[Magie] Mesure de la capacité de stockage de mana : La méthode Caldrac

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[Magie] Mesure de la capacité de stockage de mana : La méthode Caldrac

Message par Lord Penguin le Ven 21 Déc - 23:15

Dans le monde d’Eclipse, chaque être possédant une âme dispose aussi d’une capacité de stockage de mana différente. On mesure ces quantité de manas selon une unité arbitraire nommée Caldrac, abrégée « cd ».
On la mesure à l’aide d’un dispositif baptisé sobrement pompe Caldrac.
En règle générale chez les humains, la capacité de stockage oscille entre 90 et 135cd. Beaucoup de mages se trouvent au-delà des 115, car une capacité importante a un rôle à jouer dans une carrière de magicien. Cette capacité de stockage de mana détermine donc, lorsque la réserve est remplie, la quantité d’énergie magique à disposition du mage et influence donc (entre autres) le nombre de sorts qu’il pourra lancer avant d’être à court de mana.
Une sous-unité, le Sauldrac, existe. Correspondant à un centième de Caldrac, elle n’est que rarement utilisée, sauf pour des mesures d’extrême précision, notamment dans le domaine des enchantement. Aucune machine ne mesure avec une précision supérieure au Sauldrac à l’heure actuelle.


Historiquement :

Bien avant l’apparition du Caldrac, les premières traces de procédures de mesure de la capacité de stockage de mana datent du 8e siècle. Un des rares mages non lumieux de l’époque, un dénommé Wlitzervaldius, développa un moyen de quantifier approximativement la capacité de stockage de mana. Son dispositif, très rudimentaire comparé à celui utilisé aujourd’hui, fonctionnait ainsi :
Un puissant enchantement était relié à un grand bassin d’eau de forme pavée. Sur l’accord et la volonté de l’utilisateur, l’enchantement puisait en l’espace de quelques minutes la quasi entièreté du mana de la personne et la convertissait en un sort basique de cryomancie qui affectait le bassin d’eau. Alors, on pouvait calculer le volume d’eau gelé et le degré auquel il l’était pour déterminer de manière relative la quantité de mana que l’utilisateur possédait à l’origine. Si ce dispositif était fonctionnel, il avait quelques défauts majeurs. Tout d’abord l’enchantement, beaucoup trop puissant et prenant effet trop rapidement, provoquait de violents chocs arcaniques. L’utilisateur, vidé de sa mana, perdait souvent conscience, voir subissait de graves conséquences sur sa santé. Plusieurs décès ont été recensés chez des personnes de faible constitution. De plus, la quantité de glace formée était un indicateur très compliqué à estimer et à utiliser de manière efficace, trop de facteurs entrant en compte dans ce dernier (parfois, on oubliait jusqu’à la prise en compte de la température initiale de l’eau, et on omettait systématiquement la température finale de l’eau non gelée, ce qui rendait le tout d’une approximation et d’une complexité redoutables).
Cependant, Wlitzervaldius, qui était aussi un homme intéressé, vendit son dispositif comme un moyen de déterminer les compétences et le talent magique. Peut-être un coup de chance pour lui, mais cette perspective prit rapidement racine parmi la noblesse de la nouvellement formée Alefridia, et la machine de Wlitzervaldius eut un succès détonnant. On se comparait, se vantait, et se moquait en accord avec les résultats de cette dernière. Même de véritables mages se prêtèrent au jeu, parfois par curiosité, parfois à force d’être sujet de moqueries. Les carrières et la popularité de mages de pacotilles décolèrent, et d’excellent mages furent oubliés, le tout par l’influence de cette machine. Sa popularité était telle qu’on passa même l’éponge sur ses conséquences néfastes.
La fortune de Wlitzervaldius était faite, sa renommée aussi pour l’époque, et cette tendance se perpétua plusieurs années après sa mort. Cependant, quand de réels conflits entre maisons émergèrent et que des meurtres furent reliés à ces pratiques, elles virent leur popularité décliner petit à petit, jusqu’à être quasiment oubliées, bien que quelques machines de ce genre aient pu être produites et utilisées au fil des siècles qui suivirent.

Le procédé actuel de calcul de la capacité de stockage magique n’a rien à voir avec ce qu’il pouvait être au millénaire précédent, de même que le système métrique Caldrac. Cette unité à été nommée selon son inventeur, Edgar Caldrac, un mage théoricien du 14e siècle, qui a aussi posé certaines bases de l’enchantement moderne. Malgré son talent, il avait des opinions très controversées, et surtout, était extrêmement virulent à leur propos. Cela lui attira l’antipathie de certains hauts placés, et il finit ses jours sur le bûcher, disgracié.
Caldrac pensait que l’être humain avait une réserve virtuellement infinie de mana, mais que son corps ne pouvait simplement pas supporter une utilisation prolongée de celle-ci, nécessitant un repos régulier. Il conceptualisa le premier modèle de pompe Caldrac comme un moyen de créer une corrélation précise entre la forme mentale et physique de quelqu’un et sa capacité à générer du mana, et créa le Caldrac. Se considérant de forme moyenne, il étalonna sa première machine de sorte que sa propre capacité soit de 1000 unités. Il fallait alors 6h et 12 minutes pour que la pompe absorbe les dites mille unités.
Cependant, Caldrac ne put arriver au bout de ses travaux, puisqu’il fut victime de sa propre virulence. Ses travaux furent laissés à l’abandon après son exécution, personne ne jugeant utile de s’attarder sur l’oeuvre d’un fantaisiste. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard, en 1397, que quelqu’un retomba dessus et s’y pencha de nouveau. Un jeune mage honnête nommé George Russell.
Russell n’était pas un mage particulièrement doué, en théorie comme en pratique, mais il savait travailler dur. Il reconnut le potentiel des travaux de Caldrac, et les reprit. Agé à l’époque de 24 ans, il consacra l’entièreté de sa vie à ces travaux, jusqu’à son décès de mort naturelle à l’âge de 68 ans. Il reprit le système de pompe et le modifia pour correspondre à un usage plus pragmatique et pratique. Il refit de même l’étalonnage du système métrique de Caldrac de manière à le rendre plus simple. En effet, il constata qu’à l’échelle des sorts communs, les unités ne servaient que peu. De plus, la précision à cette échelle était bancale, et cela apportait plus de confusion qu’autre chose. C’est pourquoi il commença par diviser par dix l’échelle Caldrac, avant de tout réajuster selon ce qui deviendra le modèle pratiqué encore aujourd’hui. Il affina aussi les méthodes de calcul. A ce stade, il fallait 5h47 à la pompe pour absorber 100 unités.
C’est suite à cette reprise que le système de Caldrac commença à intéresser la communauté magique, alors relativement dispersée. On commença à parler de Russell, et certains à voyager pour se soumettre à son test. Au lieu de renommer ces travaux selon son propre nom, ce qui n’aurait posé problème à personne, George Russell décida par rigueur de conserver l’appellation de Caldrac.
Au fil des années, plusieurs chercheurs se succédèrent autour du système Caldrac et de sa pompe, mais on le considérait relativement fiable et suffisamment pertinent/efficace pour ne pas nécessiter de refonte. Les quelques changements et évolutions qui survinrent dans les deux siècles suivants furent de l’ordre de l’efficacité de production de la pompe Caldrac, et de sa duplication. Le procédé de pompage fut un peu accéléré, descendant jusqu’à 5h05 pour 100 Caldracs.
Au cours du 18e siècle, en liaison avec le système Caldrac, certaines théories mettant en corrélation Capacité de Stockage du mana et potentiel/talent magique pur ont commencé à émerger. Cela a amené un regain d’intérêt pour le système Caldrac sur lequel on se pencha de nouveau. Adrian Saul, qui plus tard deviendrait un des premiers mages de l’académie d’Axaques, projeta d’améliorer encore le système. Une fois l’académie fondée, il bénéficia d’un des premiers financements de cette dernière, et avec une équipe, optimisa la pompe Caldrac. Augmentant sa précision, c’est suite à sa contribution que l’on parvint à descendre d’une décimale supplémentaire, créant une sous-unité : Le Sauldrac, qui équivaut à un centième de Caldrac. La nouvelle pompe avait donc une précision au Sauldrac près. De plus, son groupe parvint à faire descendre drastiquement le temps nécessaire à la mesure, descendant sous la barre des 4 heures. Cependant, leur procédé s’avéra comporter des risques pour l’utilisateur et des conséquences sur les plus fragiles, telles que des nausées, vomissements, et autres incommodités plus ou moins violentes. Finalement, il fut décrété qu’il n’était pas nécessaire de descendre plus bas, et on fixa à 4 heures et 45 minutes le temps d’absorption de 100 Caldracs, ce qui est encore la norme aujourd’hui.


Fonctionnement de la Pompe Caldrac :

La pompe Caldrac prend le plus souvent la forme d’un large siège sur lequel s’assoit la personne dont on mesure la capacité de stockage. Elle doit avoir ses réserves de mana remplies au maximum. Originellement, il s’agissait simplement d’un socle rudimentaire ou l’on devait garder les mains, mais sa forme fut modifiée pour des raisons de confort. Durant toute la durée du processus, la personne devra rester assise sur le siège, mains sur les accoudoirs, aussi immobile que possible, et l’esprit aussi vide que possible. La pompe va alors absorber avec un débit très précis le mana de l’utilisateur jusqu’à ce qu’il ne lui en reste plus, auquel cas elle émet un signal sous la forme d’un lumière blanche. Laisser la pompe fonctionner après ce stade comporte des risques fortement accrus pour l’utilisateur. A la fin du processus, connaissant la vitesse d’absorption de la pompe et le temps nécessaire à l’absorption complète, on peut calculer la quantité de mana dont disposait le sujet au début du processus.
Le calcul est simple :
On a la vitesse Va d’absorption de la pompe (définie à la conception/étalonnage, en cd/min le plus souvent), la Capacité de stockage de mana mesurée (notée C mesurée, en Caldrac) et le temps d’absorption t.
C mes=Va*t

Il existe plusieurs modèles de pompes, étalonnées différemment.
Le plus populaire reste le modèle standard, qui absorbe 100cd en 4h et 45 minutes, soit une vitesse d’environ 0,35cd/min. Elle est étalonnée selon le modèle observé des risques de choc arcanique. Ces derniers, conséquences physiques de l’utilisation importante de mana, peuvent intervenir lorsque l’on pompe trop rapidement la magie de l’utilisateur et peuvent avoir des conséquences graves. La pompe Caldrac standard ne comporte supposément aucun risque pour tout utilisateur, entraîné ou non, peu importe sa constitution, tant qu’il n’est pas déjà dans un état de fort affaiblissement.
Le second modèle, tout aussi fréquemment utilisé, est la pompe Caldrac cursive. Cette dernière pompe 100cd en 3h30, soit une vitesse d’environ 0,48cd/min. Elle permet d’économiser plus d’une heure de temps à chaque utilisation, mais qui augmente les risques de choc arcanique. Il s’agit de la pompe usuelle utilisée par les mages confirmés et habitués aux flux de mana, pour lesquels les risques de choc arcanique sont donc moindres. Il n’y a normalement pas de risque (pour un mage confirmé) à l’utilisation de la pompe cursive, sauf en cas d’affaiblissement préalable.
Certains modèles ont une vitesse d’absorption plus élevée encore, avec des risques de choc supérieurs, mais il sont personnalisés pour des mages spécifiquement capables de s’en servir sans risques, et ayant une forte résistance. Par conséquent ils sont coûteux, et donc rares, pour un gain de quelques poignées de minutes. Quasiment personne ne se préoccupe donc d’avoir des modèles plus rapides, d’autant plus qu’ils tendent à être moins précis.
Note : Certains modèles nécessitent que le mage insuffle de manière active de la mana dans la pompe, ce qui peut permettre d’accélérer le processus tout en contrôlant le risque, mais il est complexe de contrôler de manière constante et exacte le débit auquel on insuffle du mana, ce qui rend ces pompes souvent obsolètes, sauf par exemple pour des experts enchanteurs, qui restent des humains faillibles.
Tout ceci nous mène à un troisième modèle notable :
La pompe Caldrac extensive. Celle ci à l’inverse pompe 100cd en 7h, ayant donc une vitesse de 0,24 cd/min. Plus contraignante, son plus faible débit permet une augmentation de la précision de la mesure. Cependant, elle a un défaut majeur, lié au facteur de régénération.

En effet, pendant que la pompe absorbe la mana de l’utilisateur, ce dernier continue à lui même absorber la mana environnementale et à se régénérer. C’est ce qu’on appelle le facteur de régénération. Cela perturbe la mesure, et la capacité mesurée par la pompe n’est donc pas la capacité réelle, mais une capacité « brute » supérieure à la réelle, et qui inclut le mana régénéré durant le processus.
Un moyen d’éviter l’erreur ainsi induite est de travailler dans un milieu vide de mana. Alors, l’utilisateur ne se régénère aucunement. Dans ces conditions, C mes = C réelle.
Cependant, il est très compliqué de trouver un milieu vide de mana, et tout aussi compliqué d’en fabriquer un artificiellement (pour la magie conventionnelle du moins, d’où les perspectives de partenariat avec les naosiens pour ce genre d’expériences). On utilise donc dans la plupart des cas une formule corrigée. Cependant, le processus de régénération de mana et sa quantification exacte reste à l’heure actuelle un mécanisme complexe et assez mal maîtrisé, les formules et moyens de le quantifier restant expérimentaux.
De manière idéale on aurait, en notant Fr le facteur de régénération (cd/min)
C réelle = C corrigée = (Va – F)*t
Le facteur de régénération a été défini expérimentalement et prends plusieurs valeurs (9 possibles, pour être précis) en fonction du degré de concentration du mana dans l’environnement direct de la pompe Caldrac. Il fonctionne relativement bien dans l’application, laissant une imprécision variable pouvant tout de même atteindre quelques caldracs, mais ne permet pas l’exactitude du calcul.
L’expérience à vide reste donc la méthode la plus fiable de calculer la capacité de stockage.

Il est aussi intéressant de noter que la mesure de la capacité en elle même n’est pas le seul usage que l’on a de la pompe Caldrac. En effet, il est très difficile pour un mage de se faire une idée de sa propre réserve de mana et de la vitesse à laquelle il l’utilise. Lors de l’incantation d’un sort, il n’a souvent aucune idée/ressenti du coût de ce dernier, et seuls des mages particulièrement sensibles ou entraînés à la mana sont capables de percevoir de réelles échelles de grandeur dans le coût au lancer des sorts moyens (Note : pour les sorts au coût massif, en cas de choc arcanique, ou lorsque la mana est déjà presque épuisée, le ressenti est décuplé). Ainsi, la pompe Caldrac peut devenir un outil de mesure du coût des sorts. Il suffit, en connaissant déjà sa capacité de stockage, de lancer le sort dont l’on souhaite mesurer le coût avant d’effectuer l’expérience. Une simple soustraction de la valeur obtenue par rapport à la valeur de Capacité connue doit alors nous donner le coût exact du sort lancé.
En pratique, cela peut sembler avoir une utilité réduite car le coût des sorts est variable selon la méthode d’incantation employée et la maîtrise du lanceur. Mais justement, cette méthode permet de vérifier de manière précise son stade d’avancement dans la maîtrise d’une magie et dans l’optimisation du coût de lancer d’un sort. Elle permet aussi de vérifier qu’une nouvelle forme d’incantation est bien supérieure à la précédente, toujours d’un point de vue d’optimisation du coût.



Dans l’avenir, le procédé Caldrac en lui même ne semble pas être amené à beaucoup évoluer, à moins qu’on ne découvre un jour une piste pour éliminer les risques de choc arcanique et que l’on puisse donc envisager des mesures bien plus rapides. Cependant, le système en place est déjà bien suffisamment satisfaisant, et les collaborations naissantes avec Naosia risquent de consolider encore ce constat.

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