nous abandonne, bien que déjeuner avec ma grande sœur soit d'une tristesse terrible. Je veux bien me sacrifier pour toi, grand seigneur !
-Allons bon…
-Ca te changeras les idées de ça,
sourit Luc en attrapant mon tas de feuille avant de l'agiter comme un éventail, d'un air négligeant.
-Laisse mon boulot tranquille, dis-je sèchement en arrachant les feuilles de ces mains. Tu sais que le professeur West Adamas est impitoyable sur le travail non rendu. D'ailleurs, tu l'as fait ?
-C'est le devoir sur l'histoire du runique, non ? Oui, j'ai écris trois pages, je devrais avoir la moyenne. Je pense. Mais ces inquiétudes devront attendre, moi, j'ai une faim de loup. Et toi une tête de clébard. Tu devrais te laver le visage, surtout si tu vas voir Mélanie. Moi je file, si je fais attendre Amandine je vais passer une journée peu agréable.


  Sur ces mots, Luc part en coup de vent. Il a raison, je devrais passer de l'eau sur mon visage. Mais d'abord, je voulais ranger mon bureau. J'ai toujours eu tendance à semer rapidement le désordre, mais quand je le réalise, je n'arrive plus à penser à autre chose.

Après avoir tout remis à sa place, mon regard s'aventure sur le grimoire noir que j'avais acheté il y avait six mois déjà. Je m'étais trompé de livre, et au lieu de prendre un livre d'étude sur la magie spatiale, comme je le voulais, j'avais acheté un grimoire de combat de qualité moyenne dont je ne m'étais jamais servit. Mais tout de même, l'objet pouvait être dangereux, j'étais vraiment inconscient de le laisser là sur mon bureau.
 Je range le livre dans le tiroir de mon bureau, et le ferme à clef. En voyant mon espace de travail ainsi ordonné, je me dis que c'est l'occasion idéale pour finir ce travail et ne plus en reparler. Mais en même temps, j'ai plutôt faim…

_
A : Je vais continuer de travailler et sauter mon déjeuner.
B : Je vais aller déjeuner avec Luc et Amandine.
C: Je vais aller déjeuner avec Mélanie

EDIT: La majorité a décidé= C


Dernière édition par DALOKA le Dim 23 Oct - 21:40, édité 11 fois
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Choix: Aller voir Mélanie Carcelian

Message par DALOKA le Dim 4 Sep - 11:49

J'aurais bien d'autres occasions de parler à Amandine et j'ai tout l'après midi pour finir mon devoir.  Je serais bien surpris que Mélanie Carcelian ait besoin de mon aide pour quoique ce soit, mais si une fille si hautaine veut me parler c'est que cela est sans aucun doute important. Cependant, dans l'immédiat, il faut tout de même que je sois présentable. Je n'ai guère envie qu'elle me raille en public, comme j'imagine qu'elle le ferait.

   L'air las, je prends la bassine d'eau vide et sort de notre appartement. Le quartier résidentiel des étudiants senior est situé d'une manière qui permet de voir, en bas, la majorité des habitations ainsi que les quartiers commerciaux, et en haut, le temple d'Axaques, siège des Archimages contenant également l'un des plus beaux amphithéâtres du pays. Quand le soleil brille sur la cité des mages, ses couleurs claires sont resplendissantes, mais ceci est plus dû au style architectural des cités haynailienne plutôt qu'à sa fonction de capitale de la thaumaturgie.

 Je descends les escaliers vers l'un des nombreux canaux de la ville. Pour s'alimenter en eau, Axaques ne se repose par sur un puits, mais sur ces derniers. L'eau du lac Vadacian n'est originellement pas potable, cependant à différents endroits des canaux ont été disposés des enchantements pour assainir l'eau, accompagnés de dispositifs de filtrage, et ce système marche du moment que des mages sont présents pour l'entretenir et surveiller son bon fonctionnement, ce dont Axaques bien évidemment, ne manque pas.

La bassine remplie, je retourne à l'appartement pour tout d'abord me laver le visage, puis changer d'habits. Je décide en effet d'enfiler un de mes uniformes, non pas que cela soit nécessaire en dehors de mes cours, mais je pense que cela me permettra d'avoir l'air plus professionnel et, en plus d'éviter aux gens de se méprendre, me rendre un peu plus crédible aux yeux de cette noble qui m'intimide déjà. Les nobles lumieux m'intimident toujours, mais je crois que à la fois, je les méprise un peu, peut-être par jalousie.
  Ainsi vêtu de l'uniforme noir aux boutons bleus d'Axaques, marqué de l'insigne de l'académie, je décide d'aller à la cantine sans plus tarder. Je descends donc dans la cité jusqu'au grand bâtiment assumant cette fonction. Plusieurs sont placés dans la cité, et c'est en vingt minutes de marche que je peux atteindre celui de le plus proche de nos appartements.

Quand j'entre, le gardien à l'entrée, assit derrière un vieux bureau, ne me demande rien. Soit parce qu'il me reconnaît, soit parce que je porte l'uniforme et qu'il est donc superflu de vérifier mon identité. Je constate qu'il y a peu de monde à l'intérieur, certainement car nous sommes un dimanche. Selon Luc, seuls les gens en panne d'inspiration, comme sa sœur, mangent là quand il n'y a pas de cours. Je sais personnellement cuisiner moi même, alors j'évite également cette peine, et mon colocataire en profite à mes frais. Pourtant, la cuisine ici est loin d'être mauvaise, elle est même très bonne, l'académie étant un établissement d'élites abritant de nombreuses personnes aisées, c'est tout naturel. Je cuisine purement par loisir.
  Prenant une assiette, je me met à chercher Mélanie des yeux. Elle n'est pas bien difficile à repérer, l'endroit n'étant pas bondé, et elle ayant les cheveux blancs. Je la vois seule, assise à une des grandes table rectangulaires, ayant fini visiblement son assiette. En m'approchant, j'observe cette dernière avec attention tandis qu'elle a le regard dans le vague. Je dois bien admettre que Luc a raison sur son apparence, bien que je n'apprécie pas sa superficialité. Cette jeune femme aux longs cheveux blancs possède des yeux affreusement charmants dont le bleu a une légère teinte violette, en plus d'être dotée d'un beau visage et d'une superbe peau blanche. Elle me semble, quand je la fixe ainsi, presque trop parfaite autant dans son apparence que ses manières. Je remarque qu'elle ne porte pas son uniforme, comme je m'y attendais pourtant, et je ne sais pas si je dois me sentir idiot de mon préjugé. A la place, elle est plutôt vêtue comme la riche fille de noble qu'elle est.

Ce que j'aime avec les uniformes, c'est qu'ils empêchent de voir la différence de milieu social au premier coup d'oeil. Même si son habit lui va très bien je ne peux m'empêcher de relier ce dernier à ses hautes origines, bien que je ne devrais pas. Après tout , Mélanie est une camarade de ma classe et s'est toujours comportée comme telle malgré son caractère.

-Vous êtes en retard, monsieur Hackmann, dit avec mesquinerie Mélanie en me voyant approcher.
-En retard ? Je réponds, constatant que je m'agace déjà.
-Ne prends pas cet air, je n'ai donné aucune horaire. Donc tu ne peux pas être en retard, regardes, je t'ai attendu. Je ne faisais que plaisanter.
-Je vois…
Dis-je en m'asseyant, ne prenant pas la peine de demander la permission.
-Allons bon, je vais me sentir coupable maintenant ! Je pensais que le vouvoiement et le « monsieur » suffisaient à marquer ma plaisanterie. Je voulais juste être amicale.
-… Désolé, j'ai eu une mauvaise matinée.

 Et zut, c'est moi qui me sent coupable, maintenant.
-Tes pêchés sont pardonnés, mon fils ! Fait elle d'un air solennel, en levant une paume.
… Là, tu as vu que je plaisantais, hein ?
-Me prends tu pour un idiot ?
-Si c'était le cas tu ne serais pas là.
-Peut-être que je suis idiot d'être ici,
dis-je en commençant à manger mes pommes de terre et ma viande.
-Qu'il est rancunier ! Je ne veux pas me moquer de toi, je souhaite même que nous nous entendions bien. Il est donc normal que je plaisante avec toi.
-Je m'attendais à ce que tu sois froide et hautaine, voilà tout.

Je dis ceci avec franchise avant de prendre une autre bouchée. Mélanie ne répond pas, mais je vois à son rictus d'insatisfaction qu'elle est vexée, et souris intérieurement. Ce n'était pas un mensonge, mais jamais je n'aurais dit cela si je n'avais pour but de prendre ma revanche. Je sais, c'est un peu mesquin.
-Pourquoi m'as tu donc demandé ?
-Cela est bien simple : j'ai un grand projet. Ce dernier pourrait gonfler ma réputation et me permettrait d'obtenir les faveurs de certains archimages.
-Ca m'a l'air bien ambitieux.
-Ca l'est,
sourit Mélanie en joignant ses deux mains. Pour cela, je ne pourrais pas être seule dans ce projet. C'est là que tu entres en jeu.
-Je ne suis pas très surpris… Mais pourquoi moi ?
-… Enfin, la réponse est évidente, Zachary. Le groupe des étudiants Senior spécialisés dans l'invocation classique, notre classe, dispose de nombreux mages talentueux. Cependant, de tous, j'ai les meilleurs notes. Et toi, tu es second.
-Second ? Je m'exclame, après avoir manqué d'avaler de travers.
-Tu ne savais pas ?… Tu ne regarde jamais les classements ? Dit elle, semblant sincèrement choquée.
-… Non. Je ne m'intéresse pas à mon positionnement par rapport aux autres. J'espérais bien être dans les dix meilleurs, mais, second…
-Toujours est il que tu es le meilleur élève après moi, c'est un fait. Il est donc naturel que je te sélectionne pour être mon équipier, n'est-ce pas ? De plus, tu possède certaines qualités utiles. J'ai entendu dire que tu es plutôt bagarreur.
-Ne ramène pas ça sur la table, je me suis amélioré…
-Ce n'est pas un problème, bien au contraire. Tu étais très bon à ça, paraît il. Cela nous sera utile.
-Dans quoi veux tu m'embarquer ?
-Une aventure, mon cher ! Mais d'abord, je voudrais une démonstration concrète de tes pouvoirs.
-C'est à dire ?
-Dans quel domaine travaillons nous ? Je te demande une invocation. N'importe laquelle ira. Ca ne me dérange pas si tu invoque une mouche.
-Je n'ai pas le droit de faire ça,
je dis d'un ton sérieux, cessant de manger.
-Je ne pensais pas que tu serais si à cheval sur les règles… Il y a peu de monde le dimanche, et si on nous sermonne, un mot d'excuse suffira largement. Nous ne sommes pas des cancres.

Voilà une autre chose qui m'insupporte chez les riches bons élèves : ils se croient impossibles à expulser. J'ai toujours tenu à protéger ma place durement gagnée… Si il est vrai que les risques sont en vérité moindres si ils n'attirent aucune conséquence, aller contre les règles m'agace. Il est vrai que démontrer mon talent à cette fille qui semble croire que j'invoque des insectes serait satisfaisant, mais cela en vaut il la peine ?
_

A : J'invoque Otto.
B : Je refuse d'invoquer quoique ce soit.
C: Je tente de changer de sujet de conversation


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Message par DALOKA le Lun 12 Sep - 13:59

… Je ne peux pas prendre un tel risque. Mais je préfère éviter de refuser ouvertement également.
-Tu ne risques donc pas d'être sermonnée ? J'ai pourtant entendu dire que les familles de mages étaient strictes.
-Elles le sont. C'est juste moi qui ne suis pas stricte avec moi même. Je suis bien plus libre ici que chez les Carcelian, c'est pour ça que j'ai préféré étudier ici plutôt qu'auprès de mes parents.
-Je vois…
-Tu dois peut-être dire que je suis une sale gamine n'est ce pas ?
Fit elle avec un large sourire. Si oui  , je te préviens, cela ne s'arrangera pas.
-Je n'ai rien dit… Néanmoins, ce n'est pas une supposition exactement fausse.
-Pour en revenir à l'invocation, je vois que tu ne sembles pas très déterminé. Dommage. Je préfère quand les gens sont francs tu sais, je ne vais pas te manger. Néanmoins, puisque je ne suis pas, moi, une couarde, je vais daigner te montrer mon familier. Tu es prêt ?
-Comme tu veux… Attends, quoi ?


  Mélanie prononce une phrase en runique en levant la main gauche, ce qui provoque un vortex bleuté qui fait sursauter bon nombre de gens mangeant tranquillement leur repas. De ce vortex émerge un superbe animal : une panthère noire aux yeux bleus, plus grande que ne l'est Otto. Mélanie se lève de sa chaise et, avec un magnifique sourire, s'abaisse pour caresser l'impressionnant animal qui, je le remarque en l'observant avec attention, est marqué de runes blanchissant sa fourrure à certains endroits de son cou. Je ne peux m'empêcher d'être pris d'admiration à la vision de cette créature, bien que ce ne soit qu'un animal exotique.
-Ce n'est pas bien difficile, me fait remarquer Mélanie, dans l'air d'une provocation. Voici Clovis. Il n'est pas méchant mais évite de l'approcher brusquement, il le prendrait mal.
-Je n'arrive pas à y croire, je fais d'un air dépité. Tout le monde nous regarde.
-Bah,
réponds Mélanie avec indifférence avant de se rasseoir, son familier s'asseyant à côté en fusillant du regard les gens les plus proches. Peu m'importe. Continuons notre conversation.

-Tu dois connaître le quartier abandonné à l'ouest de la ville ? Ses bâtiments n'ont jamais été réhabilités pour une raison obscure. En vérité, les autorités d'Axaques ne veulent pas le faire. Il y a plus d'un soixantaine d'année, certains mages ont accomplis des expériences et auraient créé quelque chose d'extraordinaire. Cependant, l'archimage directeur actuel de la DRIMD a refusé catégoriquement de réhabiliter le quartier, et en a interdit l'accès.
-Excuse moi de t'interrompre mais, je crois que si un archimage a pris cette décision, c'est pour une bonne raison.
-Hm…
Fait Mélanie, l'air un peu agacé par ma réplique. Ce n'est pas exactement faux, cependant, ce dernier était contre ce projet depuis le début. C'est à présent par négligence que ce quartier est laissé ainsi : cela fait partie des nombreux mystères d'Axaques.
-Est il toujours interdit d'y aller, alors ?
-Eh bien… Oui. Mais je t'arrête de suite ! Si nous réussissons à utiliser cette chose, ou plutôt, à la dominer, la sanction ne sera pas grand-chose à côté des privilèges que nous obtiendront.

 Je mange en silence. Voilà ce que Luc appellerait « un plan immensément foireux ».
-Nous ne seront pas les derniers, Zachary. Ceux a avoir résolus les mystères de l'académie ont toujours été récompensés… Enfin, ne voudrais tu pas avoir ton talent reconnu ? Tu es très doué, Zachary, tout ce qui te manques pour briller au sommet c'est de la réputation. Et quoi de mieux qu'un tel acte ? Nous sommes des mages, des chercheurs, il est normal pour nous de vouloir connaître la vérité.
 Elle dit vrai. J'aurais besoin d'une réputation gagnée, d'une découverte, pour briller dans le monde des mages. Cette simple pensée m'irrite, mais pourtant, c'est la vérité.
-… Quels seraient les risques, selon toi ? Réponds franchement.
-Ah, tu sembles finalement intéressé,
bondit presque de joie Mélanie. Les risques sont faibles, très franchement. Je ne peux pas te dire les détails ici, mais il s'agit de soumettre un familier certainement affaiblit. Seul, ce serait compliqué, même pour moi. Mais si nous suivons exactement mon plan, nous réussirons à coup sur. Et je ne dis pas cela juste pour te rassurer : je n'ai aucune envie de me blesser dans cette histoire. Je ne suis pas folle.
-Tu m'assures donc que la récompense est supérieure au risque ?
-Exact.
-Alors je vais y réfléchir
, je souris, terminant mon repas. Mais ne t'emballes pas trop, il y a beaucoup de choses que tu ne m'as pas dis. Beaucoup trop pour que je puisse te faire confiance.
-Je le comprends. Mais je ne peux pas tout dire ici… L'idéal serait que tu viennes chez moi vers… Disons 18 heures ? J'habite au numéro 121. Tu seras le tout premier garçon que j'invite.
-… D'accord,
je fais, sans trop de conviction.
-Oh, on est timide ? S'amuse t-elle, reposant sa joue sur son poing.
-Ca n'a rien à voir avec cela, je m'agace, rougissant un peu sans le vouloir. Evite de trop t'amuser avec moi, je ne suis pas très patient alors si tu veux que nous collaborons, il y aura des limites à poser.
 Je n'ai aucune envie d'être son jouet pour qu'elle s'amuse à tester son pouvoir de séduction sur moi.  Si elle ne semble guère méchante, Mélanie me semble être le genre de fille s'imaginant qu'elle peut tout se permettre sans conséquences. Bien sur, son énorme fauve à ses côtés, mon autorité est probablement quasi nulle mais, si je dois travailler avec cette fille, je préfère ne pas avoir à supporter ses pires côtés.
-Très bien, accepte t-elle sans broncher. Je sais que je peux parfois être immature, alors je ferais un effort.
Sur ce, il faut encore que je termine mon devoir à rendre. Ce ne sera pas bien long. Je t'attendrais chez moi à l'heure prévue, et j'espère que nous porterons un toast à notre association.

 Mélanie se lève alors en portant son assiette et, suivie de son monstrueux familier, quitte la cantine sous le regard étonné de toute l'assemblée. Peu après, je ne tarde pas à sortir, ayant également fini mon repas et je décide qu'il est peut-être temps de retourner finir ce devoir. Je prends donc le chemin inverse pour retourner chez moi, repensant à la précédente conversation. Je risque de m'aventurer dans une opération bien risquée, mais qui sait, elle pourrait m'intéresser. Même en tant qu'apprenti, j'ai ma curiosité de mage et surtout, je suis conscient que le simple talent ne suffit pas toujours pour réussir. J'ai pour ambition de devenir un grand mage, mais peut-être suis-je trop encore passif. Je pense cela, cependant je garde également en tête que ma décision, au final, dépendra des détails omis par Mélanie. Il faut aussi que je m'assure qu'elle ne tente pas de récupérer tout les profits pour elle, car je sais que cette femme est fourbe.

En montant les escaliers menant ultimement à ma maison, je remarque qu'une personne familière s'y dirige également. Je reconnais alors du premier coup d'oeil Amandine Yassir. C'est une femme âgé de trois ans de plus que son frère, et une mage de quatrième rang assez douée. Noire comme son frère, elle est plus grande que lui, c'est à dire qu'elle a presque exactement ma taille, et noue ses cheveux noirs en une longue tresse tombant dans son dos. Elle porte une tenue très formelle proche de l'uniforme des élèves d'axaques, et pour une raison que j'ignore, elle a toujours un gant à la main gauche. Luc me dit que c'est une ancienne brûlure plutôt laide, mais bien que je sois persuadé que ce soit autre chose, ce n'est pas la peine de poser la question directement. Je ne suis pas assez proche d'elle pour me permettre cela.

  Alors que je monte les escaliers, Amandine me remarque également et me regarde d'un air sévère. Je me souvient alors que, en effet, j'ai décidé de déjeuner avec Mélanie au lieu d'elle et son frère. Amandine est une fille stricte et elle déteste qu'on lui mente, selon Luc, j'imagine alors que je me suis attiré ses foudres. Cette dernière descend les escaliers pour venir à ma rencontre.
-Bonjour Amandine, je fais en la saluant d'un geste de la main. Je m'excuse, j'ai eu un empêchement.
-Ce n'est pas grave, fit elle en croisant les bras. Luc me l'a dit, nous n'avons pas donc pris la peine de t'attendre. J'avais à te parler, mais j'ai encore du temps devant moi alors nous pouvons régler ça maintenant. Mais avant cela j'ai une question à te poser : que faisais tu avec Mélanie ?
-Pourquoi cette question ?
-Je te demande cela en tant qu'amie,
dit elle avec un regard qui ne me rassure guère.

 Si elle me pose la question ainsi, c'est sans doute parce qu'elle se doute de quelque chose. Ou du moins, qu'elle trouve que le fait que je fréquente Mélanie Carcelian du jour au lendemain lui paraît étrange -et ça l'est certainement-. J'ai beaucoup de respect pour Amandine, qui est loin d'être une néophyte en magie, cependant je doute que parler de cela soit une bonne idée.
_


A: Je lui dis la vérité.
B : Je lui réponds que nous discutions amicalement, simplement.
C : Ce ne sont pas ses affaires.


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Choix: Dire la vérité

Message par DALOKA le Dim 18 Sep - 11:34

-Mélanie voulait que je travaille avec un elle sur un projet, elle veut explorer un des quartiers abandonnés.
-Ah, c'est cela, fait elle, semblant rassurée.
-Tu me paraissait soucieuse.
-Eh bien je craignais que tu ais une mauvaise influence sur une élève modèle,
dit elle. Je suis incapable de dire si c'était une blague ou non, mais ça ne me plaît pas. Je réprime une moue agacée.
Si ce n'est que ça, il ne devrait pas y avoir de problèmes si vous êtes prudents. Si jamais tu as un problème insoluble ou que tu te retrouve dans une situation que tu ne comprends pas, viens me voir en premier. Je serais ravie de t'aider.
-Merci, mais j'essayerais d'éviter de te déranger. Je suis sur que tu as mieux à faire.
-Ce n'est pas faux 
! Rit-elle.
Enfin, malheureusement, je suis à l'origine venue ici pour quelque chose d'assez contraignant. J'espère donc que tu ne m'en voudras pas trop.
-Je ne vois pas ce que tu pourrais faire de terrible, de toute façon. Je t'écoute.
-Luc doit cesser de partager ton appartement.

Je manque de lui demander de répéter cela, ne saisissant pas du tout la raison d'une telle volonté. A la place, je signifie mon étonnement en exclamant un « Quoi ? » interrogatif.
-Ce n'est pas contre toi, bien sur. C'est juste que Luc est incapable de progresser sans quelqu'un qui lui impose des règles, hors, toi Zachary, tu n'es pas apte à faire cela. Tu es très doué, je ne le nie pas, mais mon frère ne pourra pas s'améliorer à tes côtés. Je ne vais pas te reprocher de ne pas l'aider, car je crois que si tu le fais, cela te ralentira dans ta progression et je sais combien cela est important pour toi.
-Le cas de Luc est-il si désespéré ?…
-A la fin de cette année, tu monteras au quatrième rang. C'est une certitude. Luc a beaucoup trop de retard, il lui faudra une année de plus, voire deux. Et notre père n'acceptera pas cela… C'est à dire qu'il finira par demander à Luc de rentrer à la maison pour faire autre chose de sa vie. Hors je sais qu'ici se trouve la vie dont il rêve, et qu'il ne serait guère mieux en politique ou en finance : il doit progresser. Et je ne peux pas le laisser dans le pétrin. C'est pourquoi Luc habitera avec moi.
-Ouah…
J'exprime, assez surpris. Qu'en pense t-il ?
-Pour lui, c'est un non catégorique. Il pense que je le maternise trop, mais c'est un gamin ! Il en a besoin. Je ne me mêlerais pas de sa vie privée pour autant, de toute façon, même si il est vrai qu'il aura beaucoup moins de temps libre. Bien sur, il ne m'écoutera pas, même si c'est pour son bien… Voilà pourquoi je veux que tu lui en parles. Toi, il daignera t'entendre.
-Peut-être, mais je ne garantis pas être d'accord avec toi. Luc est un adulte maintenant…
-Non. Non, il ne l'est pas,
me coupe d'un air sévère Amandine en croisant les bras. Nous étions censé parler de cela au déjeuner, et il ne faisait que fuir la conversation. Et il est inutile de me mentir : je connais ses notes. C'est l'un des pires élèves de ta classe, alors qu'il a les capacité de faire beaucoup mieux.
-D'accord, calme toi… Laisse lui du temps pour y réfléchir, je vais lui parler. Mais ne compte pas sur moi pour lui forcer la main, je ne crois pas qu'il soit aussi stupide que tu ne le penses.
-… Merci, Zachary. Je savais que je pouvais compter sur toi. Oh, au fait : tu ne t'es pas senti malade dernièrement ?
-… Comment ? C'est qu'il y a une maladie qui circule ?
-Eh bien n'en dis rien à personne mais ce n'est pas exactement faux.
-Ne t'en fais pas, je n'ai eu absolument rien de particulier pour l'instant. C'est gentil de t'inquiéter.
-C'est le rôle d'une aînée de s'occuper de ses cadets,
dit elle en passant derrière moi, descendant les escaliers. Travailles bien, surtout.
J'ai en effet, toujours ce devoir à faire. Autant en finir de suite. Rentrant à l'intérieur, je m'installe à mon bureau et boucle rapidement ce devoir avant de le relire plusieurs fois. Ceci étant accompli, mon chien me harcèle et je décide de prendre le temps qui me reste pour nourrir et promener Otto. Je rentre un peu avant 18 heures et, comme convenu, après avoir ramené mon familier, je me dirige vers la résidence de Mélanie. Je n'emmène bien évidemment pas Otto, car je n'ai aucunement envie de voir ce qu'il se passera si il rencontre la panthère qui sert de chat à ma camarade.

 Mélanie habite donc au numéro 121, ce qui n'est pas si loin de ça. J'atteins sa résidence en quinze minutes et, me présentant à sa porte, je frappe deux fois comme le veut l'étiquette. Même si je me refuserais à l'admettre, je suis nerveux, car j'entre dans l'habitat d'une femme de très haute lignée. Le genre de personnes que, normalement, je n'aurais dû jamais approcher de toute ma vie. Mélanie tarde un peu à m'ouvrir mais finit par se présenter devant moi avec un grand sourire satisfait.
-Excellent timing mon cher, je viens d'achever tout les devoirs de la semaine. Tu ne pouvais pas mieux tomber.
-… Tous ?
-Ah. Oui, tous. J'ai du travail de recherche supplémentaire, alors je dois parfois finir tout ça en une journée.

  Même si nos notes ne sont supposément pas si éloignées, je me sens infiniment inférieur, tout à coup.
-Enfin, n'hésite pas, installes toi, fait-elle en m'invitant à rentrer. J'ai pas mal de choses à te dire.

 Mélanie possède un appartement aussi grand que le mien, à l'exception qu'elle l'habite seule. Seule en exceptant le terrible félin qui se repose allongé dans un coin de la salle en me fixant d'un œil sévère. Visiblement elle a profité de cet espace pour agrandir son bureau et en faire un atelier de mage miniature… Et pour exposer diverses choses. Tout et n'importe quoi se trouve sur les étagères. Des livres, de magie certes mais je reconnais aussi des titres de romans plus ou moins inspirants. Tiens, il y a des récits de mythologie. Beaucoup en fait. Et livres mis à part, la chambre est envahie de vieilleries. Des statuettes en bois, des vases casés, des… Vieux chapeaux ? Et quel est cet objet là ? Ce n'est clairement pas magique, peu importe combien il peut chercher à le prétendre. Et qu'est ce que c'est que cette toile ? C'est terriblement laid. Ceci? Clairement une happelourde. Et cette sculpture là n'a clairement rien à faire dans la chambre d'une jeune mage. Comment s'organise t-elle ? C'est incroyable… Je suis certain qu'à la revente tout cela vaut une petite fortune.
-Tu admirse ma collection, Zachary ? Fait elle avec fierté.
-Heum… Oui. C'est original.
-Je suis passionnée d'histoire ! Tout ce que tu vois a appartenu à des figures historiques ou à de grands mages. J'ai même une ancienne veste d'Edward Augutsus Boldgate quelque part !
-Ca fait partie de ton travail de recherche, je suppose.
-Exactement.
-Pourquoi ne pas s'axer vers le département d'histoire et d'archéologie, alors ? Tu y serais à ta place, plus que que dans celui des recherches en invocation.
-Les Carcelians sont des invocateurs de génération en génération, entrer dans ce département relève de l'évidence absolue, alors ce n'est pas si simple… Mais ce domaine est loin d'être inintéressant, et il est bon d'être polyvalente. Une fois que j'aurais passé le quatrième rang et surtout, accompli notre fameux objectif, il me sera bien plus aisé de convaincre mes parents de me laisser choisir ma voie.
-Je pensais que tu n'en faisais qu'à sa tête,
je dis avec sourire narquois.
-Au final, mon but est bien d'aller contre leur volonté, non ? Je le fais simplement avec de la subtilité. Telle est la voie des gens rusés, mon bon Zachary. Mais ne restes pas donc debout ! Il y a une table et des chaises, j'espère bien qu'elles ne sont par là pour bien.

Sans rien redire, je m'assieds, tandis que Mélanie ouvre une de ses étagères.
-Tu veux boire quelque chose ?Fait-elle en sortant une bouteille de vin.
-Pourquoi as tu ça chez toi ?
-Parce que je le peux, voyons. D'ailleurs quand je disais espérer pouvoir porter un toast à notre collaboration, j'étais on ne peut plus sérieuse. Alors ?
-Bah, pourquoi pas.

Je ne bois quasiment jamais, mais je n'ai rien à y perdre et surtout, je suis certain que ce vin coûte une petite fortune ce qui indépendamment de son hypothétique saveur, me motive à vouloir en boire. Elle sert la boisson dans deux gobelets de bronze qui, je le parierais, sont également des antiquités. A boire une telle boisson dans tel récipient, on se croirait roi de l'antiquité.
Mélanie s'assied et commence ses explications tandis que je prête une oreille attentive. Je bois une gorgée du liquide rougeâtre, et y prends goût, bien que je le trouve très fort.
-Notre histoire commence donc en 1810 et implique plusieurs grands noms. Arond Vinnairse, l'archimage impérial en personne. Nelson Ephidel Boldgate, le génie golemancien du début du siècle. Eugène Harrans, un des actuels archimages directeurs du premier cercle. François Galatée, aussi surnommé ''l'Articuleur'', un éminent médecin de l'époque. Et enfin, Berthold Nerfesh, un mage qui s'était passionné à explorer les mystères de l'âme. Ces 5 magiciens formaient un groupe d'amis, et étaient tous désireux de comprendre les origines de notre monde et de notre conscience. Un jour, Arond, détournant le projet des bêtes alchimiques de la famille Vinnairse, originellement fait pour créer des armes de guerre, eut une idée. Sa spécialisé était la magie dimensionnelle, et en tant qu'invocateur toi aussi tu n'es pas totalement étranger à ses notions. Son idée était de créer un être capable de survivre à des conditions très rudes et apte à voyager entre les dimensions, car aucun humain, même terriblement puissant, ne put revenir de telles expériences. Comme nous l'avons étudié en cours, vouloir ouvrir une porte vers une hypothétique autre dimension relève de l'improbable, cependant c'était une des ambitions d'Arond à l'époque, et l'on disait qu'il avait réussit à accomplir une telle chose. Seulement, les explorer était impossible pour un homme, car aucune n'est vivable. Il s'agit de dimensions, et non de mondes à proprement parler, il est donc impensable qu'un être normal y survive. C'est là qu'intervient ce projet : il leur fallait un être intelligent, doué d'un minimum d'indépendance puisqu'il serait impossible à contrôler à distance. Ils voulaient créer un plongeur extra dimensionnel, en quelque sorte.

Arond Vinnairse et Eugène Harrans se chargèrent des enchantements nécessaires pour lui donner la faculté d'ouvrir des ''portes'' dans l'espace. Nelson Boldgate et François Ephidel, de construire le corps idéal, et Berthold, de lui créer un cerveau apte à réfléchir. Malheureusement, le projet s'effondra avant que chaque côté puisse achever son travail, lors du test du prototype. Un test très simple qui consistait à l'envoyer dans une dimension de poche créée par Arond… Un imprévu se produisit, car Berthold, emporté par sa folie créatrice, voulut non pas donner juste une intelligence à cet être, mais une conscience. Et ce qui devait arriver arriva : l'être devint un familier indépendant, l'expérience échoua, et dans l'accident, Nerfesh fut happé dans une porte et plus aucune trace de lui ne subsista. Ceci parvint aux oreilles d'Edward Augustus Boldgate, un des archimages qui, fermement opposé à ce projet, ne tarda pas à profiter de l'incident pour ordonner l'arrêt des travaux et enfermer le familier dans le quartier abandonné.
-Il ne l'a pas détruit ?
-Non. Arond Vinnairse insista pour qu'Edward ne détruise pas ce qu'il restait de leur travaux.  Il restait archimage de l'empereur, alors Edward Boldgate accepta ce compromis. Le quartier fut déclaré interdit car l'on craignait des répercussions futures. Il n'y en eu aucune référencée, mais il voulait interdire aux petits malins de ressortir cette expérience.
-Ce que tu as l'intention de faire…
-Eh oui !
-Tu es un blasphème vivant au concept d'autorité.
-Maintenant qu'il est mort, cette interdiction n'existe plus vraiment. Eugène Harrans est le seul des mages impliqués encore présents à Axaques, mais il ne parle pas de cela alors plus personne ne sait pourquoi ce quartier est abandonné. Et faute de pénurie de logement, tout le m'en s'en moque.
-Comment en sais tu donc autant ?
-Mon arrière grand-père, Frederick Carcelian était alors un archimage lui aussi. Et il conservait tout dans des rapports que, lors de ma dernière visite à la maison Carcelian j'ai… Un peu exploré en secret. Mon éternelle curiosité m'a donc mené à cet intriguant événement. Malheureusement, il n'était pas directement concerné, j'ignore donc de nombreux détails. Mais c'est pour cela que c'est intéressant !
-Et donc, après ce que tu m'as dis, es tu sûre que ce familier n'est pas dangereux ? Il a happé Nerfest dans un autre monde.
-C'est un voyageur dimensionnel. Entre autre, il peut contrôler les entrées et sorties créées par les mages, ce qui est un pouvoir redoutable. Mais il n'a fait que détourner le sort d'Arond Vinnairse. Il n'était pas achevé et donc incapable de lancer un sort seul. Ensuite, son corps n'était même pas achevé et il n'a été doté d'aucune compétence censée lui servir au combat. La difficulté résidera à dompter cette chose, mais en soit, elle n'est pas dangereuse. Immatérielle, c'est comme un esprit guère bien méchant. Au mieux il te traversera et tu te sentiras un peu bizarre.
-Pas de possession possible ?
J'exprime avec méfiance, continuant à boire mon vin.
-Il serait rejeté immédiatement. Pour qu'il possède un corps, ce dernier devrait être conçu pour cela.
-Donc tant que n'utilisons pas nos invocations, qui seraient inutiles de toute façon, tout ira bien. Mais comment nous le repérons ?
-Il n'est pas tangible, mais il est visible. La lumière ne le traverse pas, et il devrait apparaître comme une masse noire. Un sort l'empêche de sortir du quartier, mais je ne sais pas où il se trouve dedans. Nous devrons tout explorer. Et nous pourrions trouver des objets anciens ou des vieux rapports ! Rassure toi, je suis prête à partager cela avec mon associé.
-Merci, mais à mon avis, tu pourras tout garder.

-Vraiment ? S'exclame t-elle comme une gamine, les yeux brillants, ce que je trouve adorable et irritant à la fois.
-Oui, je n'ai pas tant d'intérêt pour ces choses…
-Tu es sûr de ne pas vouloir au moins être payé si tu trouves quelque chose d'important ?
-Gardes tes aiglons d'or là où ils sont !
Je m'agace. Je veux bien être ton associé, mais pas ton employé.
-Vois plutôt cela comme un achat. Au fait, apprécies tu mon vin ?
-Je ne suis pas connaisseur, je ne saurais te le dire…
-Il est importé de Waien, tu n'en trouveras pas facilement à l'achat ici dans le nord de l'empire. Alors n'en perd pas une goutte.
-Mademoiselle a des goûts de luxe.
Maintenant que j'y repense, notre professeur de biologie ne s'appelle t-il pas Léon Galaté ?
-Exactement. C'est le fils de François Galaté. Tu sais, le monde de la magie est assez petit.
-Tu peux le dire… Retrouver tout ces noms connus, dans le même événement…
-Mais passons aux choses sérieuses, Zachary ! Si je t'ai invité dans ma grande mansuétude, et abreuvé de savoir comme de vin, c'est bien pour que tu répondes à cette question essentielle :
 Acceptes tu de t'engager avec moi dans cette chasse ?


_


A: J'accepte.
B: Je dois y réfléchir.
C: Je refuse.



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Choix: Accepter

Message par DALOKA le Dim 25 Sep - 11:04

-J'accepte, je dis. Je risque peut-être de le regretter, mais l'entreprise a l'air assez excitante, et bien que Mélanie soit agaçante je ne crois pas qu'elle soit perfide.
-Alors ceci est réglé ! Fit elle, réjouie avant de remplir à nouveau mon gobelet de vin ainsi que le sien. J'espère que ceci est le début d'une fructueuse collaboration, partenaire.
 Je ne suis pas sûr que reprendre de l'alcool bien raisonnable, mais je n'ai pas envie de gâcher son enthousiasme non plus. Avec un sourire un peu forcé, j'accepte de me faire resservir et je trinque avec elle, ma gorge déjà bien échauffée par la boisson.
-Je suis surpris que tu n'ai pas d'amies, je dis après une gorgée. Pour moi, tu es le genre de fille a avoir des fidèles sous fifres à sa botte.
-Voilà qui ne correspond guère à ma définition d'amie... Enfin, pour tout t'avouer Zachary, il y a deux types de filles : d'abord celles qui pensent gagner de la renommée en devenant mon amie. Je les repère très rapidement et je leur demande aussitôt d'aller voir ailleurs. Quand au reste… Eh bien il s'agit majoritairement de filles me trouvant trop égocentrique.
-Ca ne te dérange pas ?
-Pas vraiment. Je ne crois pas qu'avoir des amis est quelque chose de nécessaire dans la vie. Bien sûr il y a des gens que j'apprécie, mais je ne t'aurais peut-être toi même jamais abordé si je n'y avais aucun intérêt.
-Je vois… Tu est très centrée sur tes passions, en fait.
-Je préfère le voir ainsi !

  Je comprends cela, étant moi même parfois très pris dans mon travail, mais je pense aussi que Mélanie ne met pas spécialement de bonne volonté à tisser des liens, alors qu'elle pourrait sans problème le faire. Je n'en dis rien cependant, car jouer au donneur de leçons serait impoli. Par ailleurs, je me sentais un peu malade, peut-être à cause de l'alcool.
-Je te parlerais demain pour t'expliquer comment nous procéderons. Tu n'as rien de spécial de prévu ?
-Non…
Je fais, me frottant la tempe, pris d'une migraine.
-Tant mieux, car cette semaine sera chargée. Nous agirons le soir… Fait Mélanie avant de remarquer mon état apparent. Tu vas bien ?
-Je ne sais pas… C'est sans doute le vin, je ne bois jamais.

 Alors que je dis ceci, mon état ne s'améliore pas. Je ressent un profond et soudain malaise, mes battements de coeur s'accélèrent et je suis de plus en plus faible… Ceci ne m'était jamais arrivé avant. Je décide de me lever pour rentrer chez moi, mais en essayant cette action pourtant simple, je chute au sol. J'ai l'impression que ma tête va exploser et j'ai terriblement chaud… Incapable de bouger ou de parler, je perds connaissance alors que j'entends la voix inquiète de Mélanie au dessus de moi.

 Quand je me réveille, je suis sur un lit. Celui de Mélanie visiblement. Je vois cette dernière assise sur une chaise, me regardant avec un air de reproche.
-J'ai eu peur que tu ne te réveilles pas. Je ne savais pas que tu avais des problèmes avec l'alcool...
 L'écoutant à peine, je soulève mon bras sans difficulté. Je suis, bien étrangement, toujours en pleine forme. Bien que la migraine persiste.
  Je pensais la même chose au début, mais cela m'étonnerait beaucoup que ce soit à cause du vin. Cela est tout de même possible et par prudence je crois m'être vacciné de toute boisson alcoolisée pendant un moment… Même si je serais plus enclin à penser avoir attrapé une maladie.
Je me lève, encore une fois sans difficulté.
-J'aurais eu honte de faire reposer un malade par terre, dit elle. Le couvre feu est passé, il est vingt trois heures… Il faut te ramener chez toi. Tu as besoin que je t'accompagne ?
-Je crois pouvoir le faire sans difficulté… Et je voudrais éviter un quiproquo malheureux. Pour le reste, je verrais un médecin si cela se reproduit.
-Très bien… Peut-être est-ce que tu te surmène ? Bah, nous verrons bien. Essayes juste de ne pas être en trop mauvais état.

 Je dis à demain à Mélanie, qui me renvoie les mêmes mots, avant de sortir. Il fait en effet nuit, et si il est vingt trois heures, le couvre feu autorisé aux mages de mon rang dépassé de trente minutes… Si on me voyait traîner, on risquait d'encore dire que je suis un voyou. Bien que, maintenant que j'y pense, l'enquête que je vais mener avec Mélanie me fera briser cette règle également. S'inquiéter n'a donc que peu de sens.
 Sans problème, je me dirige vers chez moi. Il n'y a presque personne dehors à cette heure dans cette zone d'Axaques… Eclairée par les étoiles et par des runes lumineuse émettant une lueur bleutée, la ville a pourtant de nuit un air enchanteur.

J'aperçois cependant sur mon chemin un individu louche. Un homme massif, terriblement grand bien que voûté, dans un long manteau noir, la tête enfoncée dans un large chapeau. Il fait bien trop sombre pour voir son visage de là où je suis. Si son profil seul est inquiétant, une autre chose m'intrigue… Car la sensation de malaise refait surface, bien que moins violente. L'homme lui, semble observer les environs. Cherche t-il quelque chose ?

_

A : Je continue ma route en l'ignorant.
B : Je l'interpelle.
C : Je décide de passer par un autre chemin.
D: Je me cache et l'observe


Dernière édition par DALOKA le Dim 9 Oct - 22:30, édité 2 fois
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Choix: se cacher et observer

Message par DALOKA le Dim 2 Oct - 17:47

Je ne devrais pas faire l'imprudent, mais je suis tout de même curieux. Quittant la rue, je décide de me placer derrière un coin de mur, et de surveiller calmement l'homme. Ce dernier fait quelques pas, semblant toujours chercher quelque chose… Son regard, j'en ai l'impression, s'attarde un peu dans ma direction. Puis finalement, au bout de quelques minutes, un vortex bleu s'ouvre et il disparaît à l'intérieur.
Très étonné par cet étrange événement, je reste abasourdi un moment. Puis, pris d'inquiétude, je me dis qu'il est certainement temps que je retourne chez moi. Pourquoi un mage, traînant dans un quartier réservé aux étudiants, s'embêterait d'un tel accoutrement et disparaîtrait ainsi ? Je crains qu'il ne soit mal intentionné… Malheureusement, quand bien même j'aurais voulu le suivre pour en savoir plus, cela m'est impossible.

Je porte la main à la poignée de ma porte, ne prenant pas la peine d'ouvrir avec ma clef. Luc ne ferme jamais quand il était à l'intérieur.
 Quand ma peau entre en contact avec le bois de la poignée ronde, une aura noire s'en dégage d'un coup et viens courir dans ma chair. Je sens alors toutes mes forces aspirées et… En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis à terre. Il n'y a plus aucune énergie dans mes muscles, mais cela est différent de ce qui m'arrivait chez Mélanie… Est-ce un sort ?… Qui aurait pu ?… Je tente tant bien que mal de rester éveiller… Il me faut appeler à l'aide… Je peine à maintenir des pensées cohérentes… Et j'entends des bruits de pas s'approcher…
 Je tente de relever la tête pour identifier la personne. Je ne vois qu'une silhouette sombre au loin, et mes yeux se ferment…

     FUNESTE FIN


__

Funeste Fin numéro 1:
YAY, vous avez débloqué la première mort. C'est pas cool ? Laissez moi vous introduire à cela. Quand vous mourrez, vous devez à nouveau voter entre les dix choix précédents, pour cette fois, ne pas y passer.

Mes conseils :

Il est mal d'observer les gens ! C'est une juste punition. Se cacher ne semble pas servir à grand-chose, et met en danger notre pauvre Zachary. Peut-être faut-il éviter le mystérieux personnage plus franchement, ou faire une action plus osée ?… A vous de voir.
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C: Décider de passer par un autre chemin

Message par DALOKA le Dim 9 Oct - 22:26

Je ne devrais pas faire l'imprudent. Pris d'inquiétude, je me dis qu'il est certainement temps que je retourne chez moi. Pourquoi un homme, traînant dans un quartier réservé aux étudiants, s'embêterait d'un tel accoutrement ? Je crains qu'il ne soit mal intentionné… Malheureusement, quand bien même j'aurais voulu le suivre pour en savoir plus, je préfère l'éviter.

  Rentrant chez moi, je constate que Luc dort déjà, et, moi même très fatigué -sans doute à cause de ce qu'il s'est passé chez Mélanie-, je décide d'aller simplement dormir, et je m'assoupis très vite.
       

 
   Moi et Luc sommes, comme d'habitude, réveillés tôt le matin vers six heures pétantes par les aboiements d'Otto. Nous nous habillons, prenons nos affaires, et sortons simplement.
-Au fait Luc, ta sœur m'a parlé hier…
-Pas maintenant Zachary, s'agaça t-il. Parlons d'autre chose que des caprices de ma sœur, veux tu ?

Cela semble vraiment le gêner. Je trouve pourtant qu'Amandine est plutôt censée, mais préfère éviter d'insister.
-Et toi, repris t-il, comment cela s'est il passé avec Mélanie ? Et pourquoi t'avait elle demandé?
 Luc semble vorace de savoir cela. Il doit sans doute s'imaginer des romances n'ayant pas lieu d'être, le connaissant. Autant briser de suite ses fantasmes et dire la vérité, si je n'ai pas menti à sa sœur, je n'ai pas de raison de mentir à Luc.
-Elle voulait que je l'aide à trouver un familier caché dans un des quartiers abandonnés de la ville.
-Ah
, exprima Luc avec une petite déception. Et je parie qu'elle t'a choisi pour tes compétences ?
-Touché.
-Elle est bien comme je l'imaginais, après tout !…
-C'est une fille étrange, même si elle est plus sympathique que je ne le pensais.
-Ce n'est pas ton genre de t'enamourer, de toute façon… Tu es pourtant assez populaire.
-Pas tant que ça. Il s'agit surtout des étudiantes apprenties qui sont aux petit soins avec moi. Elle doivent me prendre pour une sorte de grand frère idéal.
-Si elles t'avaient connu quand je t'ai rencontré !
Rit Luc. Une véritable brute. Je me souviens encore de ton coup de poing.
-Tu l'avais mérité, je souris en lui donnant un coup de coude amical.


  Alors que nous marchons en direction de la tour de l'académie, nous tombons sur une scène assez singulière. Un bon nombre de mages, élèves et autres, est réuni près d'une rue située à côté d'un des dortoirs d'apprentis. Intrigués, moi et Luc décidons pareillement de s'approcher pour voir ce qu'il se passe. C'est dans ce bâtiment qu'habite Stéphanie Cosmo, une amie d'enfance de trois ans de moins que moi, et avec qui je m'entends bien depuis longtemps. Naturellement inquiet par l'attroupement, je tente de voir au dessus des gens ce qu'il se passe, et cette vision ne tarde pas à me déplaire.

Est étalé au sol un corps de fille affreusement mutilé. De profonde lacérations dans le dos, et un bras cassé, la jeune fille qui doit avoir l'âge de Stéphanie est sur le ventre, dans une flaque de sang. Je discernais même une morsure, comme si quelque chose avait voulu faire de la pauvre adolescente sa pitance, bien que la nature exacte des blessures était difficile à identifier de là ou j'étais.  Des mages adultes autour d'elles tentent en vain de repousser l'attroupement d'étudiants effrayés, qui provoque un brouhaha agité garni de questionnements et d'inquiétudes.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Murmure Luc à son tour. Nous n'avions jamais vu de telles scènes auparavant. Axaques est parfois agitée et riche en conflit, mais jamais cela ne va aussi loin. Je reste silencieux, serrant les dents, et repensant inévitablement à ce que j'ai vu hier soir.

 Le corps de la jeune fille fini par être transporté par deux mages médecins, et les élèves sont priés de retourner à leurs occupations. Malgré cela, certains restent attroupés autour du sang. Je les comprends. Il est frustrant de n'avoir aucune réponse.
-… Zach', on devrait y aller, dit Luc, la mine sombre.
-Ouais.

Alors que nous nous redirigeons vers la tour, j'aperçois quelqu'un observant le corps être déplacé. Il s'agit du professeur qui doit nous donner notre premier cours ce matin, Léon Galatée, dont j'avais d'ailleurs parlé hier avec Mélanie. Léon Galatée est un homme fin, un blond aux yeux bleus aux longs cheveux attachés en catogan, et dont l'élégance fait de lui un homme populaire. C'est, de ma connaissance, un bon professeur, patient et indulgent, calme et réfléchi. Estimant qu'il en sait peut-être un peu plus, je l'interpelle.
-Bonjour monsieur Galatée.
-Oh ?
Fait il, tiré de ses pensées, avant de me saluer en souriant. C'est vous, monsieur Hackmann. Vous devez avoir vu cela ?… Il est navrant de voir tel spectacle à Axaques, surtout dans les quartiers des plus jeunes.
-La victime… Elle s'en sortira ?
-Malheureusement…
Dit le professeur, faisant non de la tête avec une mine désolée. La jeune Marie est déjà morte. C'est une honte pour nous.
-Comment cela est-il arrivé ?…
-Nous ne le savons pas. Ce genre de violences est rare… On dirait que ce qui l'a attaqué n'est pas humain. Il y avait des traces de griffures et d'une pression surhumaine, je pense donc qu'il s'agit d'une bête. Ou quelque chose s'y approchant. D'ailleurs, je sais que vous êtes proche de Stéphanie Cosmo, n'est ce pas ?…
-Oui. Elle va bien ? Dites le moi, je vous en prie.
-Elle n'était que grièvement blessée… Mais elle aurait été témoin de l'attaque. Elle se repose actuellement.
-Je vois… Merci.
-Ne vous en faites pas, je m'assurerais que ce qui a accomplit cette horreur soit stoppé dans les plus brefs délais. Ne laissez pas cela trop occuper vos esprits.
 Par ailleurs, nous devrions y aller. Il serait bête que je sois retardataire à mon propre cours.


Léon part devant. Il est vrai que je ne peux y faire grand-chose… Mais cela est frustrant. Je ne peux m'empêcher de me questionner… Peut-être devrais-je plus tard, parler de ce que j'ai vu hier soir au professeur.

  Cette pensée occupant mon esprit, il ne m'est pas très aisé de me concentrer sur les cours, et je ne suis pas le seul dans cette situation. Après le cours de monsieur Galatée vient immédiatement celui du professeur Adamas, où je rend mon devoir non sans l'avoir relu une fois de plus.

Vient donc la pause de midi. J'ai deux heures devant moi….

__

A: Je devrais aller voir Stéphanie
B : Je devrais aller trouver le professeur Galatée
C : Je devrais parler avec Mélanie
D : Je devrais parler avec Luc


Dernière édition par DALOKA le Dim 23 Oct - 21:41, édité 1 fois
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Choix: Aller voir Stéphanie

Message par DALOKA le Dim 23 Oct - 21:39

(Vous m'embêtez à voter tous différemment D=. Pour la peine, c'est moi qui décide.)

… Je devrais au moins voir Stéphanie. Cela lui ferait plaisir et peut-être que j'en apprendrais plus sur ce qu'il s'était passé. Je parlerais avec Mélanie ce soir.

  Sans plus attendre, je me dirige vers les bâtiments médicaux d'Axaques. Grâce à l'art de la magie de soin, si les blessures d'un habitant n'étaient pas mortelles, l'on était assuré qu'il s'en sorte au moins vivant. Pour cela, je me soucie plus de l'état morale de cette dernière que de son état physique.
  Quand j'entre, je demande a une mage médecin ou a été installée Stéphanie Cosmo. Je suis son indication et monte au premier étage. Alors que je me retrouve dans le couloir aux pierres grises ou s'étend une multitude de salle numérotées, je vois quelqu'un qui m'est familier sortir de la salle que l'on m'avait indiquée… Il s'agit d'un élève de l'âge de Stéphanie. Un jeune garçon aux traits fins, remarquablement beau, et aux cheveux blancs courts et soigneusement coiffés. Quand il se tourne dans ma direction, ses yeux bleus glace me fixent un instant, et il me semble observer sur son délicat visage une expression contrariée… Rapidement remplacée par un grand sourire.
-Vous êtes Zachary Hackmann, n'est ce pas ? Fit il, d'une voix enjôleuse.
Ce garçon, très connu parmi les jeunes étudiants d'Axaques, n'est autre que Mercurius Vinnairse. Le futur comte en personne, et l'un des meilleurs élèves de sa promotion. Réputé, entre autre, pour être parfait. Poli, cultivé, beau, raffiné, surdoué et souvent en avance même sur ses aînés, il est si populaire qu'il a toute une petite troupe d'élèves lui étant presque dévoués. On dit qu'il possède un charme surnaturel, entre autre, et il est admiré par de nombreuses personnes… D'autant plus qu'être héritier du sang d'Arond Vinnairse offre aussi une réputation aussi sombre que prestigieuse.
 Je n'ai que très peu parlé à Mercurius par le passé. En vérité, je ne lui accorde que peu d'importance… Je le connais surtout par les dires à son sujet, et parce qu'il est ami de Stéphanie. Sa présence ne m'étonne donc pas.
-C'est bien moi, je réponds simplement.
-Voilà une belle chose que vous soyez venu voir Stéphanie,
dit il en marchant vers moi. Je sais qu'elle vous apprécie.
-Va t-elle bien ?
-Elle vous le dira bien elle même. Mais j'ai une question…

Il s'arrête en face de moi. Je suis plus grand que lui d'une tête, mais il me jette un regard plein de désinvolture qui ne me plaît guère.
-Que faisiez vous hier soir ?
-Allons, tu ne me prendrais pas pour le coupable ? Abandonne donc, je n'ai aucun motif et ce genre d'interrogatoire ne me plaira guère.
-Ouh, vous faites peur quand vous vous énervez, monsieur Hackmann,
pouffe t-il de rire, me faisant froncer les sourcils.
-Pourquoi cette question, alors ?
-Ecoutez donc le récit de Stéphanie, vous comprendrez. Moi je m'en vais. Sachez juste que rien ne vous innocente.
 Sur ces mots, il me dépasse et part derrière moi.
A la revoyure,
chantonna Mercurius.

   Me faire considérer ainsi par un garçon de 15 ans parfumé comme une femme heurte ma fierté, je dois l'admettre. Mais je ne peux pas faire preuve d'immaturité, ces temps là sont derrière moi. Calmons nous et rendons visite à Stéphanie en lui adressant un grand sourire.

-Zachary, c'est toi ? Dit-elle d'une voix faible alors que je m'approche de la porte. Sans doute a t-elle entendu notre conversation. J'entre donc sans prendre la peine de frapper et j'exprime le sourire que je me suis promis de lui montrer.

  Elle est est allongée dans le lit d'hôpital, encore convalescente. Stéphanie est une fille blonde, mais aussi petite et un peu enrobée. A cause de cela, elle souffre d'un complexe d'infériorité et d'une grande timidité… Je l'ai, je crois, toujours vue comme une personne extrêmement fragile. Ce pourquoi la voir répondre à mon sourire me rassure grandement.
-Tu as l'air de bien te porter.
-Oui… J'ai encore un peu mal, mais je serais sur pied dès demain. Les médecins on dit que j'avais une santé de fer.
-Ah, vraiment ?… C'est une bonne chose, je suppose.
-Mais je devrais rester ici, par mesure de sûreté… Il paraît que le tueur pourrait toujours m'en vouloir.
-Je suis d'accord. Si tu restes ici le temps que l'affaire est résolue, il ne t'arrivera rien. J'essaierais de venir te voir quotidiennement.
-Ah… Vraiment ?
Fait elle dans une faible expiration qui débordait pourtant de joie. Merci...
-Mais de rien. Tu m'as toi aussi aidé quand j'en avais besoin
-… Hein ?
Réponds Stéphanie avec étonnement.
-Quand nous étions plus jeune, tu étais ma seule amie. Je n'étais pas un garçon particulièrement sympathique…
-C'est vrai,
rit elle. Mais tu as beaucoup changé, Zachary. Et tu vas réaliser ton rêve de devenir un grand mage… Moi je n'ai pas tant changée. Et je ne peux pas dire que mes notes soient glorieuses.
-Tu manques de confiance en toi. Je pense que tout le monde peut devenir mage à force d'efforts. Je n'ai pas de talent particulier…
-Tu te trompes Zachary, tu as le plus grand des talents : la motivation.
   

    Je ne trouve pas de réponse à cela, même en tentant de commencer une réplique. Je ne peux pas savoir comment cela est difficile pour Luc ou Stéphanie… J'ai toujours obtenu mes résultats en travaillant, ceci sans trop de problèmes. Je ne peux répondre que la motivation ne change rien aux capacités innées de compréhension et de manipulation de magie, car cela invaliderait presque mon propos précédent. Ne sachant quoi dire, je baisse le regard en serrant les poings de honte et de frustration.
-Pardon. Ce n'est pas parce que je suis plus âgé que je devrais donner des leçons…
-Tu es plus téméraire que cela devant les autres personnes, même quand tu as tort,
sourit elle.
-Je me sentirais mal de me disputer avec une convalescente ! Au fait, désolé de passer du coq à l'âne mais j'ai vu Mercurius dehors… Et il me soupçonne de pouvoir être ton agresseur.
-Ne fais pas attention à lui. Mercurius a… Envie d'être la tête. Le chef. Il pense que parce qu'il est héritier, cela est son devoir. Donc, à chaque fois qu'il arrive quelque chose à quelqu'un de sa classe, il s'évertue à le défendre. Il n'a pas que des qualités et il est vaniteux, mais c'est mon ami et il a bon fond.
-Je me doutais qu'il était vaniteux mais… Présente moi ses défauts. Vu que l'on m'en peint toujours un portrait doré, je suis curieux.
-Oh… Mercurius a des tas de défauts. Il est rancunier et se moque de ceux qu'il pense être contre lui. Il fait parfois des choses peu recommandables juste parce qu'il le peut. Il est un peu… Enfermé dans son petit monde, je dirais ? Et puis, il est facilement jaloux.
  En bref… Je dirais que c'est un garçon gentil mais très égoiste ?
-C'est assez contradictoire.
-Gentil avec ses amis, disons.

   Il est vraiment comme j'aurais cru que Mélanie est.

-J'en prends donc note. Dans le pire des cas nous devrions pouvoir régler le problème en parlant… Je vais y aller, je devrais retourner à la tour de l'Académie. Je reviendrais dès que possible.
-Merci d'être passé me voir… Je vais me reposer.


  Lui souriant encore en partant, je sort et part assister à mon après midi de cours. Je passe cette dernière l'esprit bien plus léger, rassuré de voir que Stéphanie va bien et que, au moins, elle a un ami autre que moi pour veiller sur elle, aussi antipathique soit il.
  Cette après midi achevée…

__

A : Je vais voir Mélanie.
B : Je devrais peut-être revoir Stéphanie.
C : Mercurius m'intrigue.
D : Je devrais demander conseil à Amandine.
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