[Organisme Gouvernemental] Les Druides

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[Organisme Gouvernemental] Les Druides

Message par DALOKA le Jeu 5 Oct - 19:29

Place des Druides dans le Monde Nurenuilien




Rédigé en 1844

Ce document est issu d'une recherche de Stéphane Hermène, du département d'Histoire et d'Archéologie d'Axaques, et professeur chercheur sur le rapport entre mage et société.




Introduction

Il est important de noter que les Nurenuiliens n'ont pas la vision impériale de la magie qui s'est répandue aussi à Waien et dans le monde civilisé Scarrath. Le mage, ici donc le Druide, n'est ni séparé de la spiritualité ni de la société. La recherche scientifique n'est qu'un des nombreux rôles que le druide peut adopter dans le monde Nurenuilien, car il peut-être aussi médecin, professeur, conseiller politique et religieux, militaire, propriétaire terrien si sa condition sociale le veut, et bien souvent en vérité plusieurs porter ces rôles à la fois. Leur rôle est complexe et ils sont une part intégrante de la culture locale, à un tel point que même l'Empereur ne jugea pas bon de les évincer (D'où la signature de l’édit Theorn en 1577, qui rendit la pratique du druidisme légale aux yeux de l'empire et de toutes ses institutions). Nous étudierons point par point ce qu'est un druide dans ce commentaire bref, pour une meilleure compréhension de la culture Nordane.

Histoire

Les pratiques druidiques ont des origines peu claires. Il s'agirait d'une reconstruction d'une pratique aldoréenne, que l'usage outrancier de la grande magie rendit obsolète. A la fin des Grands Mages, les Druides refirent leur apparition en Nurenuil seulement, assez rapidement après le cataclysme, et avant que la magie ne recommence à être pratiquée dans l'ouest et le sud du continent (les connaissances basiques ayant été perdues). Ainsi, aussi loin que la culture Nordane existe, on peut voir les druides évoqués, bien que les institutions subirent plusieurs mutations. A l'origine très peu nombreux, ils étaient uniquement qualifiés de « Sage », et étaient des mages qui mettaient leur savoir au service des seigneurs ou des locaux.

Les Druides contemporains


  Toujours forts présents en Nurenuil, les Druides sont considérés avec un immense respect par les individus de toute classe sociale. On pourrait diviser ces druides en plusieurs catégories, en excluant naturellement les apprentis :

-Le Druide de Village, qui est le druide local de campagne, rarement prestigieux ou très puissant, mais qui offre ses services aux locaux et est généralement remercié, non pas en monnaie, mais en nourriture ou en autre bien matériel. Ils ont un train de vie loin d'être luxueux, mais aisé. Parfois ils peuvent s'occuper de l'éducation culturelle de certains enfants.

-Le Druide de Ville travaille lui généralement dans des institutions ou des temples, et il n'est pas rare qu'il soit payé par la seigneurie locale. Un Druide de ville peut généralement vivre comme un petit noble ou un chevalier sans difficulté, et a souvent accès à la cour d'un Theldr.

-Le Druide de Guerre est une sorte de mage de bataille, et est souvent en une position de commandement. Ces Druides-guerriers sont érudits aux armes, en stratégie militaire, et savent utiliser la magie en combat. Parce que le rôle de guerrier n'est pas attendu d'un druide, ces derniers ne sont pas si nombreux, mais ils sont presque toujours rattaché à la cour d'un seigneur qu'ils ont juré de servir, ou auxquels ils sont liés par des liens familiaux.

-Le Druide de cour n'est ni plus ni moins que le druide faisant office de conseiller à un Theldr, ce qui est l'une des positions les plus prestigieuses. Un Theldr consultera toujours son druide pour les décisions importantes, pour être avisé par sa sagesse et ses diverses connaissances, mais aussi pour savoir si les dieux le soutiendront dans quelque décision majeure qu'il voudrait prendre. Supposés communiquer avec les dieux en observant les signes dans la nature, ces druides toujours d'une certaine expérience sont aptes à dire si un acte du Theldr irrite les forces divines, ou si ce dernier à les faveurs de ces dernières. Une spiritualité singulière absente de la politique de la plupart des pays.

-Le Druide Ermite, ou Druide de la forêt, préfère vive dans l'isolation. Si la plupart des druides résident dans des lieux près de la nature, ces derniers tiennent à vivre soit cachés, soit au plus près des Tertres ou résident les druides après leur mort. Il faut noter qu'il existe dans la communauté druidique une communication cependant fréquente : il est courant qu'un druide par exemple de ville connaisse un druide ermite, à qui il pourra rendre visite.


Les tertres


Les tertres sont des lieux d'une importance capitale pour les druides, et il est sur que n'importe quel d'entre eux ayant complété sa formation s'y soit rendu au moins une fois dans son vécu, et fréquent qu'il y retourne à plusieurs occasions. Grossièrement, l'on pourrait dire qu'il s'agit de leurs cimetières, mais c'est en vérité un point de rencontre important, où les étrangers à leurs rites ne sont par ailleurs pas autorisés à pénétrer. Une des raisons à cela est cette spécificité de leur magie, qui nous est encore obscure, qui permet à certains des druides les plus sages de relier leur âme à un arbre(On les appelle donc Druides Liés). A la mort de leur corps physique, leur existence peut se poursuivre dans cet arbre, bien qu'il leur soit après cela impossible de récupérer un corps humain. Bien qu'inanimés, ils seraient toujours  dans un état conscient qu'il est difficile de se représenter. Certains druides ont le savoir de communiquer avec ces arbres, des ancêtres doués donc d'un grand savoir, et ceci nous permet de mesurer l'importance pour les druides de se retrouver aux tertres, et l'assiduité avec laquelle ils protègent les forêts.

Leurs pratiques magiques


Il faut noter que les druides n'accordent que peu d'attention envers les écoles énergétiques basiques qui forment la base de l'enseignement impérial, comme la manipulation de l'énergie thermique et électrique. Ils lui préfèrent les magies liées par exemple, aux êtres vivants et aux éléments matériels comme la terre. Les magies que nous enseignons leur sont parfaitement accessible, mais malgré les échanges culturels, l'enseignement druidique demeure peu intéressé par les méthodes étrangères, ceci notamment à cause d'un fort esprit conservateur. Cependant, l'on peut rétorquer que l'étude d'une magie étant déjà infiniment complexe, s'attarder sur des domaines très différents peut être contre-productif. Enfin, l'usage de la magie n'est pas chez eux séparé de la religion : dans la tradition druidique, manipuler la magie, le Motsig, c'est manipuler les forces du monde. Le talent magique n'est pas issu de l'individu et de la progression seule de ses capacités, mais d'un rapport plus aiguisé avec le monde qui l'entoure. En cela, leur enseignement en est bien moins académique, et également plus lent et moins pragmatiquement efficace. Pour ce qui est de l'aspect positif, il en résulte des mages plus équilibrés car moins prompt à tenter des sorts bien au-delà de leur capacités (ce qui résulte en de graves accidents comme nous le savons tous!).

S'il fallait faire un inventaire grossier des domaines de magies druidique, l'on pourrait dénoter par exemple la maîtrise des végétaux et des animaux. Bien qu'il s'agirait ici plus à proprement parler de connaissance, car cet enseignement consiste avant tout à apprendre scrupuleusement le comportement du vivant. Bien entendu, de la magie concrète entre en jeu pour les plus assidus. Il s'agit de la manipulation des végétaux, ou de la communication avec le monde animal. Tout druide passe forcément par ces enseignements. On peut aussi noter des connaissances sur la géomancie, l'aquamancie, et l'aeromancie.

Les Druides Liés peuvent également se transformer en un animal, mais uniquement un seul car c'est une magie très complexe qui demande de connaître avec précision le dit animal et donc de l'avoir observé très longuement. Une telle chose ne sera jamais accessible à un apprenti. Ils peuvent même ajouter à cette apparence secondaire d'autres caractéristiques physiques, mais il existe des limites, notamment au niveau de la taille possible.

 Il semble également que les druides liés, bien que plus puissants près de leur arbre, perdent leur pouvoir s'ils s'éloignent trop de ce dernier (la distance en question varie mais est au moins d'une région). Cette magie est la plus fascinante du monde druidique, mais pour l'analyser, il faudrait avoir accès aux tertres, ce qui est impossible pour un étranger.

Privilèges et devoirs


A moins qu’un Druide ne possède un territoire dépassant une certaine superficie, auquel cas son impôt sera discuté avec la noblesse en charge, il est exempt de taxes. Cependant l’occupation impériale a installée des habitudes différentes pour les seigneuries de Crawn et Vamor par exemple, où les druides payent l’impôt au seigneur comme tout autre.
  Aucun druide ne peut se marier, ou fonder une maison ou une entreprise, bien que rien ne les empêche de maintenir des relations prolongées avec un conjoint, et rien ne les empêche de faire du commerce non plus. Si certains druides viennent de milieux nobles, ces lois ont pour volonté de clairement tracer la limite entre la classe dirigeante et bourgeoise et les druides, qui ne sont par ailleurs pas supposé être cupides ou ambitieux selon la morale qui leur est inculquée.

 Si un Druide a tout droit de rentrer dans l’armée d’un seigneur, même un Theldr ne peut cependant l’y enrôler de force. Enfin, un druide ne peut être condamné à mort que par d’autres druides. Cependant, les tribunaux nurenuiliens en comportant toujours, cela ne pose que rarement problème. La justice Nurenuilienne considère que l’aval des dieux est nécessaire avant de mettre à mort quelqu’un, d’où la présence nécessaire des druides. Pour l’emprisonnement, de tels rites sont cependant dispensables.
 

Formation d'un Druide

Les apprentis sont recrutés à un jeune âge (entre 8 et 12 ans) par des druides expérimentés, devenant leur disciple. Ce maître, qui peut avoir plusieurs élèves (une dizaine reste entièrement probable) enseigne, avant toute pratique magique, l’écriture, le savoir sur la faune et la flore, et la théologie. Les étapes avancées de l’enseignement comportent des notions magiques, mais également politiques et sociales, comme des cours sur la justice ou la guerre. Cet apprentissage se déroule souvent chez le druide qui si il est prestigieux peut accueillir un grand nombre d’élèves en sa maison. L’apprenti revoit peu sa famille avant la fin de la formation, et cette dernière peut durer une vingtaine d’année pour être complétée.
  Les apprentis sont toujours choisis par les druides. Ceux en recherches d’apprentis vont quérir des jeunes talentueux et les prennent sous leur aile si ils voient en eux du potentiel. Le volontariat de la famille est requis, mais peu refusent. A noter qu’il est assez fréquent que des filles soient recrutées, et que leur enseignement sera strictement le même, ceci car le statut de druide détache du rôle commun dans la société et dans la famille.

 Car les familles de nobles ont noués d’étroits contacts avec la communauté druidique il n’est pas rare que des jeunes gens soient recrutés à cause de leur statut, ou parce que le druide est en bon termes avec la dite famille.

Les rituels

Le druidisme c’est aussi beaucoup de rites et une certaine culture. La pratique des sacrifices d’animaux est fréquente et se produit lors des fêtes, et ces sacrifices traditionnels ne peuvent être accomplis que par des druides. Les animaux en question varient selon les occasions, mais il s’agit généralement de bétail. Certains cas demandent cependant de chasser un animal sauvage. Lors d’un sacrifice, les parties non comestibles de l’animal sont brûlées, tout comme la tête, et le reste de la viande est partagé. Laisser des restes lors du repas rituel est considéré comme irrespectueux envers la bête sacrifiée, dont les os seront récupérés par la suite pour d’autres rituels ou les travaux magiques des druides. Les festivités les plus importantes ont lieux au changement des saisons, notamment le Samain qui a pour but de s’attirer les bénédictions afin de survivre le rude hiver du nord. On fait également des rites avant de partir en guerre. Enfin, certaines cérémonies ont lieu dans les tertres, et sont bien évidemment réservées aux druides. Si l’on peut se donner une image sombre des sacrifices, le terme de festivité n’est pas abusif, et elles sont souvent aussi synonyme de beuverie. Lors de ces occasions, les druides apparaissent le corps peints de runes. L’on peut noter chez eux d’ailleurs un usage fréquent de l’alphabet runique pour la peinture corporelle, ce qui a parfois un but autre que culturel, les runes pouvant avoir des propriétés magiques facilitant leur usages des sortilèges.


En Conclusion 

Contrairement aux cultures Alefridiennes, où le lien entre mage et société est très controversé et sujet à de nombreux retournement dans l’histoire, il y a chez le druide un lien entre son pays et son peuple qui va de soi. Même en ermitage, il fait partie de la société par un lien culturel profond. Si ce commentaire ne s’est guère  étalé sur leur pratique des arcanes, il devrait aider à mieux comprendre ce que signifie être un druide à Nurenuil.
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