[Magie] Des rapports en argent et Magie

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Message par DALOKA le Lun 7 Oct - 21:08


Pour commencer :

Ce sujet a pour but premier de poser des données un peu plus concrète à la fois sur le vécu des mages et sur le prix de la magie. Avant de commencer, il est nécessaire de savoir comment fonctionne Axaques(ici ) , et quelle est la valeur de la monnaie utilisée ici pour référence(), l’Aiglon, vu que quelques chiffres seront donnés dans le sujet.
Naturellement, cela vous permettra aussi de vous représenter la valeur qu’aurait n’importe quel objet magique pour un aventurier plus ou moins commun !

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Si le talent et la lignée sont des traits culturellement valorisés par les mages haynailiens, les mages Scarraths eux estiment que le plus grand obstacle à la pratique de la magie est le pouvoir financier. En effet, je ne vous apprendrais rien en vous disant que le coût du matériel magique est exorbitant, au point où il est difficile d’imaginer qu’un mage né dans une condition modeste puisse devenir un grand magicien, sans soutien extérieur. Si Axaques, qui valorise le talent, est prêt à soutenir financièrement certains mages, ce n’est pas le cas à l’Ismagonion, même après que l’établissement ait été conformé aux règles internationales imposées par l’empire quant à l’usage de la magie.
Dans cet article, nous étudierons l’importance de l’argent dans les études magiques, principalement en Haynailia (par mesure de commodité, toutes les sommes évoquées seront en Aiglon), mais aussi en Waien et Scarrath. Nurenuil étant un cas particulier à cause de la tradition druidique, nous ne nous y attarderons pas en détail, la façon dont les mages nurenuiliens pratiquent leur métier étant susceptible d’évoluer rapidement.

Comment vit le mage ?

En Haynailia, bon nombre de mages sont issus de familles aisées, voire nobles, facilitant la question de l’argent. Des jeunes gens sans moyen financiers, autorisés à rejoindre l’académie pour leur potentiel, peuvent recevoir certaines sommes les aidant à étudier et vivre, mais ces dernières dépendent entièrement des résultats de l’élève et peuvent cesser totalement s’il ne se trouve pas assez compétent.
Une fois qu’il a accédé au troisième rang, le mage d’Axaques reçoit annuellement une somme d’argent de 300 aiglons d’or : si cela est bien assez pour vivre confortablement dans l’empire, cette somme devient rapidement dérisoire si l’on doit se procurer du matériel magique cher. Les mages de deuxième rang, l’élite d’Axaques, disposent d’une somme bien supérieure s’élevant à 1000 aiglons d’or par an, mais ces derniers ont généralement d’autres moyens de gagner de l’argent. Naturellement, ceci n’est pas accessibles aux mages ayant décidé de rester indépendants d’Axaques.
Si le mage peut fabriquer des artefacts, c’est un moyen aisé de se procurer de l’argent en les vendant (nous y reviendrons plus tard). Il peut également vendre ses services, mais le succès de cette initiative dépendra purement de la nature de ses études magiques : les mages de soin n’ont que peu de difficulté à gagner de l’argent ainsi, mais toutes les branches de magie ne permettent pas cet avantage. De plus cela coûte au mage du temps qu’il préférera utiliser dans ses propres projets. Il peut aussi tenter d’avoir le soutien d’un individu plus riche qui agira comme mécène. L’autre solution est de faire une demande aux archimages, mais ces derniers devront être intéressés par le projet en premier lieu.

A waien, chaque membre de l’institut technocrate dispose d’un salaire mensuel débutant à 18 aiglons d’or mensuels, mais pouvant augmenter selon les succès du mage qui est traité comme un employé. Il n’est nécessaire que d’être un mage confirmé travaillant pour l’institut pour recevoir cette somme minimum. L’institut s’assure que ses mages puissent tous travailler sans soucis sur leurs projets, et financent ces derniers, cependant l’état a un contrôle quasi total sur ces projets. Cela n’empêche pas certains mages d’oeuvrer malgré tout sur des idées non soutenues directement par l’état, s’ils ont accumulé un capital personnel leur permettant cela. A noter que la magie utilisés par les technocrates, utilisant souvent la force mécanique ou d’autres procédés techniques pour réduire la consommation en mana des objets obtenus, coûte moins cher que celle des autres pays ! Cela permet à l’Institut, qui n’a pas un dixième du pouvoir financier d’Axaques, de fonctionner sans trop de problèmes.

A Scarrath, même après l’institution de l’Iris et le gain d’influence d’Axaques sur le pays, il n’existe pas réellement de système officiel pour soutenir les mages. Quasiment tout les membres de l’Ismagonion sont des bourgeois ou se débrouillent eux même pour maintenir un capital leur permettant de travailler et de vivre.

Qu’est-ce qui est vendu ?

Les mages commercent souvent entre eux ou le reste du monde, que ce soit pour vendre des objets de leur confection pour les enchanteurs et alchimistes, ou pour acheter des outils leur étant nécessaires.

Les services :

Le plus vieux commerce des mages lorsqu’il s’agit de communiquer avec le reste de la population est le service, et les mages ne dépendant pas d’un organisme supérieur, comme on en trouve beaucoup à Waien et Scarrath, vivent presque exclusivement de cela. Le mage, sédentaire ou nomade, peut proposer son aide à un noble local, bourgeois, ou la population d’un village, en échange d’argent ou même de biens et de nourriture. Si toutes les magies ne sont pas égales dans ce regard (il est plus évident de demander l’aide d’un soigneur que d’un illusionniste), chaque mage réussit généralement à exploiter ses talents d’une façon ou d’une autre. La pratique de la magie étant rare, ils tentent de faire cher payer leurs services, allant parfois jusqu’à rouler des gens qui ne connaîtraient que peu de chose à la magie. Méfiance cependant, car si le mage est un indépendant, il s’ouvre également aux représailles possibles de son client si ce dernier est insatisfait ou a décidé de ne pas payer, vivre que de cela n’est donc pas sans risque. Les mages d’Haynailia considèrent souvent ce mode de vie comme déplorable, et signe de l’échec d’une carrière. A cause de cela les nobles d’Haynailia, souvent instruits un minimum quant à la nature des arcanes, se méfieront naturellement des mages sans réputations ni liens.

Les métaux utiles :

Certains métaux aident grandement à la confection d’objets magiques. Le plus courant, le thorium, a un prix estimé à 15 aiglons d’or le kilo. L’Orichalque, bien plus rare, a généralement un prix équivalent à celui de l’or massif, avoisinant les 60 à 80 aiglons d’or au kilos. Pour le même poids on peut citer l’Arcanin, à 5 aiglons d’or, l’Electrum, à 10 aiglons d’or…

Les gemmes :

Les pierres précieuses sont également prisées par les mages, utiles à certains enchantement. Leur prix varie grandement selon leur qualité et nature, mais peut facilement atteindre des hautes sommes. Les gemmes extraites et taillées par la famille Despiza, la plus notable en la matière, sont vendues parfois plusieurs centaines d’aiglons d’or aux enchères.

Les potions :

A cause du faible nombre d’alchimistes, même des potions demandant des matériaux peu coûteux peuvent avoir des prix considérables si de la magie a été utilisée pour les fabriquer. Les potions ayant un effet régénératif sont prisées par les aventuriers et les membres importants des armées pour leur potentiel à sauver une vie dans un moment critique, et sont vendues généralement à 15 aiglons d’or. Des philtres d’amour d'origine inconnue circulent également dans le monde, au prix de 300 aiglons d’or le flacon.

Les grimoires :

Le grimoire n’est ni un objet magique ni un potentiel matériel, il n’intéressera typiquement que des mages. Depuis l’apparition de l’imprimerie dans l’Empire et Waien et sa propagation jusqu’à Scarrath, le livre a perdu son caractère unique et est bien plus abordable, et cela s’applique également progressivement aux livres de magie. Le terme de Grimoire, qui définissait auparavant le livre de magie en général, est à présent un qualificatif noble généralement employé pour parler d’un livre de magie manuscrit confectionné selon des méthodes traditionnelles et coûtant également plus cher. Il n’est pas nécessairement qu'un luxe de collectionneur ou un objet symbolique cependant : certains Grimoires précèdent l’existence de l’imprimerie, n’ont jamais été copiés, et à cause de la tendance qu’ont certains mages à conserver jalousement leurs secrets, de nombreux livres totalement uniques circulent encore. Un grimoire d’un mage connu n’ayant jamais été copié peut valoir à juste titre le prix d’un artefact, et des enchères aux livres sont encore tenues.

Les artefacts :

Les produits principaux d’artisanats magiques : ils peuvent servir exclusivement à l’usage des mages ou bien avoir des propriétés intéressants personnes communes aisées ou aventuriers. Axaques divise les artefacts en trois catégories :

-Artefacts de troisième classes : Tout les artefacts au moins fonctionnels entrent dans cette catégorie.  Ce sont généralement des objets aux effets simples, des outils de travail ou bien des armes disposant de certaines particularités. L’épée enchantée basique ( par exemple, générant des éclairs) entre dans cette catégorie. Ils coûtent au moins une centaine d’aiglons d’or, à moins d’avoir des effets douteux ou une durée de vie plus que limitée (ce qu’un enchanteur appellerait « sous-artefact » ou bien « du toc » pour le plus incisif). Un aventurier fortuné pourrait peut-être s’en procurer un, et une personne importante ayant un lien avec des mages en possédera souvent quelque part dans sa demeure. Même les artefacts les plus basiques sont des objets rares et précieux.

-Artefacts de seconde classe : Ces objets magiques sont puissants, ou bien ont des propriétés rares. Il est plus dur de les trouver, plus encore de les acheter puisqu’ils coûteront  plus de 500 aiglons d’or. Cette somme est hors de portée des aventuriers et autres mercenaires, dépassant la prime annuelle d’un mage de troisième rang et même la rente annuelle d’un chevalier de l’empire. Ces objets sont fabriqués par des enchanteurs compétents, et parfois déjà connus dans le métier.

-Artefact de première classe : Ces objets disposent souvent de propriétés uniques, bien que certains doivent leur place ici grace à un statut symbolique. Ce sont des raretés difficilement imitables et elles vont souvent trouver leur chemin dans les enchères ou les acheteurs dépenseront au minimum des milliers d’aiglons. Un état peut en venir à acheter de telles créations si le jeu en vaut la chandelle : les piliers de communication instantanée ont une valeur estimée de 6000 aiglons d’or, à titre d’exemple. Naturellement de telles choses ne trouveront jamais le chemin d’un magasin.

Il existe cependant des objets à la valeur inestimables pour des raisons diverses. Les Sarths, peu nombreuses, ne seraient pas classables selon les même proportions. Bien que la Magicae Cohortis n’a aucun désir de laisser Zenophia et Jost voir la lumière du jour à nouveau, elles auraient une valeur plusieurs échelons au dessus des artefacts de premières classes les plus chers jamais vendus.

Golems:

Un golem, dans les rares cas où il est vendu, peut valoir plusieurs centaines d’aiglons d’or pour un automate simple d’artisanat. Pour les golems confectionnés par les maîtres artisans, il n’est pas rare qu’ils soient considérés  équivalents des artefacts de première classe. Les golems de guerre de la famille Boldgate furent vendus 3000 aiglons d’or chacun, conférant un bénéfice total de 30000 Aiglons à la famille lors de la vente de 1859.

Familiers :

Certains mages s’achètent des animaux, dont le prix varie selon la rareté. Certains sont cependant vendus en ayant déjà subi des modifications magiques. Les principaux fournisseurs en la matière sont la famille Carcelian, spécialisée dans l’élevage de ce type d’animaux. Si beaucoup estiment ces animaux moins fiables que les golems, leur prix est bien moins élevé. Un chien renforcé peut avoir un prix débutant à 50 aiglons d’or, prix qui monte proportionnellement selon le nombre de propriétés de l'animal et sa durée de vie (parfois réduite par les processus magiques). Néanmoins, car ces animaux sont souvent le fruit de méthodes d’élevage moralement débattables, et car ils n’agissent pas nécessairement comme des animaux normaux, ils ne sont pas du goût de tout le monde. A noter que les animaux rarissimes, comme ceux venant de la bordure tarodienne, sont considérés comme trop rares pour être risqués sur de telles pratiques, et l’on ne trouvera à la vente que des animaux enchantés plus ou moins normaux.

(Note : les Golems et Familiers magiques ne sont souvent accessibles qu’en contactant des familles ou groupes spécialisés, et sont rarement vendus à n’importe qui)

Quelles sont les fortunes notables


On ne peut que l’estimer approximativement. Pour ce qui est des académies, Axaques et l’Ismagonion se distinguent en terme de moyens économiques. L’institut a accès a d’excellentes ressources mais dépend grandement de l’État qui finance ses projets, système que l’Empire n’a pas désiré changé après la conquête de Waien de 1872.

Pour ce qui est des groupes ou individus plus particuliers, certains mages extrêmement riches de Scarrath ont perdu de leur statut suite à la montée au pouvoir l’Iris suivie de l’intégration du pays à l’Empire. Il serait donc hasardeux de situer des noms Scarraths.
En Haynailia, la famille Boldgate dispose d’une grande puissance, étant probablement la lignée connue comme famille de mage la plus riche depuis les scandales qui ont touché le domaine Vinnairse en 1856. Bien que spécialisés en Golemancie, les Boldgate vendent à Axaques et l’Empire des matériaux ou outils, et la collaboration de la famille avec des organismes de l’état fut fort fructueuse.

En conclusion :

Dans les communautés distinguant magie de druidisme et chamanisme, le monde des arcanes est souvent exigeant financièrement, et des sommes que le travailleur moyen d’Eclipse ne pourrait imaginer circulent. Cela est une difficulté pour les mages, mais restreint également d’autant plus l’accès de la magie. Certains mages regrettent également un temps plus simple où les mages, indépendants mais respectés, n’avaient pas à se préoccuper de l’argent. D’un autre côté, l’artisanat magique est un domaine dans lequel il est possible de faire fortune pour qui sait se forger une réputation.
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