[Culture] Le système judiciaire bérilien

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[Culture] Le système judiciaire bérilien

Message par Lord Penguin le Mer 14 Mar - 20:09

De par la culture guerrière de Bérilion, il est légitime de se demander le fonctionnement de leur système judiciaire. En effet, malgré des proverbes tels que "Si tu ne peux pas le défendre, tu ne le mérite pas", les relations entre les citoyens ne sont pas simplement abandonnées au chaos de la violence et des lames, et c'est ce que nous allons évoquer aujourd'hui.
Il y a certaines différences entre les systèmes des différentes régions, que nous traiterons plus tard, mais toutes partagent une structure générale commune.
Il convient aussi de noter que ces règles ne s'appliquent le plus souvent qu'entre bériliens et qu'elles ne sont pas TOUJOURS parfaitement respectées vis à vis des étrangers, et encore moins vis à vis des non humains.

Tout d'abord, il convient de différencier ce qui relève de l'honneur personnel et ce qui relève de la justice.
De manière générale, tant qu'un conflit opposant deux parties n'implique PAS : meurtre, assassinat, violence contre personne ne se défendant pas, vol... Il s'agit d'un conflit d'honneur.
Ce terme englobe donc les insultes, diffamations, et autres tromperies. S'il s'agit d'un meurtre, dépossession, ou autre violence qui découle directement d'enjeux et d'un duel auquel les deux camps ont consenti, alors cela relève aussi du conflit d'honneur.
Un conflit d'honneur ne concerne que les personnes directement impliquées, et ne peut être résolu que par un accord mutuel (rare) ou par un duel.

A l'inverse des conflits d'honneur, on a les affaires judiciaires : Les crimes et délits. Tous les méfaits cités précédemment accomplis en dehors du cadre d'un duel en bonne et due forme : Assassinats, meurtres, viols, violences... Cependant, il est impossible de justifier un acte déjà commis par un duel postérieur. Un vol suivi d'un duel gagnant avec le propriétaire de l'objet reste un vol.
Il est à présent important de noter ce qui définit un duel:
Un duel doit impliquer 2 personnes (plus si les deux parties acceptent), et ces personnes doivent être consentantes. On considère le consentement au duel donné dès lors que la personne est armée et se défend. On peut accepter un duel sans arme, mais une personne désarmée qui se défend n'est pas considérée comme consentante pour le duel. Enfin, un combat n'est pas considéré comme un duel en bonne et due forme si les deux combattant n'ont pas au moins discuté des modalités et enjeux de ce dernier au préalable. Mais un désaccord sur ces modalités peut malgré tout amener à un duel forcé entre les deux parties ou le gagnant imposera les conditions qu'il souhaitait.
N'est jamais considéré comme duel un combat avec un enfant ou une femme enceinte.
Une fois les modalités du duel fixées, elles doivent impérativement être respectées par les deux camps sous peine que le duel soit rendu invalide. Si un duel non-à-mort à lieu et que l'un des guerriers tue volontairement son adversaire vaincu, le duel sera invalide et l'acte deviendra un simple meurtre. S'il tue par "inadvertance", au milieu d'un échange, sa victoire est cependant acceptée.
Un duel est considéré gagné lorsqu'un des combattants abandonne, est désarmé, est grièvement blessé, ou ne peut plus se battre pour x raison.
Pour mieux comprendre, voici quelques exemples :
-Une personne en insulte une autre et raconte des atrocités à son sujet : Conflit d'honneur à résoudre entre les concernés.
-Une personne en dupe/arnaque une autre et la pousse à lui offrir ses biens : Conflit d'honneur à résoudre entre les concernés.
-Une personne en attaque une autre et la tue, sans sommation, et alors qu'elle ne se défend pas/ne peut pas se défendre : Assassinat, crime, à porter en justice.
-Deux personnes s'accordent sur un duel et ses enjeux, l'une d'elles meurt au terme du combat : Aucun problème.
-Deux personnes négocient un troc. L'une d'elle veut couper court à l'échange. La seconde la provoque en duel pour l'objet.
*Si elle attaque et tue l'autre sans qu'elle ne se soit défendue : Meurtre, crime, à porter en justice.
*Si elle attaque et que l'autre tire une arme pour se défendre, un duel commence à l'instant ou les lames se croisent, et continue jusqu'à ce que les conditions de fin d'un duel soient complètes. Dans cette situation, les deux camps n'ayant pas un consentement mutuel, le duel se fait sans règles à l'exception de l'interdiction de tuer. Au terme du duel, le vainqueur ne peut pas demander plus au vaincu que ce dont ils avaient négocié au préalable.
-Une personne en accoste une autre : "Je veux t'echanger ton manteau contre ça", "non", et le premier attaque, forçant le second à se défendre. Il ne s'agit pas là d'un duel en règle, car aucun réel dialogue n'a eu lieu : C'est du pur banditisme. L'attaquant est en tort et sera criminel s'il tue son opposant -> Justice
-Un homme se défend d'un groupe qui s'attaque à lui. Etant en situation défensive, il est autorisé à tuer sans problème. Le groupe attaquant est en tort.
-Une personne vole un objet, est retrouvée par le propriétaire, engage un duel, et gagne : Elle reste coupable du délit de vol et doit être menée en justice.
-Une personne attaque quelqu'un de non consentant et de désarmé, et cette personne se défend à mains nues. S'il la tue : Meurtre -> Justice.
-Tuer à main nue un autre bérilien, hors duel consentant : Peu importe les circonstances, c'est un meurtre. -> Justice.

Maintenant que nous avons mieux défini les nuances entre un duel en bonne et due forme et un simple délit/crime, voyons comment ces derniers sont traités.
Le plus souvent, ce sont des familles vassales ou des gradés militaires des grands clans qui rendent justice dans chaque région, et cela fait partie de leurs obligations auprès des clans. Ces personnes résident souvent dans les grandes et moyennes villes. Suite à une plainte, elles enverront des guerriers appréhender le suspect afin de le juger.
Ce jugement se fait par entente des témoins et, si possible, preuve. Mais cela reste toujours l'unique responsabilité et décision du juge, et uniquement du juge, de rendre le verdict.
Dépendant des circonstances exactes et de la nature de l'infraction, différentes punition peuvent prendre effet.
-Pour les délits : Vols d'objet de valeur moyenne à faible, violation de propriété personnelle (exemple : S'introduire chez un noble), atteinte à l'intégrité physique hors duel... Le coupable recevra une sanction. De manière générale, les prisons bériliennes ne servent qu'à garder temporairement à l'oeil les inculpés avant leur jugement/verdict et potentielle sanction. Ils sont ensuite relachés, et les réelles peines de prison sont très rares. La sanction va de l'humilitation publique (type exposition sur une place, enchainé, pendant X jours) à la punition physique (sans marque), puis à la punition physique avec séquelle.
Pour les plus petits délits, il sera donné le choix au coupable de s'infliger lui même une punition physique pour montrer son repentir (exemple random : marcher sur un chemin de braise) ou d'être enchainé et de voir sa faute et son visage exposé aux yeux de tous en guise d'humiliation. Le premier nécessite de montrer sa volonté de redresser la barre, tandis que le second est l'option "par défaut". Au dessus, on a les punitions physiques publiques. Puis, on a les punitions physiques AVEC SEQUELLES à huis clos. Ces punitions laissent des marques indélébiles sur le corps qui rappelleront toujours à qui les verra que le coupable a commis certaines fautes par le passé (exemple, coup de fouet, lacérations, basiquement c'de la torture) et le couvrira donc de honte toute sa vie. Ces punitions peuvent aussi être appliquées en public pour les délits les plus graves.
-Pour les crimes (Assassinat/meurtre, vol d'objet de grande valeur, haute trahison) : Tout crime commis résulte sur une punition physique publique. De plus, le criminel se voit marqué au fer rouge dans le cou/épaules, comme rappel indélébile du crime commis. Lorsqu'une personne déjà marquée au fer rouge est jugée coupable d'un nouveau crime, elle se voit offrir deux choix : L'exécution publique, ou le suicide rituel.
Pour des cas plus particuliers :
-Un utilisateur de magie sera tout bonnement exécuté s'il a commis le moindre méfait... Ou même s'il n'a rien commis. Rarement, ils seront gentiment reconduits à la frontière, si ceux qui le découvrent se sentent d'humeur clémente. Cela ne s'applique pas pour tous les visiteurs diplomatiques.
-Lorsqu'un vassal échoue à accomplir une promesse faite à son seigneur, il doit se couper une phalange de sa main forte pour se repentir. Souvent, on coupe celle de l'annulaire, puis celle de l'auriculaire en cas de réitération. La troisième fois, le vassal garde rarement son poste et son statut.

Note supplémentaire : Privilège de noblesse/richesse :
Un noble ou une personne de grande richesse sera souvent disposée à avoir une suite de combattants qui lui sont fidèles et le servent. Il n'est alors, même si ce n'est pas bien vu, pas forcé de répondre aux provocations en duel ou autre et peut laisser ses serviteurs gérer ce genre de problèmes à sa place.

Note supplémentaire : Valeur des objets et concept de mérite :
A Bérilion, on peut remettre en question la possession d'un objet par quelqu'un, et le défier en duel pour la propriété du dit objet. Cette personne ne pourra alors pas refuser le duel. Elle pourra cependant faire se battre un guerrier qui lui est loyal à sa place.
Cette règle ne s'applique cependant que dans deux situations : Soit pour des armes, dont on peut toujours remettre en question la possession. Soit pour des objets de très grande valeur : Armure d'exceptions, artefacts ou ouvrages anciens, oeuvres d'art...
On ne peut pas lancer un duel de possession concernant des objets de basse ou moyenne qualité (qu'on considère ne pas valoir de se battre pour elles), des denrées alimentaire, des propriétés terriennes (maisons ou terrains), ou des objets mis en vente qu'on peut acquérir par l'achat ou le troc.

Note : Quelques notes à propos des clans :
Zatou : Dans la majorité des clans, on a une distinction claire entre outil et arme. Attaquer une personne qui se défend avec un outil est donc déloyal. Cependant, à Zatou, tout ce qui a une lame de métal peut être considéré comme une arme, et donc utilisable en duel.
Futsei : Futsei est la seule région de bérilion ou l'arc est considéré comme une arme noble utilisable en duel. Cependant, les duels d'archers sont très réglementés, et il y reste inacceptable de forcer un duel alors que l'on est armé d'un arc (puisqu'il est impossible de "croiser le fer" face à un arc).
Long : Les duels se font normalement d'homme à homme, sans aide de quelque animal. Cependant, Long est la seule région autorisant les duels à dos de cheval, pour peu que les deux participants aient une monture.

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