[Légende] Yôkai

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[Légende] Yôkai

Message par DALOKA le Sam 12 Aoû - 12:54

Les Yôkais sont des légendes singulières très populaires chez les bériliens, qui aiment croire que les esprits surnaturels courent le monde. Respectés, craints, honnis ou aimés, il en existe une grande variété. Quasiment aucun n'a été confirmé comme réel, ainsi l'on peut supposer un bon nombre d'entre eux d'êtres divers mages, vampires, bizarrerie, pures inventions, ou légendes associé à un événement singulier. A la différences des dieux, les yôkais sont bien moins puissants, et sont plus qualifiés d'esprits farceurs, protecteurs, ou dangereux, bien que l'on en honore certains comme des divinités mineures.
La connaissance des Yokais et leur folklore constituent essentiellement une tradition orale à Bérilion, mais nombre d'ouvrages et autres oeuvres d'art traitent d'eux et de leurs représentations. Il est cependant intéressant de noter qu'il n'y a pas ou très peu de réel dictionnaire ou inventaire des Yokais, et que les livres et parchemins à leur sujet sont majoritairement des recueils visuels et des dessins, à peine accompagnés de quelques mots. Les réels ouvrages techniques sont uniquement destinés aux exorcistes et moines, et traitent surtout des moyens de se défendre d'eux.
Beaucoup de Yokais sont décrits comme liés à une région ou un lieu spécifique, et beaucoup d'autres se retrouvent partout dans le pays.
Les Yokais malveillants, et plus particulièrement ceux qui portent atteinte à l'intégrité des humains, sont appelés Akumas. Les créatures issues des légendes et superstitions d'autres pays, les "Yokais étrangers", sont appelés les Yosei.
Une vaste part de ces créatures surnaturelles ne peut se manifester que durant la nuit. En particulier, il existe un moment précis lors du crépuscule où l'on dit que le monde des Yokai et celui des humains entrent en contact et à partir duquel, jusqu'au matin, ces derniers peuvent se manifester. On nomme cet instant Omagatoki.

Exorcisme et protection contre les Yokais :

Quand bien même les bériliens considèrent les Yokai comme des créatures surnaturelles qu'ils ne comprennent pas réellement, et qu'eux même se refusent à essayer d'utiliser et de maîtriser ce qui touche au surnaturel, et la superstition décrit différentes manières de s'en protéger. Par exemple, jeter des grains de haricots ou de riz serait un moyen efficace de faire fuir la majorité des akumas. On pourrait se défendre d'eux en les frappant avec des batons de bois spécifiques, comme le chêne, le frêne, ou le cerisier. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme la meilleure des protections. Un cerisier serait un répulsif à Yokais, et la chute de ses fleurs et pétales permettrait de révéler leur présence et de se purger temporairement de leur influence, si bien qu'on parle parfois de cet arbre comme d'un Yokai lui même.
De même, certaines personnes sont formées à l'exorcisme et à la connaissance des Yokais : D'abord certains moines Senzo exorcistes, puis les Onmyouji (des érudits affiliés aux clans qui font office d'intermédiaire entre eux et les moines), et enfin une poignée d'exorcistes vagabonds et indépendants comparables à des Rônins, vivant de leurs exorcismes. Ces personnes à forte spiritualité sont plus aptes à intéragir avec les Yokais et s'en débarasser, en plus d'avoir un grand étalage de connaissance à leur sujet. Ils pratiquent diverses formes d'exorcisme, souvent des rituels visant à purifier une personne ou un lieu hanté. Pour cela, ils utilisent beaucoup des talismans : Des rectangles de papiers sur lesquels sont dessinés divers symboles signifiant soit un ordre, visant à intimider le Yokai et le forcer à partir, soit une demande, visant à s'attirer la pitié de ce dernier ou directement de leur roi, Inari.
Concernant la pratique des rituels en eux mêmes, on note l'utilisation fréquente d'encens divers qui calment et apaisent les esprits, les faisant entrer dans un état second. Mais il existe une grande diversité de pratiques d'exorcisme, une des plus courantes étant la simple utilisation de divers signes et symboles formés avec les mains, appelée le Kuji-Kiri. Un autre exemple bien moins fréquent est l'utilisation d'un arc rituel, sans flèche, pour effrayer l'esprit.
L'exorciste le plus célèbre de l'histoire de Bérilion est le dénommé Zhong Kui. Originaire de Long-Mu, c'était un jeune homme extrêmement talentueux dans les études et qui était promis à un grand avenir d'érudit à la capitale, aspirant à devenir un Onmyouji. Cependant, il était aussi extrêmement laid. Lors de la cérémonie de remise du titre, alors qu'il était des dizaines de fois plus talentueux que les autres, le chef Long de l'époque lui refusa ce statut car il le trouvait trop hideux et qu'il ne voulait pas d'un tel monstre à son service. Alors, Zhong Kui fut pris de rage et brisa les outils de cérémonie, déchira ses vêtements, et quitta Long-Mu, jurant que le chef s'en mordrait les doigts. Alors, il devint un exorciste errant, et même le plus grand exorciste jamais connu à Bérilion, auquel on attribue la résolution de milliers de cas partout dans le pays. Une vingtaine d'années plus tard, le chef du clan Long se vit frapper d'un mal étrange. Son palais et lui étaient les proies d'un Akuma particulièrement puissant que personne ne parvenait à exorciser. Il envoya donc un messager quérir Zhong-Kui afin que ce dernier se penche sur ce cas... Et il accepta,se réjouissant de voir que celui qui l'avait autrefois dénigré était à présent à sa merci. Arrivé à Long Mu et avant de résoudre l'affaire, il se fit promettre des excuses publiques et un titre honorifique, chose qui fut acceptée. Ce Yokai s'avéra être des plus hardus à exorciser, mais après plusieurs semaines, Zhong Kui parvint finalement à s'en débarasser. Malheureusement, le chef revint sur sa parole et refusa de remplir sa part du marché, sommant l'exorciste de quitter la ville. Cela rendit Zhong Kui furieux de nouveau, et il sembla tomber dans la folie. Maudissant le chef Long, il se jeta du haut du palais pour s'écraser en contrebas, revenant dit-on pour le hanter chaque nuit jusqu'à sa mort.
Par la suite, conscient de l'injustice dont son père avait fait preuve, le chef Long suivant fit ériger une superbe statue à l'effigie deux superbes statues à l'effigie de Zhong Kui, une dans le hall du palais et une au milieu de la cité, et lui accorda le statut de héros de la ville afin de lui apporter la paix qu'il méritait.

Recensement de Yokais :




   Le Tsukumogami, Shun'u


   Un tsukumogami est un être courant du folklore bérilien, un esprit qui prendrait possession d'objets. Si beaucoup ne sont que des légendes attribuées à certains objets symboliques ou liés à d'étranges événements, les bériliens, croyant beaucoup en ces mythes, leur accordent une certaine importance dans leurs traditions.

  Shun'u est un tsukumogami très connu dans l'est de la région Nerimazu, tout particulièrement vers Oninami, bien qu'il se soit ancré dans la culture nationale suite à ses exploits.

  Son histoire est liée à un temple connu de la région, bien que maintenant détruit : le sanctuaire Daranibô. Ce sanctuaire était dédié aux esprits des tempêtes et était une destination fréquente de pèlerinage, cependant, il n'avait qu'un usage symbolique. Après la mort du Zigarne, les trois héros, Arweld, Mark, et Namaan, décidèrent d'enfermer dans ce temple des parchemins contenant de terribles secrets, trop précieux pour être détruits, mais trop dangereux pour être laissés sans surveillance. Parce qu'ils ne pouvaient pas faire confiance à un mortel pour garder ce lieu, les héros firent appel aux esprits des tempêtes. L'un d'entre eux répondit, se nommant Shun'u, et accepta alors de défendre cet endroit pendant cent ans. Alors, les trois héros décidèrent de lui confectionner un corps afin qu'il puisse s'incarner sur terre, fait de bois et de métal. Ce corps avait l'allure d'une armure haute de sept pieds de haut, décorée par le savoir faire Nerimazu le plus délicat, et était muni d'un masque à l'air menaçant, imitant le visage d'un mort furieux aux dents tranchantes, ainsi que d'une fière crinière dorée qui décorait l'arrière de son casque. Satisfait par cette superbe enveloppe qui seyait à sa gloire, Shun'u s'y incarna, donnant vie à l'automate. Pour le remercier, on lui fit don du fruit d'Akimitsu, Megumaremashita, avec l'aide duquel il pouvait repousser tout les mages qui voulaient s'emparer des parchemins avec aisance.

   Jurant sur son honneur d'accomplir cette mission, Shun'u devint alors le gardien du sanctuaire Daranibô. Plus personne alors n'entra dans sa salle la plus profonde, ou les rouleaux secrets étaient conservés. Mais l'histoire de Shun'u, que l'on renomma affectueusement le Bon Démon pour son caractère, ne s'achève pas ici et est parcourue de différentes péripéties. En voici deux exemples.

Shun'u sauve un enfant de la noyade

Jour après jour, l'esprit des tempêtes, Shun'u le bon, observait du haut du temple les habitants du village au pied de la grande colline. A ses pieds, il voyait un jeune garçon jouer près de la rivière chaque jour. Shun'u le regardait, et du haut de son temple, riait.
  Un jour de crue, la puissance d'un orage faisait craquer le bois des arbres et les éclairs du ciel, et la petite rivière était devenue un torrent d'eau sombre dont la puissance faisait se mouvoir même les plus grands rochers. Mais le jeune garçon au pied de la colline n'était pas rentré chez lui. Shun'u, pris d'inquiétude, voulut lui hurler de s'en aller, mais le tumulte voila son cri. Les autres esprits de la tempête lui jouaient un tour ! se dit il, fâché. Et un vent violent poussa alors l'enfant dans l'eau.

   Shun'u, qui voyait le garçon emporté par les flots, dévala alors la colline à toute jambes, sautant dans le combat des eaux pour le saisir. Le courant tenta d'emporter Shun'u, mais il était si grand et fort que, pas à pas, il regagna la rive, l'enfant dans ses bras. Maudissant les esprits farceurs, Shun'u était dans une colère noire, mais le garçon pleurait à chaudes larmes, tremblant et terrifié. Shun'u ne sut quoi faire pour le réconforter, et le couvrit de la pluie à l'aide de son grand corps. Mais l'enfant avait peur de Shun'u, et ce dernier le comprit. Arrachant l'écorce d'un arbre, il dessina dessus un visage souriant, qu'il mit sur sa face. On dit alors que le terrible orage s'arrêta, tout comme les pleurs de l'enfant.

   Shun'u, content que ce dernier soit sauf, le ramena au village et lui fit don de l'écorce avant de repartir dans son temple sans dire un mot. C'était le premier haut fait du tsukumogami, mais déjà, les habitants apprirent la bonté de l'esprit des tempêtes.



Comment Shun'u obtint ses masques

  Shun'u se sentait seul au temple Daranibô. Même si il descendait quand les villageois demandaient son aide, ces dernier le remerciaient avec crainte. Shun'u ne voulait que discuter avec quelqu'un, mais seuls les moines lui rendaient visite.
  Un jour, une jeune femme vint à son temple. Elle était aussi belle que pâle, et Shun'u s'étonna de sa présence. Il lui demanda pourquoi était-elle là, et elle dit se sentir seule. « Comme moi ! » s'écria t-il, « Les gens ont peur de moi, alors ils n'osent pas eux même venir. ».
  La jeune femme sourit. Son sourire était très beau, et ses dents encore plus blanches que sa peau. « Les gens ont aussi peur de moi. », dit-elle. Shun'u ne comprit pas qu'il était étrange que des gens aient peur d'une femme si belle, et se réjouit encore une fois. « Comment donc faire pour que ce ne soit plus le cas ? », dit il.
« Tu as un air trop méchant. »
« C'est parce que je dois garder cet endroit, mais un jour, j'ai gravé un visage bienveillant sur du bois. »
« C'est une très bonne idée ! A l'aide d'un masque auréolé d'un beau sourire, tu pourras avoir une meilleure mine. Je peux le faire avec toi, si tu veux. »
  Alors, ils firent tout deux un masque doré. Il représentait un visage souriant avec bonhomie, les pommettes hautes. Très heureux de ce masque, Shun'u le mit, et ils rirent ensemble. Le jour d'après, la jeune femme ne vint pas, et il en était très attristé. Cependant, il continua ses services, et une semaine plus tard, des villageois vinrent le remercier, lui offrant des armes et des poteries en cadeau. Shun'u se réjouit, et le nombre de gens afflua de plus en plus. Il cessa enfin d'être seul, mais un jour, la jeune femme inconnue lui manqua. Alors, il demanda aux villageois s'il ne l'avait pas vue. Mais l'un d'entre eux, l'air effrayé, lui répondit qu'elle était victime d'une terrible maladie, et que personne ne voulait être contaminé. Ainsi, aucun d'entre eux ne s'en approchait, ou ne connaissait son nom, car elle était maudite.
« Elle m'a aidé à faire mon masque ! » S'énerva Shun'u « Cette personne est bonne et noble, il est cruel de la laisser seule ! »
Ainsi parla Shun'u, mais nul ne sut où trouver la jeune femme. Déçu, il se replia dans le sanctuaire, refusant de voir qui que ce soit.

  Pendant la nuit, car Shun'u ne dormait point, il entendit des bruits de pas vers l'entrée du temple. La jeune femme inconnue revint alors, sa peau s'illuminant à la lumière de la lune, et l'esprit mit sur sa tête le visage souriant en rigolant.
« Des gens sont venus me voir quand je portais ce masque ! Je t'en remercie. »
« C'est parce qu'ils ont su que tu peux rire, et que tu sais désormais en être capable. » dit-elle, tendant un objet à Shun'u. Il le récupéra dans sa grande main : c'était un masque blanc, et il représentait lui un visage empreint de tristesse, se déformant pour imiter la tête d'un homme mort de chagrin. Le sourire vacillant, la jeune femme lui dit, d'une voix faible et épuisée:
« Si tu ne peux pas pleurer, les gens te trouverons bizarre quand quelque chose de triste a lieu... Je te l'offre. »
«Je n'en suis pas heureux. Si tu me l'offre, c'est que tu vas mourir. Si tu vas mourir, je ne te reverrais plus. »
« Je sais. Mais nous mourrons tous... »
  Shun'u le vit. La jeune femme n'en avait plus pour longtemps. Ses jambes tremblaient tout comme ses lèvres, elle était fiévreuse et en sueur. Elle avait fait usage de ses dernières forces pour l'emmener, et il le comprit. L'esprit des tempêtes mit le masque de deuil, lui qui ne pouvait verser de larmes, et enlaça alors la jeune femme. Cette dernière mourut dans la nuit, et le lendemain, il l'enterra.

  Depuis ce jour, jamais Shun'u ne quitta les deux masques offerts par la jeune femme, qui restèrent toujours fixés à ses épaules, et depuis ce jour, jusqu'à ce qu'il quitte le sanctuaire, jamais plus il ne se sentit seul.




Ce sont que les deux premiers récits, Shun'u étant le sujet de nombreux contes populaires à Nerimazu, où il se bat contre des malfrats, des sorciers, ou sauve les villages alentours de catastrophes ou de problèmes plus mineurs. La plupart des récits évoquent sa sincère affection envers les villageois et ceux qui se rendaient à son temple courtois, bien que ceux de nature plus épiques le représentent comme un combattant féroce si mis en colère.

Mais, un siècle après sa création, vers le début du XIIème siècle, Shun'u cessa de se mouvoir, restant à genoux devant l'entrée du sanctuaire. Totalement inactif, il tient dans ses mains son armes, si fermement que l'on ne saurait l'en extirper de sa poigne. Le jour où Shun'u cessa de bouger, tout les parchemins disparurent du temple. L'on dit que, sa mission terminée, l'esprit des tempêtes s'en était allé, comme cela était convenu. Les habitants l'honorèrent alors régulièrement, continuant de lui rendre visite. Shun'u était devenu un idole local. En dehors de la région cependant, l'on oublia lentement le bon démon qui se reposait dans un lieu reculé de Nerimazu, que tout le monde avait abandonné.

  Un jour, en 1344, des pillards groupés attaquèrent les villages et mirent à sac le temple, qui brûla. Les bandits, qui, échouèrent à lui prendre l'arme, ne prêtèrent aucune attention à Shun'u, mais le sanctuaire n'était plus qu'un tas de ruine, tout comme les habitations qui l'avoisinaient. Depuis, très peu de gens vont à Daranibô, sauf certains qui veulent arracher le fruit Megumaremashita des mains de Shun'u, ce qui est vu comme un haut sacrilège envers ce dernier.

 Très récemment, des témoins affirment avoir vu le temple vidé du corps de l'esprit des tempêtes. Certains disent que des malfrats on réussi à l'emporter entièrement, mais d'autres disent que cela annonce le retour du Bon Démon.


Dernière édition par DALOKA le Sam 24 Fév - 17:00, édité 1 fois
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Re: [Légende] Yôkai

Message par Lord Penguin le Sam 24 Fév - 2:48

Inari, le roi des Yôkai :
Inari, parfois désigné comme le Sodaï Kitsune, ou comme le Roi des Yokai, est une créature mythique bérilienne, véritable légende vivante. Il est considéré comme descendant direct des dieux, voir tout bonnement une divinité vivante, vénéré dans tout bérilion.
Il s'agit en résumé d'un renard géant, atteignant presque deux mètres au garot, dont le pelage argenté a un aspect surnaturel, tantôt refléchissant comme un miroir, tantôt transparent comme l'eau la plus pure.
Son lieu de résidence est le Hekankai, et certains moines haut placés viennent en pélerinage pour le prier. Le Haut Moine, notamment, doit faire le voyage jusqu'au Hekankai avant de prendre son poste et prier durant neuf nuits au milieu de la forêt (les Hekas font une entorse a leurs règles pour le laisser faire), s'attirant ainsi sa bénédiction. Cependant, des témoignages disant l'avoir vu en divers endroit du pays laissent penser qu'il se déplace un peu partout à Bérilion, quand bien même ils sont rares, car l'on dit qu'il n'aime pas se montrer à n'importe qui.
On lui attribue une large diversité de capacités et caractéristiques surnaturelles, et l'on dit que celui qui croisera son regard vera les tréfonds de son âme, la vérité sur sa propre personne, et sera changé à jamais. C'est pour cela que toutes les représentations d'Inari le montrent la tête recouverte d'un masque blanc aux motifs rouges ou noirs, ce qui sera imité par les Heka comme représentation de leur discrétion et leur aspect insaisissable. De manière générale, il est dit qu'Inari a le pouvoir d'influencer les hommes de manière plus ou moins drastique, et à très grande échelle. C'est aussi une créature immortelle qui ne peut pas mourir de vieillesse, mais qui peut être tuée. Cependant, même ainsi vaincu, il finit toujours par revenir d'entre les morts, ayant déjà été tué au cours de l'histoire de Bérilion. Cela est vu comme une preuve de plus du caractère divin d'Inari, renvoyé sur terre via la bénédiction des dieux.
Cependant, c'est une autre de ses propriétés qui fait de lui un être aussi respecté et vénéré. Il s'agit de son lien avec les Yôkai, ces esprits mal ou bienveillants qui parcourent Bérilion et font partie intégrante de son folklore. Comme l'indique son titre, Inari est le Roi et le père des Yokai, et serait celui qui les engendre tout en étant lui même considéré comme l'un d'entre eux. En effet, le Hekankai et les régions environnantes sont généralement les plus sujettes à l'apparition et à la manifestation de Yokais. De plus, à chaque fois que l'on témoigne avoir aperçu Inari dans une région, divers cas d'apparitions de Yokai ne tardent jamais à suivre. Ce pouvoir divin qu'on lui attribue de donner naissance et d'exciter les créatures surnaturelles est la réelle raison de la vénération d'Inari. Il incarne pour les bériliens des forces qui dépassent l'être humain et sa compréhension.
On dit qu'il arrive parfois, une fois par décennie, qu'Inari décide de mettre le pied dans un village, une nuit, et de le traverser. Alors, il est accompagné d'une procession de tous les Yokais de Bérilion qui font la fête et un vacarme impossible partout dans la ville. Cette parade nocturne est appelée "Hyaki Yakko", ou le "Festival des 1000 démons". Ils ne causent normalement pas de tort aux humains durant cet évènement, mais il existe des cas de personnes mortes durant cet évènement. Il est donc préférable de s'enfermer dans sa maison et d'éviter de regarder ce qu'il se passe dans la rue, car si l'on croise le regard d'un Yokai malveillant, il pourrait vouloir s'en prendre à nous. Si la maison est protégée d'une manière ou d'une autre, par exemple par des talismans ou prières, on peut cependant admirer le spectacle sans risques. Au matin, les Yokais auront disparu et le village aura retrouvé sa quiétude. Cette légende est à l'origine d'un style de représentation théâtrale à part entière, où tous les acteurs portent des masques et costumes de Yokai et où tous les personnages en sont.

Au fil de l'histoire du peuple réfugié, Inari n'a la plupart du temps fait que se montrer furtivement à certains individus. Cependant, il y eut quelques cas de personnes qui auraient réellement rencontré et interragi avec lui. A partir de ces histoires, on construit un portrait d'Inari calme et non belliqueux. Une créature emplie de sagesse. Entre autres, quelques uns des grands noms de l'histoire de Bérilion sont décrits comme ayant rencontré à un point ou un autre Inari, deux des plus remarquables étant le forgeron Fukami Akimitsu ainsi que le Roi sans couronne, Jin. La majorité de ces rencontres sont dites fortuites, et il est dit que chercher Inari, c'est n'avoir aucune chance de le trouver... Même s'il existe certaines exceptions à cette règle. Notamment le Guerrier Sans Nom, puis Tatakawa Futsei, le premier étant l'un des rares dont on dit qu'il a plongé son regard dans celui du Sodai Kitsune. Plus récemment, on a aussi l'exemple de Lune, l'actuelle Haute-Moine de bérilion, qui fut le tout premier membre de l'institution religieuse à jamais rencontrer Inari.


Les Kitsune, semi-Yokais :
Le Kitsune est un canidé sauvage que l'on trouve un peu partout à Bérilion. Dans les autres pays on appelle cette créature "renard" , mais ceux de Bérilion -en plus d'être bien plus petits- ont une particularité : Leur pelage varie du rouge écarlate à l'argenté, en passant par des teintes orangées-grises, selon les specimens (alors qu'a l'étranger, tous les renards sont oranges, ou blancs en région froide. Etrangement, ces couleurs singulières n'ont jamais été retrouvées en dehors de Berilion).
Le Kitsune a un statut particulier pour les bériliens, puisqu'assimilé aux divinités du Panthéon et à Inari, chose appuyée par leur espérance de vie atteignant la centaine d'année. Plus la teinte du pelage se rapproche de l'argent, plus l'animal est considéré comme proche des Dieux. Ils sont considérés comme des semi-Yokais, des créatures physiques et animales qui sont habitées de l'esprit de Yokais.
Vus comme bienveillants et porteurs de grande chance, mais aussi comme des esprits farceurs qui joueront des tours innocents aux humains, sans grande conséquence, on dit qu'ils aiment rire d'eux. Ils jouent souvent entre eux, parfois avec des humains, et n'ont pas peur de ces dernier, même s'ils acceptent ou non de les approcher selon leur humeur. Si l'on interragit, aide, ou nourrit un Kitsune, ce dernier nous accordera sa protection qui prendrait la forme d'une flamme invisible qui gravite autour de la personne et éloignerait tous les Yokais malveillants, éblouis et effrayés par cette lumière qu'eux seuls peuvent voir. Ainsi, certains foyers laissent volontairement trainer de la viande à l'extérieur de leur maison (notamment en hiver ou la chose est moins risquée), afin de les attirer.
Sacrés, la culture bérilienne interdit leur chasse et toute action violente à leur encontre, ce qui serait à la fois un crime et la promesse d'une malchance éternelle.
(Dans la même lignée, le serpent Jakuten est parfois tellement détesté et antagonisé qu'il est considéré comme un semi-Yokai malveillant et surnaturel)


Jiangshi, cadavres animés :
Les JIangshi sont des Yokais malveillants/Akumas du folklore bériliens, décrits comme se nourrissant de la chair, de la vie, et de l'énergie des guerriers. Ils sont dits ayant l'apparence d'humains cadavériques, à la peau pâle et décharnée, et aux déformations diverses : Bossus, yeux luisants, griffes et crocs, parfois des ailes, des membres qui s'allongent, ou toute autre difformité surnaturelle. Ils seraient issus des cadavres de guerriers tués et abandonnés au milieu de nulle part, sans rites funéraires. Le ressentiment de ces défunts les auraient ramenés à la vie pour se venger des vivants et se repaitre de leur vie. On raconte aussi qu'un Jiangshi qui tue suffisament d'humains est capable de revenir lui même à la vie.
La journée, ils seraient incapables de prendre forme physique et existeraient sous la forme de vapeurs invisibles. Ils s'incarneraient la nuit pour mener leurs chasses à bien.
Selon la surperstition, le Jiangshi sélectionnerait sa proie des mois à l'avance et passerait toutes ses nuits embusqué, à la traquer et attendre le bon moment pour l'attaquer. Il assaille durant la nuit, a un moment ou l'humain est isolé, pour absorber son énergie vitale et le tuer. On reconnait une attaque de Jiangshi au fait qu'ils arrachent la tête de leur victime après l'avoir affaiblie, ne laissant qu'un corps décapité à retrouver le lendemain matin. On dit aussi qu'une attaque de Jiangshi repose beaucoup sur l'effet de surprise et que leur statut de cadavre les rend peu agiles, ainsi il arrive que des guerriers soient attaqués et aient réussi à se défendre. Dès lors, si la proie est trop résistante, le Jiangshi préferera prendre la fuite... Mais il n'abandonnera pas pour autant et finira toujours par revenir au moment ou l'on s'y attend le moins. C'est assez rare, mais il arrive que les Jiangshi attaquent en groupe.
Les moyens de s'en protéger seraient de rester groupés, de toujours avoir beaucoup de lumière sur soi, ou de leur jeter du riz dessus (comme pour la plupart des Yokais malveillants).
Ces Yokais sont le plus souvent aperçus dans la région frontière entre Nerimazu et Shamiso, mais on les retrouve parfois dans des lieux bien plus éloignés. En particulier, la superstition veut qu'ils résident dans le château Himeiji, demeure historique de feu le clan Goroshi, attirés par les énergies négatives qui en émanent. Nombre d'entre eux s'incarneraient dans ce château avant d'aller courir les campagnes. Ainsi, personne n'ose s'approcher de trop près de cette citadelle en ruine, et les rares braves qui se sont décidés à y jeter un oeil, seuls ou en groupe, n'ont soit rien trouvé, soit ne sont jamais rentrés chez eux.


Ratsumoto, gardien des rivières :
Ratsumoto est un esprit protecteur de la famille et de la région Nerimazu, mais aussi de manière plus générale, un Yokai associé aux rivières dont la superstition se retrouve partout dans le pays. Il a la forme d'un énorme serpent aquatique aux teintes diverses, le plus souvent bleu, gris, ou noir.
Selon la légende, le serpent Ratsumoto était à l'origine Ratsol Nerimazu, premier leader du clan Nerimazu et de l'ethnie réfugiée, un grand héros du peuple bérilien. A sa mort et durant ses funérailles, il se serait transformé en serpent et se serait jeté dans la rivière, prenant la forme et le statut qu'on lui connait.
Ce Yokai a la particularité, bien qu'étant présent partout à Bérilion, d'avoir une allégeance et une connotation différente selon les régions. Tout d'abord, il est clairement bénéfique en Nerimazu : Il accorde sa protection aux habitants de cette région, controle les crues et inondations afin de limiter les dégats et de faire prospérer les cultures, porte chance à tous ceux qui traversent ou suivent le cours des rivières et fleuves, assure l'arrivée à bon port -dans l'au-delà- des corps qu'on abandonne aux eaux selon la tradition des funérailles Nerimazu...  Cependant, partout ailleurs, Ratsumoto est un Yokai neutre, voir parfois malveillant, capable du meilleur comme du pire. Il peut tantôt protéger les bateaux et les commercants qui descendent les fleuves, tantôt les faire tout bonnement couler d'un mouvement de queue.
Parfois, on associe le Navaldeus, ce gigantesque serpent des mers profondes que certains pêcheurs Muzutsu ont parfois l'occasion de voir en mer, à Ratsumoto, qui aurait étendu son emprise des rivières sur la mer bérilienne. Dans ce contexte différent, il conserve sa neutralité, renversant tantôt les embarcations, accordant tantôt sa bénédiction aux cadavres dont on fait la coulée selon la tradition Muzutsu.


Onis, démons à gourdins :
Les Onis sont des Akumas humanoïdes, mais contrairement aux Jiangshi, ils n'ont jamais été humains, et représentent une brutalité primale. Ils sont représentés ayant une peau noire ou rouge, un visage déformé par la rage, des cornes, des cheveux crépus et emmelés, un ventre proéminant, nus ou simplement vêtus d'un pagne en peau animale, dotés d'une force surhumaine/animale, et armés d'armes contondantes de type batte ou gourdin -parfois des frondes- capables de briser les épées. Ils apparaissent la nuit et poursuivent les imprudents tant qu'ils ne sont pas rentrés chez eux. Une personne rattrapée par un Oni se verra renversée et passée à tabac à grands coups de batte, les coups visant principalement le visage dans le but de défigurer la victime. L'Oni ne s'arrête que lorsque sa victime perd connaissance, que cela soit par la mort ou par le comas. On dit impossible de se battre contre eux, leur force surnaturelle dépassant l'entendement, mais il est possible de les avoir par la ruse. En effet, si la victime met sa dignité de côté, elle peut mimer l'inconscience, cesser de bouger, et limiter sa respiration au minimum. Alors, les coups de l'Akuma vont se faire de plus en plus faible jusqu'à ce qu'il s'arrête totalement. Il verifiera que le corps est bien immobile en le tapotant du bout de la main, puis il se mettra à danser en riant et en prononcant des paroles incompréhensibles. Enfin, il disparaitra, satisfait.
Les témoignages d'attaque par des Onis sont majoritairement concentrés dans l'ouest des régions de Nerimazu, Shamiso, et Zatou. Ainsi, les routes de ces régions sont fréquemment bordées de statues d'Inugamis ou de plants de haricots pour les éloigner, les Onis étant parmi les Yokais les plus dangereux.
Partout dans le pays, on utilise l'expression "Fort comme un Oni" pour désigner de manière assez négative des personnes brutales et violentes qui ont une grande force mais aucune élégance.


Shikinshi, miroirs lubriques :
Le Shikinshi est un Tsukumogami, un objet ayant pris vie, qui a la forme d'un grand miroir métallique à taille humaine se déplacant en sautillant. Considéré malveillant même s'il est assez inoffensif, il surgit de nulle part le soir tombé et s'attaque à des groupes contenant de préférence des enfants. Alors, sur sa grande surface apparaissent des reflets d'appareils génitaux, masculins ou féminins, en vue rapprochée. Parfois ce sont des dessins, mais le plus souvent un reflet réaliste de ces derniers. Ainsi, le Shikinshi danse autour du groupe, paraissant tirer un certain plaisir de ses méfaits et essayant de choquer l'assemblée en montrant une imagerie toujours plus grivoise.
Il est impossible de se débarasser d'un Shikinshi une fois qu'il vous a pris pour cible, excepté en rentrant dans un lieu protégé par des talisman : En effet, ce Yokai est immatériel et ne peut être touché ni repoussé. Cependant, il ne présente aucun danger, et la meilleure façon de s'en protéger est simplement de se cacher les yeux de ses mains ou de fixer le sol. Il disparaitra alors au bout de quelques minutes, ennuyé.
Parfois, le Shikinshi se montrera à un individu esseulé. On dit alors qu'au lieu de grivoiseries, il afficherait des visages de proches dont la personne n'a plus de nouvelles depuis longtemps, annonçant ainsi leur décès. Selon la superstition, la personne ne meurt que lorsque la victime pose les yeux sur le miroir, et si elle l'ignore, elle se révelera bien vivante.


Gomu Kikai, instruments fantomes :
Le Gomu Kikai est un Tsukumogami qui prend la forme d'une floppée d'instruments flottants et virevoltants dans l'air. Lorsqu'il approche, seul un son de flute est audible. En arrivant au contact, les instruments vont se mettre à tourner autour de leur victime, en battant des percussions, invitant cette dernière à chanter. Si elle refuse, ils se mettront à jouer une véritable cacophonie capable de rendre totalement sourd n'importe qui. Si elle accepte et se met à chanter, ils joueront la plus belle mélodie qui puisse exister et finiront par disparaitre en musique. Si la personne a une voix d'exception et chante véritablement bien, le Gomu Kikai pourra parfois se prendre d'affection pour elle et commencer à la hanter, revenant chaque nuit pour la forcer à chanter, de plus en plus longtemps, lui faisant perdre peu à peu son sommeil.
On associe le Gomu Kikai soit à des esprits de musiciens ratés qui n'ont jamais eu de succès ni de reconnaissance de leur vécu, soit à celui d'instruments abandonnés et jamais utilisés pendant un siècle, qui à force d'être mis de cotés, décident de se jouer eux même.
On les trouve majoritairement dans la région centrale de Long et dans les plaines autour du Mont Dragon, où on dit qu'ils se rassemblent parfois par miliers, si bien que leurs mélodies peuvent s'entendre dans la capitale.

Gomu Zori, claquettes fantomes :
Le Gomu Zori est un Tsukumogami semblable au Gomu Kikai, mais qui a la forme d'une paire de claquettes se déplacant sans que personne ne les porte. Elles approcheront quelqu'un la nuit en faisant entendre le claquement distinctif des claquettes bériliennes et l'inviteront à danser avec elles. Si la personne refuse, ses chaussures disparaitront : Que ce soit celles qu'elle porte ou celles qui l'attendent chez elle, et pendant des années, les coutures de ses prochaines chaussures n'auront de cesse de se défaire. Si elle accepte, le Gomu Zori redoublera d'efforts et finira par s'épuiser dans sa danse, finissant par disparaitre. Si elle danse admirablement bien, d'autre Gomu Zori peuvent apparaitre et se mettre à danser à leur tour. Il existe alors un risque que la victime ne puisse plus s'empêcher de danser de toutes ses forces et finisse par mourir au petit matin d'épuisement, alors que la multitude de claquettes disparaissent elles aussi.
On dit que parfois, un Gomu Zori et un Gomu Kikai peuvent jeter leur dévolu sur une même personne au même moment, ce qui a rarement une conclusion heureuse.
Si les Gomu Kikai sont les arts du spectacle sonores et auditifs, ce que l'on entend et raconte, les Gomu Zori sont les arts du spectacle visuels, que ce soit le théâtre ou la danse. On dit d'eux qu'ils sont les esprits de danseurs médiocres et oubliés, ou de costumes délaissés et abandonnés pendant cent ans. On les trouve eux aussi dans la région de Long.


Akago, enfants sanguinaires :
Les Akagos sont des Yokai prenant la forme d'esprits de bébés de moins de deux ans et sont les manifestations des enfants morts en couche, avortés, ou trop jeunes à cause de la négligence de leurs parents ou de causes extérieures. Ils ne sont pas dangereux en soi et se contentent de hanter une personne où un lieu, mais ont tendance à se multiplier très rapidement, et sont connus pour être extrêmement persistants.
Les Akagos sont attirés par le sang, et les fluides humains en général. Ils apparaitront en nombre durant la nuit pour lécher le sang qui pourrait rester sur une lame mal nettoyée, ou encore le liquide séminal qui pourrait subsister sur des draps mal lavés. Alors qu'il dort, le propriétaire entendra des gémissements et pleurs d'enfant et constatera, en ouvrant les yeux, qu'une multitude d'Akagos se sont agglomérés sur ses effets personnels. Ils se nourrissent de ces fluides et on dit parfois qu'ils dévorent les cadavres abandonnés.
Une fois qu'un Akago a trouvé une victime, il ne la lachera pas aisément et apparaitra toutes les nuits près d'elle pour chercher un repas. Afin d'éviter l'apparition d'un Akago, il faut avoir un hygiène irréprochable vis à vis de ses effets, surtout les armes. Mais une fois qu'il est apparu, il ne disparaitra pas sans un exorcisme adéquat et rameutera une multitude de congénères. Alors, maintenir un hygiène irréprochable ne les empêchera pas d'apparaître et limitera à peine les dégats. Etre hanté par des Akagos est psychologiquement extrêmement éprouvant, et ils peuvent parfois conduire au suicide.

Chinbi, fée des rizières :
Les Chinbis sont des Yokai de très petite taille, qui n'ont jamais été réellement observés. Ils vivraient dans les rizières, cachés sous les plantations, et sortiraient parfois à la surface pour faire cuire un peu de nourriture entre les plants et se réchauffer. Très effrayés des humains, ils lèvent instantanément le camp dès que l'un d'eux approche et disparaissent dans leurs abris.
Voir une flamme ou une lueur au milieu d'une plantation de riz est donc signe de la présence de ces Yokais dans cette exploitation, ce qui est un bon présage. En effet, les Chinbi savent reconnaître les plants prometteurs et élisent domicile dans les rizières les plus fertiles. Voir des Chinbis est donc un signe que la récolte de cette année sera abondante et de bonne qualité. Parfois, les agriculteurs laissent volontairement de petits espaces au milieu des rizières, avec de minuscules chaises et tables, ainsi qu'un petit toît afin de convier les Chinbi à s'y installer. Ils y ajoutent parfois un peu d'herbe à fumer car ils sont supposés aimer fumer la pipe.
Il s'agit d'une superstition typique de la région Zatou.

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Re: [Légende] Yôkai

Message par Lord Penguin le Ven 2 Mar - 23:23

Note sur les Yokais :
Comme évoqué, les humains craignent ou vénèrent les Yokais comme de multiples divinités. Ils sont à la fois menacés et favorisés par eux, et se considèrent donc grandement sous leur emprise. Le monde fonctionne notamment par les Yokais, qui sont la forme tangible et pourvue de volonté de tout ce qui le compose, concret comme abstrait. Ils sont à la fois une force réelle que tous les bériliens reconnaissent comme dépassant leur compréhension, et des éléments grotesques de leur folklore avec lesquels ils s'amusent et brodent toutes sortes d'histoire.
En parallèle, les Yokais eux aussi dépendent des humains, de leur peur, et de leur adoration, et ce sont ces dernières qui leur permettent d'exister. Beaucoup de Yokais sont nés d'humains ou n'existent qu'en relation avec eux, leurs vouant ressentiment ou affection. De la même façon que les humains ont en leur culture beaucoup de représentations des Yokais, les Yokais sont des représentations de la culture et vision humaine, et certains voient cela comme un moyen de leur part de se moquer des hommes. De les parodier pour assouvir leur haine à leur égard, en leur empruntant leurs traits physiques, vestimentaires, culturels, pour mieux se rire d'eux et les blesser.


Azuki Ibaba, nain laveur :
L'Azuki Ibaba est un Yokai prenant l'apparence d'un petit homme poilu, presque animal, faisant environ un mètre de haut. Il apparait la nuit près des rivières et autres cours d'eau, s'agenouille à leur bord, et lave frénétiquement divers objets. Le plus souvent des vêtements à l'aide d'une brosse, ou des céréales/graines à l'air d'un tamis. Cela émet un son caractéristique : "choki choki choki choki". L'Azuki Ibaba semble faire ces tâches contre sa volonté et grogne en les accomplissant, mais il les fait avec ardeur et efficacité, adepte du travail bien fait. Si il remarque qu'on l'observe ou que quelqu'un approche, il prendra discrètement la fuite. Cependant, il est si absorbé par son travail que, la plupart des cas, il ne remarquera pas une personne s'approchant discrètement. Alors, il est possible de le toucher. Si on le fait, l'Azuki Ibaba va sursauter et s'enfuir en courant et en hurlant, laissant ses affaires sur le bord de la rivière. Il reviendra alors la nuit suivante pour les récupérer et achever de les laver. On peut alors glisser dans son panier ses propres affaires, objets ou vêtements, et l'Azuki Ibaba va les nettoyer en même temps que les siens. Une fois qu'il aura terminé, il se rendra compte de ce qui ne lui appartient pas et laissera ces effets sur la rive, enveloppés dans un linge blanc. Il ne reste alors plus qu'à les récupérer.
Faire nettoyer ainsi un objet par un Azuki Ibaba est l'un des seuls moyens de se débarasser d'Akagos. Il faut identifier l'objet qui a attiré le premier Akago et parvenir à le faire nettoyer par l'Azuki Ibaba. Les Akagos cesseront ensuite d'opportuner son propriétaire.


Tei, main écarlate :
Le Tei est un Yokai prenant la forme d'une main rouge semblant recouverte de sang séché. Il apparait la nuit, sous les arbres. Un filament dépasse de la main, semblable à un très long ligament, qui remonte jusque dans les feuillages sans que l'on puisse en distinguer l'autre extrémité. On dit parfois que le filament est simplement accroché à une haute branche, et parfois qu'un corps entier est suspendu dans l'arbre.
Le Tei va faire signe aux passant de s'approcher, s'agitant avec fureur lorsque ces derniers refusent. Communiquant surtout par mouvements de poignets, on peut parfois entendre sa  voix. Mais le plus souvent, puisque personne n'ose généralement s'approcher, il reste simplement caché dans les branches et tombe droit sur quiconque passe sous son arbre, s'amusant de leur frayeur. Parfois, ils tenteront d'étrangler leur victime, mais il est facile de s'échapper de leur étreinte pour un adulte en bonne santé (c'est moins vrai pour les enfants). Ce Yokai n'est réellement dangereux que pour ceux qui ne le connaissent pas. Une fois qu'il les aura attirés sous son arbre, il les attendrira par ses supplications et leur demandera de lui serrer la main. C'est seulement lorsque la victime accepte volontairement d'attraper le Tei que celui-ci peut révéler l'étendue de sa force. Il emportera alors la personne entre les branches, et cette dernière ne reparaitra plus jamais.
Au même titre que l'Azuki Ibaba, le Tei est un Yokai capable d'exorciser d'autres Yokais. Il maitrise l'art du Kuji-Kiri et les signes d'exorcisme permettant de faire fuir les Yokais. Si on le supplie, il pourrait se laisser tenter d'aider à purifier quelqu'un des esprits qui pourraient le hanter.
Le Tei est un Yokai typique de Long qui naitrait lorsque, lors de ses funérailles, un guerrier se fait couper sa main faible dont on conservera les cendres. Enragé de cette confusion et du fait que l'on garde un témoignage de faiblesse de sa personne après sa mort, il revient pour hanter et terroriser les vivants.


Keneo, esprit de la fortune :
Le Keneo est un Yokai neutre qui peut prendre des formes diverses, si bien qu'on le désigne parfois comme une catégorie de Yokai. Le point commun de ces derniers est le fait qu'ils soient associés à la bonne santé/maladie. De manière générale, rencontrer un Keneo peut mener à trois issues : Une bonne, une mauvais, et une neutre.
La forme la plus courantes de ce Yokai est celle d'un Tsukumogami : Une lanterne cubique en papier qui pend au bout d'un baton flottant dans les airs. Cette dernière  a plusieurs particularité : La flamme qu'elle contient est bleue et émet une lumière particulièrement forte, et parmi ses quatre faces, deux sont recouvertes de motifs, et deux autres sont simplement ouvertes, laissant une vue directe sur la flamme. Lorsqu'elle croise la route de quelqu'un, la lanterne se met à tourner à toute vitesse sur elle même. Le passant peut alors choisir de passer son chemin, signifiant ainsi qu'il ne veut pas tenter sa chance. Il trouvera alors un Kin (une pièce quoi) sur le pas de sa porte en rentrant. Cependant, s'il reste, la lanterne ralentit petit à petit jusqu'à finalement s'arrêter. Si le côté faisant face à la personne est l'une des face à motifs, alors elle sera chanceuse et en bonne santé pour les prochaines années. La lanterne s'évanouira alors doucement. Cependant, si elle s'arrête sur la face ouverte, la lumière bleue éblouira la personne et la lanterne disparaitra avec un rire malveillant, attirant la maladie sur la victime.
Une autre forme que peut prendre le Keneo est celle d'un vieillard assis sur le bord de la route, se servant d'un sabre dans un fourreau en guise de canne et incapable de se lever. Il ne dit d'abord rien, mais regarde le passant d'un air misérable. Si le passant le salue et lui parle quelques minutes avant de reprendre sa route, il trouvera un Kin sur le palier de sa demeure. S'il lui parle et lui offre quelque chose qui lui appartient, le vieillard se mettra à sourire et rire. Il se levera alors, dira adieu, et partira d'un pas lent jusqu'à disparaitre dans la nuit. Le passant recevra alors chance et bonne santé. A l'inverse, s'il l'ignore et passe son chemin, le vieillard l'insultera dans son dos, et il se verra maudire par la maladie.
Ce Yokai est présent dans tout bérilion, mais ses histoires sont particulièrement ancrées dans la culture de Shamisô, où la plupart des civils se déplacent toujours avec quelque chose en poche, au cas où ils rencontreraient un Keneo.


Ryutsukyu, dragon susurreur :
Le Ryutsukyu est un Yokai prenant la forme d'un petit dragon d'une vingtaine de centimètres de haut. Il s'attaque aux personnes en proie à l'incertitude et les influence vers le mauvais chemin, sur la voie du déshonneur. Le Ryutsukyu s'accroche à sa victime sans que cette dernière ne s'en rende compte, s'enroule autour de son cou, et lui susurre ses mauvais conseils à l'oreille. A aucun moment la cible ne se rend compte qu'elle est influencée, et elle est dans l'incapacité totale de comprendre ce qui lui arrive sans aide extérieure. Le seul moyen d'échapper à l'emprise de cet Akuma est que ce dernier soit vu par une tierce personne et qu'elle en fasse part à la victime, qui aura à présent conscience de la présence du Ryutsukyu et pourra se délester de son emprise en cessant de l'écouter. Par conséquent, ce Yokai fait tous les efforts possibles pour ne pas être vu et reste la plupart du temps invisible. Cependant, étant forcé de se rendre visible pour influencer sa victime, il s'arrange pour toujours susurrer lorsque celle-ci est seule.
Ainsi, si l'on soupçonne un proche d'être influencé par un Ryutsukyu, un moyen efficace d'en limiter les conséquences est de rester constamment à ses côtés afin de laisser le moins d'occasions possibles au Yokai d'avoir une mauvaise influence. Un moyen certain de vérifier si oui ou non une personne est influencée est notamment de l'amener sous un cerisier. De manière générale, il est bien plus difficile de repérer la présence du Ryutsukyu que de s'en débarasser, et n'importe quel exorciste saura le faire partir.
Lorsqu'on ne reconnait plus un ami, on que l'on se rend compte qu'on a fait quelque chose qui ne nous ressemble pas, on dit souvent que "C'est un dragon qui lui/me l'a susurré".


Bozu, ombre géante :
Le Bozu est un Yokai prenant la forme d'une énorme silhouette humaine, sombre et fantomatique, allant de 4 à une dizaine de mètres de hauteur. Rien n'est distinguable à part la forme générale de leur corps et leurs deux yeux ronds et jaunes qui fixent le vide. Ils errent au hasard dans les campagnes sans laisser aucune tracer de leur passage, traversant les arbres sur leur chemin tels des spectres. Même s'ils ignorent le plus souvent les humains, parfois ils se mettront à suivre une personne pour quelques heures avant de reprendre leur errance. Même s'ils n'agressent pas directement, rencontrer un Bozu est un signe de malchance et de malheur.
Ce Yokai qu'on trouve surtout dans le sud-est du Pays, notamment à Futsei et Shamiso, serait un esprit venu du continent Aldoréen et plus particulièrement de la créature qui accosta un jour sur les côtes bériliennes depuis le vieux continent.
Le Bozu a aussi été aperçu en mer, et ce même au large. Son corps y est à moitié immergé et il est bien plus grand, se déplacant en mer profonde comme s'il avait pied. Lorsqu'un navire voit un Bozu, c'est signe d'un naufrage prochain, et il faut donc qu'il retourne immédiatement au port.


Zamikiri, coupe-filet :
Le Zamikiri est un Yokai aquatique qui ressemble à un animal mi hommard, mi poisson, étant un crustacé sur sa moitié avant et un poisson sur sa moitié arrière. Il se déplace très rapidement sous l'eau et plaçant ses deux pinces en avant et passe le plus clair de son temps caché dans la vase des rivières et des littoraux. Ce Yokai se nourrit de poissons et est de nature fondamentalement paresseuse, c'est pourquoi il s'installe dans les zones où les pêcheurs ont l'habitude de lancer leurs filets. Il attends alors qu'un pêcheur ait sont filet bien rempli et se jette à l'assaut de ce dernier. Comme une flèche, il découpe le filet avec sa pince et en profite pour attraper un maximum de poissons alors que ces derniers s'échappent en panique. Le Zamikiri fait cela si vite que le pêcheur n'a même pas le temps de le voir passer, et il ne peut entendre que le claquement caractéristique du filet qui se rompt avant que ses prises ne soient relachées dans l'eau.
Le Zamikiri a tendance à s'endormir facilement dans le confort de la vase, ce qui explique qu'il ne s'attaque pas à tous les filets qu'il voit. Particulièrement après un repas, il peut parfois s'assoupir pour des semaines. Mais lorsque le courant se fait trop fort, le soulèvement de la vase a tendance à le réveiller. Pour éviter des attaques trop fréquentes de Zamikiri, les pêcheurs alternent régulièrement leurs points de pêche et évitent de venir trop régulièrement aux mêmes endroits.


Bake Kujira, baleine fantôme :
Le Bake Kujira est un Yokai énorme qui a la forme d'un squelette de baleine spectral, qui nage et saute au large accompagnée de multiples poissons et oiseaux eux aussi à l'aspect fantomatique. On la décrit parfois comme volante ou flottant à la surface de l'eau, poussant un long cri strident. Ce Yokai serait issu des esprits des poissons et baleines lorsqu'ils sont tués en masse, se réunissant sous cette forme pour exercer une vengeance sur les humains.
L'apparition d'un Bake Kujira est un avertissement pour les pêcheurs, et la première fois qu'il est vu, il ne cause que rarement de dégats. Mais il vaut mieux éviter de continuer à pêcher dans la zone en question pour les prochaines semaines, au risque que le Yokai ne fasse chavirer les navires dans un élan de colère.
S'il est craint, le Bake Kujira est aussi vu comme un Yokai utile et bénéfique qui permet aux bériliens de savoir quand ils tirent trop sur la corde et menacent les populations de poissons qu'ils pêchent. Ainsi, lorsqu'ils apparaissent, il est de coutume d'envoyer des offrandes dans la zone de pêche sous la forme de petits radeaux portant fleurs et encens afin de les remercier pour les avoir ramené à la raison.
S'il est communément admis qu'un Bake Kujira n'est pas le genre de créatures que l'ont peut chasser, puisque lances et harpons lui passent au travers, on raconte que certains pêcheurs intrépides ou stupides se soient lancés à la poursuite de l'un d'eux et aient réussi à l'abattre sans que l'on comprenne comment.


Jabu Namazu, esprit du lac Ouest, et Itsunako, esprit du lac Est :
Jabu Namazu est un Yokai considéré comme une divinité par les habitants de la région du lac Mizumi (donc surtout des Dalfan et Zatou), et Itsunako comme une divinité par les habitants de la région du lac Sakanamachi (les Muzutsu). Ces deux Yokais n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais sont souvent comparés pour les rôles très semblable qu'ils ont dans leurs régions propres. Jabu Jabu est décrit comme un énorme poisson chat aux moustaches de plusieurs dizaines de mètres de long, dépassant même sa propre longueur. Itsunako est lui décrit comme une pieuvre disposant de mille tentacules rouges qu'elle peut allonger à l'infini, et d'un tout petit bec en guise de bouche.
Jabu Namazu est un dieu dont il faut s'attirer les faveurs. Il ne mange que les appats des pêcheurs, et uniquement ceux de la plus grande qualité, et parvient à les décrocher du hameçon sans rompre cette dernière. Ainsi, lorsqu'un pêcheur relève sa canne et que son appat a disparu, il considère cela comme une chance et une bénédiction de Jabu Jabu, annonçant que ses prochaines tentatives seraient fructueuse.
Itsunako est un dieu dont il ne faut pas s'attirer l'ire. Il reste au fond du lac, posé dans la vase, et etire ses tentacules partout dans ce dernier pour saisir de petits poissons et les ramener à sa bouche, lentement mais en permanence. Ses repas rendent nécessaire un réapprovisionnement fréquent en poissons du lac. Lorsque quelqu'un laisse tomber quelque chose dans le lac, cet objet finit toujours par être trouvé par Itsunako, qui pourrait par inadvertance tenter de le manger. Si cela arrive, il entre dans une colère noire et se met à tout dévorer, étirant parfois ses tentacules jusqu'à la surface pour noyer les imprudents. On dit que s'il est assez en colère pour se déplacer, il fera couler la ville de Sakanamachi entière et videra le lac de toute forme de vie.


Tengu, Hommes-oiseaux :

Le Tengu est un Yokai associé à l'air et au ciel, qui prend la forme d'un être mi-homme, mi-oiseau :Un humanoïde possédant des ailes lui permettant de voler et ayant soit un nez extrêmement long, soit un bec au milieu du visage (selon les représentations). Ils sont vêtus de vêtements humains religieux, des sandales de bois, et portent un collier de massives perles rouges autour du cou. Il s'agit de l'un des Yokais les plus connus et les plus renommés, et d'innombrables histoires courent à leur sujet. Vivant en communautés dans les hauteurs des montagnes (ce qui fait que Futsei est la région ou les Tengus sont les moins craints), les Tengus représentent presque une société et une culture parallèle à celle des humains en bérilion, possédant plusieurs villages cachés qui entretiennent entre eux des relations plus ou moins cordiales. Ils sont connus principalement pour deux choses :
Premièrement, les Tengu sont de puissants guerriers et de grands érudits. Ils savent tout sur tout et se battent comme peu d'humains en sont capables, que ce soit par les armes ou les arts martiaux.
Secondement, les Tengus vouent une haine profonde à l'espèce humaine et ne s'en cachent pas, disant souvent que s'ils le pouvaient, ils auraient déjà chassé tous les réfugiés de bérilion. En effet, ils sont incapables de restrer trop longtemps à faible altitude sous peine de suffoquer et ne peuvent donc que rarement s'éloigner de leurs montagnes. Cependant, ils font souvent des excursions aux environs de ces dernières pour importuner les humains de manière plus ou moins grave et dangereuse. Extrêmement prétentieux et orgueilleux (on dit "il est devenu un Tengu" d'une personne dont les chevilles enflent), ils aiment se placer en position de supériorité et trouver des stratagèmes pour humilier les humains qu'ils rencontrent, en les battant ou en leur faisant des farces. Cependant, de nombreuses histoires racontent comment des humains agressés par des Tengus sont parvenus à s'en sortir en usant de ruse et à duper l'homme-oiseau.
S'ils sont de mauvaise humeur, les Tengus peuvent rapidement devenir très agressif et tuer le malheureux qui croise leur route. Ils font fréquemment rouler des pierres du haut de leurs montagnes, regardant en bas en espérant qu'elles tombent sur la tête d'un passant. On leur attribue aussi nombre de disparitions et kidnappings, emportant femmes, enfants et hommes jusqu'à leurs villages pour leur y faire subire nombre de sévices. Les personnes enlevées par des Tengus finissent toujours par être retrouvées, attachées au sommet des arbres ou enfermées dans des tonneaux, souvent au bord de la mort ou de la folie.
Sachant cela, il est important de noter qu'il y a une catégorie de personne face à laquelle les Tengus ne font preuve d'absolument aucune pitié : Les moines. Les Tengus ont en horreur l'ordre Senzô et la religion unique (la Yunis) qu'il a démocratisé à Bérilion ces derniers siècles. En effet, les tenues de moines des Tengus ne sont pas purement esthétiques. Ce sont des Yamabushis, des adeptes d'une religion alternative qui avait nombre de partisans autrefois : Le Shunari Gendô. Cette dernière, bien que similaire aux croyances Ayunis, réfute l'existence des dieux primordiaux qui auraient quitté ce monde (ce qui inclut Havir, Aezhan, Yuni...) et refuse de les vénérer. Pour les Yamabushis, les dieux sont les Yokais, et Inari est au véritable sommet de leur hiérarchie. De plus, la nature l'emporte sur les hommes et ceux-ci doivent la respecter et la prier. De nos jours assez mal vue, il reste peu de partisans du Shunari Gendô à Bérilion, principalement des ermites, vagabonds et autres ronins. Quand un Tengu rencontre l'un d'entre eux, il se montre extrêmement amical et en vient même à l'inviter jusqu'à son village où il lui offre le gîte et le couvert. Si le Yamabushi le souhaite, il pourra même partager avec lui ses connaissances et lui apprendre à se battre comme un Tengu.
Le Tengu le plus célèbre est le tengu du Mont Dragon, la montagne où fut batie Long-Mu. Appelé Roi des Tengu, son véritable nom est Burô Izunasa, ou Izunasaburo. Le plus sage et le plus fort des Tengus, il trône seul sur la montagne centrale de Bérilion. Il est aussi le roi de tous les animaux à plume. Contrairement aux autres Tengus, ont dit que sa tête entière serait celle d'un rapace, voir que son corps entier serait aquilin. Izunasaburo porte des vêtements tissés de feu, un collier de perles d'or, un chapeau de lumière pure, et un éventail géant fait de plumes tout aussi massives. Avec ce dernier, il peut controler aux vents et choisir leur orientation. Si quelqu'un parvenait à aller à sa rencontre, le Roi Tengu pourrait lui accorder n'importe quel souhait, lui apprendre n'importe quelle compétence, et lui révéler n'importe quelle vérité. Mais il est réputé pour ne jamais se montrer aux humains, excepté ceux qui parviennent à escalader le Mont Dragon jusqu'à son sommet... Et seulement s'il les reconnait comme digne. L'ascension elle même est presque impossible, d'autant plus qu'il lève les vents à chaque fois que quelqu'un la tente. Et une fois arrivé au sommet, toujours sans se montrer, Izunasaburo juge le prétendant. S'il l'estime indigne, il le poussera d'une bourrasque dans le dos et le laissera s'écraser en contrebas. S'il l'estime digne, il se montrera dans sa splendeur et répondra à ses questions.
Jusqu'à aujourd'hui, personne n'a pu rencontrer le Roi Tengu, et on ignore même si quiconque est parvenu au sommet de la montagne. Depuis toujours, seuls les corps brisés des candidats ont été ramassés sur le flanc de la montagne solitaire.

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Moar Yokais

Message par Lord Penguin le Ven 16 Mar - 20:17

Note : Yokais et points cardinaux.
Dans la culture bérilienne, et plus particulièrement pour les Yamabushis, chaque point cardinal a une connotation positive ou négative et est associé à un yokai particulier. Se déplacer dans une direction négative est risqué, apporte la malchance, et attire les Yokais malfaisants. A l'inverse, se déplacer dans une direction positive est plus sûr et attire les Yokais bienveillants. Le déplacement vertical n'a aucun sens particulier, qu'il s'agisse d'une descente ou d'une ascension. Cette superstition est toute relative et ne signifie pas qu'avancer dans une direction malchanceuse va forcément provoquer des ennuis, ni l'inverse.
Voilà la valeur des points cardinaux et les yokais qui leurs sont associés :
-Ouest : Grande malchance. Associé au serpent Orochi, roi des animaux à écailles
-Nord : Malchance. Associé à la sorcière-araigné, Yamamba, reine des animaux à carapace/insectes
-Est : Chance. Associé à Izunasaburo, roi des Tengus et animaux à plumes
-Sud : Grande chance. Associé au cheval Qilin, roi des animaux à pelage.


Shou, coeur familier :
Il s'agit d'un Yokai apparaissant au crépuscule, sur des rochers au bord des routes. Ce Yokaï prend la forme d'un coeur humain posé au sommet de son socle rocheux, ce dernier enveloppé dans un long intestin grèle. Si l'on essaie de le toucher, il disparait. Voir ce Yokai signifie qu'un frère d'arme, quelque part, a péri au combat, et est un symbole que la force du défunt a investi la personne qui l'a vu. Croiser un shou est donc un signe de vigueur et de gloire sur le champ de bataille, mais aussi un présage de mauvaise augure.
Il s'agit d'une superstition assez typique de la région Dalfan.


Yurei, spectres :
Yurei est tout simplement le nom donné aux fantomes. C'est à dire aux apparitions spectrales à forme humaine, issues de véritables humains, et façonnées selon les passions, regrets et autres sentiments du décédé. C'est un type de Yokais qui n'a pas plus de barrières et de définition que celles-ci, et dont chaque représentant est unique, puisqu'issu d'un humain unique lui aussi. Certains sont vengeurs, moqueurs, d'autres sont bienveillants ou simplement tristes... Selon la force des sentiments qui lui donnent naissance, le Yurei a plus ou moins de pouvoirs, pouvant parfois à peine être visible, et d'autres fois interragir physiquement avec les vivants. Dans les cas les plus extrêmes, le ressentiment d'un défunt peut donner naissance à un Yurei suffisament fort pour lui même apporter la mort à des humains. Souvent, le spectre aura un objectif précis qu'il souhaitera accomplir, sans forcément pouvoir le communiquer. Assouvir ce désir est souvent un moyen d'exorciser le Yokai. Dans le cas contraire, les rituels usuels peuvent eux aussi fonctionner, bien que les Yureis soient connus pour avoir la volonté nécessaires pour résister aux purifications et aux prières. Les Yurei vont avoir plutôt tendance à hanter des lieux, ou des personnes qu'ils ont connu de leur vivant, mais cela n'est absolument pas une règle. Ils peuvent aussi se contenter d'attaquer des personnes qui leur ressemblent, par exemple qui ont des remords ou des tourments prononcés, ou encore simplement des personnes aléatoires.
On raconte d'innombrables histoires de Yureis, et elles sont parmi les plus populaires dans l'imaginaire collectif bérilien, puisque ce sont les Yokais qui sont le plus proche des humains et qui parlent le plus aux lecteurs/spectateurs/auditeurs.


Hiderugami, monstre affamé :
L'Hiderugami est un akuma totalement invisible pour l'humain, et qui est plus associé à une sensation qu'à une créature physique. Cependant, il est dit comme ayant un corps et est représenté comme une simple silhouette transparente aux contours informes et indescriptibles. L'Hiderugami rôde dans les campagnes, forêts et autres lieux peu fréquentés, à la recherche de proies. Lorsqu'il croise un humain, il tente de se nourrir de sa vitalité en le faisant mourir de faim. Ainsi, si l'on sent son estomac crier famine et son corps perdre ses forces d'un coup, on sait qu'on est pris d'assaut. La sensation est décrite comme l'exacte même que celle ressentie par un affamé au bord de la mort, et le trépas survient en l'espace d'une à deux minutes à peine. Le seul moyen, cependant très simple, d'échapper à l'Hiderugami consiste à avaler un aliment consistant (viande, riz ou autre féculents...), ce qui fera fuir le Yokai.
Ainsi, les personnes entamant un long trajet s'arrangent pour toujours conserver sur eux de la nourriture, et en conservent toujours une portion apres chaque repas, en cas d'urgences.
Ce Yokai est particulièrement présent et populaire à Zatou.


Qilin, prospérité equine:
Le Qilin est un Yokai prenant la forme d'un cheval blanc, et affichant soit des bois de cerf, soit une corne unique torsadée sur son front. Il apparait les nuits orageuses à des endroits ou la foudre vient de frapper et se tient sur un point en hauteur, illuminant et eblouissant les alentours, avant de disparaitre.  
L'apparition d'un Qilin dans une région est signe qu'un enfant va naitre... Un enfant spécial promis à un grand et glorieux avenir. C'est donc un symbole de fertilité, mais aussi d'un futur radieus pour la région, d'une ère de prospérité, durant laquelle il fera bon vivre et où le gouvernement sera juste et bienveillant.
Le Qilin est aussi le roi des animaux à pelage, et le Yokai associé à la direction Sud, symbole de chance. Pour s'attirer la bonne fortune, beaucoup de palais et de lieux importants à l'échelle d'une région se voient décorés de statues de Qilin, toujours orientées plein sud.


Ningushi, vache prophête :
Il s'agit d'un Yokai difforme au corps de vache mais à tête humaine. Il nait d'une vache parfaitement normale et meurt systématiquement au bout de quelques minutes. Durant ce laps de temps, d'une voix à mi-chemin entre le vieillard mourrant et le bébé, le NIngushi va énoncer une prophétie. Celle-ci peut être de n'importe quelle teneur, contant et prévoyant des évenements qui peuvent autant être majeurs qu'insignifiants, le premier cas étant plus rare que le second. Dans les deux cas, ces prophéties ne sont pas littérales et ont une marge d'interprétation, mais elles s'avèrent toujours exactes.


Baku, mange-rêve :
Le Baku est un yokai prenant la forme d'un animal poilu de la taille d'un chien, disposant d'une longue tormpe. On le décrit le plus souvent par comparaison avec un tapir ou un sing à trompe. Il se nourrit uniquement des rêves et des cauchemars, chaque individu pouvant avoir sa propre préférence en la matière. Ils sont donc attirés par les personnes qui dont des songes fréquents et intenses. Durant la nuit, ils vont aspirer et se nourrir des rêve ou cauchemars de leur cible jusqu'à ce que ses nuits soient totalement dénuées de songes. On voit plus souvent le Baku comme positif et mangeur de cauchemars apportant la quiétude aux personnes tourmentées, mais il fait aussi l'inverse... Et un Baku qui mange les rêves peut apporter des cauchemars à sa victime. De plus, pour certains, les cauchemars valent mieux qu'une nuit noire et vierge.


Honeo, usurpateur :
L'Honeo est un Yokai à l'apparence humaine, masculine ou féminine... A l'exception de sa tête, qui est celle d'un singe. Durant la nuit, il s'infiltre dans la couche des couples quand l'un des conjoints s'endort, et à la faveur de l'obscurité, il se fait passer pour le mari ou la femme auprès de l'autre. Ainsi, il s'engage avec lui/elle dans l'acte qu'accomplissent ensemble l'homme et la femme... Et ce de manière particulièrement intense, jusqu'à ce que le partenaire soit épuisé et que le yokai ait assez/soit satisfait. L'Honeo est d'ailleurs réputé comme étant un très bon amant. Parfois, s'il s'accouple avec une femme, elle peut finir par porter son enfant. C'est de là que découle le proverbe "Etre fils/fille d'Honeo", qui désigne les enfants ne ressemblant pas à leurs parents.


Kappa, esprit de l'eau :
Le Kappa est parmi les Yokais les plus connus. Il s'agit d'un esprit aquatique parfois comme considéré comme l'incarnation des cours d'eau. Il a l'apparence d'un petit humanoïde amphibien de la taille d'un enfant, portant une carapace sur son dos, recouvert d'écailles, ayant un bec à la place de la bouche, et dont le sommet du crane est creusé, en forme de coupelle remple d'eau. De cette eau, il tire une force surhumaine et tant qu'il est en contact avec elle, il est tout bonnement invincible.
Malgré ce grand pouvoir, le Kappa a un esprit correspondant à son apparence : enfantin et juvénile... Il ne pense ni à bien, ni à mal. Simplement à s'amuser, et est par conséquent imprévisible. A la manière d'enfants s'amusant avec des insectes, les Kappas sont dénués d'empathie et n'ont donc aucune conscience du mal qu'ils peuvent causer. Ainsi, des Kappas pourraient noyer, écarteler, lacérer, étriper, broyer quelqu'un... Par simple jeu. On leur attribue notamment beaucoup de noyades en rivière.
Cependant, puisqu'ils tirent leur force de l'eau, on peut toujours se préserver des Kappa tant qu'on les voit arriver. Il suffit, lorsqu'on en rencontre, de les saluer très respectueusement. Le Kappa rendra alors le salut en se penchant en avant et renversera l'eau de sa coupole, le rendant quasiment inoffensif.
De la même manière, bien que plus rare, un Kappa peut être bénéfique. Pour cela, il faut s'attirer ses faveurs, le plus souvent en lui offrant en offrande sa nourriture préférée : Le concombre. S'il s'en voit offrir, il sera de bonne humeur et donc plus enclin à rendre un potentiel service. Un certain pont de Muzutsu aurait été, selon la légende, construit avec l'aide de Kappas ralliés de cette manière.


Kamaitachi, belettes furtives :
Ce Yokai est en fait un duo de belettes réputées comme rapides comme le vent.
La première, agressive, attaque à vue si elle croise un passant isolé. Vive comme l'éclair, elle se faufile derrière sa victime et se jette sur elle, la faisant chuter et lui lacérant le dos.
La seconde, elle, se fait un devoir de corriger les méfaits de sa soeur et a toujours sur elle du matériel de premiers soins. Elle se précipitera sur la victime pour la bander et désinfecter sa plaie afin que cette agression n'ait pas de conséquences trop graves.
La dualité et les personnalités de ce Yokai sont parfois vues comme un écho de la dualité chaos/ordre propre au mythe bérilien, et donc un écho au fait que chaque entité a une part de chaque pôle... Mais c'est aussi pour beaucoup un Yokai qui justifie simplement les cicatrices et les blessures dans le dos.


Fuwarui, brise aux murmures :

Le Fuwarui est un Yokai assimilé à un simple vent, une brise, qui serait animée d'une volonté. Il transporterait des paroles et des murmures dans tous le pays, souvent des malédictions... Sans que l'on sache jamais s'il s'agit de sa propre voix ou de celles d'humains qu'il transporte sur de longues distances. Le Fuwarui est aussi réputé comme annonciateur d'autres Yokais. Il éteint volontairement les sources de lumière et crée une atmosphère froide et pesante. Il est conseillé, lorsque le vent souffle et qu'un sentiment d'appréhension nous prend, de rentrer au plus vite chez soi avant que de réel problèmes ne nous tombent dessus.


Mokumokuren, yokai voyeur :
Le Mokumokuren est un Yokai qui se manifeste dans les pièces et demeures dont les portes shoji (en papier) sont mal entretenues et déchirées. Son apparence est un mystère car il ne se montre que sous la forme d'yeux qui épient l'intérieur de la pièce à travers les déchirures dans le papier. Ces yeux apparaissent dans chaque déchirure, peu importe leur position ou le mur qui les porte, ce qui laisse se demander s'il s'agit d'un unique yokai ou d'une multitude. Toujours est-il que le Mokumokuren est un voyeur qui se plait à observer autrui dans sa vie privée en exploitant leur négligence, ce qui est une honte pour la personne concernée (et notamment les couples), puisque cela revient à exposer sa vie privée.
Parfois, si la lune brille et que la porte mène sur l'extérieur, l'ombre du corps du Mokumokuren peut se projeter contre le papier, laissant entrevoir sa forme...


Wanyudo, roue infernale :
Le Wanyudo est un Yokai ayant la forme d'une énorme roue dont le diamètre est supérieur à une taille humaine. En son centre est fixée une tête à l'expression furieuse/souffrante et au bout de chaque rayon de la roue brillent des flammes. Un Wanyudos peut apparaitre spontanément sur une route hors des villes et se mettre à rouler au milieu de celles ci, dispoaraissant en s'approchant de la première ville au bout du chemin. Capable unqiuement de rouler dans un unique sens, il ne peut par conséquent regarder que d'un seul coté de la route... Car ce qui rend ce Yokai aussi craint est le fait que croiser son regard provoque la mort. Fort heureusement, on entend le Wanyudo de loin, puisqu'il émet en roulant un grondement caractéristique. Lorsqu'il approche, il est conseillé de se précipiter sur l'un ou l'autre des bas cotés de la route et de lui tourner le dos jusqu'à l'entendre passer et continuer sa route. Qui reste sur le chemin, risque de se faire violemment écraser.
Le premier Wanyudo serait né d'un seigneur de la vieille Bérilion, qui ne respectait pas son peuple et n'était pas un modèle adéquat pour eux. Il faisait tuer ceux qui osaient croiser son regard ou se tenaient sur sa route durant ses déplacements. C'est pourquoi à sa mort, il devint ce furieux Yokai vengeur. Et depuis, les nobles et membres des clans qui ne se comportent pas accordément à leur position seraient ainsi transformé à leur mort.


Yuki-Onna, sorcière des neiges :
Les Yuki-Onnas sont des Yokais (ou Yoseis) qu'on trouve exclusivement dans les montagnes à la frontière avec Nurenuil, en Dalfan. Ce sont des femmes extrêmement pâles qui se manifestent durant les périodes de grands froid ou de tempête de neige.
On leur attribue nombre de pouvoirs ainsi que des intentions obscures. Elles peuvent commander à la glace, au froide et à la neige, ainsi que se transformer, soit pour apparaître plus belles qu'elles ne le sont, soit pour prendre une forme animale.
Elles trompent les humains et se servent d'eux pour servir leurs propres plaisirs et intérêts personnels. Parfois, elles apparaitront et sauveront des personnes perdues dans la tempête, mais cela signifie qu'elles trouvent un intérêt à le faire, et n'est jamais de bonté de coeur.
La plus célèbre d'entre elles se nomme Yamamba, et est connue pour charmer les passants perdus afin de les mener dans des pièges. Elle les capture ainsi dans sa toile et se transforme en une gargantuesque araignée avant de dévorer lentement ses victimes, des jours durant, accompagnée de ses compagnons insectes.
Yamamba est le Yokai associé à la direction Nord, malchanceuse, et est la reine des animaux à carapace/insectes.


Inugamis, protecteurs fidèles :
Les Inugamis sont des Yokais bienveillants ayant l'apparence d'animaux domestiques (le plus souvent des chiens) en vêtements humains et se tenant sur deux pattes. Ils seraient issus des animaux fidèles qui attendent leur maitre disparu inlassablement, jusqu'à en mourir. Ils deviennent alors des Inugamis, dotés de vêtements et manieres humaines. Protecteurs des humains, ils éloignent les Yokais malveillants et les chassent loin des villes et des routes. Cependant, ils ne se montrent jamais aux humains et font simplement leur devoir en silence et souvent sans reconnaissance.
Ainsi, dans les régions particulièrement touchées par des apparitions de Yokai malveillant, on peut trouver des statues d'Inugamis, veillant en permanence.
Parfois des Inugamis en ont assez de servir en silence et finissent par devenir malveillants. Il s'attaqueront alors aux animaux domestiques vivants et les dévoreront.


Orochi, Dieu Serpent :

Orochi est un Yokai historique de Bérilion, qui vivait à l'origine dans la Forêt du Serpent, en Zatou, au sud du lac Mizumi. C'était un serpent géant écarlate possédant huit têtes, des cornes tranchantes, d'épaisses plaques écailleurses et était animé à la fois par une rage et une faim inarrêtables, mais était aussi doué de ruse. On dit que de la vapeur s'échappait de son corps tant son sang bouillonait. Son ventre, notamment, paraissant être irrigué de lave plutôt que de sang.
Il s'agit aussi du Yokai associé à la direction Ouest, signe de malchance, et roi des animaux à écailles.
Son histoire est très populaire et connue de l'immense majorité des bériliens. Prenant place dans les premiers siecles de Bérilion, avant même l'avenement du clan Zatou, elle commence au village d'Enkou. Celui ci est situé à l'orée de la Forêt du Serpent, autrefois appelée Forêt du Ciel, car elle était au bas des montagnes et les recouvraient jusqu'à leur sommet. Dans cette forêt se trouvait le temple Kitashira, et dans ce temple vivait un moine solitaire très respecté des villageois des environs.
Un jour, le Moine sortit de la forêt pour annoncer que les dieux lui avaient parlé, et qu'ils réclamaient des prêtresses pour officier au temple et les honorer. C'est ainsi que 8 des jeunes filles du village partirent pour le temple dans la forêt. Pendant quelques mois, tout se passa pour le mieux... Jusqu'à ce que l'une des filles, la plus jeune et la plus belle, ne rentre paniquée et essouflée au village. Toutes les autres filles et le moine s'étaient faites dévorer par un énorme Yokai serpent à huit têtes. Et effectivement, les villageois eurent à peine le temps de cacher la fille que le dit serpent apparut à son tour. Il se présenta comme Orochi, le Dieu de cette forêt et de ces montagnes, et réclama l'offrande qui lui était due, ce qui fut évidemment refusé. Alors, il dévora huit personnes et annonça qu'il reviendrait dans un mois, en dévorerait huit autres, et répeterait l'opération jusqu'à ce que les villageois lui offrent de bon gré l'offrande qui lui avait échappé.
Et ainsi, les mois passèrent. Chaque dernier jour du mois, le serpent descendait et avalait huit personnes avant de remonter sur sa montagne. Les villageois quittèrent Enkou, en faisant une ville fantôme, mais malgré tout Orochi s'attaquait aux autres villages adjacents. Et la situation continua ainsi pendant des années. Les villageois terrifiés ne trouvant aucune solution à leur problème envisagaient de sacrifier la belle jeune fille, devenue magnifique jeune femme, et d'adorer Orochi comme celui-ci le souhaitait. Le complexe divin de la créature ne leur laissait en effet aucun autre choix, car elle ne serait pas satisfaite tant que l'on ne lui aurait pas offert volontairement l'enfant en tant qu'offrande humaine, sacrifice à sa gloire.
Un jour, un homme et une femme apparurent. Une bérilienne guerrière nommée Saeno, et un étranger spécialiste en Yosei, nommé Sullivan. Apprenant la situation des locaux, ils décidèrent de les aider. Orochi semblait invincible... Mais Sullivan imagina une ruse. Malgré cela, il était trop apeuré pour aller à la rencontre du Serpent. C'est pourquoi Saeno se désigna pour y aller à sa place. Ils emportèrent 8 coupes du meilleur et du plus fort saké du pays dans la forêt, puis la bérilienne se présenta seule au temple et à Orochi. Le serpent, voyant arriver une femme et de l'alcool pensa à une offrande, mais Saeno le corrigea. "En effet, je t'offre cet alcool... Mais dès que tu auras achevé de le boire, je te combattrai et je te tuerai". Sullivan, qui était caché et observait, manqua de hurler. La seconde phrase n'était pas partie du plan. Mais Orochi rit aux éclats. Même sachant ces intentions, il était trop obsédé par la divinité pour refuser une offrande de cette qualité, et trop orgueilleux pour prendre les menaces de la femme au sérieux, n'imaginant pas comment il pourrait être tué par un humain.
Ainsi, il se mit à boire. Mais en buvant, il acceptait les conditions du duel proposé par Saeno. Quand chaque tête eut achevé sa coupe, Saeno tira son arme, attaqua, et tua le Yokai, trop malade pour se défendre.
La région fut libérée et la forêt renommée Forêt du Serpent.
Aujourd'hui encore, le village d'Enkou est en ruine et inhabité. Depuis celui-ci, un chemin mène au coeur de la forêt, jusqu'au temple Kitashira. Et sur son autel trone un énorme crane de serpent. On dit qu'une fois par moi, des Yokais se rassemblent au village, vêtus en humains et prêtres, et font une procession jusqu'au temple, honorant Orochi comme les humains honorent leurs dieux.

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Re: [Légende] Yôkai

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